Oklahoma-Occitania

Echanges culturels entre les Occitans de France et les Indiens d'Amérique (USA, Canada) : tribus Osage, Kiowa, Comanche, Cherokee, Pawnee, Choctaw, (Oklahoma), Lakota (Sud Dakota), Innu (Canada), etc.

17 octobre 2009

Premières impressions...

Les Osages sont partis

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Commence aujourd'hui une série d'articles pour essayer de donner la mesure de ce qui s'est passé ici du 10 au 16 octobre. Et croyez-le bien, cela ne va pas être facile ! (tant il y a de choses à écrire)

Tout s'est très bien passé, le programme a été entièrement respecté, que tous soient remerciés. Tous...

D'abord la délégation osage dont la discipline n'a eu d'égale que sa gentillesse, sa patience (légendaire), sa bonne humeur, sa générosité ;

Les élus ensuite qui nous ont fait l'honneur de recevoir, comme il se doit, les invités de marque que sont les Osages ; Monsieur le Consul des États-Unis qui est venu saluer et encourager ses concitoyens ;

Les populations de Montauban, de Saint-Nicolas, d'Albias qui sont venues à leur rencontre ;

Les enfants de Montauban qui par centaines se sont portés, avec leurs professeurs, sur le passage du cortège ;

Les personnels municipaux qui ont mis au service de cet accueil collectif toute leur compétence, leur énergie et leur dévouement ;

Le comité de tourisme et le personnel municipal de Saint-Nicolas de la Grave. D'un seul mot : "remarquable"

L'association du quartier de Sapiac dont la disponibilité n'a d'égale que la créativité, l'humour et la joie de vivre ;

Enfin les membres d'OK-OC, toujours dévoués jusqu'à l'usure et qui  tiennent ouverte la liste d'enrôlement. "Engagez-vous qu'y disaient..."

Voilà. La description par menus détails viendra ensuite. Il y a de quoi faire mais là, voyez-vous chers amis, c'est l'heure de la sieste ("Osage exercise" comme disent nos amis) et, il n'y a rien de plus sacré ici en Occitanie.

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07 septembre 2009

Prochainement : Le chef des Osages à Montauban...

Jim R. Gray

Chef principal des Osages

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En juin 2002, James R. Gray a été élu chef principal de la Nation Osage. Son élection est considérée comme l’un des plus importants événements de l’histoire récente de la tribu et il est devenu l’une des voix les mieux autorisées de l'Amérique indienne.

Depuis son entrée en fonction il a été élu président de l’ Inter-Tribal Monitoring Association (ITMA), une association intertribale  qui contrôle la gestion par le gouvernement fédéral des fonds de placement amérindiens. Il est également président du Comité de direction des Ressources énergétiques des tribus, en quelque sorte une « OPEP amérindienne » (La tribu Osage est propriétaire des gisements de pétrole de sa réserve en Oklahoma). Jim Gray est aussi membre de la chambre de commerce des Indiens d'Amérique.

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Jim Gray est un ancien journaliste et co-éditeur du plus grand journal indien indépendant des États-Unis : The Native American Times, ( NAT ). Au cours des années , le NAT est devenu un important groupe médiatique amérindien d'Oklahoma.

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Le chef Gray est un orateur recherché dans tout le pays indien et à Washington D.C. Il est le porte-parole des questions amérindiennes à l’échelle des États-Unis.

Il est marié à Elizabeth G. Gray et père de trois enfants Henry, Naomi et James Gray.

Il est culturellement bien imprégné de ses traditions osages et participe aux danses traditionnelles de la tribu depuis l’âge de six ans.

En juillet dernier, profitant de ma présence à Pawhuska, capitale des Osages en Oklahoma, j’ai sollicité une audience auprès du chef principal, Mr Jim Gray, qui m’a reçu dans son bureau au siège du gouvernement tribal pendant une demi-heure. Le but de ma visite était d’inviter les Osages, au nom de l’association OK-OC à venir commémorer plusieurs anniversaires :

2009-1999 : 10 ans du jumelage Montauban-Pawhuska ; 2009-1989 : 20 ans de l’association Oklahoma-Occitania ; 2009-1829 : 180 ans de la visite des premiers Osages à Montauban ; 2009-1209 : 800 ans nous séparent du début de la croisade contre les Albigeois.

