Oklahoma-Occitania

Echanges culturels entre les Occitans de France et les Indiens d'Amérique (USA, Canada) : tribus Osage, Kiowa, Comanche, Cherokee, Pawnee, Choctaw, (Oklahoma), Lakota (Sud Dakota), Innu (Canada), etc.

02 mai 2009

De Montségur à Wounded Knee (2/4)

De Montségur à Wounded Knee

Deux sites tragiques s’interpellent et se répondent par-delà les siècles, les mers et les continents.     Montségur, Wounded Knee, deux massacres que nous mettrons en parallèle avec respect, pour les commémorer ensemble et afin que cette mémoire serve de point de départ aux Guerriers de l’Arc-en-Ciel.

Morris Bull Bear, Lakota-Sioux-Oglala, nous livre ses impressions personnelles sur Wounded Knee. Il est traduit par Claudine, son épouse, Occitane de Leucate.

Dans le prochain article, Jean-François Laffont rappellera la tragédie de Montségur


Ce que je pense de Wounded Knee

(1890-2000)

Morris2Ce qui est arrivé à mon peuple fut une horrible tragédie causée par l’homme blanc et le gouvernement des Etats-Unis. Ils commencèrent par prendre le contrôle des terres et des Indiens afin de les priver de leur territoire. Nous prenions soin de la Terre car nous faisions partie d’elle.

« Le respect de ce qui est vôtre est une grande valeur ». Tous ceux qui arrivaient manquaient totalement de respect pour notre territoire et notre peuple qui vivait là avec ses familles.

Ils prirent et prirent sans jamais rien demander. Ils prirent tout ce qu’ils voulaient : les terres; les animaux, tout ce que les Indiens respectaient.

C’était une honte de voir tout ce que faisait les hommes blancs, sans aucun respect pour nous et notre Mère Nature. Ils voulaient tout prendre jusqu’à nos vies. Nous leur avons fait la guerre à cause de tout ce que nous subissions...

Le traité de Fort Laramie en 1868 reconnaissait les Black Hills1 et la vallée de la Plate comme territoire des Sioux. Mais les Indiens ignoraient que ce traité stipulait l’installation de forts et par conséquent de Blancs sur leur Terre !

Puis Custer, le général du 7e régiment de cavalerie trouva de l’or dans les Black Hills qui furent envahis par une horde de prospecteurs.

Pour défendre notre territoire nous leur fîmes la guerre. Ce fut l’affrontement. La bataille de Little Bighorn2 fut une victoire sur les cinq compagnies du 7e régiment de cavalerie. Sitting Bull et Crazy Horse causèrent la mort de Custer. Le gouvernement voulait se venger de cette défaite de Little Bighorn de l’été 1876...

Ce sont les gens de la bande de Big Foot qui en payèrent le prix à Wounded Knee : trois cents Indiens parmi lesquels des femmes, des enfants et des vieillards y furent massacrés.

Aujourd’hui la réserve de Pine Ridge est toujours existante et nous sommes encore vivants, combattant (pacifiquement) pour ce qui est nôtre : notre mode de vie, nos traditions et notre Terre sacrée des Black Hills.

Aujourd’hui, le site du massacre de Wounded Knee est un lieu sacré de recueillement pour les Natifs de notre tribu.

Mais, pour trop de gens, l’intérêt le plus fort pour cet holocauste est celui que l’on a pour une attraction touristique, alors que ce fut une tragédie.

Heureusement pour d’autres, c’est une bonne chose que les peuples du monde apprennent ce qui est arrivé aux Natifs Lakota qui vécurent les premiers en ces lieux et y demeureront pour toujours.

Car nous faisons partie de notre Mère, la «Terre Mère »

Mitakuye Oyasin4

Morris Bull Bear

WK2

La colline de Wounded Knee

WK1

La fosse commune et le monument

WK3

WK4

l'entrée du cimetière de Wounded Knee


 

1- Les Collines noires

2- La vallée du Petit       mouflon
3- Genou blessé
4- Nous sommes tous reliés (apparentés) - langue lakota  

 

Posté par okoc à 10:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

29 avril 2009

De Montségur à Wounded Knee (1/4)

De Montségur à Wounded Knee  

Deux sites tragiques s’interpellent et se répondent par-delà les siècles, les mers et les continents. Deux lieux de hautes civilisations anéanties par le désir de conquête, la volonté de dominer, la force brutale.

