23 octobre 2009
Ces Indiens comment les trouves-tu ? ...
Y-z'ont pas les plumes !

ph : Henry Van Loenen
Lundi 12 octobre, 11 heures du matin, square Picard à Montauban. Après la traversée rituelle du Pont vieux la délégation osage et trois cents enfants des écoles de Montauban sont rassemblés auprès de la statue de Bourdelle - La mort du Centaure - en face du musée Ingres. La télé (France 3) filme l'événement : les gamins et les Indiens, ce n'est pas tous les jours qu'ils se rencontrent. La caméra de Marc Robert est braquée sur un visage. "Alors, demande Pierre Nicolas, ces Indiens comment les trouves-tu ? " Le petit garçon répond aussi sec " eh bé, on dirait des Français, y-z'ont pas les plumes ! "

ph : Henry Van Loenen
Classique. On connait le refrain : les Indiens sans les plumes, ce ne sont pas de vrais Indiens. Qu'une telle remarque vienne d'un enfant, passe encore (la BD, Hollywood, la télé enfantine, les carnavals...). Mais les adultes ! Dès qu'il y a quelque part un festival à prétention westernienne ils s'y précipitent avec leurs gosses pour y voir danser des "vrais Indiens". Peu importe que ceux-ci soient de parfaits Gascons, Béarnais ou Provençaux, à partir du moment où "ils ont les plumes" et le visage peinturluré, les costumes aussi, eh bien ceux-là "ce sont de vrais Indiens", de ceux qui vivent sous le tipi et qui chassent le bison après la sieste.
Une question revient souvent lorsque nous annonçons l'arrivée d'Indiens : " Est-ce qu'ils seront déguisés ? " Eh oui, mesdames et messieurs, le syndrome carnavalesque a encore frappé. Et le prêtre quand il dit la messe, et le préfet quand il reçoit un ministre sont-ils déguisés ?



Les somptueux costumes des Amérindiens ne sont revêtus que pour les cérémonies ou les danses traditionnelles. De plus ces tenues ne sont pas les mêmes que celles de leurs ancêtres bien qu'elles en y aient intégré les symboles. Elles ont évolué et continuent à le faire. C'est toute la différence avec un folklore qui demeure figé sur un passé plus ou moins mythique.
HVL
Les Indiens modernes vivent dans un monde moderne, que cela plaise ou non aux nostalgiques. Si, durant ces quelques jours de leur présence parmi nous, certains d'entre-eux ont revêtu leur costume traditionnel, c'est par amitié, pour nous présenter un petit échantillon de leur immense culture.
Nous ne les remercierons jamais assez.
20 juillet 2009
Question d'actualité :
Qu’allons-nous
faire
des cadeaux des Indiens ?


Depuis quelque temps, parmi d’autres végétaux cultivés, les journaux parlent beaucoup du maïs et de l’intérêt que lui portent les populations. A croire que cette fabuleuse graminée vient tout juste d’être introduite sous nos climats alors qu’elle le fut voici près de cinq siècles. Que lui vaut donc ce regain d’intérêt ? L’adjectif transgénique, ordinairement associé à son nom, inquiète nombre de consommateurs. Les manipulations génétiques visant à donner à une espèce vivante des propriétés dont la nature ne l’avait pas dotée, créent en fait de nouvelles variétés dont on ne sait trop quel avenir la sélection naturelle leur réserve. Ce sont ainsi des centaines de micro-Frankensteins qui sont lâchés dans le milieu naturel au risque de faire disparaître les organismes concurrents. La vie sur terre est donc menacée quand on connaît l’interdépendance des espèces que les Lakotas résument d’une sentence prononcée rituellement à l’issue de leurs cérémonies : « Mitakuye Oyasin » (nous sommes tous apparentés. Tous, c’est à dire humains, animaux, et végétaux). Une telle sagesse, énonçant tranquillement depuis la nuit des temps l’une des lois les plus fondamentales de la biologie, devrait inciter les chercheurs imprudents à plus de modestie. Ne rêvons pas, ils vont continuer, surtout parce que le dieu Fric qui mène aujourd’hui le monde exige toujours plus de sacrifices.