Le chef Jim Gray m’a confirmé que tous les Osages connaissaient bien l’épisode montalbanais de leurs trois ancêtres, arrivés à Montauban en novembre 1829 par un terrible hiver d’une surprenante précocité. Il m’a assuré qu’ils conservaient une grande reconnaissance envers la population montalbanaise qui avait si bien accueilli les trois Osages perdus en 1829 et dont les descendants savaient si bien recevoir les membres de leur communauté depuis vingt ans. « Les échanges culturels qui sont pratiqués entre les Osages et les Occitans sont une chance extraordinaire pour nos deux cultures. C’est donc avec grand plaisir que nous allons accepter votre invitation pour le mois d’octobre », m’a-t-il assuré.

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Montauban se prépare donc à recevoir, du 10 au 15 octobre, une délégation officielle d’une vingtaine d’Osages conduite par le chef principal, Mr Jim Gray ;

Jim Gray sera le quatrième chef indien qui nous fera l’honneur d’une visite après Charlie Tillman (ancien chef des Osages), Charles Dawes (chef des Ottawas d’Oklahoma) et Clifford Moar (chef des Montagnais du lac St Jean au Québec). Mais cette fois, c’est le chef d’une nation souveraine que nous devrons accueillir car celle-ci a été récemment affranchie de la tutelle de Washington. Les 16 000 Osages, tout en étant des citoyens américains, ont un statut d’autonomie qui les rend maîtres de leur économie, de leur organisation politique avec leur propre administration et leur propre police. C’est tout cela que le chef Jim Gray vient nous expliquer. Il devrait rencontrer des maires, présidents de collectivités et des responsables économiques car il cherche à étendre les contacts dans toutes les directions pour diversifier les échanges, y compris commerciaux.

25 mai 2009

KIOWA BLACK LEGGINGS WARRIOR SOCIETY

LES GUERRIERS KIOWAS

AUX JAMBIERES NOIRES

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Plusieurs articles précédents ont signalé l'existence de la Société des Guerriers kiowas aux jambières noires. Le moment est venu de donner quelques explications.
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Il s'agit d'une société guerrière comparable à celles d'autres tribus, par exemple les "dog soldiers" (soldats chiens) chez les Cheyennes. Elle était autrefois composée des guerriers les plus prestigieux affectés à la protection de la tribu. Aujourd'hui, dans la tribu Kiowa, elle regroupe les vétérans des différents conflits ainsi que certains membres associés qui peuvent être des femmes. Notre amie, Vanessa Jennings, par exemple, est l'une d'elles.

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Cependant, il ne s'agit pas ici d'une association d'anciens combattants au sens habituel. Les fonctions de cette société guerrière sont strictement codifiées. Il s'agit avant tout de célébrer les valeurs de courage, générosité, loyauté, solidarité et de perpétuer ainsi des traditions qui sont constitutives de l'identité culturelle héritée des ancêtres et de l'histoire de la tribu.

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PICT0333Longtemps mise en sommeil, la société guerrière, ne fut pas pour autant oubliée. C'est le 23 novembre 1958 que Gus Palmer, un oncle de Vanessa, convoqua à une réunion les membres de la tribu qui avaient servi dans les deux guerres mondiales. Lui-même était un vétéran de la 2ème guerre mondiale. La réunion eut lieu à Carnegie (sud ouest de l'Oklahoma). La Kiowa Black Leggings Warrior Society fut fondée ce jour-là. Les principaux buts de l'organisation étaient de faciliter la célébration d'une Journée des Anciens Combattants et de perpétuer les rites, les chants et les danses traditionnelles de la Société guerrière kiowa. La première cérémonie de la société guerrière reconstituée eut lieu à Carnegie en juin 1959.

