31 août 2009
Les chefs indiens qui ont été les invités d'OK-OC (3/3) :
Le chef des Montagnais du Lac Saint Jean
Clifford Moar

Clifford Moar est né en 1957 dans la communauté montagnaise
de Mashteuiatsh. Avec une formation en gestion, en communication et en
marketing, il a d’abord œuvré comme administrateur au sein de la communauté
notamment pour le Conseil de la Police Amérindienne, le Musée Amérindien et
pour l’administration du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean. Dans ce
dernier cas, il a développé principalement une aptitude pour travailler à la
défense des droits ancestraux autochtones et surtout à la mise en valeur du
patrimoine et de la culture autochtone. Ayant été membre du Conseil de bande comme conseiller de 1991 à 1994, il a été élu Chef aux dernières élections du
26 mai 1997
Source : http://forumforetfaune.qc.ca/composants/cvconf.html
Les Innus
Les Innus 1 sont des autochtones du territoire qu'ils nomment Nitassinan, qui comprend l'Est du Québec et le Labrador. En 2003, leur population s'élevait à environ 18000. Les Innus ont vécu en tant que chasseurs-cueilleurs pendant plusieurs millénaires dans cette région, habitant des tentes faites de peaux d'animaux. Leurs activités de subsistance étaient axées sur la chasse du caribou, de l'orignal, du cerf de Virginie et du gibier. Leur langue , l'innu-ainum, est parlé dans tout Nitassinan, avec quelques différences de dialecte. l'innu-ainum fait partie de la même famille linguistique que la langue parlé par les Cris de la baie James au Québec et en Ontario.
_________
1.
Les êtres humains, dans leur langue. Ils ont été également nommés Montagnais
par les Français
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Naskapis
Clifford Moar
invité aux
guerriers de l’arc-en-ciel en 2001
S’il est un autochtone américain du Québec acquis à la culture occitane, c’est bien lui. Clifford Moar, Chef du Conseil de Bande des Innus de Mashteuiash (Pointe Bleue), est déjà venu deux fois en Occitanie et il était en France le mois dernier avec une délégation officielle du Québec. Sa dernière visite en Occitanie remonte à mai 1998. C’est à Andébu, commune d’Alzen, dans l’Ariège, qu’il y prenait solennelement possession de la “terre indienne” dédiée au peuple Innu (que l’on désignait jusqu’ici sous le nom de “Montagnais” donné par les Français).

Une cérémonie y a été célébrée le 25 juin 2001 avec les Guerriers de l’Arc-en-Ciel amérindiens et occitans
Le 25 juin est une date infernale pour les maîtres de l’intolérance que furent Simon de Montfort et George Custer, tous deux renvoyés un 25 juin par leurs victimes à leurs démons. (25 juin 1218, Simon de Montfort tué par une pierre lancée par une femme depuis les remparts de Toulouse - 25 juin 1876, George A. Custer tué à la bataille de la Little Big Horn) Nous étions tous là pour nous en souvenir. Devant la plaque marquant l’emplacement de la fin de Montfort, Maurice Andrieu déclama avec vigueur et éloquence la « Canson de la crosada », pendant que les chevaux piaffaient. Les chevaliers de la Flamme Cathare, menés par Bertran de La Farge, avaient apporté symboliquement la flamme de Montségur à Toulouse. Elle fit, avec la vingtaine de cavaliers qui l’escortaient et toutes les voitures qui suivaient drapeaux au vent, une forte impression dans les rues principales de Toulouse. L’enfer urbain était à son paroxysme. Au Capitole, lieu de convergence s’il en est, les bannières se déployèrent de nouveau, les Indiens étaient en grande tenue et le cortège arc-en-ciel entra solennellement dans la cour Henry IV. Là, sur la plaque dédiée au duc de Montmorency, décapité pour avoir été fidèle à sa parole, un hommage bouleversant était rendu par Jean-François Laffont et le poète Serge Peyt. Le grand drapeau arc-en-ciel embrassait la foule compacte.

22 février 2009
Le Consul des USA à l'Ostal d'Occitania...
Quand l'Occitanie rencontre
« L’AMERICKE ! »

Jean-Jacques Delmas ; Bertran de La Farge ; David Brown ; Jean-François Laffont ; Monique Drouilhet
L'Américke*, c'est celle de Claude Sicre, notre Fabulous Troobadoor toulousain qui justement était présent à l'Ostal d'Occitania ce jour-là, mardi 17 septembre après-midi, avec six jeunes étudiantes étatsuniennes qu'il initiait à l'histoire et la culture occitane (vaste programme !). Cela tombait bien : le consul des Etats-Unis en Midi-Pyrénées venait rencontrer OK-OC et plus largement Convergencia Occitana la fédération d'associations dont nous faisons partie.

