Oklahoma-Occitania

Echanges culturels entre les Occitans de France et les Indiens d'Amérique (USA, Canada) : tribus Osage, Kiowa, Comanche, Cherokee, Pawnee, Choctaw, (Oklahoma), Lakota (Sud Dakota), Innu (Canada), etc.

30 novembre 2009

Ambassadrices indiennes :

Les princesses osages

Cette année, du 10 au 16 octobre, nous avons eu le plaisir d’accueillir, parmi la délégation osage, deux  jeunes personnes, deux sœurs jumelles : Elisabeth et Erica Moore, princesses 2009 de la tribu Osage.

 

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Comment devient-on princesse osage ?

Une princesse n'est pas une Miss, pas même une Rosière, comme on en désigne encore à Moissac. Elle n'a ni la frivolité de l'une, ni la prétendue pureté ou innocence de l'autre. Elle est désignée par un comité qui examine soigneusement les qualités de chaque jeune fille. Elle aura une mission importante. Durant toute l’année, elle sera porteuse des valeurs, des traditions, de l'histoire, de la culture de son peuple et devra assurer cette charge avec honneur et fierté. Le peuple osage se reconnaît en elle car elle le représentera tout entier.


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Comme on a pu le voir, l’une des deux jumelles, Elisabeth, est  lourdement handicapée. Elle n'en est pas moins princesse. Et c'est bien là que réside la différence avec les "ambassadrices" de pseudo-cultures. Elisabeth résume en sa personne le respect, l'attention, la bienveillance de tout un peuple envers chacun de ses membres. Belle leçon de tolérance et d'humanisme.


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Elisabeth et Erica ont rencontré des centaines d’enfants de Montauban. D’emblée ceux-ci ont tout compris et auront su l’expliquer aux adultes.


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Les deux princesses et leurs parents Terry et Ted Moore qui les accompagnaient ont fait l’admiration de tous tant par leur dignité que par leur gentillesse et leur générosité. Un grand merci à tous, municipalités, écoles, publics, et toutes les personnes qui ont les ont accueillis et ont rendu leur séjour agréable.


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photos : Henry van Loenen ; Michel Monesma ; Edgard Strigler

26 novembre 2009

Cérémonie de la plantation

Au Jardin des Plantes


Le programme de toute visite à Montauban de membres de la tribu Osage comprend, bon an mal an, un détour par le Jardin des Plantes. Il y a ainsi des passages obligés, "traditionalisés", pour ne pas dire ritualisés tels que la traversée du Pont Vieux, la visite à l'évêque (cette année impossible malheureusement) et le Jardin des Plantes.

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John Maker et Vann BigHorse reçus par l'évêque de Montauban (2007)

Cette habitude remonte à juillet 1992. Cette année-là,pour la première fois, une terre y fut dédiée aux Indiens d'Amérique. Nous célébrions, avec les délégués de huit tribus d'Oklahoma, "Cinq siècles de résistance indienne et occitane". La petite parcelle choisie par la municipalité fut donnée solennellement aux peuples Osage et Cherokee et un Séquoïa fut planté par une jeune Cherokee nommée Vanessa Williams. Il a beaucoup grandi depuis. C'est un futur géant que l'on viendra voir de loin pour la foire de Montauban, quand nos arrière petits-enfants seront devenus grands-parents. Et puis il y a la stèle, cette pierre portant mention du passage, en 1829, des trois ancêtres osages : Petit-Chef, Grand-Soldat et Femme-Faucon. Le résumé de l'histoire se termine par une citation attribuée au chef Seattle : "La terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la terre" 

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Kevin et Mme Abourezk, venus du Nebraska, sont accueillis par Gérard et Evy Massip sur la terre indienne du Jardin des Plantes de Montauban

Cette année donc nous nous sommes rendus, en bande organisée, armés de notre seule bonne volonté, au Jardin des Plantes.

D'abord sur la terre indienne. Les dessins de Rosendo Li se passent de commentaires (ce qui ne vous empêche pas d'en laisser un si cela vous inspire)

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Nous avions tenu a honorer une personne respectable, aujourd'hui disparue, qui faisait partie de la première délégation en 1990 : Mrs Lucille Robedeaux. Elle était la dernière locutrice "naturelle" de la langue osage. Sa présence était symboliquement évoquée par la couverture très ancienne qu'elle nous avait laissée cette année-là et qui fut étalée sur la terre indienne pendant toute la durée de la cérémonie.