Le costume traditionnel des membres, fidèle autant que possible à la tradition, comprend :

  • des jambières noires qui rappellent les jambes des guerriers d'autrefois retour de chasse ou d'expédition guerrière, noircies, selon certains, par la poussière de la piste (avant que les Kiowas n'aient des chevaux), ou bien, selon d'autres, pour avoir poursuivi leurs ennemis dans les cendres d'une prairie incendiée pour repousser leur attaque. Le nom de la société guerrière aux jambes noires fut conservé lorsque les Kiowas possédèrent des chevaux malgré l'excellence reconnue de leur cavalerie,

  • une sorte de châle fait de cordelettes noires qui descend de la taille jusqu'aux pieds,

  • des grelots autour de la taille ou bien au niveau des genoux selon les préférences de chacun,
  • une cape rouge en hommage à un chef du passé nommé Gool-Hay-Ee (Jeune Poulain Rouge) qui avait pris la cape rouge d'un officier mexicain au cours d'une bataille et l'avait adoptée dans sa tenue traditionnelle. La cape rouge d'origine est toujours en possession de la société des guerriers kiowas.

  • le reste de la tenue est laissé à la discrétion de chacun des membres.

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26 avril 2009

Un site et une télé des Indiens...

We shall remain !


 

Nous survivrons ! Tel est le nom du site de l'OETA (Oklahoma Educational Television Association) créé par un jeune ami kiowa de Vanessa Jennings et son équipe dont l'objectif est d'enregistrer tous les témoignages, légendes, chants et traditions avant qu'ils ne soient à jamais perdus.
L'existence de ce site qui vient d'ouvrir nous est signalée par deux personnes : Vanessa Jennings de la nation Kiowa et Bill Tohee de la nation Osage.

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Vanessa y ajoute une note personnelle qui nous touche de près : elle nous annonce que le joli petit visage qui éclaire la page d'accueil sur un fond de collines ondulantes des plaines du sud de l'Oklahoma est celui de son petit-fils Cade Morgan (il est le fils de sa fille Summer Morgan) " veuillez comprendre l'amour d'une mère et la fierté d'une grand-mère mais nous ne pouvions garder cela pour nous ", s'excuse-t-elle.

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Et comme on la comprend. D'autant plus qu'elle ajoute : " Boots, le directeur de la chaîne et du site, a interviewé Cade (10 ans) sur l'importance de la culture et des traditions kiowas, où les étudier et comment les retenir. J'étais très surprise d'entendre notre petit homme de dix ans formuler aussi clairement sa pensée avec autant de précision. "

Pour terminer elle nous dit que Boots prépare un documentaire sur son travail. Vanessa est une artiste, spécialisée dans la décoration de costumes, mocassins, porte-bébés, etc en tissage de perles. Elle est une créatrice reconnue avec le titre de " Trésor vivant des Etats-Unis d'Amérique " qui lui a été décerné par le président des Etats-Unis. Certains de ses travaux sont exposés dans des grands musées américains.

Pour visiter le site, veuillez cliquer ici

Bill Tohee nous annonce également la sortie de ce site et l'ouverture de la chaîne de télévision spécialisée sur les cultures des Indiens d'Amérique. En particulier il nous signale l'existence de cinq reportages dont on peut voir des extraits de 5 à 6 minutes (superbes images, commentaires en anglais). En voici les titres : 1. Après la Mayflower - 2. La vision de Tecumseh - 3. La piste des larmes - 4. Geronimo - 5. Wounded Knee

Bonne visite...



20 avril 2009

Jeunes filles indiennes à RedStone

Quand Vanessa

s'adresse

aux jeunes Kiowas


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Dans la soirée du 1er avril, notre amie Vanessa Jennings reçut la visite de soixante-dix jeunes filles kiowas de l'école indienne Riverside à Anadarko (Oklahoma). Elle les reçut chez elle, à RedStone, dans la hutte de terre et herbe que nous décrivions dans le message précédent, leur offrit le repas et leur parla ensuite de la culture kiowa, des arts et des traditions. Une vidéo d'amateur a été réalisée à cette occasion. C'est ce document que nous proposons ci-dessus et qui permet de revoir Vanessa pour ses amis d'OK-OC ou de faire sa connaissance pour les autres visiteurs du blog.

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30 mars 2009

Anadarko, Oklahoma...

Chronique d'une mort annoncée :

Celle de la langue WICHITA



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Doris Lamar McLemore : " je suis la dernière personne à parler la langue wichita "



Il y a une quarantaine d'années,
plusieurs centaines de personnes parlaient encore la langue wichita .