C'est le président Jean-François Laffont qui accueillit la délégation consulaire et lui fit les honneurs de la maison. Il y avait donc le Consul, Mr David Brown ; l'attachée culturelle du consulat, Mme Hélène Mason ; l'ancien président de Convergencia Occitana, Bertran de La Farge ; un adjoint au maire de Toulouse ; six membres d'OK-OC ; Radio Occitania et les personnes invitées : animateurs et représentant(e)s d'associations.

Jean-Jacques Delmas ; Bertran de La Farge ; David Brown ; Jean-François Laffont ; Monique Drouilhet

Hélène Mason ; David Brown ; Jean-Jacques Delmas ; Jean-Claude Drouilhet
La rencontre dura plus de deux heures. C'est dire l'intérêt que parût y prendre le consul. Un reportage de la télévision américaine sur les activités d'OK-OC à Montauban résuma celles-ci en six minutes ce qui laissa largement le temps à Mr Brown d'exprimer ses sentiments de sympathie à notre égard.
Une visite complète de l'Ostal et de sa fameuse tour emmena le consul jusqu'à la plus belle vue sur les toits de Toulouse
Cette première rencontre devrait en entraîner d'autres. Le consul a tenu à nous assurer de la bienveillance avec laquelle il considère notre action.
Une invitation de Mr David Brown à Montauban à l'occasion de notre prochain Eté Indien du mois d'octobre serait certainement le meilleur moyen de lui faire percevoir le lien étroit qui nous unit désormais aux Osages et plus largement aux habitants de Pawhuska. JCD

du haut de cette tour, l'Amérique et l'Occitanie contemplent Toulouse

*Claude Sicre ; VIVE L'AMERICKE ! ; Publisud-Adda 82, 1988
15 décembre 2008
Para(t)ge 3/3
Le Parage, âme de l’Occitanie
(3ème et dernière partie)

Président-fondateur des Chevaliers
de la Flamme Cathare et ancien président de Convergencia Occitana (groupement de
cinquante-cinq associations) , Bertran de La Farge revient sur ces vertus cathares qui
font partie de l’identité occitane.
Une recherche constante de la Perfection dans sa Voie.

Les habitants de Carcassonne expulsés en 1209
Le Parage ainsi pratiqué, débouche, sur la Joie suprême, l'Allégresse, la Récompense, le Joyau, la Révélation, l'Illumination, le Graal. Le Compagnon entre alors pleinement dans le cœur du Parage : il est devenu Chevalier, à l'égal de ses autres Compagnons de Parage. Ainsi, le Parage est-il aussi le cadre social, spirituel et idéaliste dans lequel peut s'insérer toute personne qui décide d’adhérer à cette éthique. Aucune restriction ne lui sera opposée du fait de sa naissance, de son sexe ou de ses origines. Chacun se trouvera à égalité (par) avec les autres participants, ses Compagnons, qu'ils soient Princes, Parfaits, Troubadours, écuyers, Marchands, évêques ou “ Vilains ”. Chacun trouvera sa voie au sein du Parage, qu'elle soit brillante ou humble, chacun s'efforcera d'y atteindre la Perfection en améliorant sans cesse sa valeur personnelle, avec humilité, par la pratique constante de l'Amour et des vertus de droiture, de justice, de vérité, de solidarité, de loyauté, de fidélité, de générosité et de courage. Après une première apogée, dès 1100, lors des Croisades en Palestine, la Croisade contre les Albigeois fut la triste circonstance pendant laquelle l'idéal du Parage a fulguré, a brillé à son firmament. Des plus humbles personnes, aux plus anciennes familles aristocratiques, tous firent l'union sacrée au sein du Parage, face à la barbarie, face aux pogroms, face aux bûchers.
Les Faydits

Les chevaliers rebelles à l’envahisseur et tous les résistants furent excommuniés, dépossédés, déclarés proscrits et hors la loi : ils furent appelés, en occitan, faydits. Les chevaliers occitans arborèrent fièrement l’épithète malveillante de faydits et en firent un titre de gloire comme le feront quelques siècles plus tard leurs descendants camisards. Prônant l’idéal du Parage au côté des Bonshommes occitans qu’ils protégèrent l’épée à la main et la rage au cœur, pendant des dizaines d’années ; entrés dans la clandestinité, traqués ou retranchés dans leurs nids d’aigles, ils menèrent avec acharnement et vaillance la Résistance occitane. Mais n’a-t-on pas dit qu’au bout de 700 ans le laurier reverdirait ?
Al cap dels sèt cent ans, verdejara lo laurèl. Les 700 ans sont
écoulés et le Parage est de retour...
Bertran de La Farge