Ensuite nous sommes allés un peu plus loin planter l'oranger des Osages. Comment pouvions-nous en effet mieux marquer le lien qui nous unit aux Osages qu'en pérennisant leur présence au moyen d'un arbre qui porte leur nom (la cause en est, rappelons le, dans le fait que les Osages utilisaient son bois pour fabriquer leurs arcs qui jouissaient d'une grande renommée dans le monde indien).

Pour nous aider dans cette tâche agricole nous bénéficions d'une main d'œuvre qualifiée et nombreuse. Citons quand même : le chef principal des Osages, Mr Jim Gray ; les membres de la délégation Osage présents ; le Consul des Etats-Unis, Mr David Brown ; les membres d'OK-OC et de nombreux enfants qui viendront voir pousser l'arbre qu'ils ont planté et raconteront notre belle histoire à leurs enfants et petits-enfants. Ce fut une belle cérémonie sacralisée à la fumée de cèdre que répandait notre ami Kevin Mustus.

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Mrs Paula Stabler et Mr David Brown, planteurs

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Le consul et le chef après la plantation : " elle est bien bonne !"

Ce fut une belle journée. La Jardin des Plantes de Montauban devient ainsi, peu à peu, le Jardin des Osages. Cela fait 20 ans que nous y travaillons. Rendez-vous en 2029 pour le 200ème anniversaire (le Séquoïa devrait  alors mesurer dans les 40 mètres de hauteur).

Dessins de Rosendo Li ; photos de Michel Monesma

23 novembre 2009

Sur la terre de la Nation Stoney :

Albias, terre d'accueil

Dès l'origine de nos échanges culturels avec les Osages, la municipalité d'Albias (8 km au nord de Montauban) s'est montrée accueillante et bienveillante. C'est ainsi qu'en septembre 1990, pour notre premier Été Indien, alors que nous recevions quarante-trois Osages, Albias nous aidait à organiser la première rencontre avec le public qui était venu en nombre dans la grande salle des fêtes. Le maire à l'époque était Robert Battut. Il a aujourd'hui laissé la place à son ami Christian Tesseyre et il est devenu membre de notre association.
Son successeur donc a tenu à respecter la tradition et, chaque année, la commune d'Albias accueille nos visiteurs amérindiens avec une gentillesse et une générosité qui ne se sont jamais démenties.

Cette année était plus particulièrement dédiée aux Osages, mais le village d'Albias a cette particularité d'avoir offert une terre à la tribu Stoney. Notre ami Kevin Mustus était donc à l'honneur sur sa terre.

Voici quelque images de cette journée.

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Tout a commencé par un accueil en mairie. Ici le maire Christian Tesseyre souhaite la bienvenue au chef Jim Gray et à toute la délégation osage

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Le chef Gray a reçu, ainsi que tous les membres de la délégation, un drapeau français et une médaille. Il tient dans sa main un cadeau qu'il va offrir à la municipalité au nom de la tribu

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Maintenant c'est le tour de Kevin Mustus. Il vient de recevoir la médaille d'amitié de la ville d'Albias de la main du maire Christian Tesseyre, sous le regard ravi de Tanja son aimable compagne

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Accueil de la ville d'Albias, en la personne de son maire, sur la terre indienne dédiée à la tribu Stoney. Kevin écoute très attentivement le discours de M. Tesseyre traduit par Evy Massip, pendant que le chef Jim Gray attend patiemment et que Libbi Gray regarde pousser un champignon. Le président d'OK-OC, Gérard Massip, contrôle la situation.