Doris Lamar McLemore, 82 ans, est devenue la dernière personne capable de parler couramment la langue de son peuple. Elle se souvient de l'époque où tout le monde autour d'elle parlait la langue Whichita. Aujourd'hui, tous ont disparu. Doris utilise un magnétophone pour enregistrer ce qu'elle voudrait transmettre. Elle ne sait pas comment écouter ce qu'elle a enregistré mais elle sait très bien comment le mettre en marche son magnéto quand un mot ou une phrase lui vient à l'esprit.

La perte de la conversation a été si progressive qu'elle n'a rien vu venir. Des générations d'anciens sont décédés ces dernières décades sans qu'elle ait vu arriver ce triste jour. " Je ne m'attendais pas à être la dernière locutrice ; je n'aurais jamais imaginé cela ", dit-elle

La langue wichita est l'une des 199 langues en danger, ce qui signifie qu'il ne reste pour chacune qu'une dizaine d'anciens capables de la parler couramment,  d'après l'UNESCO.

Comme cela a été dit par ailleurs ce sont quelque 2500 langues qui sont en danger d'extinction ou qui se sont récemment éteintes, emportant avec elles des poèmes, de légendes et de proverbes.
Tout serait-il perdu ? Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir dit le proverbe. C'est ce qu'ont mis en application les Osages en lançant, voici cinq ou six ans, un vaste programme de reconquête de leur langue maternelle. Ils en étaient au même point que les Wichitas : leur dernière locutrice, Mrs Lucille Robedeaux venait de mourir. Aujourd'hui ils sont plusieurs centaines à parler la langue des ancêtres.

La langue occitane n'en est pas arrivée là, heureusement ! Elle a, pour la soutenir, plus de mille ans de littérature ininterrompue. C'est un patrimoine inestimable qu'il nous appartient de défendre et valoriser. Et c'est l'affaire de nous tous ! Adiusiatz.

Qui sont les Wichita ?


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Wichita1Ils se nommaient eux-mêmes Kirikitishs (sans doute les vrais hommes). Leur langue appartient au groupe Caddoan. Venus du sud ils étaient cultivateurs de maïs, de courges et de tabac dont ils faisaient commerce avec les autres tribus. Ils devinrent plus tard des chasseurs de bisons.

Les Wichita étaient au Kansas quand Coronado les croisa en 1541. Le premier traité fut signé en 1835 avec le gouvernement fédéral. Ils demeurèrent en Oklahoma jusqu'au début de la guerre de Sécession puis furent déplacés au Kansas. En 1867 ils retournèrent définitivement dans le sud de l'Oklahoma.


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pour entendre parler la langue wichita et visionner l'interview de Doris,

cliquez ici

abo


27 mars 2009

La véritable histoire des Dalton...

Ta-ga-da, ta-ga-da, voilà les Dalton"

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" C'était les Dalton, il n'y a plus personne"

Indissociable des bandes dessinées du placide Lucky Luke et des terribles frères Dalton, le refrain de Joe Dassin trotte dans les têtes à la cadence des sabots de Jolly Jumper.

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Mais sait-on que le terrain de prédi­lection des célèbres bandits est justement celui auquel nous nous intéressons depuis le début de nos aventures oklahomanesques : le Territoire Indien et, plus précisé­ment celui des Osages, avec quelques excursions au Kansas et dans les Etats voisins ? Si les héros de la BD sont de pure fiction, les frères Dalton, en revanche ont bel et bien existé et mieux, avant d'être des hors-la-loi, ils avaient été chargés de la faire respecter. Un comble ! C'est cette véritable histoire du gang Dalton l'on peut découvrir dans  un livre intitulé "Les Tragédies des Collines Osages", écrit par Arthur H. Lamb surnommé "Le sage des Osages".

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Les frères Dalton : de g. à d. : Bob, Emmet et Grat

De Bob Dalton, shérif de Pawhuska (capitale des Osages), à Bob Dalton chef de bande... Le territoire d'Oklahoma, pays des Indiens, était aussi le lieu où pendant de nombreuses années les cow-boys utilisèrent la prairie pour leur bétail avant l'arrivée des nouveaux pionniers.

Ce fameux jour du 22 avril 1889 *, où les pionniers plantèrent le fanion sur ces nouveaux territoires, changea à jamais la vie, non seulement des Indiens, mais aussi celle des cow-boys.

