18 mars 2009
Au temps de la Louisiane...
Quand les Osages parlaient français…
Après avoir évoqué, dans un précédent article, l’usage de la langue française au début du 19ème siècle, par de nombreux Osages, voici aujourd’hui d’autres éléments qui confirment cette pratique.
Voyons d’abord la toponymie. On se souvient peut-être de ce que le territoire des Osages recouvrait en partie les états actuels du Missouri, du Kansas, de l’Oklahoma et de l’Arkansas. C’est à l’est de ce territoire que se situaient leurs villages permanents. Les cartes actuelles montrent encore des traces de cette influence linguistique. Gasconade est le nom d’une rivière, d’une ville et d’un comté du Missouri.

une entrée de la petite ville de Gasconade (Missouri)

La rivière Gasconade
Tout près de là, à l’est, on trouve le village de Beaufort, et à l’ouest celui de Chamois. Au sud de Saint Louis on a Bonne Terre, Des Arc, Desloge ; au nord La Grange, La Belle ; au sud ouest Ozark (Aux Arcs ?), etc. Quant à la rivière Osage elle s’est longtemps appelée de son nom français de Marais des Cygnes.
Mais, c’est dans les patronymes qui sont passés dans l’histoire que l’on a les plus belles surprises. Evidemment, la plupart étaient des chefs, ceux qui signaient les traités notamment et dont le nom figure au bas des documents. En fait, ne connaissant pas l’écriture, les Osages « touchaient la plume », c’est à dire s’en servaient pour tracer leur marque.
Que penser
d’un chef nommé Sans Nerf, sinon qu’il devait en toutes circonstances
garder son sang-froid et contrôler ses émotions ?
Un autre chef, du nom de Sans Oreille, avait peut-être subi quelque mutilation guerrière, à moins qu’il fût sourd… ou fasse semblant de l’être.
Il y avait aussi le chef Jean Lafon. Voilà qui va faire plaisir à quelques Occitans qui nous lisent.
Il n’est pas jusqu’au célèbre chef Pawhuska qui ne soit quelquefois référencé sous la traduction française de son nom : Cheveux Blancs.
chef Pawhuska

Soldat du Chêne
Citons en vrac quelques noms de guerriers devenus célèbres : Soldat du Chêne, Grande Piste, La Vente, Petit Feu et le plus poétique de tous : Queue de Vache.
Enfin, mesdames, pour le dessert, je vous ai gardé les plus rigolos. Ils étaient chefs
et avaient noms Petit Oiseau et Belle Oiseau. De vrais chefs, vous
dis-je !
chef JC
10 août 2007
Everett Waller
Notre ami Everett
" Mon nom est Everett Waller, j'appartiens à la tribu Osage, je vis au village de Hominy, en Oklahoma. Vous êtes les bienvenus." Everett
nous reçoit toujours avec une grande courtoisie.
La première fois
c'était en août 1991, lors du premier voyage en pays osage d'un groupe
d'OK-OC. Après une brève démonstration de danses nous avions été
invités à entrer par petits groupes chez les diverses personnes qui
nous accueillaient. J'eus la chance de faire partie du groupe invité
chez Everett. Il exerçait à l'époque la fonction de policier tribal. Ce
jour-là il était très impressionnant, par sa haute taille certes,
conforme au standard masculin osage, mais encore davantage par son
costume traditionnel qu'il portait avec fierté et élégance
"
Je veux commencer par présenter le cimier sur ma tête. Ces plumes
d'aigles tout en haut ont une signification de pureté pour les Osages.
L'aigle est un messager de Wah-Kon-Tah (Dieu). Nous nous adressons à
cet oiseau pour qu'il vole et Lui rende visite et qu'ensuite il
revienne nous bénir. Je ne suis pas autorisé à faire n'importe quoi
avec ces habits, je dois en prendre soin ainsi que tous les objets de
cérémonie. "
Ainsi, plus de une heure durant,
Everett va patiemment nous expliquer la signification de chacun des
détails de son costume de cérémonie.
J'ai eu l'occasion de revenir
chez lui plusieurs fois par la suite et de faire connaissance avec sa
famille Everett en parle toujours avec beaucoup de respect et de
reconnaissance :
" J'ai eu la chance de grandir dans une famille traditionaliste. Quand j'étais enfant mes grand-parents m'ont enseigné l'héritage osage. Notre tribu, comme tous les Indiens, était sur cette terre d'Amérique avant qu'elle ne devienne les Etats-Uins. On m'a appris l'histoire de mon peuple et cela remplit mon âme. L'héritage est la part la plus importante. Il me dit d'où je viens et je crois profondément qu'il me dit où je vais.. Cela m'aide à trouver mon identité parce que nous sommes de passage en ce monde. Je suis une transition entre mes grand-parents, mes enfants et les générations qu'ils verront. Et je veux que mes enfants gardent leur identité. "

