04 décembre 2009
Lettre au Père Noël
Commande de panneaux de jumelage
La petite ville de Pawhuska en Oklahoma, siège du gouvernement de la tribu Osage et de l'administration du comté osage, est jumelée depuis dix ans à la ville de Montauban, chef-lieu du Tarn-et-Garonne. Ce jumelage vient justement de célébrer brillamment, du 10 au 16 octobre, ce dixième anniversaire avec la visite d'une délégation de vingt-deux Osages conduite par le chef principal Jim R. Gray.
Tout visiteur qui arrive pour la première fois à Pawhuska est informé de ce lien d'amitié par un panneau qu'il ne peut manquer de voir. Ce qui fait de Montauban l'une des villes les plus renommées de France... en Oklahoma ! (Après Paris et Nice ; gardons quand même la tête froide)

Et à Montauban ?
Tous les Montalbanais connaissent le panneau annonçant, depuis plus de vingt ans, le jumelage avec la ville de Yokneam en Israël. Mais Pawhuska ?
Il fallait faire vite. Nous allions recevoir une délégation officielle avec le chef d'une nation souveraine. Pas de panique. Une solution provisoire allait être trouvée.
Le panneau (unique) a été fabriqué par les ateliers municipaux qui sont venus le greffer sur l'une des jambes du panneau de Yokneam. (prés du Rond des Osages pour qu'il soit bien visible lorsque la délégation irait le visiter)

Nous avons, hélas ! le regret d'annoncer que la greffe n'a pas tenu. Le greffon a disparu sans que le porte-greffe ne puisse en être tenu pour responsable, pensons-nous.
Alors, une nouvelle greffe devra-t-elle être tentée en prévision d'une prochaine mission osage en territoire montalbanais ?
Si l'on en croit le propos de Pierre-Antoine Lévi, premier adjoint à la municipalité de Montauban (en bas à gauche sur le dessin de Rosendo Li ) : " le jumelage, c'est quelque chose de galvaudé, mais entre Montauban et Pawhuska..." Les points de suspension en disent long.

Alors, ces panneaux père Noël ?
17 novembre 2009
Un nouveau jalon : ...
L'inauguration de la salle Pawhuska
A Montauban, L'association OK-OC n'en finit pas de baliser son territoire.

Rebekah HorseChief et Blaine Shaw sur la terre osage du Jardin des Plantes
Après la terre des Osages au Jardin des Plantes

un oranger des Osages de Pawhuska, Oklahoma
et un oranger des Osages, également au Jardin des Plantes,...

... le Rond des Osages à la sortie... de la rocade,...

... la ligne B de bus dont le terminus est aussi le "Rond des Osages",...

... voici maintenant la salle Pawhuska au cœur de la ville.
C'est l'une des salles de la maison de la culture, à l'Ancien Collège des Jésuites, que la municipalité de Montauban a choisi et qui portera désormais le nom de la capitale des Osages jumelée à Montauban et de l'un des plus prestigieux chefs traditionnels de la tribu, le chef Pawhuska

L'Ancien Collège

Le chef Jim Gray dévoile la plaque de la salle Pawhuska
La salle Pawhuska a été inaugurée par le chef principal des Osages, Jim Gray, le lundi 12 octobre à 16 heures en présence d'un public venu assister à la conférence de presse qui devait se tenir par la suite.
Les deux princesses osages: Erica et Elisabeth Moore ainsi que leur père Ted Moore devant la salle Pawhuska

avant la conférence de presse, Jean-Claude Drouilhet évoque la vie du chef Pawhuska en présence du peintre Henry Van Loenen, auteur du portrait