Certains se reconvertirent en commerçants, banquiers ou fermiers et d'autres partirent avec leur bétail plus à l'ouest jusqu'en Arizona. Mais l'esprit d'aventure demeurait, le goût du danger de la mort faisait déjà partie de la vie des aventuriers, ils se tournèrent tout naturellement vers le vol de chevaux et de bétail.

Rapidement ils sont soit tués, arrêtés ou refoulés d'Oklahoma. Ils sont devenus des hors la loi, semant la crainte et la panique dans la population de pionniers et d'Indiens. Ils sont pauvres. Ils se cachent dans les "Osage Hills", les collines Osages. Ils n'hésitent pas à tuer pour voler. Les shérifs d'alors sont considérés comme des héros, Leur devise : "Honesty is the best policy", l'honnêteté est la meilleure politique.

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5 000 dollars de récompense

Le gang des Dalton est recherché pour attaque de banque

C'est dans cette période que la bande des Dalton se forme et qu'ils deviennent les plus célèbres des hors la loi. La bande se compose de Bob Dalton, 22 ans, le chef de bande - Grat Dalton, 30 ans, le plus méfiant - de Emmet Dalton, 20 ans, le plus imprudent - Bill Doolen qui deviendra par la suite le chef d'une autre bande encore plus dangereuse - Charlie Bryant, un Texan - Olivier Yountis qui a eu une carrière très brève - Bill Powers et Dick Broadwell fidèles de Bob le chef.

Contrairement aux autres bandes de malfaiteurs de cette période, les Dalton sont issus d'une famille respectable, ils étaient les fils de Lewis et Adeline Dalton.

Frank Dalton est un adjoint du shérif fédéral à Fort Smith (Oklahoma) en 1884. Il est tué lors d'une rixe avec un voleur de chevaux. Son frère Bob qui est aussi son adjoint est nommé à sa place. Quelque temps plus tard la ville de Pawhuska est devenue le fief des Dalton qui, en tant qu'officiers de police, sont respectés par les citoyens. Mais, à la suite d'un désaccord sur son salaire, Bob démissionne et part former ce qui va devenir la bande Dalton.

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Les principaux sites des exploits de la bande

(Pawhuska est à mi-chemin entre Red Rock et Coffeyville)

santaFe1Démarre une longue succession de vols, cela commence par le hold up du train de Santa Fe à Red Rock.

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Le shérif Ed Short part à leur recherche. Il fait prisonnier Bryant. Lors de son convoyage en train celui-ci vole une arme. Au cours de l'affrontement qui les oppose les deux hommes sont tués. Les Dalton sont recherchés dans tout le territoire d'Oklahoma, mais profitant de l'absence d'une véritable police ils continuent à piller les banques. Ol Yantis se fait tuer pendant un raid à Orlando (Oklahoma).

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Forts de la crainte qu'ils inspirent, ils décident de tenter le cambriolage du siècle, deux banques en même temps dans la ville de Coffeyville (Kansas).

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L'une des deux banques (la Condon National Bank) attaquée par le gang Dalton

Celle-ci est toujours en activité et a conservé son apparence de l'époque

Déguisés et fortement armés, trois hommes pénètrent à la Collin Bank pendant que deux autres attaquent la banque d'en face. Au même moment un passant reconnaît un des membres de la bande des Dalton, il part tout de suite chercher de l'aide.

A la sortie des banques la bande se fait prendre dans une embuscade meurtrière tendue par une douzaine de villageois. Seul Bill Doolen retardé par un problème de cheval ne sera pas tué. Pas effrayé par le destin de ses anciens complices il reformera une nouvelle bande et deviendra jusqu'à sa mort le hors la loi le plus connu d'Oklahoma.