Longtemps avant l’arrivée des Européens, faisant acte de civilisation, les Indiens avaient découvert la culture de plantes alimentaires que le monde leur emprunta et dont nous ne saurions plus nous passer aujourd’hui : la pomme de terre, le maïs, la courge, la tomate, le haricot, le cacao. Qu’allons-nous en faire ?






Revenons en au maïs. A l’état sauvage en Amérique, cette graminée n’était rien d’autre qu’une petite herbe aux épis minuscules ne portant que quelques grains maigrichons. Sans l’homme, c’est à dire sans l’Indien, c’est peut-être ce qu’elle serait encore aujourd’hui.

Il aura fallu des centaines de
générations et des milliers d’années d’un patient travail d’observation,
d’hypothèses et d’expériences, de sélection, pour faire de ce maïs débile
des origines la plante vigoureuse et généreuse que nous connaissons. C’est ce
cadeau, patiemment préparé avec respect pendant des millénaires, que les Indiens ont
offert au monde, et que nos modernes apprentis sorciers auront réussi à saccager en
quelques années.


Sauf si les citoyens se réveillent dans tous les pays et s’unissent, lancent de vastes opérations de lutte contre la marchandisation du monde et pour le respect de la bio-diversité de toutes les cultures, langues et identités. Les guerriers de l’arc-en-ciel se dressent, convergent et marchent ensemble. C’est une reconquête non violente, pacifique, empreinte de spiritualité qui est ainsi engagée. Les courageux Indiens de l’Équateur et de Bolivie l’ont entreprise, sous la bannière de l’arc-en-ciel justement. Un peuple déterminé donne l’exemple au monde.
Après lui avoir offert le maïs.
J-C. Drouilhet




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hymne au
maïs chez les Osages
Comme la plupart des peuples autochtones du sud des Etats-Unis, les Osages avaient autrefois une économie basée autant sur la chasse et la cueillette que sur l’agriculture. Le maïs faisait l’objet de la même vénération que le bison. Le partage des tâches attribuait l’agriculture aux femmes et la chasse aux hommes
Quand les femmes osages allaient aux champs où les tiges de maïs maintenant se dressaient au-dessus de leurs têtes, elles chantaient une chanson de bonheur pour la venue de la moisson. (...)
- Ici je me pause et je me tiens, Ici je me pause et je me tiens,
- Et je vois les épis qui se croisent entre eux avec profusion.
- Ici je me pause et je me tiens,
- Et je vois les épis qui bientôt seront la cause de la fumée s’élèvant de ma hutte.
- Ici je me pause et je me tiens,
- Et vois le Maïs qui remplira ma hutte de joie.
- Ici je me pause et je me tiens, Ici je me pause et je me tiens,
- Et vois le jour d’accomplissement
- Le jour de la récolte et du bonheur.

15 juin 2009
tous cousins ? (2/4)
Tous cousins ?
( feuilleton préhistorique )
Dans le dernier article était sommairement présentée l’hypothèse
d’une origine ouest-européenne des Indiens d’Amérique émise par deux
anthropologues américains Stanford et Bradley.
Le premier, Dennis
Stanford, est président du département anthropologie au Muséum d’Histoire
naturelle, mondialement connu sous le nom de Smithsonian Institution; le second,
Bruce Bradley est président de la Primitive Tech Enterprises Inc. et professeur
assistant au collège universitaire Augustana de Sioux Falls (Sud Dakota).
C’est dire qu’il ne s’agit ni de plaisantins, ni de débutants.
Louis Burns, notre ami historien osage qui a soulevé ce lièvre dans la presse californienne, nous apporte aujourd’hui sur le plateau d’une très sérieuse revue spécialisée : Discovering Archaeology de février 2000, d’autres éléments renforçant l’hypothèse. L’article, signé des deux éminents anthropologues, est intitulé « La solution solutréenne » et prétend apporter une réponse au problème des origines des Indiens.