Château de Montségur
09 décembre 2008
Para(t)ge 2/3
Le Parage, âme de l'Occitanie

Ancien président de Convergencia Occitana (groupement de cinquante-cinq associations occitanes) et président des Chevaliers de la Flamme Cathare, Bertran de La Farge revendique l'héritage cathare lorsqu'il déclare : « Cathare je suis, cathare je reste et cathare j'ai essayé d'être, et rien d'autre que cela, en m'efforçant de mettre en pratique [...] les mots-clés très actuels du christianisme cathare : Justice, Vérité, Tolérance, Solidarité, Liberté, Egalité-Parage, Fraternité. [...] Ces vertus cathares qui font partie de notre identité occitane. » (extrait du rapport moral qu'il a présenté le 21 novembre 2000 à l'assemblée générale de Convergencia Occitana).

Une noblesse que chacun peut acquérir
Pour ces Occitans adeptes du Parage, les Hommes sont pairs, égaux. Précisément, en occitan, parage, a pour étymologie le mot de langue d'oc, par qui veut dire égal, pareil, compagnon, pair et qui indique la qualité personnelle. Le Parage désigne l'égalité et la solidarité. Le Parage est une éthique, un idéal de vie, auxquels toute personne, homme ou femme, quelles que soient sa naissance, son origine, sa qualité et ses occupations, a la liberté d'adhérer sans contrainte et qui la font accéder – parmi des Compagnons qui sont dés lors ses pairs, ses égaux – à une Chevalerie et à une Noblesse véritables fondées sur les actes de leur vie et non sur les hasards de la naissance. Les Compagnons du Parage n'en deviendront pas plus riches pour autant. Le but n'est pas de s'enrichir mais de participer à une société solidaire. Il ne s'agit pas d'être forcément un Chevalier revêtu de mailles d'acier, brandissant une épée et poussant des cris de guerre. Il y a mille façons d'être un Chevalier, ne serait-ce qu'en étant celui qui écoute et qui respecte les autres.

Mais il y eut cette sinistre invasion que les livres d'Histoire de France appellent la Croisade contre les Albigeois. Alors il a bien fallu prendre les armes, à contre-cœur, et résister, se défendre, contre-attaquer, reconquérir, et finalement tout perdre jusqu'à aujourd'hui.

On s'aperçoit que l'idéal de la Chevalerie occitane est véritablement né et s'est forgé au fil des siècles dans un monde subtil occitan issu du mélange progressif de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce creuset que les Romains appelaient Provincial : Ligures, Ibères, Phéniciens, Celtes, Grecs, Romains, Wisigoths, Burgondes, etc. L'éthique de cette Chevalerie profonde – proche de celles des autres traditions et synthèse des idéaux majeurs ayant animé ces civilisations successives et enchevêtrées peut se caractériser par une série de signaux chers au trouvez la clé ! (trobar clau) des Troubadours, des mots-clés, qui forment l'ethos, l'idéal de vie des Compagnons du Parage : l'Amour, qui, sous diverses formes, préside à toutes les actions ; la Justice et la Vérité, vertus essentiellement cathares; le Mérite personnel, la valeur individuelle, la volonté de s'améliorer avec détermination et constance ; le Désintéressement ; la Droiture, la Solidarité, la Tolérance ; la Convivialité; la Courtoisie, bien sûr, base de l'amour courtois des Troubadours ; la Jeunesse, non pas celle des veines, mais celle de l'esprit et du comportement ; la Générosité et bien d'autres encore. Le Parage n'a-t-il pas montré la voie de : Liberté, Egalité, Fraternité ? (à suivre)...
Bertran de La
Farge
03 décembre 2008
Para(t)ge 1/3
Le Parage, âme de l'Occitanie

