11 avril 2009
Kenaf
Du kenaf pour sauver les arbres

Photo empruntée au site KENAF TUNISIAN PROJECT
http://kenaf.over-blog.com
J’ai reçu d’une amie une carte éditée aux Etats-Unis au dos de laquelle on pouvait lire :
« Le papier peut être obtenu à partir d’une filière alternative — préservons nos forêts. Nous utilisons le kenaf — une plante unique découverte en Afrique. Bon pour l’agriculture locale et pour l’environnement, le kenaf est facilement cultivé aux Etats-Unis sur des terres peu fertiles. Nous imaginons le jour où plus aucun arbre ne sera coupé pour la fabrication du papier. Cette carte est une petite étape dans cette démarche. Aidons nos forêts à conserver tous leurs arbres. Pour davantage d’informations sur le kenaf, veuillez contacter l’American Kenaf Society à www.kenafsociety.org . »

Photo : KENAF TUNISIAN PROJECT
http://kenaf.over-blog.com
Cela me remet en mémoire les
efforts que nous avons déployés à OK-OC pour essayer de promouvoir cette
culture. C’était en 1992 ; cette année-là lors d’un retour d’Oklahoma, je
fis étape chez nos amis Richard et Lillian Williams. Richard, un Cherokee, avait
créé une entreprise de fabrication de pâte à papier à partir du kenaf et mis au
point une technique de blanchiment non polluante. Il me mit le dossier sous le
bras et me confia un petit sac de semences. A Montauban nous lançâmes
parallèlement une micro-culture expérimentale dans des jardins d’adhérents et
une campagne de communication auprès d’institutions : mairie, conseil
général, lycée professionnel, chambre d’agriculture. Cette dernière décida de
procéder l’année suivante à une culture expérimentale de plein champ. Le
résultat fût un magnifique champ de kenaf qui laissait augurer un développement
ultérieur de la filière. Hélas, les conclusions des professionnels des services
agricoles furent décevantes et brisèrent net l’élan. En voici un extrait :
« Compte tenu de l’année climatique très humide et présentant un déficit
de chaleur important, la culture n’a pu se développer normalement et le
parasitisme a été favorisé. La variété utilisée ne paraît pas adaptée à notre
région car trop tardive. ».
Aucune autre tentative avec une autre variété et sous un climat moins défavorable n’a été faite et l’affaire a été enterrée.
Heureusement, les Amérindiens
sont là, une fois de plus, pour nous montrer la voie à suivre. Soutiendra-t-on
encore longtemps que ce qui marche chez eux est impossible chez nous ?
Jean-Claude Drouilhet
08 avril 2009
Printemps Indien 2007 :
align="center"
John Maker et Vann BigHorse, tous deux Osages de Hominy en Oklahoma étaient les invités d'OK-OC lors du Printemps Indien 2007. Pendant une dizaine de jours ils participèrent à de nombreuses rencontres, notamment en milieu scolaire et furent reçus par l'évêque de Montauban conformément à une tradition qui remonte à ... 180 ans ! Ce fut aussi pour ces ambassadeurs l'occasion de parler de la reconquête de la langue osage que leur peuple a entreprise avec courage et détermination.
09 mars 2009
12 octobre 1992 :
Nous sommes tous
des
STANDINGBEARICAINS

Sean StandingBear, géant de 2 m, et Roger Ladevèze à la mairie de Montauban
Sean Standing Bear est un Osage-Lakota, descendant du célèbre chef sioux Luther Standing Bear. rarement un " Ours-Debout " aura laissé d'aussi belles traces et récolté autant de beaux fruits en Midi-Pyrénées. Souvenirs...

12 octobre 1992, 8h35. Le Boeing 747 de l'American Airlines en provenance de Dallas, Texas se pose à Roissy-CDG. Sean Standing Bear détache sa ceinture, se lève et déclare solennellement devant les autres passagers stupéfaits : " Au nom de ma Nation Osage, je revendique la possession de ce nouveau monde que je viens d'atteindre et que je suis venu découvrir. Il s'appellera désormais STANDINGBEARICA et ses indigènes seront les sujets soumis à l'autorité des chefs de ma tribu. "