La salle

La conférence de presse
(gàd) :MM. Drouilhet ; Lévi ; Maurin ; Gray ; Skibine ; Massip
10 octobre 2009
Eté Indien 2009 (12)...
LES OSAGES REVIENNENT
En novembre 1829 trois
Indiens de la tribu Osage, perdus en
France, furent secourus à Montauban et revinrent dans leur village
du Kansas grâce à la générosité des Montalbanais. En septembre 1989 était
fondée l’association Oklahoma-Occitania (OK-OC) qui reprit contact avec la
tribu en Oklahoma. C’est ainsi que furent instaurés de riches échanges
culturels dont on célèbrera cette année le 20ème anniversaire. De
plus, la ville de Montauban a été jumelée en septembre 1999 avec la ville de
Pawhuska (Oklahoma), capitale des Osages.
Une délégation officielle de vingt-deux Osages, conduite par le chef principal Jim Gray vient célébrer ces anniversaires du 10 au 15 octobre

Samedi 10 octobre – Montauban
16h13, en gare SNCF de Montauban : accueil du groupe de
10 Osages conduit par le chef Jim Gray et les membres du gouvernement des
Osages, nation souveraine des États-Unis
18h,
Etap Hôtel
(rue Léon-Cladel) : bienvenue au groupe de 22 Osages (12 sont arrivés par
avion)
Dimanche 11 octobre – Saint-Nicolas-de-la-Grave
10h : visite du musée Cadillac. Antoine Laumet de Lamothe-Cadillac, né à Saint Nicolas, est le
fondateur de Detroit, capitale du Michigan.
11h30 : réception à la mairie
15h : cérémonie au jardin des Indiens (dédiée aux
tribus Seminole et Choctaw)
16h30 à la salle J-P Sieurac (ancienne salle des
fêtes) :
vidéo-projection suivie de cérémonies, musiques, chants, danses des
Osages ; présentation des costumes ; histoire et traditions des
osages
21h : bal occitan avec Lo Tira-Tap ;
quand les Indiens dansent avec les Occitans
Lundi 12 octobre – Montauban
10 h : traversée du Pont-Vieux selon une ancienne tradition
vieille de 180 ans. En novembre 1829 trois Osages perdus arrivèrent à Montauban
et traversèrent le Tarn par le seul pont existant à l’époque. Ils se rendirent
à l’évêché (l’actuelle mairie de Montauban). Le cortège partira de l’église
Saint-Orens, suivra l’avenue général-Sarrailh, le Pont-Vieux jusqu’à la Mairie
11h30 : réception à la mairie
15h30 : : inauguration de la salle
Pawhuska. (du nom de la capitale des Osages et d’un chef célèbre de la tribu),
suivie de la : conférence de presse à l’Ancien Collège de Montauban
(maison de la culture)
Mardi 13 octobre – Montauban – Albias
18 heures : Albias cérémonie sur la terre indienne
dédiée à la tribu Stoney
21 heures : salle des fêtes : vidéo-projections ;
chants, musiques et danses des Indiens d’Amérique, histoire et traditions
Mercredi 14 octobre – Montauban
10 à 12h : visite guidée de Montauban
15 h : cérémonie au Rond des Osages
16 h : Jardin des Plantes de Montauban :
cérémonie devant la terre indienne dédiée aux Osages. Plantation d’un oranger
des Osages
17h30 : accueil de la délégation à l’église de
Sapiac par M. l’abbé Poirier
18 heures ; quartier Sapiac. « Homo sapiacus »
est une sculpture érigée par la population du quartier pour la protéger contre
les caprices du Tarn. Les Osages qui, dans leur histoire, ont subi une
inondation mémorable parraineront cette œuvre des habitants du quartier en une
cérémonie de leur choix.
Jeudi 15 octobre
Les dix membres dirigeants de la tribu
seront partis. Journée tourisme pour les 12 Osages restant. Moissac :
cloître et abbatiale le matin, abbaye cistercienne de Belleperche l’après-midi
Poster de Gina Gray, artiste osage
kihekah Steh (Grand Chef en langue Osage)
25 septembre 2009
Ete Indien 2009 (5)...
Pawhuska – Cheveux Blancs
Le lundi 11 octobre à 16 heures aura lieu à la maison de la culture de Montauban (Ancien Collège) la conférence de presse des osages. A la suite de celle-ci la municipalité inaugurera la salle Pawhuska, dans le même bâtiment. Pawhuska était un grand chef célèbre des Osages ; c'est aussi le nom de la ville actuelle avec laquelle Montauban est jumelée. Il était donc nécessaire de présenter ce fameux chef.