Signe de
ralliement de l’Occitanie méridionale, le croix occitane est aussi le symbole
d’une certaine conception de la vie, d’un éthos original qui a été forgé au
fil de plusieurs millénaires de civilisation. En l’An 2000, Marseille et Ensérune
ont 2600 ans, Toulouse et Agde, 2350 ans, Aix-en-Provence, 2122 ans, Narbonne, 2118 ans,
la plupart des villes et métropoles occitanes ont au moins 2000 ans. Plus de 2000 ans de
présence, de constance, de création. On peut dire que les Occitans ont eu le temps de
méditer et d’imaginer. Ils ne s’en sont pas privé. Leur état d’âme, les
Occitans avaient fini par lui donner un nom, au Moyen âge, quelques décennies avant que
ne déferlent les armées conquérantes venues du Nord. Après cela tout le monde semblait
se satisfaire de l'idée qu’il n’y avait plus besoin de retrouver le nom oublié
de l'état d’âme occitan perdu puisque précisément il n’existait plus et que
les Méridionaux et autres « Gens du Sud-Ouest » n’en avaient plus besoin.

Mais chassez le naturel il revient au galop! Alors le naturel est revenu. L'état d’âme aussi. Certains ont retrouvé son nom jadis évanoui. D’autres ont même retrouvé ce que cela voulait dire. Ils l’ont expliqué. Et aujourd’hui, les Occitans qui redécouvrent leur état d’âme trouvent qu’il leur va décidément comme un gant. Aussi l’ont-il ressorti des vitrines et des étagères où l’Histoire avait cru pouvoir le ranger définitivement entre la mâchoire d’un homme de Cro-Magnon et une boucle de ceinture mérovingienne en bronze doré.

Alors ce mot bizarre ? Eh bien c’est Parage ! Littré nous livre une première définition assez réelle : le parage c’est l'égalité de naissance, de rang, une égalité à laquelle chacun peut accéder ! (à suivre)
Bertrand de la Farge

Bertran de La Farge. De formation scientifique (il est
Docteur-ingénieur, Ingénieur ESAP, Licencié-ès-Sciences et Consultant
en Environnement). Son intérêt pour l’histoire et les sources
culturelles européennes est devenu son activité principale. En
particulier il est depuis toujours apologiste et défenseur actif tant
de l’historique diversité culturelle française que de cette identité
majeure de la France qu’est la culture occitane, tant en Limousin où il
est né, qu’en Provence où il a vécu et en Languedoc et en Midi-Pyrénées
où il vit. Il est l’un des instigateurs et l’un des fondateurs de la
Fédération Convergéncia Occitana dont il fut le premier Président de
1997 à 2001 et qui regroupe, en 2008, cinquante quatre associations. Il
est aussi l’un des initiateurs et des créateurs de la Maison de
l’Occitanie, l’Ostal d’Occitània, à Toulouse, où il est Président de
l’association Carrefours cathares membre de Convergéncia Occitana. De
2001 à 2008, il a été nommé au cabinet du maire de Toulouse, chargé de
mission pour le développement et le rayonnement de la culture occitane.
Passionné d’histoire médiévale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages
sur l’Occitanie, les comtes de Toulouse et le Catharisme.
30 novembre 2008
Le symbole de l'Occitanie :
LA CROIX OCCITANE
d'après Bertran de La Farge

Origine
Il y a bien longtemps que la
croix occitane existe à Toulouse. Déjà elle était présente pendant l’occupation romaine aussi bien que
durant l’ère wisigothe. En 419 les Wisigoths avaient déjà choisi Toulouse comme
capitale de leur royaume.
En 1906, au début de la
première croisade, le chef de « l’Armée provençale », Raimon IV,
comte de Toulouse et de Tripoli, avait placé cette fameuse croix dans son
blason. Il fut le premier comte de Toulouse à l’adopter ce qui la fit désigner
comme étant la croix de Toulouse. Elle est un compromis entre la croix de Malte
et la croix des Templiers, mais il ne s’agit pas d’un crucifix
Alphonse-Jourdain comte
de Toulouse était le fils de Raimon IV. Il fonda la ville de Montauban en 1144.
Son fils lui succéda sous le nom de Raimon V. Il ne semble pas avoir utilisé la
croix occitane durant son règne.
Raimon VI comte de
Toulouse était le petit-fils d’Alphonse-Jourdain. Il était membre de l’ordre
des chevaliers hospitaliers. Il plaça la croix occitane sur son blason et avant
de mourir, en 1222, il demanda à être
enterré avec sa croix à Toulouse.

