Indian blood

 Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska. Ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétences particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours.

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Geoffrey Standing Bear

Hervé Jubert & Benoît Séverac

Cette journée particulière commence avec notre rendez-vous au siège du gouvernement osage. Le Chef Standing Bear, se remet d’une opération. Nous devisons avec lui en audioconférence en présence de proches collaborateurs dans les anciens locaux du Bureau des Affaires Indiennes, sur des questions de politique du jeune gouvernement (leur constitution date de 2006). Un grand moment.

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Nous retrouvons ensuite John Maker, membre du Congrès Osage, le pendant législatif de la Nation. Sur le chemin de la réserve des Tall grass, au nord de Pawhuska, l’un des derniers espaces de liberté des bisons d’Amérique, il nous parle de son ascendance.

Deer Horn Maker descend de Big Soldier, l’un des Indiens arrivés à Montauban en 1829. L’esprit de Big Soldier l’a accompagné sur les terres occitanes, quand il a répondu à l’invitation de Jean-Claude Drouilhet et de l’association Oklahoma-Occitania.

37758498_1717676948351755_4985061260774080512_nIl nous parle du soleil, de la lune, des étoiles, des saisons, de la migration du million de bisons qui vivaient ici. Ils faisaient trembler la terre. Des plantes, des animaux, des vents que les Indiens connaissaient parfaitement. Des aigles tués par les éoliennes que le congrès osage combat. Il évoque les esprits, bons ou mauvais. Ses histoires resteront entre nous et lui.

Il nous dit son amour de la France, des boulangeries et du vin de Rivesaltes.

 

Et il nous raconte quand il jouait aux Indiens avec ses amis sur telle colline sacrée qu’il nous montre. Nous lui glissons que nous jouions aussi aux Indiens quand nous étions petits. Mais que lui en est un.

Il acquiesce en souriant. Tout est dit.

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Indian blood

This special day begins with our rendezvous at the government headquarters osage. Chief Standing Bear, recovering from an operation. We meet with him in audio-conference in the presence of close collaborators in the former premises of the Office of Indian Affairs, on issues of policy of the young government (their constitution dates from 2006). A big moment.
We then find John Maker, Congressman Osage, the legislative counterpart of the Nation. On the way to the Tall Grass Game Reserve, north of Pawhuska, one of the last free areas of the American Bison, he tells us about his ancestry.

Deer Horn Maker descends from Big Soldier, one of the Indians who arrived in Montauban in 1829. The spirit of Big Soldier accompanied him on the lands of Occitan, when he responded to the invitation of Jean-Claude Drouilhet and the Oklahoma-Occitania Association.
He tells us about the sun, the moon, the stars, the seasons, the migration of the million bison that lived here. They made the earth tremble. Plants, animals, winds that the Indians knew perfectly well. Eagles killed by wind turbines that congress dares fight. It evokes spirits, good or bad. His stories will stay between us and him. He tells us his love of France, bakeries and wine from Rivesaltes.

And he tells us when he played Indians with his friends on such sacred hill that he shows us. We told him that we also played Indians when we were little. But what about him?
He nods with a smile. All is said.