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Kevin exprime sa réponse en un chant traditionnel

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Puis il offre à l'assistance une cérémonie de purification à la fumée de sauge indienne. Là, c'est le tour d'Henry Van Loenen de s'envelopper le visage et le corps de la vapeur sacrée

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l'assistance

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Gérard remercie chaleureusement tout le monde, notamment la municipalité d'Albias. Le chef Gray s'intéresse lui aussi à la mycologie albiassaine

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Dans la salle des fêtes, une partie de l'équipe d'OK-OC. Pierrette Codji tient un tableau qu'elle a peint et qu'elle va offrir à la délégation osage

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Paul Bemore déploie une peau de daim décorée qui vient de lui être offerte par Christian Brun

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Mise en place : la princesse osage Erica Moore ; Julia Lookout ; Evy Massip qui écoute attentivement. En second plan les chanteurs traditionnels : Ted Moore ; Terry Moore ; Scott George, Paul Bemore

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Berbon Hamilton (Straight dancer) ; Kevin Mustus (Fancy dancer)

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Berbon et Kevin

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les deux princesses Erica, Elisabeth Moore et Terry Moore leur maman. Evy Massip au second plan chante le Se Canta

reportage photo : Henry Van Loenen

MERCI ALBIAS, MERCI LES OSAGES, MERCI KEVIN !


20 novembre 2009

Kevin, notre ami ...

Un Stoney parmi les Osages


OK-OC doit rendre un hommage particulier à un ami de longue date qui nous rejoint très régulièrement chaque année. Il s'agit de Kevin Mustus.

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Lors de notre Été Indien 2009 du 10 au 16 octobre, il était le seul amérindien non Osage du groupe d'invités car il appartient au peuple Stoney. Mais, d'abord, qui sont les Stoney ?

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En fait cette tribu est plus connue sous le nom d’Assiniboin (ou Usin-upwawa) qui signifie dans la langue ojibwa « il cuisine en utilisant des pierres. » Cette appellation fait référence à l’ancienne tradition d’utilisation de pierres chauffées à blanc qui, plongées dans l’eau d’une outre en peau de bison suspendue à un haut trépied, faisaient bouillir la soupe sans abîmer la peau. Ce procédé, dont les Assiniboin n’avaient pas l’exclusivité, était propre à de nombreuses tribus nomades peu soucieuses de transporter d’encombrantes et fragiles poteries. Ce sont donc, une fois de plus, les Français, grands baptiseurs d’Indiens, qui les dénommèrent les « guerriers de pierre », d’où l’anglicisation en « stone » paraît issue.

Venus de l’Est et des lacs Winnipeg et Nipigon, ils étaient établis à la fin du XVIIIe siècle au sud du Canada, le long des rivières du Sakatchewan et Assiniboine. C’était un peuple réputé accueillant, nomade et chasseur de bison. Issus des Sioux Yanktonais au XVIIe siècle, ils avaient pris leurs distances avec les autres tribus Sioux et s’allièrent même aux Crees contre les Dakotas qui les appelaient Hohe, « les rebelles. » Ils sont également connus sous le nom de Nakotas, parlaient et parlent encore parfois une langue siouane très proche du Lakota et du Dakota. Ils furent durement touchés par la variole en 1836 (leur effectif passa de 8000 en 1829 à 4000 après l’épidémie). Ils ont une réserve aux États-Unis dans le Montana et une autre au Canada dans l’Alberta. Kevin Mustus, quant à lui, est originaire de cette dernière et vit actuellement en France où il travaille dans le milieu du spectacle.

 Kevin et Tanja sa compagne ont passé toute une semaine parmi nous et lié des contacts avec les membres de la nation osage. Kevin, de bonne grâce, a répondu aux attentes d'un public intéressé par les traditions des Amérindiens en présentant des danses de pow-wows telles qu'elles sont pratiquées chaque année aux États-Unis.

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Chef Jim Gray ; Kevin Mustus ; Kathryn Red Corn

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Princesse Erica Moore ; Kevin Mustus ; Berbon Hamilton

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danseurs : Berbon Hamilton et Kevin Mustus

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Kevin : Fancy Dance

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LE REPOS DU GUERRIER

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Mercredi 14 octobre 17h15 : Pendant que la majeure partie de la délégation osage assiste à une petite cérémonie en l'église de Sapiac, notre ami Kevin qui avait bien mérité ce moment de répit est allé se recueillir au comptoir du " Diablotin " (le bien-nommé), juste à côté de l'église.
Le célèbre artiste montalbanais Rosendo Li était là et a pu saisir d'un trait de plume cet intense moment de réflexion.