La maison d'Everett est décorée de dizaine de tableaux, photos de famille et d'aïeux, d'objets décoratifs et de cérémonie, hérités des ancêtres. Elle apprtient à la fois à notre époque avec les éléments habituels du confort américain et aux temps anciens. Un vrai petit musée dans lequel on se sent bien. Everett me parle ensuite de sa seconde maison, celle du milieu naturel qui est notre bien commun à tous :
" Il faut être entièrement dévoué à l'environnement, parce que nous avons des enfants qui doivent vivre dans un monde différent : celui des ordinateurs et de la vidéo. Et nous devons conserver nos traditions comme si nous n'avions ni eau courante ni électricité."
Et il conclut notre entretien d'une phrase généreuse :
" Je ne veux pas croire en un monde petit, je veux croire en un monde ouvert. Et vous me l'avez rendu meilleur. Je vous en suis reconnaissant."




22 mars 2007
Réflexions après la manifestation de Béziers
Langue occitane, langue osage, même combat ?

Mongrain Lookout, directeur du programme linguistique osage
Après la manifestation occitane de Béziers, le 17
mars, où nous avons senti monter l'espoir et pris confiance en l'avenir
de notre langue et de notre culture, nous pouvons légitimement nous
interroger à OK-OC au sujet des autres langues qui, comme la nôtre ont
été et sont encore menacées. Il en est ainsi de la langue osage et,
curieusement, on observe actuellement le même enthousiasme pour la
reconquête linguistique et culturelle.
Voici quatre
ans il ne demeurait plus que quatre locuteurs naturels de la langue
osage. C'est dire si elle était mal en point et l'issue qui était
prévisible à court terme. C'est alors qu'une prise de conscience s'est
produite et a gagné rapidement du terrain jusqu'à se répandre dans
toute la tribu. Celle-ci vit pour la plus grande partie dans sa réserve
en Oklahoma. Administrativement c'est le "Comté Osage" : une réserve
grande comme deux départements français ! Une autre partie de la tribu
a migré en Californie du sud où elle est organisée en association,
l'UOSC (Union des Osages de Californie du Sud). En tout 12 000 à 14 000
Osages. Partout la reconquête de la langue est à l'ordre du jour. C'est
le Le Conseil tribal dont le siège est à Pawhuska (Oklahoma) qui a
lancé et financé un vaste programme d'enseignement de la langue osage.
Le directeur de ce programme est Mr. Mongrain Lookout, descendant d'un
illustre chef de la tribu. Mr Lookout a imaginé un syllabaire qui
permet de transcrire tous les phonèmes spécifiques, ce qui fait
qu'aujourd'hui la langue osage est, pour la première fois de son
histoire, une langue écrite. Les cours de langue sont donnés dans les
trois ville osages de la réserve : Pawhuska, Hominy et Grayhorse, par
une équipe d'enseignant(e)s. MMr Vann Bighorse, John Maker, Cameron
Pratt, Billy Proctor et MMrs Mary Bighorse, Danette Daniels, Tracy
Moore. L'objectif est d'obtenir qu'à moyen terme la langue soit parlée
au quotidien dans tous les foyers. Et les responsables mettent les
bouchées doubles. Voici trois ans, au commencement du programme, on
dénombrait une vingtaine d'élèves. Aujourd'hui ils sont plus de trois
cents, toutes générations confondues. On peut donc parler d'un
véritable engouement qui laisse augurer des succés éclatants d'ici
quelques années.
Nous aurons l'occasion de revenir sur cette
extraordinaire reconquête dans les jours à venir et nous espérons bien
recevoir bientôt quelques responsables de ce programme.

