Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Au pays de "Dame Carcas"

En ce jour férié du 8 mai, nous avions décidé d'emmener nos invités amérindiens visiter la fameuse cité de Carcassonne, une ville entière ceinturée de deux enceintes de hautes murailles avec son château médiéval et sa basilique des 11ème-12ème siècles.

DSC_0150Les voici en vue de la cité sur l'aire de repos qui lui fait face.

De gauche à droite : Ti'iwan Couchili, Teko de Guyane ; Claude Boivin, Innu du Québec et Danette Daniels, Osage d'Oklahoma




photos : Michel MonesmaRotation_deDSC_0159


Un peu plus tard, à l'entrée de la cité, plusieurs amis venaient nous rejoindre. Christian Durand-Mesnay est l'un de nos adhérents de la première heure. Il était venu en voisin. Quel plaisir de le rencontrer en cette occasion. Ensuite un couple fort sympathique : Nap et sa compagne Julie. Nap est un Teko et cousin de Ti'iwan. Voilà une dizaine d'années qu'il a quitté sa Guyane natale et sa forêt pour vivre dans les environs de Carcassonne. Quant à Julie elle fait partie du personnel de l'école Calendreta de la cité de Carcassonne (une Calendreta est une école laïque privée dans laquelle tout l'enseignement est donné en langue occitane). Travailler dans la cité... Quelle chance !

Ti'iwan, Danette et Nap

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Nous entrons dans la cité et aussitôt nos invités sont happés par la multitude de boutiques qui vendent des souvenirs d'une douteuse authenticité. Mais qu'importe ! l'ambiance médiévale est dans les esprits, c'est bien là l'essentiel. Claude Boivin qui commence à ne plus s'étonner de rien en terre occitane se trouve pris de compassion lorsqu'il s'arrête au niveau d'un pauvre hère, cloué au pilori pour on ne sait quelle vétille. Il aurait fallu lui expliquer qu'il n'était pas censé le plaindre mais le blâmer. Mais c'était pour rire et le pauvre malandrin de cire continue sans Claude d'interroger le chaland.

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Bon, nous n'allons pas vous raconter toutes les rencontres de nos invités dans ce microcosme où toutes les langues du monde viennent se croiser. Nos amis ont fait le tour des remparts avec des escaliers à la mode ancienne (pas pour les feignants !) qui montent et qui descendent, sous un soleil de plomb. Il faisait tellement chaud que Danette s'est quelque peu arrêtée sur les hauts d'un chemin de ronde pour se laisser rafraîchir par la brise occitane. Même en Amérique ils n'ont pas cette sorte de clim'