QUAND


TARTARIN DE L'IOWA


SEMAIT "SES" INDIENS


EN ROUTE


Voici aujourd'hui le cinquième épisode du feuilleton des aventures  du Tartarin de l'Iowa, plus connu dans le monde du spectacle de cirque sous le nom de Buffalo Bill. Il ne saurait être question  ici de raconter la totalité des deux tournées qu'il fit en Europe. Nous évoquerons, en revanche, les traces durables qu'il a laissées  et qu'incarnent les descendants en France d'Indiens de sa troupe "perdus" en chemin.

Ces descendants ont longtemps recherché leur identité que leur entourage avait plus ou moins dissimulé. Deux d'entre eux, au moins, l'ont retrouvée et assumée. Ils sont au cœur du sujet d'un documentaire tourné en novembre dernier par un réalisateur canadien : Patrick Bensen.

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Patrick Bensen, producteur, réalisateur de films documentaires

Le documentaire intitulé Finding Identity est en cours d'achèvement en deux versions, française et anglaise. Il sera prochainement diffusé sur une chaîne de télévision canadienne et peut-être sur d'autres chaînes, américaine et/ou européenne. Nous en reparlerons le moment venu.

Voyons d'abord la présentation que Patrick Bensen fait de Buffalo Bill et des descendants de ses Indiens perdus en Europe :

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« Comme le vieux Bill avait toujours un œil sur le porte-monnaie, il proposa aux tribus de se joindre  à lui dans le Wild West Show. Un succès pour les Blancs, mais une mascarade dans l'histoire des Premières Nations. En 1890, il quitta l'armée pour "montrer les sauvages" aux Européens. Il enrôla les Indiens pour une tournée européenne.


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Comme il ne les nourrissait pas, ne les payait pas et les laissait mourir partout en Europe, les guerriers des Plaines s'échappèrent pour tenter leur chance là où ils se trouvaient. Des centaines de Sioux et d'autre nations avaient l'espoir de nourrir leurs familles avec l'argent qu'on leur avait promis. Ils ne savaient pas que la plupart d'entre-eux ne reverraient jamais leur patrie.

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Tous les soirs, après le spectable, le vieux Bill perdait ses "sauvages". Comme l'Europe n'avait aucune loi contre eux, Cody ne pouvait rien faire. En 1906, les Sioux Lakotas qui s'échappèrent dans le sud de l'Europe (à Gènes, en Italie) eurent la chance de trouver de l'aide des populations locales.


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D'autres n'eurent pas cette chance. Quatre générations plus tard, on me rapporta cette histoire insolite et je décidai alors d'aller voir sur place si je pouvais trouver des descendants. Et j'en ai trouvé, en France sur la côte d'azur. » Patrick Bensen - Finding Identity - version française


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Catherine Masset, psychanalyste, descendante de Sioux Lakota et son mari

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Wanblee La Tanka, producteur de spectacles, descendant de Sioux Lakota

 

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Rappelons, pour terminer, l'amitié du marquis Folco de Baroncelli et de Jacob White Eyes, un Lakota du Wild West Show. Ce gentilhomme camarguais, ami de Frédéric Mistral, avait rencontré White Eyes lors du passage du cirque à Marseille en 1905 et avait longtemps correspondu avec lui.

Baroncelli était aussi un éleveur de taureaux camarguais et se réclamait volontiers de la culture guardiane. Son intérêt pour les Indiens d'Amérique et leurs cultures qu'il observait depuis la sienne, provençale, donc occitane, son attirance pour la culture gitane qui l'avait incité à prendre la défense du peuple Tsigane et de l'aider à organiser les grandes rencontres annuelles des Saintes Marie de La Mer, ne sont pas sans rappeler la démarche d'OK-OC qui, sans le savoir et plus de trois-quarts de siècle après, a marché sur les mêmes traces. Signe sans doute que la piste était bonne.

Enfin un roman passionnant, traduit de l'américain, reprend ce thème de l'Indien perdu en route par le cirque Tartarin.

Il s'agit de " A la grâce de Marseille " de James Welch paru chez Albin Michel en 2001

Notre série sur Tartarin de l'Iowa se termine avec ce numéro 5. Nous avons suivi en partie la piste circulaire du WWS et, un tout petit peu celles, convergentes, de Patrick Bensen, de Baroncelli et d'OK-OC. Ce sont, bien sûr, ces dernières que nous recommandons.

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Sacré Tartarin !