Montségur, Wounded Knee, deux massacres que nous mettrons en parallèle avec respect, pour les commémorer ensemble d’abord, mais aussi pour que cette mémoire commune serve de base de départ aux Guerriers de l’Arc-en-Ciel.

Aujourd’hui Morris Bull Bear, Sioux-Lakota-Oglala, évoque le massacre qui signe en lettres de sang la fin des guerres indiennes et le début de la politique des réserves. Dans le prochain article il nous livrera ses impressions personnelles sur Wounded Knee, hier et aujourd’hui. Il est traduit par Claudine Bull Bear, son épouse, Occitane de Leucate.

Dans l'article suivant, la tragédie de Montségur sera rappelée par Jean-François Laffont.

C'était il y a 119 ans :

Le massacre de Wounded Knee

 par Morris Bull Bear (traduction : Claudine Bull Bear)

Morris_Bull_Bear

Morris Bull Bear

Le massacre de Wounded Knee1 fut commis le 29 décembre 1890 près du village de Pine Ridge2 au sud-ouest de l’actuel État du Sud Dakota où le vieux chef Big Foot3 et sa bande composée de trois cents Indiens, femmes, enfants et vieillards s’étaient rendus pacifiquement.

Capt_1814544

le chef Big Foot jeune

Après le massacre des bisons par les hommes blancs la nourriture manquait. La faim et le froid terrible de cet interminable hiver avaient épuisé les vieillards, les femmes et les enfants. Aussi, étaient-ils venus se rendre.

Capt_1814546Capt_1814545

Alors que tous les guerriers avaient été désarmés, les soldats ouvrirent le feu à cause d’un geste mal interprété de Big Foot. Le chef avait lancé en l’air une poignée de terre afin de signifier symboliquement la perte de liberté qu’impliquait l’enfermement dans une réserve.

Capt_1814547

Capt_1814548

Capt_1814559

Capt_18145510

le 7ème régiment de cavalerie

En 1868 les sept bandes du peuple Sioux avaient signé un traité avec le gouvernement des États-Unis. Ce traité garantissait la protection des colons, venus s’installer et bâtir leurs maisons sur le Territoire Indien, sans notre permission. Les Indiens devaient être rassemblés dans des parcelles – les réserves – choisies par le gouvernement qui pensait ainsi agir pour leur bien. Il prenait notre terre, le bien que nous considérions comme le plus important avec les bisons et maintenant il s’en prenait à nous, à notre spiritualité et à nos valeurs traditionnelles. Il voulait nous imposer l’apprentissage du métier de fermier afin de nous rendre civilisés. Les jeunes étaient forcés de quitter leur famille et leur milieu de vie pour aller à l’école des Blancs. Là, il ne leur était plus permis de parler leur propre langue, de suivre leur tradition, faute de quoi ils étaient cruellement punis4. Ainsi, dans tous les domaines, nous étions forcés d’abandonner tout ce que nous avions et ce que nous étions, les valeurs qui déterminaient notre mode de vie : le respect, la générosité, la sagesse, les rites sacrés et nos traditions. Nous abandonnions tous nos biens, allant vivre où le gouvernement nous disait de vivre, apprenant ce que l’homme blanc nous enseignait pour devenir « civilisés ». (à suivre) M.B.B.