Les
différentes significations de la croix occitane
Le Christ est au centre
(« le soleil de justice », selon Saint Luc) et les douze boules
représentent les douze apôtres. C’est ce que croyaient et disaient les prêtres
catholiques aux XIIème et XIIIème siècles.
D’après l’Apocalypse
selon Saint Jean, ce serait l’union mystique de l’âme et de l’esprit ; les
douze boules symbolisent les douze portes.
Les douze boules pourraient aussi symboliser les douze maisons, ou signes, et le cycle annuel du zodiaque. C'est l'interprétation qui a été adoptée pour être dessinée sur la dalle de la place du Capitole à Toulouse

On peut aussi penser aux
quatre saisons de trois mois chacune. Ou les quatre vents, les quatre
directions.
Ou encore les douze éléments de la personnalité : anxiété, peur de l’effort, désir de possession,
arrogance, hypocrisie, paresse, orgueil, illusion, indécision, regrets, et le
douzième élément : l’espoir !
La signification des couleurs rouge et jaune
De Gueules à la croix d’Or
Le symbole des couleurs : rouge et jaune, est en fait « sang et or ».
Le sang, c'est l'âme des Hommes et l'Or, c'est l'or en fusion, le Soleil, c'est-à-dire l'Être suprême. En héraldique, sur les blasons, rouge se nomme « gueules » (l'un des « émaux ») et jaune « or » (l'un des métaux). La Croix de Toulouse se lit, au plus simple, « de gueules à la croix d'or ». Sang et Or, Gueules et Or, sont les couleurs historiques de l'Occitanie et des civilisations du Sud.
Sang et or sont arrivés en Occitanie par la Catalogne : le Comte de Barcelone dont l'écu était intégralement d'Or, avait subi, contre les Musulmans (les Sarrasins), une sanglante défaite. Grièvement blessé il gisait parmi les morts et les blessés sur le champ de bataille.

Le Général sarrasin le faisait rechercher pour l'achever. Le Comte, couvert de
sang, eut l'idée de tracer sur son écu, avec les quatre doigts valides de sa main
droite, quatre barres rouges à l'aide de son sang. Son écu devint « d'or aux quatre pals
de gueules ». Ainsi, les Sarrasins ne le reconnurent pas. Il put s'échapper, reconstituer
son armée. Et avec son nouvel écu, Sang et Or, il repoussa les Sarrasins. Ce fut le
premier acte de la Reconquête, la "Reconquista", qui écarta, en 8 siècles,
les Musulmans de l'Europe.
Étant donné que les Occitans et les Catalans sont des peuples cousins (comme les Osage, les Omaha et les Ponca), les Occitans demandèrent l’autorisation d’utiliser les couleurs Sang et Or pour la bannière occitane car ils les considèrent comme les couleurs de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. Voilà pourquoi la croix occitane est Sang et Or.
La Croix occitane appartient au patrimoine de l'Humanité, dans ce qu'elle a de plus beau et de plus noble.
Il va falloir nous atteler à jumeler Midi-Pyrénées avec l'Oklahoma et le Dakota (Montségur et les Black Hills, beau symbole !)

Il n’y a aucune
restriction, ni aucun droit pour interdire de copier la croix occitane. Elle appartient à
l’humanité
d'après Bertran de La Farge
(ce texte a été traduit en français à partir d'un article en anglais de BdLF)

L’OCCITANIE
Oc ! L’Occitanie
c’est :
· 32 départements français + 12
vallées italiennes + 1 vallée espagnole
· 190 000 km²
· 13 millions de citoyens
OC, en langue occitane
Le mot « OC » signifie OUI et
l’Occitanie est le pays ou les gens disent « OC » quand tout est « OK »
OK ?….. OC !

Bertran de La Farge. De formation scientifique (il est
Docteur-ingénieur, Ingénieur ESAP, Licencié-ès-Sciences et Consultant
en Environnement). Son intérêt pour l’histoire et les sources
culturelles européennes est devenu son activité principale. En
particulier il est depuis toujours apologiste et défenseur actif tant
de l’historique diversité culturelle française que de cette identité
majeure de la France qu’est la culture occitane, tant en Limousin où il
est né, qu’en Provence où il a vécu et en Languedoc et en Midi-Pyrénées
où il vit. Il est l’un des instigateurs et l’un des fondateurs de la
Fédération Convergéncia Occitana dont il fut le premier Président de
1997 à 2001 et qui regroupe, en 2008, cinquante quatre associations. Il
est aussi l’un des initiateurs et des créateurs de la Maison de
l’Occitanie, l’Ostal d’Occitània, à Toulouse, où il est Président de
l’association Carrefours cathares membre de Convergéncia Occitana. De
2001 à 2008, il a été nommé au cabinet du maire de Toulouse, chargé de
mission pour le développement et le rayonnement de la culture occitane.
Passionné d’histoire médiévale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages
sur l’Occitanie, les comtes de Toulouse et le Catharisme.
11 septembre 2007
La croix occitane