Lors d’une bataille
qui opposait des milliers d’Indiens à l’armée américaine en 1791, Collier de
Fer, jeune chef de guerre osage, terrassa un officier. Il s’apprêtait à le
scalper lorsque la longue chevelure blanche qu’il avait empoignée lui resta
entre les mains sans qu’il eut fait le moindre effort. Profitant de la
surprise, l’officier se sauva, laissant pantois son vainqueur. « Bonne
médecine », se dit Collier de Fer qui accrocha la perruque poudrée à sa
ceinture et garda ainsi ce trophée en permanence. Ce qui lui valut depuis ce
jour le nouveau nom de Paw-Hiu-Skah,
cheveux blancs en langue osage, par la suite orthographié en Pawhuska
lorsque ce nom fut donné au principal village de la réserve osage en Oklahoma.
Quinze années plus tard, en 1806, Pawhuska, alors Grand Chef des Osages, fut invité à Washington par le quatrième président des États-Unis, Thomas Jefferson. A l’issue de la rencontre celui-ci lui fit cadeau d’une superbe vareuse militaire à épaulettes et brandebourgs. Mais qu’allait-il faire de cette parure ? Certainement pas une tenue de guerrier, elle aurait été trop encombrante. La perplexité du chef fut de courte durée. A son retour dans la tribu il avait trouvé une utilisation on ne peut plus pacifique. Il en fit un élément de l’habit de mariage de la jeune épousée.

Ainsi, Paw-Hiu-Skah, glorieux chef de guerre, fut l’auteur d’un mémorable détournement de veste et Pawhuska est ainsi passé à l’histoire. Plus de deux siècles après sa mort une ville d’Oklahoma, chef-lieu du comté Osage, porte son nom. Bien des Présidents des États-Unis d’Amérique n’ont pas eu cet honneur !

27 mars 2009
La véritable histoire des Dalton...
Ta-ga-da, ta-ga-da, voilà les Dalton"

" C'était les Dalton, il n'y a plus personne"
Indissociable des bandes
dessinées du placide Lucky Luke et des terribles frères Dalton, le refrain de Joe
Dassin trotte dans les têtes à la cadence des sabots de Jolly Jumper.

Mais sait-on que le terrain de prédilection des célèbres bandits est justement celui auquel nous nous intéressons depuis le début de nos aventures oklahomanesques : le Territoire Indien et, plus précisément celui des Osages, avec quelques excursions au Kansas et dans les Etats voisins ? Si les héros de la BD sont de pure fiction, les frères Dalton, en revanche ont bel et bien existé et mieux, avant d'être des hors-la-loi, ils avaient été chargés de la faire respecter. Un comble ! C'est cette véritable histoire du gang Dalton l'on peut découvrir dans un livre intitulé "Les Tragédies des Collines Osages", écrit par Arthur H. Lamb surnommé "Le sage des Osages".



Les frères Dalton : de g. à d. : Bob, Emmet et Grat
De Bob Dalton, shérif de Pawhuska (capitale des Osages), à Bob Dalton chef de bande... Le territoire d'Oklahoma, pays des Indiens, était aussi le lieu où pendant de nombreuses années les cow-boys utilisèrent la prairie pour leur bétail avant l'arrivée des nouveaux pionniers.
Ce fameux jour du 22 avril 1889 *, où les pionniers plantèrent le fanion sur ces nouveaux territoires, changea à jamais la vie, non seulement des Indiens, mais aussi celle des cow-boys.
Certains se reconvertirent en commerçants, banquiers ou fermiers et d'autres partirent avec leur bétail plus à l'ouest jusqu'en Arizona. Mais l'esprit d'aventure demeurait, le goût du danger de la mort faisait déjà partie de la vie des aventuriers, ils se tournèrent tout naturellement vers le vol de chevaux et de bétail.
Rapidement ils sont soit tués, arrêtés ou refoulés d'Oklahoma. Ils sont devenus des hors la loi, semant la crainte et la panique dans la population de pionniers et d'Indiens. Ils sont pauvres. Ils se cachent dans les "Osage Hills", les collines Osages. Ils n'hésitent pas à tuer pour voler. Les shérifs d'alors sont considérés comme des héros, Leur devise : "Honesty is the best policy", l'honnêteté est la meilleure politique.