Les Solutréens seraient, d’après eux, partis des côtes atlantiques (golfe de Gascogne, nord-Espagne, Portugal) il y a près de 18 000 ans, auraient remonté vers le nord les côtes françaises, mis le cap vers l’Angleterre puis auraient suivi la banquise qui recouvrait une partie de l’Atlantique-Nord lors de la dernière grande glaciation et auraient enfin atteint les côtes nord-américaines libres de glaces à peu près au niveau de l’Etat de Caroline. Un petit voyage à la rame et à la voile qui devrait donner des idées à quelque aventurier en mal d’image. Voyez d’ici le scoop : « dans le sillage des Solutréens : un rameur remonte le courant de la Préhistoire ».
Mais ceci est un article sérieux et je me laisse dériver. Reprenons la barre matelot.
« Un dernier argument en faveur de cette hypothèse peut-être trouvé dans les recherches génétiques effectuées sur les restes des anciens humains », assurent nos deux auteurs. En effet, poursuivent-ils, « Michael Brown et ses collègues ont établi en 1998 que l’ADN des mitochondries du groupe haploïde X (un marqueur génétique des groupes de populations) est trouvé à de faibles fréquences à la fois chez les Européens et chez les Indiens d’Amérique, mais jamais parmi les peuples d’Asie. Ceci les aurait amenés à penser que certains des premiers découvreurs de l’Amérique puissent être venus d’Europe entre 36 000 et 18 000 ans avant notre époque. »
Laissons donc les chercheurs chercher. Entre une hypothèse et une théorie il y a toute l’épaisseur des preuves. Les spécialistes vont sûrement se chamailler sur leur validité et leur quantité. C’est la règle de ce sport.
Nous, nous comptons les points. (à suivre)
J-C. Drouilhet
30 mars 2009
Anadarko, Oklahoma...
Chronique d'une mort annoncée :
Celle de la langue WICHITA
Doris Lamar McLemore : " je suis la dernière personne à parler la langue wichita "
Il y a une quarantaine d'années, plusieurs centaines de personnes parlaient encore la langue wichita .
Doris Lamar McLemore, 82 ans, est devenue la dernière personne capable de parler couramment la langue de son peuple. Elle se souvient de l'époque où tout le monde autour d'elle parlait la langue Whichita. Aujourd'hui, tous ont disparu. Doris utilise un magnétophone pour enregistrer ce qu'elle voudrait transmettre. Elle ne sait pas comment écouter ce qu'elle a enregistré mais elle sait très bien comment le mettre en marche son magnéto quand un mot ou une phrase lui vient à l'esprit.
La perte de la conversation a été si progressive qu'elle n'a rien vu venir. Des générations d'anciens sont décédés ces dernières décades sans qu'elle ait vu arriver ce triste jour. " Je ne m'attendais pas à être la dernière locutrice ; je n'aurais jamais imaginé cela ", dit-elle
La langue wichita est l'une des 199 langues en danger, ce qui signifie qu'il ne reste pour chacune qu'une dizaine d'anciens capables de la parler couramment, d'après l'UNESCO.
Comme cela a été dit par ailleurs ce sont quelque 2500 langues qui sont en danger d'extinction ou qui se sont récemment éteintes, emportant avec elles des poèmes, de légendes et de proverbes.
Tout serait-il perdu ? Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir dit le proverbe. C'est ce qu'ont mis en application les Osages en lançant, voici cinq ou six ans, un vaste programme de reconquête de leur langue maternelle. Ils en étaient au même point que les Wichitas : leur dernière locutrice, Mrs Lucille Robedeaux venait de mourir. Aujourd'hui ils sont plusieurs centaines à parler la langue des ancêtres.
La langue occitane n'en est pas arrivée là, heureusement ! Elle a, pour la soutenir, plus de mille ans de littérature ininterrompue. C'est un patrimoine inestimable qu'il nous appartient de défendre et valoriser. Et c'est l'affaire de nous tous ! Adiusiatz.
Qui sont les Wichita ?