Capture11

La dépouille du chef Big Foot rigidifiée par le froid au matin du 30 décembre 1890

Capt_1814543

La fosse commune de Wounded Knee

_______________________________ 

1. Genou blessé 

2. La Crête des pins
 
3. Grand Pied

4. Il faut savoir que ce peuple vivait libre dans les Plaines du Sud Dakota et, pour les jeunes, c’était une terrible épreuve que de se retrouver ainsi enfermés dans une école pendant des mois sans revoir leur famille – alors que la relation familiale est primordiale – ou, pire encore, être mis au cachot pour avoir transgressé les règles des Blancs, dont la principale était l’interdiction de parler la langue. S’ils désobéissaient, les enfants étaient obligés de manger du savon. Les garçons, comme les filles étaient habillés à la mode des Blancs, leurs nattes étaient coupées sans ménagement. Ils enduraient une vraie torture morale et physique. Tout était mis en œuvre pour leur faire oublier et perdre leurs racine (NdT : C.B.B)

Posté par okoc à 10:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 novembre 2008

Halloween à Little Wound School

Les enfants de Claudine et Morris Bull Bear


Cela fait près de deux ans déjà que cette famille très sympathique a quitté la France pour aller s'installer au Sud Dakota. Morris Bull Bear a retrouvé sa famille et la terre de ses ancêtres dans la réserve de Pine Ridge. Leurs deux aînées vont à l'école Little Wound. Chaque année on y fête Halloween comme partout aux Etats-Unis (et beaucoup moins en France). Voici quelques images de ces enfants que Claudine a eu la gentillesse de nous confier pour vous les montrer

OceaneCheval
Océane avec le cheval de Wohpe

Oceane_anni
Océane devant son gâteau d'anniversaire, assistée de sa cousine Julia

Oceanecadeau
Océane ouvre un cadeau arrivé de France

PemaDorje
Pema Dorje

Whope1

La classe de Wohpe préparant halloween

Whope2

Whope (en français : étoile filante)

Whope3

Whope dans sa classe de Little Wound School

Halloween3

Qui est cette sorcière ?

Halloween4

Ici, elle ne nous fait plus peur

Compliments à Claudine et Morris pour la beauté de leurs enfants... Tout OK-OC embrasse toute la famille

Mitakuye Oyasin

29 septembre 2007

Marcel Bull Bear

Voici pourquoi je m’appelle Marcel

(par Marcel Bull Bear)

Marcel2Une rencontre avec Marcel Bull Bear est de celles que l’on n’oublie pas. Ce privilège m’a été donné l’été dernier dans la réserve lakota au pow-wow de Pine Ridge (Sud Dakota). Le peuple lakota s’y retrouve par familles entières, fraternellement mêlé aux autres nations indiennes venues en amies. Marcel Bull Bear est à la tête de cette formidable organisation. En d’autres lieux, cela supposerait agitation, coups de gueule et autres signes d’énervement. Ici, rien de tel. Marcel Bull Bear est un calme. Il semble n’avoir rien de mieux à faire que venir me parler à la demande de son frère cadet Morris Bull Bear. "Je porte un prénom français et vous êtes français, peut-être aimeriez-vous connaître la raison pour laquelle je m’appelle Marcel ?", m’a-t-il gentiment proposé.

Jean-Claude Drouilhet



Marcel (g) et Morris Bull Bear au pow-wow de Pine Ridge (Sud Dakota)



Marcel1Marcel Bull Bear

« Mon nom est Marcel Bull Bear. C’est mon père qui a choisi mon prénom français, voici dans quelles circonstances :

Durant la deuxième guerre mondiale il fut incorporé dans les troupes aéroportées. C’est ainsi qu’en 1944 son unité fut parachutée de nuit au-dessus de la Normandie. Comme ils étaient mitraillés, les paras tiraient pour se défendre, mais beaucoup furent tués cette nuit-là. Le hasard voulut que mon père atterrisse dans un arbre où les cordages de son parachute s’emmêlèrent. Il avait tiré toutes ses cartouches et se trouvait dans une position très inconfortable, à court de munitions, donc très vulnérable. Au petit matin il était encore suspendu dans son arbre redoutant à chaque instant de voir arriver des soldats ennemis.

Dans l’après-midi deux hommes surgirent, avançant prudemment. Mon père comprit qu’il s’agissait de soldats de l’ombre, de maquisards français. Sans doute épuisés, ils s’allongèrent sous l’arbre et l’un d’eux s’endormit pendant que l’autre montait la garde. A bout de forces, mon père se résolut à appeler :

– Monsieur... Monsieur... Monsieur... , trois fois !

Le maquisard leva la tête et braqua son arme avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’un G.I., d’un parachutiste américain.