5 000 dollars de récompense
Le gang des Dalton est recherché pour attaque de banque
C'est dans cette période que la bande des Dalton se forme et qu'ils deviennent les plus célèbres des hors la loi. La bande se compose de Bob Dalton, 22 ans, le chef de bande - Grat Dalton, 30 ans, le plus méfiant - de Emmet Dalton, 20 ans, le plus imprudent - Bill Doolen qui deviendra par la suite le chef d'une autre bande encore plus dangereuse - Charlie Bryant, un Texan - Olivier Yountis qui a eu une carrière très brève - Bill Powers et Dick Broadwell fidèles de Bob le chef.
Contrairement aux autres bandes de malfaiteurs de cette période, les Dalton sont issus d'une famille respectable, ils étaient les fils de Lewis et Adeline Dalton.
Frank Dalton est un
adjoint du shérif fédéral à Fort Smith (Oklahoma) en 1884. Il est tué lors d'une rixe
avec un voleur de chevaux. Son frère Bob qui est aussi son adjoint est nommé à sa
place. Quelque temps plus tard la ville de Pawhuska est devenue le fief des Dalton qui, en
tant qu'officiers de police, sont respectés par les citoyens. Mais, à la suite d'un
désaccord sur son salaire, Bob démissionne et part former ce qui va devenir la bande
Dalton.

Les principaux sites des exploits de la bande
(Pawhuska est à mi-chemin entre Red Rock et Coffeyville)
Démarre une longue succession de vols, cela commence par le hold up du train de
Santa Fe à Red Rock.

Le shérif Ed Short part à leur recherche. Il fait prisonnier Bryant. Lors de son convoyage en train celui-ci vole une arme. Au cours de l'affrontement qui les oppose les deux hommes sont tués. Les Dalton sont recherchés dans tout le territoire d'Oklahoma, mais profitant de l'absence d'une véritable police ils continuent à piller les banques. Ol Yantis se fait tuer pendant un raid à Orlando (Oklahoma).

Forts de la crainte qu'ils inspirent, ils décident de tenter le cambriolage du siècle, deux banques en même temps dans la ville de Coffeyville (Kansas).

L'une des deux banques (la Condon National Bank) attaquée par le gang Dalton
Celle-ci est toujours en activité et a conservé son apparence de l'époque
Déguisés et fortement armés, trois hommes pénètrent à la Collin Bank pendant que deux autres attaquent la banque d'en face. Au même moment un passant reconnaît un des membres de la bande des Dalton, il part tout de suite chercher de l'aide.
A la sortie des banques la bande se fait prendre dans une embuscade meurtrière tendue par une douzaine de villageois. Seul Bill Doolen retardé par un problème de cheval ne sera pas tué. Pas effrayé par le destin de ses anciens complices il reformera une nouvelle bande et deviendra jusqu'à sa mort le hors la loi le plus connu d'Oklahoma.

Coffeyville, Kansas : site du dernier raid des Dalton

Le musée des Dalton à Coffeyville
Les corps du gang Dalton exposés à la prison de Coffeyville

C'était les Dalton, il n'y a plus personne

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* Il s'agit là de l'une des cinq "courses à la terre" qui eurent lieu en Oklahoma et sur lesquelles nous reviendrons dans un prochain article
24 mars 2009
Avec les écoliers de Montauban
Trois présentations
d'OK-OC et de son histoire
A la plaine de jeux du Ramiérou
Les 5, 9 et 12 mars nous sommes allés présenter aux enfants des écoles publiques de Montauban l'histoire extraordinaire qui est à la base de nos échanges. En tout ce sont près de cent-cinquante enfants, du CP au CM2 qui ont passé une heure en notre compagnie. C'était après la classe, de 17 à 18 heures. On aurait pu s'attendre à une certaine fatigue des enfants, une perte rapide d'attention, voire un rejet comme ils savent si bien le faire lorsqu'ils en ont décidé ainsi. Eh bien non ! Ambiance...