Billy Proctor
L'équipe d'enseignants

Mary Bighorse
Vann Bighorse
Danette Baniels et Tracy Moore
Alors, Occitan, Osage, même combat ? Pas exactement. Il y a
entre leur situation et la nôtre une importante différence
d'échelle. Chez nous les Occitans se comptent par millions,
là-bas quelques milliers seulement. Une autre différence est celle de
la tutelle gouvernementale. Les Osages, depuis peu, se sont libérés du
poids de l'administration fédérale et sont devenus autonomes. Ils
ont leurs propres revenus (pétrole, casinos, taxes) et leur
gouvernement indépendant tout acquis à la cause. Chez nous rien de tel.
Cependant,
de part et d'autre une prise de conscience existe et se consolide : il
faut éviter le nivellement culturel et, pour préserver la diversité
culturelle, la défense et la pratique des langues maternelles est
essentielle.
J-C. Drouilhet
15 mars 2007
Quelle langue parlent les Osages ?
Quand les Osages parlaient français…

Lucille Robedeaux (2e à g.) en 1990
Aujourd’hui tous les Osages parlent anglais, plus personne ne parle couramment la langue osage depuis que sa dernière locutrice Lucille Robedeaux s’est éteinte. On peut ainsi dater la mort de cette langue au 3 novembre 2005. Peut-être même avant car pour parler il faut être plusieurs. Mais Lucille était une référence vivante que venait consulter régulièrement Mongrain Lookout pour préparer ses cours d’Osage. Pour tous, elle est une grande perte.
Ils sont en effet une centaine d’adultes et de jeunes gens à suivre à divers niveaux une initiation ou un perfectionnement dans la langue des ancêtres. Dans la ville de Hominy (réserve osage) la signalétique est doublée en langue osage, ailleurs peut-être aussi. Tout ceci traduit une volonté de ne pas perdre ce patrimoine culturel porteur de l’identité, des codes et des valeurs qui relient les générations actuelles à leurs ancêtres.
Mais dans le passé, les Osages ne parlaient pas que leur langue. Ils comprenaient fort bien et sans doute s’exprimaient aussi en français, avant d’en venir à l’anglais. Pourquoi le français, plutôt que l’anglais ou l’espagnol ? Faut-il y voir une préférence en faveur de nos ancêtres trappeurs et négociants, habiles en affaires comme en gasconnades ?
Nous avons une preuve de cette aptitude. Lorsqu’en janvier 1806 le président des Etats-Unis Thomas Jefferson invita les chefs de plusieurs tribus à Washington, il les accueillit selon les termes suivants :
« Mes Amis et
Enfans, Chefs des Osages, des Missouris,
des Kansas, des
Ottos, des Panis1, des Ayouas2 et des Sioux
Thomas Jefferson
« Je vous prends par la main de l‘amitié et du fond de mon cœur, je vous assure que vous êtes très bienvenus au siège du Gouvernement des Etats-Unis. Le voyage que vous avez entrepris pour visiter vos pères sur ce côté de notre isle est long, et en l’entreprenant vous nous avez donné une preuve que vous désirez faire connaissance avec nous. Je remercie le Grand Esprit… etc. »3
On ne s’étonnera pas du
fait que Jefferson parlât et écrivit notre langue avec une si grande correction
(selon les normes orthographiques de l’époque) lorsqu’il aura été rappelé qu’il
fut ambassadeur des Etats-Unis en France avant et pendant la Révolution de
1789.
Donc les Osages
comprenaient la langue française. Qu’as-tu fait Bonaparte en vendant la
Louisiane ? Un W
aterloo culturel.
Eh bien aujourd’hui des
Osages se souviennent et renouent avec ce passé linguistique. A Pawhuska,
capitale des Osages, il y a un petit groupe qui se rassemble à la bibliothèque
municipale chaque jeudi matin pour pratiquer le français. Parmi eux notre
Présidente d’Honneur, Angela Robinson (née Clavier) d’origine osage et
française qui nous a transmis la photo ci-contre.
Au nom d’OK-OC je me permets de leur adresser nos encouragements et notre salut
amical.
Et après l’osage et le
français, que diriez-vous de l’occitan… ?
Jean-Claude Drouilhet
1. Les Pawnees
2. Les Iowas
3. Ce document de six
pages nous a été envoyé par l’historien osage Louis F. Burns. Il s’agit d’une
copie de l’exemplaire détenu dans la famille Chouteau.
21 février 2007
Histoire de l'origine des Osages
Histoire de l’origine des Osages