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Coffeyville, Kansas : site du dernier raid des Dalton

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Le musée des Dalton à Coffeyville

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Les corps du gang Dalton exposés à la prison de Coffeyville

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C'était les Dalton, il n'y a plus personne

abo

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* Il s'agit là de l'une des cinq "courses à la terre" qui eurent lieu en Oklahoma et sur lesquelles nous reviendrons dans un prochain article

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10 février 2009

De nos amis Kiowas :

This morning in Redstone - Oklahoma

jenningsVanessa et Carl Jennings, nos correspondants kiowa en Oklahoma, nous ont envoyé quatre photos qu'ils veulent partager avec OK-OC et plus largement avec les visiteurs du blog. Ils vivent sur leur terre, à l'ouest d'Anadarko, à quelques miles de Fort Cobb. Leur domaine s'appelle Red Stone

These photos to show you how bad it is here in southwest Oklahoma !  It is mostly ice with a light dusting of snow.  You would not believe how dangerous it is outside.  Even Sugar, the horse, is on the front porch to get away from the ice.  I went to the Indian Hospital and fell when I went to pick up my prescriptions !  There were 3 men and another woman who fell.  Security and hospital staff were trying to help pick us up off of the hospital floor !  Enjoy the photos of the ice storm here in Indian country.


Vanessa, Carl, Cade, Quin, Glen and Princess Summer Rae                                                                    Redstone, USA


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Ces photos pour vous montrer le mauvais temps que nous avons ici
dans le sud ouest de l'Oklahoma ! Nous avons surtout du verglas recouvert d'une légère couche de neige. Vous n'imaginez pas combien c'est dangereux dehors. Même Sugar (Sucre), notre cheval devant la maison se méfie du verglas. Je suis allée à l'hôpital indien et j'ai fait une chute en allant chercher mes médicaments ! Trois hommes et une autre femme sont également tombés. La Sécurité et le personnel soignant nous ont aidé à nous relever. Je vous laisse admirer le paysage glacé qui nous entoure ici, au pays indien.

                                                         

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Notre maison de Red Stone un jour de verglas et de neige


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Notre tipi et notre cheval Sugar


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Un étendard kiowa


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coucher de soleil sur Red Stone

01 février 2009

Un message de Vanessa Jennings :

Nous sommes tous les enfants de la Terre !


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Vanessa Jennings est une amie très chère, membre de la tribu Kiowa en Oklahoma. Elle vit à Red Stone, à l'ouest d'Anadarko (Oklahoma). Vanessa est venue plusieurs fois en France, à Montauban tout d'abord en 1992, puis plusieurs fois par la suite et notamment avec son fils Gabriel, sa fille Summer et son mari Carl. Elle est aussi allée en Lorraine. Elle nous envoie régulièrement de ses nouvelles. Voici son dernier message.

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Gabriel, notre fils aîné, vit à Washington. Il travaille à la direction du Bureau des Affaires Indiennes dans le département des ressources naturelles. Il supervise le travail des surintendants des agences indiennes à l’échelle des États-Unis. Son épouse est membre de la tribu Crow. Elle travaille à la direction nationale des cliniques et hôpitaux indiens. Ils nous rendent visite chaque fois qu’ils peuvent le faire.

 

Gabriel Morgan en Occitanie (1994)

Nous ne sommes plus, Carl et moi, en très bonne santé. Mais nous continuons nos travaux de broderie de perles. Je fais encore des conférences à des grands groupes de personnes dans les musées. Nous venons juste de donner une conférence au Mabee-Gerrer Musum de Shawnee (Oklahoma). C’est une université catholique. Ils nous ont accueillis, Carl et moi, exactement comme nous avons été traités par OK-OC lorsque nous sommes venus en France. L’exposition était consacrée à mon grand-père Stephen Mopope et à la Grande Nation Kiowa.

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Le camp kiowa en mouvement

fresques de Stephen Mopope (artiste kiowa) sur les murs du bâtiment administratif fédéral d'Anadarko

Vous, Jean-Claude, Monique, Pierre, Colette, Jacques, Francine, Christian, Paulo et Marie-Christine étaient tous assis près de moi lorsque je parlais du profond respect que nous éprouvons pour les citoyens français et de notre fidèle amitié envers les Occitans ! Vous ne le saviez pas mais vous étiez présents à nos côtés ce soir-là ! Je n’aime toujours pas parler en public, mais il y a un message qu’il faut absolument faire passer « Nous sommes tous les enfants de la Terre ! »

  Nous vieillissons, Carl et moi, et notre santé se détériore peu à peu. Nos cheveux blanchissent et nos rides se creusent. Mais nous sommes toujours en vie. On continue à m’inviter à aller donner des conférences mais je les limite en distance et en durée.