– Je suis coincé, reprit-il, je n’ai plus de munitions, aidez-moi.

Les deux Français se regardèrent puis l’un d’eux entreprit de grimper dans l’arbre, coupa les branches et les liens qui emprisonnaient mon père. Descendu à terre celui-ci leur serra la main très chaleureusement et dit ensuite à son sauveur :

– Merci, mon ami, de m’avoir sauvé la vie. Quel est votre nom ?

– Marcel.

– Si je sors vivant de cette guerre, je promets de donner le prénom de Marcel au premier fils qui naîtra dans ma descendance.

A la fin de la guerre mon père rentra chez lui et je vins au monde. Il dit alors à ma mère : “Nous l’appellerons Marcel en souvenir de ce patriote français à qui il doit d’avoir un père en vie.”

C’est cette histoire que je désire faire connaître aux gens de chez vous. Pour moi, cette époque a un sens particulier, elle est gravée au plus profond de moi et me parle chaque jour comme le prénom qui m’habite et qui m’est cher. J’essaie de conserver les valeurs que mon père m’a inculquées : être un homme de bien, dévoué aux personnes et à la communauté. C’est ce que j’essaie d’être.

Je veux partager cette histoire avec les lecteurs de votre journal et je leur dis “ Wopila”, merci. »

Marcel3 Pow-wow de Pine Ridge - Eté 2001

23 septembre 2007

Le chef Bull Bear


L'origine du nom Bull Bear


Redimensionnerchief_Bul_Bear

le chef Bull Bear


Morris_Bull_Bear < Morris Bull Bear est un Indien Sioux de la Nation Lakota, l’une des plus célèbres parmi les Indiens des Plaines dont les chefs les plus connus étaient Crazy Horse et Sitting Bull.

Morris a vécu son enfance et sa jeunesse dans la réserve lakota de Pine Ridge dans le Dakota du Sud. Il y a été éduqué dans le respect de la tradition de ses ancêtres et la connaissance de l’histoire de son peuple. C’est là qu’il a rencontré une jeune Française, Claudine, qu’il a épousée en France.

Depuis quelques années le couple vit dans le sud de la France où leur sont nées deux ravissantes fillettes : Wohpe (Etoile Filante) et Océane

Morris Bull Bear nous a raconté l’histoire de son arrière arrière arrière-grand-père qui fut le premier de sa lignée paternelle à être nommé Bull Bear (littéralement Taureau Ours, en fait ce serait plutôt Bison Ours).

Bull Bear était un chef de guerre sioux qui devint plus tard le grand chef des Sioux Lakota-Oglala. Un voyageur allemand qui l’avait rencontré en 1839 le décrivit comme étant « plutôt âgé, trapu, d’une stature épaisse […], bon ami des Blancs, très apprécié et respecté des marchands ».

L’origine de son nom mérite d’être connue.

On sait que les noms étaient traditionnellement attribués en fonction d’événements marquants de l’histoire personnelle de chaque individu. Un jour donc, alors qu’il était encore un jeune chasseur, l’ancêtre fut le témoin d’un combat singulier entre un ours et un bison mâle. Le taureau éventrait l’ours, lequel enserrait son adversaire dans ses terribles griffes. Le jeune chasseur décocha une première flèche qui foudroya le bison. L’ours entreprit alors de dévorer sa prise. Une seconde flèche interrompit le dépeçage et l’ours s’effondra à son tour.

C’est ce splendide doublé au cours d’une partie de chasse qui valut à son auteur ce nom prestigieux que portent aujourd’hui ses descendants avec une fierté bien légitime.

    Son influence grandissant au sein de la tribu, Bull Bear suscita la jalousie et bien des inimitiés dont l’une lui fut fatale : en novembre 1841 il mourut assassiné.