Par Leonard Morell Maker
Les histoires transmises au cours des âges par les prêtres des Wahzhazhe (les Osages) sont ce qui a été compris des révélations de Wakontah, c’est ainsi que nous nommons Dieu. Cette histoire est à la fois descriptive et symbolique du monde qui fut créé par Wakontah. Les symboles doivent être compris comme une nécessité de la part d’un peuple de tradition orale de concevoir une cosmogonie originale qui fut la base de la religion des Osages.
Nous croyons que Wakontah, le père des « Petits », ainsi que se désignaient les Wahzhazhe, ont été envoyés sur la terre comme gardiens de la Terre Sacrée. Plus tard les Européens furent surpris de découvrir la complexité de cette création du monde par Wakontah.
Quand les Enfants du Milieu des Eaux, un autre terme utilisé par les Wahzhazhe pour décrire le peuple qui, dans leur humilité se désignaient eux-mêmes par « les Petits », descendirent des étoiles, ils atterrirent dans un chêne rouge et, en se posant, ils firent tomber des glands qui se fracassèrent sur les feuilles et rebondirent sue les branches. Ils étaient dirigés par les Wahzhazhe, c’est à dire le peuple des eaux. Ils étaient descendus du ciel et leurs jambes s’étiraient jusqu’au sommet des arbres, et leurs bras étaient levés comme les ailes d’un aigle qui se pose, car c’est l’atterrissage de ce gros oiseau qu’ils imitèrent plus tard dans leurs danses de la Création. Les franges disposées sur les côtés de leurs jambières en peau de cerf, qu’ils portent depuis toujours, étaient une imitation des plumes du tarse de l’aigle doré qui recouvrent celui ci jusqu’aux orteils.
Ainsi ces enfants du ciel étaient divisés en trois groupes qui devaient par la suite être à la base de leur organisation, après avoir marché sur la Terre Sacrée et cherché et découvert le Peuple Isolé de La Terre. Ils avançaient dans l’ordre suivant : Le Peuple de l’Eau, Wahzhazhe, en premier ; venait ensuite Le Peuple de La Terre, Hunkah, et enfin Le Peuple du Ciel, Tsizho.
Avant qu’ils aient quitté la Loge du Ciel, Tsizho, ils se souvenaient que le Grand-Père Soleil les avait appelés à lui et leur avait montré les treize rayons qui s’irradiaient de lui chaque matin et chaque soir sous certaines conditions atmosphériques. Il leur demanda de bien remarquer leur rectitude et de noter que six de ces rayons étaient du côté gauche et sept sur le côté droit. , et qu’il y avait une lueur du côté gauche qui avait la forme d’une petite plume du dessous de la queue d’un aigle doré. Et il les avertit que cela allait avoir une grande importance dans leur vie sur la Terre Sacrée.
Ils terminèrent leur errance, le Peuple de l’Eau, ouvrant la marche, suivi du Peuple de la Terre et, fermant la marche, le Peuple du Ciel. Mais, à cette époque, ils avaient un but à atteindre : découvrir le U-TAH-NO’N-DSI, c’est à dire le Peuple Isolé de La Terre.
Un jour, les Wahzhazhe arrivèrent en vue d’un village. La scène qui fut transmise par des générations de Sages paraît d’une grande netteté et d’un grand réalisme ; elle est pourtant symbolique et ne doit jamais être comprise comme une œuvre de littérature mais plutôt comme une parabole. L’essentiel de ce qu’il faut faire ressortir pour caractériser le peuple de ce village est la surprenante révélation du désordre qui existe dans l’ignorance de Wakontah. Cette histoire a été abondamment décrite de sorte que ce peuple de tradition orale a pu comprendre le sens du symbole.. L’histoire rapporte que les trois groupes avaient peur de s’approcher de ce village. Alors il y envoyèrent un messager. Celui-ci franchit plusieurs vallées puis s’arrêta et se dissimula sur une crête dominant le village. Il décrivit la scène avec des termes de dégoût. Les femmes avaient des comportements impudiques. Le messager s’en retourna et dit qu’il s’agissait bien du Peuple Isolé de la Terre. Le chef des Wahzhazhe marcha vers le chef du Peuple Isolé de la Terre, tandis que le Peuple de la Terre et le Peuple du Ciel, dégoûtés, s’éloignaient en se bouchant le nez. Tel était le village du Peuple Isolé de la Terre où la mort, la pourriture, la maladie, et des tas d’ordures avec un mélange d’ossements humains et d’animaux. C’est tout ce à quoi on peut s’attendre quand on est dans l’ignorance de Wakontah.