Le rappel répété en de nombreuses occasions de cette anecdote authentique a beaucoup fait sourire, chacun appréciant l'humour renversant de notre visiteur. En poursuivant l'inversion de la situation nous comprenions mieux ce qu'avaient pu ressentir, jour pour jour cinq siècles plus tôt*, ceux qui accueillirent les barbus casqués et armés de fer : une grande surprise et un énorme sentiment de dérision. Une vaste rigolade qui allait très mal tourner mais cela, ils ne le savaient pas.
Lorsque en 1683, Cavelier de La Salle descendant le Mississippi rencontra les Osages pour la première fois, il réédita l'exploit de son illustre prédécesseur, comme pour en célébrer, à neuf ans près, le bicentenaire. Il décréta annexer à la couronne de France le territoire qu'il venait de " découvrir " ainsi que toutes choses végétales, animales, Indiens compris, qui l'habitaient. Ce pays sans nom s'appellerait désormais LOUISIANE et ses habitants devraient obéissance au roi de France Louis XIV.

Le dernier trophée
C'est surtout contre cette frénésie de possession - de spoliation serait plus juste - que Standing Bear s'est prononcé tout au long de ces trois semaines passées en Tarn-et-Garonne. Au cours des cinq conférences qu'il y a données ainsi qu'à l'occasion des multiples rencontres avec les jeunes dans les établissements scolaires, il a souligné cette vérité toute simple : la terre n'appartient à personne, c'est l'homme qui appartient à la terre. L'association OK-OC peut être fière de la modeste part qu'elle a prise à la diffusion de cette idée en Occitanie. Merci à Sean Standing Bear d'être venu nous la rappeler ; nous sommes très honorés d'avoir été par lui " découverts " et d'être ainsi devenus les premiers Standingbearicains.
" Vous serez tenus de payer un tribut à mon peuple " a-t-il conclu, " le pain, le vin et le fromage !" C'est ce dont nous nous acquittons scrupuleusement depuis dix-huit ans sans jamais nous lasser.

Pour toi c'est " Monsieur Sauvage ", mon pote !
* 12 octobre 1492 : Christophe Colomb "découvre l'Amérique"
28 février 2009
Les gens du voyage
Mon pote le Manouche
Les gens du voyage
Vidéo envoyée par okoc-82
Depuis qu'elle existe, l'association Oklahoma-Occitania a voulu que les peuples se rencontrent et échangent leur culture. Jusqu'ici nous avons mis en présence les Occitans, les Osages (et d'autres Amérindiens), les Manouches, les Rwandais et les Burkinabés.
Les Manouches constituent une branche du peuple tsigane. Leur mode de vie a toujours inquiété les populations sédentaires. Les autorités les contraignent à se sédentariser. Ils perdent peu à peu leur culture et leur langue, donc leur identité. Ce qui ne les empêche pas de lutter pour résister à ce nivellement culturel. Une lutte qui rejoint celle des Amérindiens, des Occitans et de bien d'autres peuples. La vidéo que vous allez visionner exprime bien cette convergence. Comme pour les Indiens, il faut apprendre à regarder les Tsiganes, (les Indiens, les Occitans et tous les autres peuples) pour ce qu'ils sont réellement et non tels qu'on les imagine à travers les stéréotypes qui les méprisent.
Joseph Steinbach exprime ces idées dans la vidéo mieux que quiconque ne saurait le faire. Il est accompagné de Tchita Bauer (traductrice) et de la jeune Jessy Daumas (l'une des trois filles d'Alain et de Maria Daumas, une sympathique famille manouche dont je vous reparlerai bientôt)

g. à d.
Maria Daumas (Manouche) ; Clifford Moar (Innu ) ; Alain Daumas (Manouche) ; Kevin Mustus (Stoney ) ;
J-C. Drouilhet (Occitan) ; Jessy Daumas (Manouche) ; José Baptiste (Manouche)
25 février 2009
Printemps indien 2000 :
C’était
le Printemps Hopi
C'était le Printemps Indien de l'an 2000. Aucun insecte, pardon aucun "bug", n'était venu troubler le ronronnement des ordinateurs contrairement aux prédictions des oiseaux de mauvais augure. OK-OC voulait que cette année-là son "Printemps Indien" fut une réussite. La famille Namingha au grand complet s'était déplacée. La foule vint aux rendez-vous, peut-être pour le folklore ou pour nourrir les rêves que certains caressaient depuis l'enfance. Tous repartirent plein d'espoir, des idées neuves plein la tête, des idées pourtant millénaires.