Ils se nommaient eux-mêmes Kirikitishs (sans doute les vrais hommes). Leur langue appartient au groupe Caddoan. Venus du sud ils étaient cultivateurs de maïs, de courges et de tabac dont ils faisaient commerce avec les autres tribus. Ils devinrent plus tard des chasseurs de bisons.
Les Wichita étaient au Kansas quand Coronado les croisa en 1541. Le premier traité fut signé en 1835 avec le gouvernement fédéral. Ils demeurèrent en Oklahoma jusqu'au début de la guerre de Sécession puis furent déplacés au Kansas. En 1867 ils retournèrent définitivement dans le sud de l'Oklahoma.

pour entendre parler la langue wichita et visionner l'interview de Doris,
07 février 2009
Indians de totas las colors
DES INDIENS ET
DE LA CIVILISATION OCCITANE
Étrange civilisation que l'occitane.
Née au XIIème siècle par et dans la littérature des Troubadours, elle rayonnera sur toute l'Europe médiévale en inventant l'Amour Courtois, sans jamais revendiquer une terre ni un statut politique pour elle-même. Bien au contraire elle sera la première à penser, en langue d'Oc, l'idée de nation contractuelle (des peuples différents s'unissent par contrat pour fonder une entité commune) et s'oubliera jusqu'à poser, en français, toutes les bases de la citoyenneté qui a fait l'honneur de la France : La Boétie, Montaigne, Montesquieu... époque gasconne.
Bernart de Ventadorn, troubadour médiéval occitan - XIIIe siècle
Félix Castan
Elle a toujours refusé de prendre pour modèle ses propres spécificités et ses propres traditions, à tel point -- exemple unique au monde -- qu'elle abandonnera elle-même la marque la plus évidente de son identité, sa langue, afin de pouvoir mieux se fondre, crût-elle, dans cette nation contractuelle et "polycentrique" (Félix Castan) dont elle avait le projet.
Mais -- et c'est le revers de ce revers -- une de nos valeurs les plus importantes est demeurée vivace en nous : celle de la curiosité pour les autres peuples, pour l'Autre en général. Peuple caméléon, parfois jusqu'à la frivolité ou la folie individuelle, le peuple occitan s'est toujours saisi de ce qu'il trouvait bien chez les autres pour le faire immédiatement sien.
Mentalité qui remonte loin et qui nous amène à l'époque de la découverte des "sauvages" américains : est-ce un hasard si c'est Montaigne, un gascon, qui s'est donné partout comme le premier "relativiste" d'Europe, mettant en évidence, contre la majorité de ses contemporains du 16ème siècle, l'existence d'une civilisation amérindienne dont on ne doit pas juger les valeurs à l'aune des nôtres, plaidant contre la folie destructrice de "nos civilisateurs".
Moins connu, le baron de La Hontan, un autre gascon, incarne, face à la mesure du Bordelais, la démesure de l'Occitan qui s'oublie lui-même jusqu'à devenir l'Autre : déserteur de l'armée, il est un des premiers Français à s'installer au Québec et à vivre chez les Hurons plutôt que de les combattre. Avant Rousseau, il inventera dans ses livres, le mythe du "bon sauvage".
Folies d'hier, folies d'aujourd'hui. Entre la perpétuation des ethnocides et la mythification de l'Autre, une voie nouvelle est à trouver. Soyons-en sûrs : les Indiens n'attendent pas de nous que nous les enterrions sous nos éloges ou nos naïves rêveries d'un monde "pur", d'une société "naturelle".
Le meilleur service à leur rendre, et donc à nous rendre, est de pratiquer ici et tous les jours, à tous les instants et dans toutes les circonstances, les valeurs dont nous parons l' "indianité". C'est ce que nous apprend la philosophie occitane.
C'est elle que nous essayons de mettre en pratique dans ce quartier (Arnaud-Bernard de Toulouse) où tant de couleurs cohabitent. C'est elle que pratique l'association OK-OC quand, loin des festivités à la mode, elle noue avec les Osages des rapports fondés sur des relations historiques et engagés humainement, personnellement, pour le long terme.
Claude Sicre et Francis Blot (décembre 1992)
Bibliographie :
Montaigne : les Essais ; baron de La Hontan : Dialogue, voyages ; Félix Castan : Manifeste multiculturel et anti-régionaliste ; Claude Sicre : Vive l'Américke.
07 octobre 2008
Vivre sa culture aujourd'hui...
Entre tradition et modernité