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Je vous envoie une photo de notre petit-fils Cade. Il a dix ans et il est en 4ème classe (équivalent du CM1 en France – NDT). Il est notre médecine à Carl et moi, la meilleure que nous puissions prendre chaque jour.


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Sur la deuxième photo vous voyez notre fils aîné Gabriel (à gauche -- NDT ) et Cade (au centre) à une cérémonie de la Black Leggings Kiowa Warriors Society (La société des guerriers aux jambières noires qui fera l’objet d’un prochain article – NDT)
Embrassez bien Monique et Mado. Je pense à vous ainsi qu’à tous nos chers amis de l’association OK-OC.

Vanessa

abo


29 janvier 2009

Souvenirs d'OK-OC :

Pow-Wow in Anadarko


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61ème exposition annuelle des Indiens d'Amérique - Anadarko 17-22 août 1992

L'exposition annuelle des Indiens d'Amérique rassemble chaque année à la fin du mois d'août une quinzaine de tribus et des milliers de participants à Anadarko, dans le sud de l'Oklahoma. En 1992, John Williams, l'un des principaux organisateurs de la manifestation y avait invité Norbert Sabatié et  moi-même  ainsi que la douzaine de collégiens de Tarn-et-Garonne que nous encadrions.

John_Williams__Ponca_Pow-Wow. Ce mot désigne un rassemblement inter tribal à l'occasion duquel les Indiens d'Amérique renouent pendant quelques jours avec leurs traditions. L'organisation de cette importante manifestation qui dure six jours incombe à un conseil de quinze "Directeurs tribaux", un pour chacune des tribus Apache, Arapaho, Caddo, Cheyenne, Comanche, Delaware, Fort Sill Apache, Iowa, Kiowa, Otoe, Osage, Pawnee, Ponca, Sac and Fox, Wichita. Le président de ce conseil était notre ami John Williams (aujourd'hui décédé, hélas) qui avait représenté sa tribu Ponca lors de L'ESTIU INDIAN '92 que nous avions organisé à Montauban en juillet de la même année. Il nous accueillit à bras ouverts.

Avant toute chose, en pays indien, on mange (ce qui ne nous change guère de nos habitudes occitanes). John nous conduit à l'Auberge des Indiens des Plaines du Sud où une longue table d'une vingtaine de couverts a été dressée. Nous sommes là, en effet, avec une douzaine d'adolescents de la région montalbanaise et quelques-uns de leurs correspondants américains. Nous sommes présentés à Rubie Williams aninsi qu'à Sammy Tonekei Whitanarsamie qui officie au pow-wow en qualité de Maître de Cérémonie (MC). Le repas est bon et copieux, servi avec du thé glace à la mode américaine. A la fin du repas nous procédons à la anarsmilescérémonie d'échanges des cadeaux qui est pour nous l'occasion d'offrir quelques-unes des belles croix occitanes que nous avons apportées. L'une d'elles ira à Nathan Chasing Horse  que l'on vient de nous présenter alors qu'il terminait son repas à une table voisine. Ce jeune homme de dix-sept ans est un acteur du cinéma américain que l'on a pu remarquer dans Danse avec les loups où il tenait le rôle de Smiles a lot (Il Sourit beaucoup), ce jeune garçon lakota qui essaie de voler le cheval du lieutenant Dunbar. Smiles a Lot ! il est très souriant dans la vie, comme à l'écran. Elu personnalité indienne de l'année, il est aussi invité au pow-wow où nous le retrouverons l'après-midi.

Nathan Chasing Horse (Smiles a Lot)