Symbole du printemps, la jeunesse incarne le renouveau. On ne pouvait donc mieux choisir cette année-là les acteurs de ce printemps indien. Les enfants hopi de la famille Namingha étaient jeunes, certes, mais avaient derrière eux une déjà longue pratique des pow-wows et des concours de danses traditionnelles indiennes. En véritables prodiges, ils pouvaient soutenir, au niveau de la qualité, la comparaison avec des danseurs adultes. Voici le programme de la soirée du samedi 29 avril 2000 à Albias (Tarn-et-Garonne)
programme:
Première partie: Indiens et Occitans, quel rapport ?
Depuis 1989, des Indiens d’Amérique, invités par l’association Oklahoma-Occitania, rencontrent les gens du Tarn-et-Garonne et aiment revenir sur notre terre occitane. C’est cette extraordinaire sympathie entre les peuples de deux continents qui fut évoquée au moyen d’une projection de courts métrages vidéo retraçant les principales étapes d’une belle aventure.
Deuxième partie: Danses des Indiens d’Amérique
1. Grande entrée : sur une colonne, les danseurs entrent dans l’aire de danse en donnant un aperçu de leur style de danse. Moment solennel : par respect tous les spectateurs se lèvent.
2. Danse traditionnelle masculine : c’est la danse de guerre des Indiens des Plaines. Par ses mouvements le danseur exprime les événements qui se sont produits durant la partie de chasse ou l’action de guerre.
3. Danse traditionnelle féminine : cette danse très digne reflète la fierté et la grâce de la femme indienne.
4. Danse des clochettes : caractéristique des tribus de la région des Grands Lacs, surtout les Ojibwas, c’était à l’origine une danse de guérison. De nombreux petits cônes de métal, accrochés à la robe de la danseuse, tintent contamment durant la danse.
5. Danse d’approche du guerrier-chasseur : cette très ancienne danse traditionnelle montre l’habileté du chasseur à venir au plus près de sa proie ou comment un guerrier s’approche et surprend son ennemi.
6. Danse des châles : c’est l’une des plus modernes des danses féminines. Très rapide et très colorée, elle est une mise en valeur des châles à longues franges décoré de remarquables broderies. C’est une "figure libre" autorisant toutes les improvisations.
7. Danse des clochettes avec pas de côté : les battements du tambour ont un rythme différent et le pas est latéral pour une danse en cercle
8. Danse inter-tribale : dans tous les pow-wows prennent place plusieurs danses auxquelles toutes les catégories de danseurs, de toutes les générations peuvent participer
9. Danse du serpent : dans le style de l’Oklahoma, c’est une danse du type " suivez le meneur", à laquelle tout le monde peut participer.
10. Double pas : il s’agit d’une autre danse appartenant au groupe des "danses sociales". C’est une danse par couples. Un couple mène la danse, les autres suivent et imitent le couple meneur. Ce sont toujours les dames qui choisissent leur partenaire.
11. Sautillement du corbeau : cette danse imite les déplacements d’un corbeau sur le sol. Elle est rythmée par un battement plus lent que les autres danses et peut être pratiquée par des danseurs de différentes catégories.
12. Danse perturbée : c’est une danse de concours. Elle est très rapide. Le rythme des battements du tambour change plusieurs fois durant le chant et le danseur doit rapidement s’adapter. C’est une sorte de compétition entre le tambour et les danseurs
13. Danse en cercle (de l’amitié) : comme
son nom l’indique cette danse forme une ronde de l’amitié avec les spectateurs
et les danseurs, guidés par le chant accompagné des battements du tambour
Chaque danse était précédée d’une présentation en français par Sonnhild Namingha qui expliquait aussi les détails et symboles des costumes.
11 janvier 2009
Cinq siècles de résistance (2/2)
Octobre 1992 en Occitanie
En 1992 l'association OK-OC célébrait cinq siècles de résistance indienne... et occitane. C'était l'année où le monde occidental fêtait le cinq centième anniversaire de "la découverte de l'Amérique". Nous avions voulu, en invitant les délégués de neuf tribus indiennes d'Oklahoma, marquer notre désaccord avec cette posture de mépris envers les peuples autochtones d'Amérique. Neuf tribus d'Oklahoma étaient représentées : Osage, Cherokee, Kiowa, Navajo, Chickasaw, Pawnee, Seminole, Choctaw, Ponca.