THE OCCITAN CROSS
By Bertran de La Farge

Origin
This cross existed at Toulouse since a long time ago, during the roman occupation as well as during the Wisigoth era. In 419 AD the Wisigoths had chosen Toulouse as Capital of their kingdom
In 1096, just before the beginning of the first Crusade the leader of the “Provençal Army”, Raimon IV, Count of Toulouse and Count of Tripoli, had put this famous cross on his seal. Raimon IV was the first Count of Toulouse to display the Occitan cross which became the Cross of Toulouse. It is both from the Maltese Cross Family and the Templar Cross Family, but it is not a crucifix.
Alphonse-Jourdain, Count of Toulouse, was Raimon IV’s son. He founded the city of Montauban in 1144. His son succeeded him as Count of Toulouse as Raimon V. It seems that he did not use the Occitan cross during their sovereignty.
Raimon VI, Count of Toulouse was Alphonse-Jourdain’s grandson. He was a Hospitable Knight. He displayed the Occitan Cross on his seal during his entire reign and when he died, in 1222, he asked to be buried with his cross in Toulouse, in the House of his Brothers « Knights of Saint-Jean of Jerusalem » (Order of Knighthood of Malta) where he is still lies today
The different meanings of the Occitan Cross

The Christ is at the center (« Sun of Justice », Saint Luc said) and the twelve balls are the twelve apostles. That is what the catholic priests believed and said in the XIIth and XIIIth centuries.
It is the Heavenly Jerusalem of the Apocalypse after Saint Jean, that is to say the mystic union of soul and spirit, the twelve balls symbolize the twelve gates.
The twelve balls could symbolize the twelve houses, or signs, and the yearly zodiacal cycle. This interpretation was adopted for the cross and designed on the ground of the Capitol square.
It could be also the four seasons of three months. Or the four winds, the four directions.
Or the twelve elements of the personality : anxiety, fear of effort, desire to possess, arrogance, hypocrisy, laziness, self-importance, illusion, greed, indecisiveness, regrets, and the 12th element, hope !
The meaning of the colors red and yellow
In fact, the real colors of the Occitan Cross are « Blood and Gold ».
Blood is the soul of Human beings and the gold is the melting gold : the sun, the Great Spirit or God.
In heraldry, on the coat of arms, red is called « Gules » (one of the enamels) and yellow is called « Gold » (one of the metals). The Occitan Cross is read : « Guls with the Golden Cross »
Blood and Gold are the Historic colors of Occitania. They came to Occitania from Catalonia (a country both in France and Spain. Barcelona is the Spanish capitol of Catalonia while Perpignan is the French capitol of Catalonia.)
In the Middle Ages, Spain was invaded by the Arabs. The Spanish people took war against the Arabs in order to free from the colonization. The general of the Catalonian army was Count of Barcelona. His coat of arms was painted in Gold (yellow). His army was seriously defeated, most of his soldiers and knights were either killed or seriously wounded. The Count of Barcelona was also badly wounded and was lying among the other knights.

The General of the Moslem army was looking for him in order to know if he was really dead. If not he would kill him. The best way to recognize the Count was to find his Golden coat of arms. The Count was covered in his blood. He had the idea to dip his fingers of his right hand into his blood and to draw four red strips on his coat of arms. As a result, the General of the Moslem army never found him and Count of Barcelona was saved. He was able to escape and built a new army. After that day his coat of arms became « Gold with four Guls-strips ». Later he went into battle with his new coat of arms and liberated his country.
As the Occitan people and the Catalan people are cousin peoples (like the Osage and the Omaha or the Ponca), the Occitan asked for permission to use the Gold and Blood colors for their Occitan flag which they considered to be the colors of Freedom, Equality and Brotherhood. That is why the Occitan Cross is Gold on Blood.
B. d. L. F.
There is no copyright © to ask for make a copy of the Occitan Cross. It belongs to Humanity.
OCCITANIA
Oc ! L’Occitania is :
- 32 French Departements (county) + 12 Italian valleys + 1 Spanish Valley
- 190 000 km2
- 13 Millions Citizens
OC, In the Occitan language
the word « Oc » means YES and the Occitania is the land where the people say « Oc » when it is OK. OK……………?
OC…………….!