La première question, avant même que nous ayons commencé, ne manque pas de nous surprendre et de nous ... réjouir :
- Pourquoi nous fait-on asseoir par terre ?
Nous sommes dans une salle polyvalente dans laquelle vient de se dérouler une séance de gymnastique pour personnes retraitées. Le sol est en lino, froid et poussiéreux puisqu'on y a allègrement piétiné l'heure précédente. La remarque venant d'une gamine de dix ans pose un vrai problème, récurrent. Dans les écoles c'est pareil, on a la détestable habitude de faire asseoir les enfants par terre pour ce genre d'activité.
Les sièges seraient-ils un luxe ? A quoi pensent les décideurs et les architectes lorsqu'ils conçoivent ces espaces destinés à un public enfantin ? Mais l'enfant n'est jamais qu'un " mineur " (minus, minable...) Ah, s'il s'agissait d'un "ministre"...
Passons.

Nous commençons donc par une évocation de l'arrivée à Montauban, en novembre 1829, de trois Osages perdus, SDF avant l'heure, précurseurs de sans-papiers, n'ayant qu'une idée en tête : rentrer chez eux par le premier bateau-charter. Ne restait qu'à trouver le passeur : ce sera l'évêque de Montauban.
Les images se succèdent sur l'écran. Osages d'hier puis Osages d'aujourd'hui. Question : " A quoi reconnaissez-vous les Indiens ? " Réponse : " ils ont des plumes sur la tête " Nous insistons : " comme les oiseaux ? " Les jeunes finissent par convenir que le port des plumes d'aigles est occasionnel, cérémoniel et non habituel.

" Ils sont habillés comme nous ! " Eh oui, jeunes gens, les Indiens vivent avec leur temps, le nôtre, dans des maisons, avec la télé et tout le reste. Les enfants l'admettent facilement et leur étonnement, vite surmonté, n'est pas surprenant : ce sont des enfants qui ne distinguent pas toujours le réel et le rêve. Notons que c'est plus surprenant lorsque cette réaction vient d'adultes qui imaginent encore les Indiens vivant sous tipis et chassant le bison dans la prairie. Quant on les recentre, on entend parfois le pire : " comme c'est dommage..." Et voilà ! Venant de ceux qui s'affolent à la moindre coupure de courant électrique, on a envie de leur demander où ils ont laissé la fourche et les sabots.
Nous poursuivons avec deux vidéos : celle où l'on voit les danseurs traditionnels et les bisons sauvages dans la prairie au nord de Pawhuska ; puis celle où le groupe de visiteurs montalbanais est accueilli chez les Osages en 1991.
L'attention n'a pas faibli. Tous semblent avoir oublié l'inconfort de leur séant.
Le moment est venu de s'essayer aux danses indiennes comme nous l'avons convenu avec les responsables de cette animation. Il est bien entendu que nous n'allons pas nous risquer aux complexités des diverses danses telles que les pratiquent les Indiens. Le pas de base suffira. Bandeau autour de la tête, plume d'oie blanche fixée sur la nuque, deux cercles concentriques de danseurs, sens inverse de la montre. Musique...


