La fin d'un Été Indien

 

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S'il fallait tout raconter de l’Été Indien 2012 nous y passerions l'année (et pas seulement l'été) et nos visiteurs s'en iraient voir ailleurs s'il y a des champignons. Au fait, il y en a ! J'en ai trouvé dans les prés de Pech Boyer, mon quartier rural de Montauban. Et s'il fallait une preuve de l'existence des sorcières qui hantent nuitamment nos champs et nos prairies, je l'ai trouvée. La voici :

 

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Retour aux Osages

 

img141A l'entrée sud de Montauban, à défaut de rond de sorcière nous avons le rond des Osages (ici le jour de l'inauguration 14 juillet 1992). Il s'agit, comme tout le monde le sait maintenant, d'un giratoire autrement dit d'un rond-point. Ce qui a eu comme effet, dont nous ne sommes pas peu fiers à OK-OC, de faire tourner toute la ville autour des OsagesBUS1


 

 

 

 

 

 

 

 

Montauban - Vendredi 28 septembre

Brillante conférence de Marie-Claude Strigler

sur les casinos indiens. Le cas des Pequot

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La renaissance des Pequot Mashantucket eut lieu sur fond de tragédie. Avant d’être massacrés pendant la « guerre des Pequot », ils furent parmi les Indiens les plus influents à commercer avec les premiers immigrants anglais. Ils jouaient alors un rôle de premier plan dans ce qui est actuellement le Connecticut.

Comme beaucoup d’autres tribus, ils furent décimés par des épidémies de variole. Pendant la guerre, la plupart des guerriers furent exécutés et les Anglais vendirent les autres comme esclaves aux Antilles. 700 Pequot périrent brûlés vifs lors du Massacre de Mystic. Le nom même de « Pequot » devait disparaître.

La résistance obstinée des survivants leur permit d’obtenir une réserve de 1 000 hectares en 1666, qui n’en avait plus que 72 dans les années 1970.

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Richard Skip Hayward

La dernière et seule habitante de la réserve, une vieille femme pequot, défendit son minuscule territoire, éventuellement à la pointe du fusil, alors que l’état du Connecticut avait décidé de le transformer en parc après sa mort. Elle convainquit son petit-fils, Richard Skip Hayward, de revenir s’y installer et de rassembler les membres épars de la tribu. C’est grâce à la terre de la réserve qu’il put obtenir la reconnaissance fédérale pour les Pequot Mashantucket, lui donnant ensuite le droit d’ouvrir des établissements de jeux de hasard.

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En 1992, le casino de Foxwood ouvrait ses portes et, en 6 ans, obtenait un chiffre d’affaires de un milliard de dollars. La tribu « disparue » compte désormais quelque 600 membres qui bénéficient de logements, de scolarité et soins médicaux gratuits, et de salaires généreux.

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Les Pequot ont reconstruit leur histoire avec un musée et centre de recherche. Pour une fois, ce n’est pas une perspective euroaméricaine.

Alors que l’on pensait que la tribu était éteinte, les Pequot font tout pour qu’on ne les oublie pas. Paradoxalement, ils ont atteint le rêve américain en revendiquant une identité indienne.

M-C.S.

 

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Marie-Claude Strigler ; Paul Bemore ; Joe Hall

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Marie-Claude Strigler, maître de conférences à Paris III, conférencière internationale

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Paul Bemore expose le cas des sept casinos de la réserve osage (dont un à Tulsa)

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Joe Hall parie sur l'avenir des cultures de maïs adaptées au changement climatique

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Après la terrible sécheresse qui a grillé les champs de maïs du Midwest, Joe a constitué un réseau d'Amérindiens agriculteurs qui recensent et sélectionnent les semences de variétés que cultivaient leurs ancêtres à une époque où les installations d'arrosage n'existaient pas

 Vendredi 29 septembre

Saint Nicolas de la Grave (82)

village natal de Cadillac, fondateur de Détroit

 

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Joe Hall au musée Cadillac

"C'est dans cette maison qu'est né Antoine Laumet le 5 mars 1658. Laumet devint le sieur de La Mothe-Cadillac. Le 24 juillet 1701 il fonda le petit village qui plus tard deviendra Detroit, Michigan, Etats-Unis d'Amérique. Accompagné d'une centaine de soldats de la Compagnie Franche de la Marine et de presque autant d'Indiens, Cadillac revendiqua Detroit pour le compte du roi Louis XIV. Ce dernier lui avait assigné la tâche d'établir des forts reliant Québec à la Nouvelle-Orléans. Cadillac fit venir sa famille à Detroit et y resta jusqu'en 1710. En 1717, après avoir servi comme gouverneur de la Louisiane, il revint en France. Il mourut à Castesarrasin en 1730. En 1972, la Commission historique et la Société historique de Detroit firent don de 20 000 dollars US pour l'achat de cette maison afin qu'elle puisse servir de musée."

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 au jardin des Indiens. Mme Marie-Josée Maurièges, maire adjointe de Saint-Nicolas, accueille les Osages : Joe Hall et Paul Bemore

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"Grâce à la générocité tarn-et-garonnaise, des Indiens Osages épuisés, abandonnés à Montauban peuvent en 1829 retouirner dans leur pays. En 1989 l'association OK-OC a renoué le contact avec le tribu et créé des manfestations d'échanges culturels. Le Jardin des Indiens est un don de terre effectué le 12 juillet 1992 aux nations Choctaw et Seminole. Il symbolise le respect de l'homme au-delà des différences et concrétise l'idée indienne "La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre"

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à la mairie de Saint Nicolas, M. Colombier présente des cadeaux aux invités osages

Montauban

Vendredi 29 septembre

soirée chez les Manouches

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La foule commence à arriver, le feu est allumé, chez les voisins Daumas, route de Corbarieu à Montauban, on se prépare à fêter quatre baptêmes, pas moins. Nos invités Osages Joe Hall et Paul Bemore attendent de pied ferme la suite des événements. La nuit va être longue...

 

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Alain Daumas (au centre) accueille les invités. Une foule de 200 à 300 personnes, des parents venus de loin parfois, des amis, la plupart sont des Manouches, quelques Gadjé et... deux Osages

 

Samedi 30 septembre 13 heures

Sainte Thècle (82)

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Nous fêtons l'anniversaire de Dominique chez Paul et Sandrine. De gauche à droite : Monique, Sandrine, Colin, Dominique, Jacques, Joe Hall et Paul Laganne

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Joe Hall a voulu honorer le jeune couple de Sandrine et Paul selon la tradition osage. Il leur a fait don d'une couverture indienne (les fameuses Pendleton) dans laquelle il les a enveloppés. Double symbole de protection et d'union.

 

Ainsi prend fin cette série en 11 épisodes de comptes-rendus de l'Eté Indien de Montauban 2012. C'était le vingt-deuxième. Tous ont été différents, tous ont été des succès. Merci à vous les Osages qui nous ont rendu visite et tout particulièrement à Paul Bemore et Joe Hall.

OK-OC remercie

- les municipalités de Montauban, Saint Nicolas de la Grave, Lavercantière

- le Conseil général du Tarn-et-Garonne

- les associations des quartiers du marché-gare et de Sapiac

- l'Union française des associations tsiganes

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