Tradition funèbre

des anciens Osages

Indiens Osages peints par George Catlin en 1869

Quand un Osage mourait, ses proches revêtaient leurs plus belles tenues et se peignaient le visage avec des symboles propres à leur clan. Pendant quatre jours, les amis et les parents du mort prenaient part à la danse de deuil. On choisissait huit  chefs du deuil, quatre du Tzi-Sho (peuple du ciel) et quatre du Honga (peuple de la terre). Ils dansaient solennellement pendant quatre jours, les Tzi-Sho parcourant le cercle de gauche à droite et les Honga de droite à gauche. Du lever au coucher du soleil ils ne pouvaient prendre aucune nourriture et devaient rester debout. Des prières étaient dites pour que le voyage de l’âme se fasse en paix. A la fin, les membres du clan du vent présentaient un rituel pour disperser symboliquement l’esprit des quatre vents; la libérant ainsi du royaume terrestre.

peinture faciale de deuil (d'après Louis F. Burns, historien osage)L’enterrement était pratiqué au sommet d’une colline, piton ou promontoire, où l’on pensait que l’âme pourrait plus facilement s’élever vers le Grand-père Soleil. On croyait que cette ascension de l’esprit se produisait lorsque Grand-père était directement au-dessus de la tête. Le corps était assis face à l’est et diverses « médecines » : des aliments et des objets usuels dont l’esprit pouvait avoir besoin au cours de son voyage, étaient placées avec le corps et des rochers étaient entassés dessus.

Tombe traditionnelle osage. On remarque le drapeau US inverséPendant un certain temps, il fut encore possible de trouver ces tas de pierres en haut des collines ou au sommet des pitons, mais il ne fallut pas attendre longtemps avant qu’ils fussent pillés à cause des objets de valeur qu’ils pouvaient contenir.  De longues années après leur installation  en Oklahoma, les Osages continuèrent à enterrer leurs morts au haut des promontoires des collines ondulantes recouvertes de noyers.

traduit de Osage Life and Legends – Robert M. Liebert – Naturegraph Publishers, inc.

(extrait, p.72)