Après la danse nous initions les enfants au rite de la plume d'aigle. Il s'agit d'une pratique courante dans certaines tribus, notamment les Montagnais du Québec, qui dans les assemblées ordonnent la prise de parole en fonction de celui qui tient la plume d'aigle. Les enfants ont vite compris la règle et l'observent scrupuleusement : ils demandent la plume avant de parler et écoutent sans l'interrompre celui qui parle. La plume d'aigle, symbole sacré, unanimement respecté dans les tribus...
L'heure du départ arrive trop vite. Nous étions dans l'Indian Time, nous retournons au temps structuré. Au revoir les enfants !
Monique et Jean-Claude Drouilhet

18 mars 2009
Au temps de la Louisiane...
Quand les Osages parlaient français…
Après avoir évoqué, dans un précédent article, l’usage de la langue française au début du 19ème siècle, par de nombreux Osages, voici aujourd’hui d’autres éléments qui confirment cette pratique.
Voyons d’abord la toponymie. On se souvient peut-être de ce que le territoire des Osages recouvrait en partie les états actuels du Missouri, du Kansas, de l’Oklahoma et de l’Arkansas. C’est à l’est de ce territoire que se situaient leurs villages permanents. Les cartes actuelles montrent encore des traces de cette influence linguistique. Gasconade est le nom d’une rivière, d’une ville et d’un comté du Missouri.

une entrée de la petite ville de Gasconade (Missouri)

La rivière Gasconade
Tout près de là, à l’est, on trouve le village de Beaufort, et à l’ouest celui de Chamois. Au sud de Saint Louis on a Bonne Terre, Des Arc, Desloge ; au nord La Grange, La Belle ; au sud ouest Ozark (Aux Arcs ?), etc. Quant à la rivière Osage elle s’est longtemps appelée de son nom français de Marais des Cygnes.
Mais, c’est dans les patronymes qui sont passés dans l’histoire que l’on a les plus belles surprises. Evidemment, la plupart étaient des chefs, ceux qui signaient les traités notamment et dont le nom figure au bas des documents. En fait, ne connaissant pas l’écriture, les Osages « touchaient la plume », c’est à dire s’en servaient pour tracer leur marque.
Que penser
d’un chef nommé Sans Nerf, sinon qu’il devait en toutes circonstances
garder son sang-froid et contrôler ses émotions ?
Un autre chef, du nom de Sans Oreille, avait peut-être subi quelque mutilation guerrière, à moins qu’il fût sourd… ou fasse semblant de l’être.
Il y avait aussi le chef Jean Lafon. Voilà qui va faire plaisir à quelques Occitans qui nous lisent.
Il n’est pas jusqu’au célèbre chef Pawhuska qui ne soit quelquefois référencé sous la traduction française de son nom : Cheveux Blancs.
chef Pawhuska

Soldat du Chêne
Citons en vrac quelques noms de guerriers devenus célèbres : Soldat du Chêne, Grande Piste, La Vente, Petit Feu et le plus poétique de tous : Queue de Vache.
Enfin, mesdames, pour le dessert, je vous ai gardé les plus rigolos. Ils étaient chefs
et avaient noms Petit Oiseau et Belle Oiseau. De vrais chefs, vous
dis-je !
chef JC
27 janvier 2009
20ème anniversaire d'OK-OC (1)