14 novembre 2009

Osages in Occitania : lundi 12 octobre (2)

A la mairie de Montauban


Après la traversée du Pont Vieux et la rencontre avec les trois cents enfants des écoles au square Picard, la délégation allait se rendre, à quelques pas de là, à l'hôtel de ville de Montauban, connu également sous le nom d'hôtel d'Aliès où elle devait être reçue officiellement par Madame Brigitte Barèges, maire de Montauban, députée de Tarn-et-Garonne. La réception n'était pas seulement officielle et protocolaire, elle était aussi commémorative car ce lieu-même avait été le palais de l'évêque Mgr Louis Dubourg qui avait accueilli en 1829 le trois Osages perdus. Le parcours de cette matinée était donc entièrement historique.

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Le cortège remonte la rue de l'hôtel de ville jusqu'à la mairie.
En tête : Paul Bemore Jr ; Kathryn Red Corn ; Berbon Hamilton


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devant le portail de la mairie

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dans la cour de l'hôtel de ville :

On attend Mme le maire (l'hôtel de ville étant un palais de la République, on ne pouvait décemment pas faire accueillir les Osages par l'évêque. Laïcité oblige)

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Brigitte Barèges, maire de Montauban, souhaite la bienvenue au chef des Osages Jim Gray

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discours de bienvenue

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discours de Gérard Massip, président d'OK-OC

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réponse du chef Jim Gray

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Les deux princesses : Erica et Elisabeth Moore

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Le chef Jim Gray offre un présent à la ville de Montauban...

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... et reçoit les armoiries de la ville

Reportage photo d'Henry Van Loenen

11 novembre 2009

Une arrivée mouvementée...

Les Comités d'accueil


Le samedi 10 octobre la délégation osage est arrivée en quatre vagues successives : trois à l'aéroport de Toulouse-Blagnac et une autre en gare SNCF de Montauban-Villebourbon. Il a donc fallu se démultiplier afin que nos invités n'aient pas le sentiment d'arriver en " terra ingognita ". Ils ont ainsi découvert la France et ses indigènes occitans qui leur ont fait un bon accueil.

à l'aéroport

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Voici un petit groupe de premiers arrivants accueillis par des membres d'OK-OC, des membres de France-États-Unis et Monsieur David Brown, Consul des États-Unis (2ème à gauche)

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à la gare

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Le rassemblement de ces quatre vagues était prévu à 18 heures dans un hôtel  de Montauban qu'OK-OC leur avait réservé depuis des semaines. C'est alors que l'on s'aperçut que les Osages avaient eux-mêmes réservé par Internet dans un autre hôtel de la ville. Embrouille, malentendu, confusion extrême, consternation... Comment en sortir ? Heureusement après quelques conciliabules et négociations courtoises entre les trois parties : OK-OC, Osages, direction du premier hôtel, tout est rentré dans l'ordre.

Le dérapage de ce départ n'eut fort heureusement aucune répercussion sur la suite du programme


05 novembre 2009

Osages in Occitania : lundi 12 octobre 2009

La traversée du Pont Vieux


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Ce n'est ni une épreuve sportive ni un rite initiatique ; ce serait plutôt -  n'ayons pas peur des mots - la commémoration d'un événement historique.


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180 ans plus tôt, par un jour glacé de novembre 1829, trois Indiens de la tribu Osage arrivant de Toulouse, traversaient le seul pont existant à l'époque - le Pont Vieux - pour se rendre à l'évêché, aujourd'hui la mairie de Montauban.

Cette histoire a été cent fois racontée, les habitués de ce blog la connaissent. Ceux qui nous découvrent aujourd'hui pourront, si leur légitime curiosité les aiguillonne, se reporter à l'historique d'OK-OC (c'est un peu long mais... il y a des images)

Ainsi, tout Osage, dûment inscrit au rôle de la tribu en Oklahoma, qui se présente à Montauban, est soumis à cette tradition : il doit marcher sur les traces laissées par les mocassins de ses ancêtres.