Il nous arrive parfois, à OK-OC, de rencontrer des personnes, souvent de bonne foi mais un peu naïves, qui regrettent le bon vieux temps où les Indiens parcouraient à cheval les prairies du Far-West à la poursuite des bisons ou des... diligences. Ces victimes de Hollywood ne connaissent rien des Premières Nations américaines d'hier ou d'aujourd'hui, sinon les stéréotypes qui encrassent leurs esprits et nourrissent leurs rêves un peu niais.
C'est notre travail, depuis bientôt vingt ans, d'essayer de leur faire entrevoir la vérité historique et la place qu'occupent les premiers Américains dans le monde moderne.


Parallèlement nous nous efforçons de faire comprendre à nos compatriotes que les Occitans ne vont plus que très rarement en sabot par les chemins et qu'ils existent encore, fiers de leur identité, de leur langue et de leur culture millénaire.
Vivre sa culture, occitane ou amérindienne, dans un monde moderne est-ce possible ? Il faut pour cela se débarrasser du carcan "folkloriste". Toute culture évolue, s'adapte, ou meurt. Tant pis pour les "puristes", les nostalgiques, ceux qui regrettent le temps des tipis comme celui des chaumières. Qu'ils prennent une fourche et s'en aillent faner aux champs ; ou encore un arc, un carquois, des flèches et partent chasser le lièvre.
Voici, pour terminer ce qu'écrit Davi Kopenawa, chamane Yanomami du Brésil, dans le N°35 du magazine Okâ'Mag (P.22)*
"Ce n'est pas que les Yanomami ne veulent pas du progrès, ou d'autres choses que les Blancs possèdent. Ils veulent simplement avoir la possibilité de choisir et refusent d'être poussés au changement, qu'ils le veuillent ou non. Je ne dis pas que je suis contre le progrès. Je pense que c'est une bonne chose lorsque les Blancs viennent chez les Yanomami pour enseigner la lecture et l'écriture et d'autres façons de planter et d'utiliser les plantes médicinales. Pour nous, c'est cela le progrès. En revanche, nous ne voulons pas des compagnies minières qui détruisent les forêts et des orpailleurs qui apportent de nombreuses maladies. Ces Blancs doivent respecter notre terre yanomani. Les mineurs apportent des armes à feu, l'alcool et la prostitution et détuisent toute la nature où qu'ils aillent. Pour nous, cela n'est pas le progrès. Nous voulons le progrès sans la destruction."
*Oka.Mag' est le magazine bimestriel des actualités amérindiennes. Il est entièrement publié en langue française. Associaton Oka.Mag' , 11 rue Abel-Azor - 97310 Kourou (Guyane française) - http://www.okamag.fr
01 octobre 2008
Espoirs et rêves...
Indien, Occitan, quel avenir ?
" Les enfants portent en eux les espoirs et les rêves des Indiens d'Amérique " dit la légende de la photo ci-dessus de John Southern.
En Occitanie nous pouvons transposer cette formule et la reprendre à notre compte. Ceux de nos enfants qui parlent la langue occitane à l'école et découvrent notre culture millénaire sont notre avenir.


Les autochtones du continent américain ont pris conscience de l'enjeu culturel

Saurons-nous suivre leur exemple ?