ET

Présentent
LES OSAGES ET MONTAUBAN
1829-2009 : 180 ans d'histoire commune

En Novembre 1829 Montauban était sous la glace. Le Tarn resta gelé pendant des semaines. L'hiver fut précoce et dura jusqu'en février. Trois misérables "SDF" se présentèrent à l'entrée sud de la ville, ils traversèrent le pont Vieux et se présentèrent à l'évêché (la mairie actuelle). Ces étrangers venaient d'un pays lointain, connu aujourd'hui sous le nom d'Etats-Unis d'Amérique, plus précisément du Kansas. L'évêque, Mgr Dubourg, organisa des quêtes et collectes de fonds dans le diocèse et ainsi les trois Indiens Osages : Petit-Chef, Grand-Soldat et Femme-Faucon, purent rentrer chez eux. Ils n'ont jamais oublié la générosité des Montalbanais !
Et les Montalbanais s'en sont aussi souvenus, surtout depuis 1989, date de création de l'association Oklahoma-Occitania qui fête ses vingt ans cette année .
La célébration de ce double anniversaire (20 ans d'OK-OC et 180 ans d'histoire commune) donnera lieu à diverses manifestations au cours de l'année dont la première aura lieu à
Montauban dans le quartier de Sapiac
(rue du chanoine Belloc - salle de l'USM - près des tribunes du stade vélodrome)
Vendredi 30 janvier à 20 heures 30
présentation d'un diaporama et projection de diverses vidéos tournées à Montauban et en Oklahoma, en pays osage
avec Monique et Jean-Claude Drouilhet (fondateurs d'OK-OC)
PROGRAMME
1. Présentation de l'association
2. Diaporama
- Origine des échanges avec les Osages
- Qui sont les Osages et où vivent-ils ?
- Comment étaient-ils autrefois ?
- Comment sont-ils aujourd'hui ?
3. Vidéos
- Pieds nus sur la terre occitane = l'arrivée des premiers Osages à Montauban en 1829
- Le retour des Osages en 1990
- Des Montalbanais chez les Osages en 1991
- Danses, bisons et interviews en Oklahoma
- Wha-sha-she e Occitan Ce dernier document est en occitan sous-titré en français.
4. Diaporama musical et humoristique en conclusion
Entrée gratuite
(attention : la salle initialement prévue était la Maison de Quartier de Sapiac. Elle a été remplacée par la salle de l'USM contigüe de la précédente et plus spacieuse. La séance commencera à l'heure exacte.)
17 janvier 2009
Tous à Sapiac le 30 janvier
De l'Oklahoma à l'Occitania
vendredi 30 janvier 2008 à 20 heures 30
rencontre avec les habitants du quartier Sapiac
à la maison de quartier
en collaboration avec
L'ASSOCIATION DES HABITANTS DU QUARTIER DE SAPIAC
Sapiac, c'est le quartier de Montauban, bien connu dans toute la France, où se pratique un sport, inventé par les Britanniques puis adopté sans réserve par les Occitans tant il correspond bien aux valeurs culturelles des pays d'OC : il s'agit, bien entendu, du rugby. L'équipe du MTGXV (Montauban-Tarn-et-Garonne XV) qui joue dans la cour des grands y a son stade dont la renommée n'est plus à faire.

Novembre 1829 : accueil des Osages à Montauban
Mais
c'est de toute autre chose qu'il s'agit ici. Au carrefour des rues
Léo-Lagrange et Jean-Bouin, et à l'angle du stade par le fait, se situe
la Maison de Quartier de l'Association des habitants de Sapiac. Cette
association tire chaque trimestre un bulletin qui est distribué à sept
cents exemplaires dans le quartier. Une page entière y est consacrée à
OK-OC dans son numéro de janvier. A la fin de cet article elle invite
ses lecteurs à assister à une séance de projections vidéo et diaporama
sur l'aventure OK-OC. Cette soirée aura lieu le vendredi 30 janvier à
partir de 20h30. L'entrée est gratuite et ouverte à toute personne quel que soit l'âge et le quartier, la ville ou le pays (et pourquoi pas, la planète tant qu'on y est) ou elle réside
Donc, si vous n'avez rien de mieux à faire et si vous n'habitez pas trop loin, laissez tomber la télé (c'est une image) et retrouvons-nous
Vendredi 30 janvier - 20h30
à la Maison de Quartier de Sapiac - Montauban
18 septembre 2008
La croix de fer aux plumes d'aigle
Un monument dédié à une sainte indienne

Une croix monumentale d'une hauteur de 8,53 mètres domine désormais l'église de l'Immaculée conception à Pawhuska. Elle a été consacrée à la "Bienheureuse Kateri Tekakwita" (surnommée Lily of the Mohawk), une Indienne iroquoise qui vécut au 17ème siècle et voua sa vie au service de son peuple et de la religion catholique.


La croix, en métal ajouré, est l'œuvre d'un artiste indien blackfeet, Cha'Tullis, bien connu pour avoir peint plus de quatre-vingt-dix façades de maisons du village osage de Hominy.
Détail original : deux grandes plumes d'aigles métalliques sont suspendues aux extrêmités transversales de la croix.