SÉCURITÉ DU TERRITOIRE
Nous combattons le Terrorisme depuis 1492
Est-il nécessaire de préciser que nous recevions des survivants du premier grand génocide de l'histoire de l'Humanité. Un "génocide oublié", disions-nous, car personne n'en parlait. En cette année de célébration de la "Découverte de l'Amérique par Christophe Colomb", nous allions pousser notre petite note discordante dans un concert symphonique consensuel. Juste pour voir. Nous avons reçu des guerriers culturels amérindiens dans un pays de Résistance, le pays occitan. Ce fut L' ESTIU INDIAN ' 92.
Pour commencer nous avons jalonné le territoire, marqué la présence des tribus indiennes sur la terre occitane en offrant symboliquement des parcelles de notre territoire aux diverses tribus: au Jardin des Plantes de Montauban, au Rond des Osages, également à Montauban, à Lafrançaise, à Saint Nicolas de la Grave, à Albias, à Lisle-sur-Tarn, à Beauville. Ainsi les Indiens allaient être chez eux chez nous. Le don symbolique de ces parcelles de territoire était une façon d'inverser la relation à la terre par rapport à la spoliation subie par les peuples colonisés.
Nous avons aussi présenté trois expositions : "l'amer Indien" avec les œuvres de Michel Batlle, artiste peintre de grande renommée ; "Indians de totas las colors" de Robert Marty, président de l'Institut d'Etudes Occitanes (IEO) ; "Expo indienne" de Jacques et Francine Diez.
Nous avons symboliquement évoqué la résistance occitane à l'écrasement culturel, grâce aux "gravures au rouleau compresseur" exécutées "in live" par Michel Batlle et son équipe
Nous avons défilé dans les rues de Montauban le jour du 14 juillet, pour exprimer l'idée que la fête nationale n'est pas seulement une affaire de militaires (le 14 juillet 1789, à la Bastille, les civils étaient du bon côté, quant aux militaires...). Voir défiler des Indiens à cheval un jour de 14 juillet en France, c'était un événement que les grands médias ont ignoré (à croire que seules les futilités les intéressent !)
inauguration du rond des Osages
Montauban 14 juillet 1992



Inauguré le 14 juillet 1992, le rond des Osages, dont les symboles sont expliqués dans un autre article de ce blog, devait subir dès le lendemain un premier outrage : la plaque émaillée qui le signalait était volée et fut remplacée quelques jours plus tard par une nouvelle plaque.
inauguration de l'expo "L'amer Indien"



Le maire Hubert Gouze et la préfète Bernadette Malgorn inauguraient cette expo de Michel Batlle. On voit ici le maire remettre la médaille de la ville à Vanessa Jennings (Kiowa) et à Vanessa Williams (Cherokee)
Parade du 14 juillet à Montauban

A cheval au premier plan : Jim Burgess, Seminole

Le cortège remonte la rue de la mairie et se rend au Carrefour des Martyrs où une gerbe doit être déposée.
Quatre Résistants furent pendus à ces acacias le 24 juillet 1944 par les SS de la division Das Reich. Aujourd'hui, le souvenir d'André Castel, Henry Jouany, André Huguet et Michel Melamed est à jamais lié au destin de ces arbres.
Gravure au rouleau-compresseur
En cette matinée du dimanche 14 juillet 1992, une équipe de plasticiens, sous la conduite bienveillante d'un "chef de chantier" inhabituel, bien connu dans les milieux artistiques d'avant-garde sous le nom de Michel Batlle, entreprenait une œuvre de création d'une originalité surprenante : la gravure au rouleau-compresseur. De quoi s'agissait-il ?

On a gravé le dessin sur une plaque métallique que l'on a enduite d'encre et que l'on recouvre ensuite d'une feuille de papier (format affiche)

On fait passer le rouleau compresseur là-dessus
On relève la feuille
Encore un peu...
Enfin on accroche l'œuvre à un séchoir improvisé à l'aide d'une ficelle tendue sur le mur de l'Ancien collège de Montauban.
Le message n'est pas difficile à décoder : 1. vous considérez une culture belle, vivante mais fragile (occitane, amérindienne ou autre) 2. elle se fait écraser par le rouleau-compresseur d'une culture dominante. 3 et 4. elle se relève. 5. elle se tient à présent bien droite comme un laurier qui refleurit.
Voilà ce qu'il advient d'une culture lorsqu'elle résiste à une domination culturelle, un génocide culturel ou un terrorisme culturel.