18 septembre 2008
La croix de fer aux plumes d'aigle
Un monument dédié à une sainte indienne

Une croix monumentale d'une hauteur de 8,53 mètres domine désormais l'église de l'Immaculée conception à Pawhuska. Elle a été consacrée à la "Bienheureuse Kateri Tekakwita" (surnommée Lily of the Mohawk), une Indienne iroquoise qui vécut au 17ème siècle et voua sa vie au service de son peuple et de la religion catholique.


La croix, en métal ajouré, est l'œuvre d'un artiste indien blackfeet, Cha'Tullis, bien connu pour avoir peint plus de quatre-vingt-dix façades de maisons du village osage de Hominy.
Détail original : deux grandes plumes d'aigles métalliques sont suspendues aux extrêmités transversales de la croix.
31 août 2008
Un musée de plein air :
LES PEINTURES MURALES DE HOMINY

A première vue, la petite ville de Hominy en Oklahoma présente un décor de western. Peu d'arbres, trottoirs couverts, tout y est. Mais il y a quelque chose en plus, que l'on ne voit nulle part ailleurs et qui fait le succès touristique de cette bourgade du comté Osage. Ce sont les maisons aux murs peints de Hominy. Toutes sur le même thème, impossible de se méprendre : vous êtes bien en territoire indien.

" Bienvenue à Hominy, la ville aux peintures murales, au cœur de la Nation Osage "

En langue osage le mot Hominy signifie "Marcheur de Nuit". C'était le nom d'un chef osage des années 1870-80. C'est aussi le nom d'un mets, à base de maïs, de la cuisine traditionnelle indienne.

Aujourd'hui la petite ville de Hominy est à un tournant de son histoire. Après avoir, durant trois quarts de siècle, vécu confortablement des revenus du pétrole, elle voit venir, avec la baisse de la production, l'heure du déclin. Les habitants partent vers les grandes villes à la recherche d'emplois ; les boutiques ferment les unes après les autres. Dans cette partie de poker économique le tourisme est la carte de la dernière chance. Et à Hominy elle s'abat sur les murs!





Charles (Cha') Tullis est un Indien Blackfeet. C'est aussi un artiste peintre qui au début des années 1990 à pris pour toiles les murs de sa ville et pour thème les traditions indiennes. A la moyenne d'une dizaine par an il n'a pas tardé à décorer la quasi-totalité des murs disponibles... Pour le plus grand plaisir des touristes qui visitent ce musée ouvert. Quant à Cha' - il faut bien vivre, les tableaux ne sont pas à vendre et la subvention municipale ne couvre pas les frais - il fait commerce d'art, de chemises à rubans, couvertures et artisanat indien dans sa boutique de la rue principale. Les peintures murales, on aime ou on n'aime pas, question de goût. Saluons au moins la productivité de ce marathonien des arts plastiques.

sur la crête un groupe d'Osages veille sur Hominy
(sculptures métalliques de Cha'Tullis)
OK (pour Oklahoma), Hominy ville sympa, allez-y donc faire un tour un jour de déprime.

Le comté osage en Oklahoma. Hominy est repéré par l'étoile rouge

28 août 2008
La réserve osage.

L'Oklahoma est l'un des Etats du Midwest, entre le Texas et le Kansas.
Grand comme un tiers de la France, il a deux grandes villes : Oklahoma City et Tulsa
Au nord-ouest de Tulsa, la réserve osage, d'une superficie équivalente à deux départements français, est connue administrativement sous le nom de comté Osage dont le chef-lieu est Pawhuska. Trois petites villes regroupent les familles osages : Pawhuska, Hominy et Gray Horse (près de Fairfax). Pawhuska est le siège du gouvernement de la tribu et de son Congrès.
L'effectif de la population de la réserve (ou du comté) est de l'ordre de 45 000 habitants. Elle est composée majoritairement de Blancs (75%), de Noirs (11%), d'Amérindiens (5,5%) et de diverses autres origines. La densité de population est de 8 habitants par km²













