"Geronimo is out"


Quel hors-sujet !

 

... Mais jouons un peu à Sherlock Holmes.

Ce n'est pas juste de se servir du nom de Geronimo pour tuer Ben Laden. Plus d'un siècle sépare ces deux hommes dans l'histoire des États-Unis. Pour nous, Geronimo est l'égal de Sitting Bull, Crazy Horse, Chef Josef, Quanah Parker pour ne citer que ces grands Résistants de l'admirable cause indienne. Tous des Jean Moulin... Pas mai, ni mens !

Geronimo01SittingBullcrazyhorsechef josephquanah parker

jean Moulin

Essayons de comprendre pourquoi les États-Unis ont baptisé cette opération du nom du grand chef apache : Geronimo, nom qui fut donné par les Mexicains, le jour de la Saint Jérôme, un 30 septembre. Geronimo fut aussi surnommé " le Diable Rouge ". Apache est un mot Zuni lequel veut dire ennemi.

Apache-Warrior-th

Les Espagnols et les Mexicains, surtout les Mexicains en savent quelque chose et tremblèrent toute leur vie devant les Apaches. C'est très simple ! Pour les Mexicains, les Apaches étaient un fléau et une malédiction et ces terribles guerilleros de la montagne infligèrent de formidables revers à l'armée mexicaine.

Apache-Indians-on-Horseback

apache6Les Mexicains offraient 100 pesos pour le scalp d'un Apache, 50 pour celui d'une femme apache et 25 pour celui d'un enfant apache. Au bout de deux cents ans de conflit arrivèrent les Américains qui venaient, en 1848, d'acheter le sud-ouest de la Californie aux Mexicains. Les Apaches auraient aimé vivre en paix avec les Américains. Ce ne fut pas possible. Sur leurs terres natales de l'Arizona, les Apaches étaient insaisissables.

Le vieux général Crook savait que seul un Apache pouvait capturer un autre Apache et c'est ainsi qu'il les recruta dans son armée comme éclaireurs. (Les Apaches préféraient éviter ainsi la vie dégradante dans les réserves). Un guerrier apache pouvait faire cent kilomètres à pied dans une journée sur n'importe quel sol. Plusieurs fois Geronimo et ses guerriers farouches échapperont à Crook. C'est le général Nelson Miles qui terminera le boulot avec cet ordre de Sheridan : " capturer ou anéantir " (1)

Quand Geronimo se rendit à l'impressionnante armée de Miles, il n'avait avec lui que trente-sept Apaches (dont quatorze femmes et enfants). Geronimo et les siens furent conduits à Fort Sill (Oklahoma), à 1000 km de leur Arizona natal qu'ils ne reverront jamais. Geronimo mourut le 17 février 1909 ; il devait avoir 80 ans.

CrookNelsonMiles

Général Crook et général Nelson Miles

Une information qui va nous éclairer peut-être : "Usen" est le mot apache pour Dieu. Il me semble que Hussein, en langue arabe, veut dire Beau. C'est un bien joli prénom qui peut expliquer plein de choses, Monsieur le Président Barack Hussein Obama, et qui permet de comparer les belles montagnes de l'Arizona avec celles de l'Afghanistan.

Geronimo était un chaman ou un homme médecine et ces dons lui seront très utiles pour mener tous ses combats.

Autre anecdote concernant les Apaches : ils ne mangeaient pas de porc. Surprenant n'est-ce pas ? Les Américains, un jour ou l'autre, finiront par comprendre la cause indienne aux États-Unis et ce temps viendra aussi sûr que le soleil se lèvera demain. La mémoire de ces grands chefs est à respecter, y compris en France où un célèbre cabaret parisien porte le nom de Crazy Horse (triple vainqueur de Fetterman, Crook et Custer), Sioux Oglala et combattant sans égal.

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Pour conclure, laissons la parole à un autre Sioux Oglala : Russel Means : " Vous pensiez que John Wayne nous avait tous tués ; eh bien vous vous trompiez " (1981)

 Jean-Jacques Delmas, délégué d'OK-OC auprès du Consulat des Etats-Unis à Toulouse, de la Flamme Cathare et de Convergencia Occitana

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" Je deviens de plus en plus Cathare et je me suis aperçu que leur Grand Esprit était immortel " - J-J. D.

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Sheridan1. Le général Philip Sheridan dit un jour à un chef Comanche cette terrible phrase : " Good Indian, Dead Indian " (un bon Indien est un Indien mort)