Oklahoma

terre de relégation

 

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L'Oklahoma est devenu le 46e État des États-Unis le 16 novembre 1907. Son  nom vient de deux mots de la langue choctaw « okla » et « humma », signifiant « peuple rouge ». C'est la terre de l'homme rouge. Pas moins de soixante tribus sont représentées sur cet ancien  « Territoire Indien »

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Oklahoma_in_United_StatesA l'ouest du Mississippi, entouré des États du Texas (sud), du Kansas (nord), du Missouri et de l'Arkansas (est), du Colorado et du Nouveau-Mexique (ouest),l'Oklahoma est un territoire éloigné des frontières et des mers, un pays perdu.

Pays perdu, il l'était encore davantage en 1830 aux yeux des fermiers américains, impatients de récupérer la totalité des terres à l'est du Mississippi. C'était « l'Ouest sauvage », le « désert ». Il allait devenir un immense camp de concentration.

 

Le refoulement des Indiens

Andrew_Jackson_1En 1830, sous la pression du président Andrew Jackson, le Congrès des Etats-Unis votait l'Indian Removal Act (la loi de déportation des Indiens) qui autorisait le déplacement des tribus vers une vaste région non organisée à l'ouest du Mississippi, le « Territoire indien », censé devenir le lieu de résidence « permanent », mais qui est devenu en fait l'Etat d'Oklahoma.

La politique de refoulement avait été préconisée dès 1803 par le président Thomas Jefferson mais ses successeurs ne voulurent pas user de la force militaire pour expulser les tribus. Jackson, lui, n'hésita pas devant l'usage de tels moyens pour déposséder environ 100 000 autochtones. Ce fut « le Grand Dérangement »

 

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La résistance de Faucon Noir

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Le chef De la tribu Sauk, Black Hawk (Faucon-Noir) prit la tête de la faction de sa tribu qui n'acceptait pas de quitter les terres qui avaient été vendues sans l'accord de tous. Expulsés militairement de leurs foyers en 1832, les partisans de Faucon-Noir parvinrent à éviter le combat pendant trois mois jusqu'au moment où ils furent quasiment anéantis à la bataille de Bad Axe. Faucon-Noir se rendit et fut emprisonné. Puis on l'autorisa à retourner auprès de son peuple, mais sans la qualité de chef.

La piste des larmes

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Pendant l'hiver 1838-39, sur un itinéraire connu depuis sous le nom de « piste des larmes », environ 30 000 Cherokees, forcés à quitter leurs foyers du Sud-Est, connurent l'exode vers le Territoire Indien. Le gouvernement n'ayant prévu aucune mesure de sauvegarde, les Indiens souffrirent à l'extrême du froid, de la faim et du choléra.

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"  The trail of tears " (la piste des larmes). Robert Lindneux a peint la déportation d'environ 30 000 Cherokees obligés d'abandonner leurs possessions de Georgie. Leur longue marche jusqu'au Territoire indien (Oklahoma) était encadrée militairement par l'armée des États-Unis agissant sur ordre du président Andrew Jackson. Plus de 4 000 Cherokees moururent de maladie, de fatigue, de faim ou de froid.

 Aujourd'hui

L'Oklahoma est peuplé majoritairement d'Américains d'origine européenne. Les Indiens constituent une petite minorité de la population. Il doit rester environ une quarantaine de tribus, mais une seul réserve subsiste au nord de l'Etat : celle des Osages qui, administrativement est désignée par « comté osage ». Il s'agit bien cependant d'une réserve qui a ses propres lois, sa police, son gouvernement et son Congrès.

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le drapeau d'Oklahoma

sur un bouclier osage aux sept plumes d'aigles sont croisés un rameau d'olivier et une pipe de cérémonie

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plaque d'immatriculation