Chevaliers cathares "faydits" d'Occitanie
23 juillet 2008
Une BD pour les vacances :
LES AVENTURES
OKLAHOMANESQUES
D'UN OCCITAN
En 1993, déclarée " Année des peuples autochtones " par les Nations Unies, je fus chargé par l'association Oklahoma-Occitania d'aller porter des messages d'amitié aux peuples autochtones d'Oklahoma. Ces messages devaient être représentatifs des différentes sensibilités occitanes. Les responsables politiques, économiques, associatifs et culturels furent donc sollicités et ainsi une trentaine de messages furent rassemblés et reliés en une brochure dont la couverture fut décorée par notre ami Michel Batlle.
Je devais effectuer cette "mission" en allant à pied de tribu en tribu, remettre un exemplaire de la brochure de messages. En tout une quinzaine de tribus furent visitées : Osage, Delaware, Kiowa, Pawnee, Kansas, Cherokee, Seminole, Ottawa, Peoria, Modoc, Wyandot, Seneca-Cayuga, Quapaw, Miami, Choctaw, Ponca, Shawnee. Inutile d'insister sur la qualité de accueil chaleureux de la part de ces peuples qui découvraient l'existence de l'Occitanie.
Au retour, je rendis compte de mes pérégrinations et des rencontres exceptionnelles qu'elles m'avaient permis de faire. Chacun fut libre, comme de bien entendu, d'interpréter mes propos et écrits, comme il l'entendait. Aujourd'hui, j'ai choisi de vous en livrer un version originale sous forme de bande dessinée de notre ami Fijac
In the year 1993, which was declared " Year of the autochthonous people " by the United Nations, our association asked me to go to Oklahoma and deliver messages of friendship to the autochthonous people. These messages were from thirty different Occitan representatives. All the leaders from a political, economic, associative or cultural background were therefore asked if they agreed to send a message. All of them were gathered in a booklet, the cover of which was decorated by an artist, our friend Michel Batlle.
I was supposed to accomplish such a "mission" on foot, from tribe to tribe, giving copies of that brochure. About fifteen tribes were visited : Osage, Delaware, Kiowa, Pawnee, Kansas, Cherokee, Seminole, Ottawa, Peoria, Modoc, Wyandot, Seneca-Cayuga, Quapaw, Miami, Choctaw, Ponca, Shawnee.
No need to say how warm-hearted the reception was everywhere, on behalf of these people who discovered the existence of Occitania.
Back to France, I gave reports of my peregrination including my meetings. Everyone could, of course, understand what I said in his own way. Here is an original version : a comic strip specially imagined by our friend Frederic Fijac.

No need for any translation

1 Dans les plaines du Far West, un homme chemine
In the plains of the Far West, a man is walking...
2 Pauvre de lui, il ne sait pas qu'il arpente le territoire de la dernière tribu sauvage
Poor man, he cannot realize he's going through the last wild tribe territory !
3 - Mille kilomètres à pied, ça use, ça use..
These boots are not made for walking...
4 Ce putain de feu !
That goddamn fire !
No comment
No comment
18 - Mais, dis-moi...
But, tell me...
19 - Tu n'es pas de Montauban toi ?
You're from Montauban, aren't you ?
Epilogue
L'Oklahoma est grand comme un tiers de la France mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, Montauban et l'Occitanie y sont connues de (presque) tous les Okies !

05 septembre 2007
Mai-Juin 2001 :
Les Guerriers de l’Arc-en-Ciel

Selon une très ancienne légende des Indiens Cherokee, le jour viendra où les peuples du monde se reconnaîtront comme les membres d’une même famille. Alors ces Guerriers de l’Arc-en-Ciel se rassembleront afin de conduire pacifiquement à de grands changements qui concerneront autant les relations harmonieuses entre les peuples que les relations avec tout ce qui existe sur la Terre-Mère.

Dalauhongsie Namingha (tribu Hopi)
En mai-juin 2001, OK-OC organisait les premières manifestations en Midi-Pyrénées autour du thème des Guerriers de l’Arc-en-Ciel, avec la participation d’Indiens des Tribus Osage, Navajo, Lakota, Creek, Hopi et Montagnais. A Toulouse, Montauban et ailleurs furent déployées les premières bannières arc-en-ciel. Depuis cette époque, le drapeau arc-en-ciel a été adopté dans diverses parties du monde (1), comme un symbole de paix (2) et de tolérance (3). Le temps des Rainbow Warriors est arrivé.
_________________
1. Notamment par les peuples amérindiens d'Amérique centrale et du sud
2.
Un peu partout dans le monde, en février 2003, de grandes
manifestations en faveur de la paix et contre la guerre en Irak ont vu
se déployer et fleurir des drapeaux arc-en-ciels
3. Le drapeau arc-en-ciel a été adopté ces dernières années par les organisations d'homosexuels