Whope_Bull_Bear

Whope Bull Bear

16 août 2007

Témoignage sur Wounded Knee

Morriss Bull Bear

Morris1Morris Bull Bear est l'un de nos amis sioux. Il appartient à la Nation Lakota-Oglala et vit actuellement avec sa famille dans la réserve de Pine Ridge, au Dakota du Sud. Il a habité plusieurs années dans le sud de la France où nous avons fait sa connaissance. Chaque année il participait aux événements organisés par OK-OC, prenant la parole quand on la lui proposait, revêtant sa somptueuse tenue traditionnelle de "danseur de l'herbe" (grass dancer) et se joignant aux autres danseurs amérindiens invités, montrant en toutes circonstances une bonne humeur communicative. En 2001 nous lui avions demandé de nous donner son sentiment sur le massacre de Wounded Knee dont voici les faits rapportés par l'encyclopédie Wikipedia :

Massacre de Wounded Knee

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, Rechercher

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d'Amérique (Dakota du Sud) le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Minneconjou des Sioux (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des États-Unis. Le terme de "massacre" a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes.

Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des États-Unis appuyé par quatre mitrailleuses Hotchkiss ont encerclé un campement d'indien Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s’accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Vingt-cinq soldats de la cavalerie ainsi que 153 indiens Sioux ont alors été tués, y compris 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement. Les soldats tirant de quatre cotés à la fois, certaines des victimes militaires ont probablement été touchées par leurs camarades.

Ce que je pense de Wounded Knee

par Morris Bull Bear

Morris2Ce qui est arrivé à mon peuple fut une horrible tragédie causée par l’homme blanc et le gouvernement des Etats-Unis. Ils commencèrent par prendre le contrôle des terres et des Indiens afin de les priver de leur territoire. Nous prenions soin de la Terre car nous faisions partie d’elle.

« Le respect de ce qui est vôtre est une grande valeur ». Tous ceux qui arrivaient manquaient totalement de respect pour notre territoire et notre peuple qui vivait là avec ses familles.

Ils prirent et prirent sans jamais rien demander. Ils prirent tout ce qu’ils voulaient : les terres; les animaux, tout ce que les Indiens respectaient.

C’était une honte de voir tout ce que faisait les hommes blancs, sans aucun respect pour nous et notre Mère Nature. Ils voulaient tout prendre jusqu’à nos vies. Nous leur avons fait la guerre à cause de tout ce que nous subissions...

Le traité de Fort Laramie en 1868 reconnaissait les Black Hills1 et la vallée de la Plate comme territoire des Sioux. Mais les Indiens ignoraient que ce traité stipulait l’installation de forts et par conséquent de Blancs sur leur Terre !

Puis Custer, le général du 7e régiment de cavalerie trouva de l’or dans les Black Hills qui furent envahis par une horde de prospecteurs.

Pour défendre notre territoire nous leur fîmes la guerre. Ce fut l’affrontement. La bataille de Little Bighorn2 fut une victoire sur les cinq compagnies du 7e régiment de cavalerie. Sitting Bull et Crazy Horse causèrent la mort de Custer. Le gouvernement voulait se venger de cette défaite de Little Bighorn de l’été 1876..

Ce sont les gens de la bande de Big Foot qui en payèrent le prix à Wounded Knee : trois cents Indiens parmi lesquels des femmes, des enfants et des vieillards y furent massacrés.

wknee
La fosse commune de Wounded Knee

Aujourd’hui la réserve de Pine Ridge est toujours existante et nous sommes encore vivants, combattant (pacifiquement) pour ce qui est nôtre : notre mode de vie, nos traditions et notre Terre sacrée des Black Hills.

Aujourd’hui, le site du massacre de Wounded Knee est un lieu sacré de recueillement pour les Natifs de notre tribu.

Mais, pour trop de gens, l’intérêt le plus fort pour cet holocauste est celui que l’on a pour une attraction touristique, alors que ce fut une tragédie.

Heureusement pour d’autres, c’est une bonne chose que les peuples du monde apprennent ce qui est arrivé aux Natifs Lakota qui vécurent les premiers en ces lieux et y demeureront pour toujours.

Car nous faisons partie de notre Mère, la «Terre Mère »

Mitakuye Oyasin4

Morris Bull Bear

 

   

1- Les Collines noires

2- La vallée du Petit mouflon
3- Genou blessé
4- Nous sommes tous reliés (apparentés) - langue lakota

  wkneemuseum

www.woundedkneemuseum.org/
 

« Accueil  1