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Parfois il n'y a qu'un Osage,


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d'autres fois deux


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ou trois,

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cette fois ils étaient vingt-deux... Les flics ouvraient la voie et détournaient la circulation.

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Le cortège partit de l'église Saint-Orrens de Villebourbon à 10 heures sous une pluie fine et pénétrante. Les parapluies fleurissaient la file d'Indiens qui avaient de moins en moins l'air d'être sur le sentier de la guerre. Certains courageux (le chef Jim Gray, bien sûr, mais d'autres aussi) avançaient nue-tête, sans la moindre protection. La colonne remontait l'avenue du général-Sarrailh et, lorsqu'elle arriva au bas du Pont-Vieux, rive gauche, la pluie redoubla de vigueur. Ça tombait dru et ça tombait mal, vraiment !

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Soudain les sourires illuminèrent les visages. La chaussée du pont était vide et ruisselante. Les deux trottoirs, en revanche, étaient pleins, d'une allégresse juvénile. Trois cents enfants des écoles de Montauban agitaient des petits drapeaux aux armes de la ville côté cour et à celles de la tribu côté jardin. Acclamations, sourires sur tous les visages ruisselants, Singing in the rain.


C'était la surprise du jour. Le service d'animation scolaire de Montauban, les profs et les enfants avaient bien fait les choses. Qu'ils en soient ici encore remerciés. Les Osages ne sont pas prêts d'oublier cet accueil.

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Kevin Mustus (Stoney) ; Scott George (Osage); Paul Bemore (Osage)

Le ciel lui-même finit par convenir de cet état de grâce. Lorsque le cortège atteignit l'extrémité rive droite du pont, les nuages se dissipèrent et un soleil éclatant irradia les visages et les cœurs. Tout ce monde, dans un joyeux désordre savamment contrôlé par le service d'ordre de la police municipale, se rassembla sur le square Picard, aux pieds du Centaure mourant de Bourdelle. Là, les enfants offrirent un cadeau à la tribu : un livre collectif qu'ils avaient écrit et réalisé au cours des mois précédents.

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Sans aucun doute ces enfants se souviendront longtemps des Indiens Osages, même s' "ils n'avaient pas les plumes" comme leurs ancêtres arrivés à Montauban cent-quatre-vingts ans plus tôt et dont ils connaissaient l'histoire par cœur.

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Billi and Jim Gray

 

26 octobre 2009

Première étape : Les Osages en Gascogne...

Bienvenue au pays de Cadillac

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Saint-Nicolas de la Grave est le village natal d'Antoine Laumet sieur de Lamothe-Cadillac, plus connu sous le nom de Cadillac et fondateur de Detroit (Michigan) en 1701. C'était la première étape du petit tour d'Occitanie que notre association OK-OC avait organisé pour la délégation osage, en collaboration avec la municipalité et l'office de tourisme de la commune. Les édiles municipaux étaient présents sous la halle pour un accueil chaleureux de la délégation.
Tout a commencé par la visite du
musée Cadillac, installé dans la maison natale du grand homme, en plein village. Cadillac et les Osages, c'est une vieille histoire qu'il faudra bien vous raconter un de ces jours prochains. En attendant en voici un extrait :

" En mai 1712, les Fox et les Mascoutens (Chippeways), qui avaient formé une confédération avec les Kickapoos, viennent dresser un village palissadé à une portée de pistolet de Fort Pontchartrain, (ancien nom de Detroit) où le commandant Dubuisson n’a que 30 soldats. Avec leurs familles, les Indiens sont 1000, ils enserrent la place.

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Dubuisson n’aura aucune peine à convaincre les guerriers osages de suivre les soldats qu’il leur a envoyés pour demander du secours. Le clan de l’Elan et plusieurs autres clans de la tribu marchent sur Detroit en remontant la rivière Illinois jusqu’au lac Michigan. Les Ottawas et les Pottawatomis firent leur jonction avec un important groupe de guerriers Illinois. Les Osages faisaient partie de ce groupe, mais ce fait ne fut connu que lorsqu’ils arrivèrent à Détroit.