Le chef du peuple Isolé de la Terre envoya un émissaire à la rencontre du chef des Wahzhazhe, et il se rendit au village pour fumer la pipe avec le chef, ce qui est une cérémonie très importante. Quand ils eurent fumé la pipe le chef des Wahzhazhe demanda au chef : « Qui êtes-vous ? ». Le chef répondit : « Nous sommes le Peuple de la Terre et le Rocher Rouge est notre symbole. Il est rouge comme l’aube et il est la vie éternelle. Quand ils s’approchent de lui, les groupes de guerriers ennemis doivent se diviser et passer de chaque côté ; toutes choses qui se déplacent passent à côté du Grand Rocher Rouge. »
Le chef des Wahzhazhe, le Peuple de l’Eau lui dit : « Nos corps sont faits de la même matière que l’argile rouge des pipes que nous fumons. Nous sommes le Peuple de l’Eau et toutes choses viennent à nous pour se purifier. »
Le chef du Peuple Isolé de la Terre s’amenda. Bientôt ils furent connus sous le nom des Petits Vieux Hommes, ce qui signifie les Sages ou les Conseillers. Les prêtres des divers clans et les prêtres représentant la tribu constituèrent alors le gouvernement de la tribu.
Bientôt les Vieux Petits Hommes devinrent estimés et respectés. Ils prirent l’habitude de se réunir dans une loge spéciale appelée la Loge du Mystère qui devint un lieu sacré. Et les récits commencèrent toujours par la phrase rituelle : « Il a été dit dans cette loge… »
Le symbolisme de cette histoire se poursuivit en rapportant que les Petits Vieux Hommes en avaient conclu que l’ancien Peuple Isolé de la Terre, maintenant appelé Grand Hunkah n’avait pas été suffisamment influencé par sa subdivision, le Peuple de l’Eau et le peuple de la Terre.
L’organisation de la tribu commença avec 7 clans et comme les Wahzhazhe avaient développé leur compréhension de Wakontah, elle s’élargit à 24 clans regroupés en deux divisions : l’une représentant le ciel, l’autre la terre. La division de la terre fut plus tard elle-même divisée en parties qui correspondaient au territoire et à l’eau.
Cette dualité se reflète dans tout ce qui constitue la cosmogonie osage. Chacun des clans était représenté par un symbole ou un ensemble de symboles pris dans la nature afin qu’ils puissent être compris de tout le peuple. Mais les prêtres insistaient toujours sur leur nature seulement symbolique.
Les Petits Vieux Hommes enverraient chaque homme jeûner pendant sept jours en portant sur leur front leur marques sacrées faites avec de la terre. Au retour ils rendraient compte de leurs expériences et de leurs visions, ce qui permettrait aux prêtres de discerner le symbole que Wakontah avait choisi pour eux..
Finalement tous les symboles honorables avaient été choisis. Un seul Osage demeurait sans avoir encore choisi son symbole de vie. En conséquence il partit à la recherche de son symbole.
Sur son chemin il marcha sur la toile d’une araignée noire. Agacé, il demanda à l’araignée : « Pourquoi construis-tu ta toile sur ma piste ? » Ce à quoi l’araignée répondit : « Et pourquoi ne me choisirais-tu pas comme symbole de vie ? » Comme l’Osage pouffait de rire l’araignée lui dit : « Ne ris pas ; tu es venu à moi car partout où je bâtis ma demeure viennent toutes les bonnes choses. »
Ainsi a dit Leonard M. Maker

11 février 2007
Blason de la tribu Osage

Le blason de la nation osage Ce blason a été adopté par le Conseil tribal osage le 4 mai 1955. Au centre d’un champ circulaire d’or il superpose une pointe de flèche renversée d’azur et un éventail en plumes d’aigle que croise une pipe de paix symbolique Le champ d’or est symbole de la prospérité tribale; la pointe de flèche lorsqu’elle était utilisée au bout d’une flèche était un instrument de chasse et de guerre; la pipe devenait un symbole de paix lorsqu’elle était fumée au moment de la signature d’un traité afin de sceller le pacte entre l’Indien et l’homme blanc indiquant ainsi la volonté de vivre en paix et de maintenir des relations amicales, et l’éventail en plumes d’aigle est un symbole d’autorité ou d’une fonction élevée dans le clan ou dans les affaires tribales.