04 septembre 2007
Eté Indien 2007
A l'école du quartier Saint-Martial de Montauban
Vann Big Horse et John Maker (de g. à d. sur la photo) ont rencontré les enfants de deux écoles élémentaires de Montauban dont celle de Saint-Martial pour leur parler (de) la langue osage et leur en faire prononcer quelques mots. C'était le vendredi 25 mai après-midi. Les enfants ont été très gentils et ont vite appris quelques mots et expressions de cette langue renaissante. Ils y ont gagné un petit fanion portant le blason de la tribu Osage.


John Maker vient de nous annoncer
qu'une délégation d'enseignants de la langue osage allait se rendre ces
jours-ci à
l'université de Saint Louis (Missouri) afin d'y consulter les documents
des jésuites qui autrefois enseignaient dans les pensionnats où étaient
envoyés les jeunes Osages. Ils vont y chercher des informations sur la
langue de leurs ancêtres afin de poursuivre leur programme de
reconquête de la langue de leur peuple.
31 mai 2007
La traversée du Tarn sur le Pont-Vieux de Montauban
Sur la piste des ancêtres

Vann Big Horse et John Maker au bas du Pont-Vieux
(photo Michel Monesma)
Novembre 1829, par un froid glacial (le Tarn est gelé), trois Indiens Osages : Petit-Chef, Grand Soldat et Femme-Faucon (la femme de Petit-Chef) arrivent à Montauban par la route de Toulouse. Ils terminent un parcours d'errance de deux ans et demi qui leur a fait traverser une partie de l'Europe à la recherche d'un moyen de regagner leur village du Kansas. Un seul pont à Montauban à cette époque : le Pont-Vieux construit de 1311 à 1335 (sous Philippe le Bel), autant dire un ancêtre des monuments de la ville. Ils se rendent à l'évêché, sis à l'Hôtel d'Aliès, l'actuelle mairie. L'évêque Guillaume Dubourg fera le nécessaire pour assurer le rapatriement des Osages perdus de 1827 à 1829, grâce à la générosité de nos ancêtres montalbanais.

Vann et John sur le Pont-Vieux
(photo MM)
Depuis la reprise des relations de Montauban avec la tribu
Osage, jamais il n'a été dérogé à la tradition qui veut que tout Osage
visitant Montauban ait le devoir de traverser solennellement le
Pont-Vieux en "marchant sur les traces laissées par les mocassins de leurs ancêtres de 1829".
C'est bien ce qu'ont fait avec respect et dignité John Maker et Vann
Big Horse le vendredi 25 mai entre 11 heures et 11 heures 30.
Le trottoir sur lequel ils marchaient est décoré de galets
provenant du Tarn (les blancs) et de la Garonne (les noirs). Le motif
récurrent est le losange, un symbole très puissant chez les Osages :
celui des quatre mondes superposés (Four upper worlds). Il s'agit
évidemment d'une coïncidence, à moins que Wah-Kon-Dah n'ait eu la
malice d'y faire un petit clin d'oeil... Entre rationalité et
spiritualté, nous ne trancherons pas ici.

Vann et John sur le Pont-Vieux
(photo MM)
Quoiqu'il en soit nos
amis John et Vann sont rentrés fortement émus de cette expérience avec
en poche un petit cadeau : des galets blancs et noirs des losanges du
pont. Sacrilège ? Pas du tout, vous allez voir.
Notre
ami Jean-Jacques Delmas était venu de Toulouse à bicyclette pour
assister à l'événement. Alors que nos amis osages se préparaient au bas
du Pont-Vieux, il avisa un tas de cailloux blancs et noirs provenant
d'un de ces losanges démolis et laissés là à l'abandon. C'est donc lui
qui a eu l'idée d'en ramasser trois ou quatre de chaque catégorie et de
les offrir aux Osages. Ceux-ci savent ce qu'ils vont en faire...
Les cailloux du Pont-Vieux de Montauban seront exposés avec les
photos d'Osages traversant le pont et une notice explicative au musée
de la Nation Osage de Pawhuska en Oklahoma. Ils y gagneront ainsi une
seconde vie qui vaut bien celle d'un tas de cailloux gisant comme des
décombres.