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Dubuisson lance un appel à ses autres tribus alliées, et bientôt, surgit de la forêt une immense cohorte qui marche dans un ordre parfait. Il y a des Pottawatomees, Hurons, Ottawas, Illinois, et les Osages donc, venus de très loin. Quelque 500 d’entre eux prennent position dans le fort où le commandant les arme. Les autres tiennent les bois alentour. Deux cris de guerre assourdissants retentissent et, entre les forts opposés, les balles volent." (à suivre)

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Après la visite du musée tout le monde s'est rendu à la mairie (le château Richard Cœur de Lion) où ils ont été accueillis par M.le Maire de Saint-Nicolas

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le maire de St-Nicolas accueille le chef des Osages

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La délégation osage, le maire et quelques élus

1712-2009 : 297 ans plus tard, l'amitié est toujours aussi forte.

23 octobre 2009

Ces Indiens comment les trouves-tu ? ...

Y-z'ont pas les plumes !

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ph : Henry Van Loenen

Lundi 12 octobre, 11 heures du matin, square Picard à Montauban. Après la traversée rituelle du Pont vieux la délégation osage et trois cents enfants des écoles de Montauban sont rassemblés auprès de la statue de Bourdelle - La mort du Centaure - en face du musée Ingres. La télé (France 3) filme l'événement : les gamins et les Indiens, ce n'est pas tous les jours qu'ils se rencontrent. La caméra de Marc Robert est braquée sur un visage. "Alors, demande Pierre Nicolas, ces Indiens comment les trouves-tu ? " Le petit garçon répond aussi sec " eh bé, on dirait des Français, y-z'ont pas les plumes ! "

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ph : Henry Van Loenen

Classique. On connait le refrain : les Indiens sans les plumes, ce ne sont pas de vrais Indiens. Qu'une telle remarque vienne d'un enfant, passe encore (la BD, Hollywood, la télé enfantine, les carnavals...). Mais les adultes ! Dès qu'il y a quelque part un festival à prétention westernienne ils s'y précipitent avec leurs gosses pour y voir danser des "vrais Indiens". Peu importe que ceux-ci soient de parfaits Gascons, Béarnais ou Provençaux, à partir du moment où "ils ont les plumes" et le visage peinturluré, les costumes aussi, eh bien ceux-là "ce sont de vrais Indiens", de ceux qui vivent sous le tipi et qui chassent le bison après la sieste.

Une question revient souvent lorsque nous annonçons l'arrivée d'Indiens : " Est-ce qu'ils seront déguisés ? " Eh oui, mesdames et messieurs, le syndrome carnavalesque a encore frappé. Et le prêtre quand il dit la messe, et le préfet quand il reçoit un ministre sont-ils déguisés ?

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Les somptueux costumes  des Amérindiens ne sont revêtus que pour les cérémonies ou les danses traditionnelles. De plus ces tenues ne sont pas les mêmes que celles de leurs ancêtres bien qu'elles en y aient intégré les symboles. Elles ont évolué et continuent à le faire. C'est toute la différence avec un folklore qui demeure figé sur un passé plus ou moins mythique.


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Les Indiens modernes vivent dans un monde moderne, que cela plaise ou non aux nostalgiques. Si, durant ces quelques jours de leur présence parmi nous, certains d'entre-eux ont revêtu leur costume traditionnel, c'est par amitié, pour nous présenter un petit échantillon de leur immense culture.

Nous ne les remercierons jamais assez.

20 octobre 2009

La vidéo de Montauban.com

LA VIDÉO DU SERVICE COMMUNICATION

DE L'HÔTEL DE VILLE DE MONTAUBAN

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Photo : service com. de la ville de Montauban. On reconnaît, de gauche à droite,

premier plan : Mme Brigitte Barèges (maire de Montauban) ; Mr Jim Gray (chef des Osages)

deuxième plan : Mr Alex Tall Chief Skibine (Osage)

troisième plan : Mr Ted Moore (Osage) ; Mr David Conrad (Osage) ; M. Henry Van Loenen (OK-OC)

Pour visionner la video, cliquez sur le lien :

http://www.montauban.com/Article/66/2711/Osages.html

Un petit commentaire (ci-dessous) ainsi que sur le site de la mairie (n'hésitez pas à copier-coller), sera le bienvenu.

Merci à tous.




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