Le pow-wow commence traditionnellement par les honneurs rendus au drapeau des Etats-Unis. Un détachement de Marines en armes et tenue de combat avance lentement derrière le porte-drapeau. Mais il ne s'agit pas ici d'une banale cérémonie militaire : tous les soldats sont indiens et la musique qui rythme leurs pas est le célèbre chant osage dédié au drapeau. Les chanteurs indiens sont assis en cercle autour d'un grand tambour en bordure de l'aire de danse. A bonne distance derrière les soldats viennent les chefs. John Williams est à leur tête, revêtu de sa somptueuse tenue de parade et coiffé du grand bonnet de guerre à plumes d'aigle. A la suite des chefs chacune des tribus participantes est représentée par deux personnalités : anarjoycele directeur tribal et la princesse. Celle-ci est choisie chaque année parmi les jeunes filles de sa tribu. (Nous y rencontrerons Joyce Shield, princesse osage, qui sera invitée l'année suivante à Montauban). Derrière les officiels viennent les danseurs en costume de parade. Les couleurs, les plumes et les perles, les étoffes et le métal des bracelets, bijoux et parures de toutes sortes, les châles à franges des femmes, les couvertures multicolores des hommes : que de beauté et de dignité ! Certains "guerriers" ont peint leur visage et avancent gravement à la fin du groupe des danseurs. Viennent ensuite, pieds nus, en pagne et cheveux au vent, les équipes du Jeu de la Crosse, ancêtre à la fois du hockey et du rugby dont nous verrons une partie dans l'après-midi. Des cavaliers des Plaines, en costume de peau à franges, superbes avec leur grand bonnet de guerre, ferment le cortège.

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Seul, au centre de l'aire de danse, John Williams adresse une prière à Wah-Kon-Dah afin de le remercier d'avoir permis la tenue de cette rencontre fraternelle. Sa voix monte dans le silence d'une foule debout et recueillie. Puis on s'assied. Autour de nous, sur les gradins, quelques Blancs, mais surtout beaucoup d'Indiens. Il en est venu de tout l'Oklahoma mais aussi du Texas voisin, du Nouveau-Mexique, d'Arizona. Il y a là des familles entières qui ont voyagé en pick-up, la fameuse camionnette tout terrain des fermiers américains. Les enfants sont d'une sagesse exemplaire. Ils fixent leur regard sur les danseurs et danseuses qui leur donnent à voir des éléments de leur culture traditionnelle pendant qu'ils sirotent tranquillement leur canette de Coke.

Les danses, annoncées par le Maître de Cérémonie, viennent de commencer. Ce sont d'abord les danses traditionnelles, véritables prières du corps : nous assistons bien à une cérémonie et non à un spectacle. Ensuite les danses prennent un caractère nettement plus explicite. Certaines évoquent la guerre, d'autres la chasse ou la cueillette. Qui sont-ils ces guerriers et ces chasseurs en temps ordinaire ? Fermiers ou cow-boys, avocats ou médecins, plombiers ou pompiers, chômeurs aussi... Aujourd'hui ils sont indiens et rien d'autre.

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Les "singers" battent leur "drum" à coups redoublés de leur bâton et font monter leurs voix haut perchées dans le ciel bleu.

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Les danses sont devenues virevoltantes et tourbillonnantes. Ce sont des jeunes, adolescents et enfants qui s'affrontent en un pacifique concours de "fancy dances", les danses profanes. Ici, le sens, la spiritualité importent peu. On montre son agilité, son sens du rythme et son imagination dans l'improvisation gestuelle. Les couleurs des vêtements, des plumes et des ornements ont une grande importance. Les rythmes des grelots, portés autour des jambes, ajoutent à l'excitation des concurrents. Le public applaudit à la démonstration.

Tout comme il apprécie le jeu de la Crosse. Il s'agit d'un jeu très ancien, remontant à plusieurs siècles et qui ne fut pas inventé pour les âmes sensibles ni les échines fragiles tant pleuvent, un peu partout et pas seulement sur la balle, les coups de crosse.

Une course de chevaux, quoi de plus normal, nous sommes chez les Indiens. Et ici il chevauchent à cru, toutes crinières et cheveux au vent. Dans le public, on parie, on joue à une sorte de tiercé dont je comprends mal les règles. Ils recommencent avec des lévriers et moi, je commence à m'endormir sur mon banc dans la torpeur des 40°C de l'été d'Oklahoma.

Je me réveille juste à temps pour ne pas manquer le défi des cavaliers au bâton à coups. C'est une sorte de tournoi ou chacun s'efforce de toucher son adversaire sans le blesser, une évocation des défis entre guerriers au cours des combats d'autrefois où il était plus glorieux de toucher l'ennemi avec son bâton plutôt que de le tuer. Le Brave risquait sa vie pour l'honneur. Le vainqueur y gagnait une plume d'aigle !

Dans notre société occidentale moderne, il faut en faire beaucoup moins pour gagner la Légion d'honneur !

Jean-Claude Drouilhet

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