Oklahoma-Occitania

Echanges culturels entre les Occitans de France et les Indiens d'Amérique (USA, Canada) : tribus Osage, Kiowa, Comanche, Cherokee, Pawnee, Choctaw, (Oklahoma), Lakota (Sud Dakota), Innu (Canada), etc.

17 juin 2008

Lavaur se souvient...

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Compte-rendu de la journée du

dimanche 18 mai

Les Amérindiens à Lavaur


LAVAUR, Tarn


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La Dépêche du Midi

Le rendez-vous nous avait été fixé au Dimanche 18 mai à 15 heures au Plô de Lavaur. Nous devions participer à la commémoration du sacrifice, en 1211, de Dame Guiraude et de 400 cathares coupables d'avoir voulu défendre leurs libertés. L'armée de Simon de Montfort avait été impitoyable. Elle menait une guerre de conquête sous prétexte de combattre une hérésie. La croisade dite "des Albigeois" signait le triomphe de la barbarie sur la civilisation occitane...

Nous sommes accueillis très gentiment par la vice-présidente de la société d'archéologie de Lavaur qui organise chaque année cette émouvante commémoration

Rappel historique :


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Site primitif de l’histoire urbaine de Lavaur, la terrasse du Plô forme un éperon dominant l’Agout. Le lieu est choisi par les premiers seigneurs de Lavaur pour édifier un château (cité dès 1035) autour duquel va s’agréger un bourg castral. Il fut peut être le dernier refuge des cathares de Lavaur lors de la prise sanglante de la ville par les troupes de Simon de Montfort le 3 mai 1211 : dame Guiraude de Laurac, co-seigneuresse de Lavaur est jetée vivante dans un puits de la ville et 400 cathares sont brûlés sur le plus grand bûcher de la croisade. Après cet épisode tragique, la cité seigneuriale passe à la couronne de France et le château du Plô, en partie démantelé, servira de salle de justice et de prisons royales.

Quel rapport avec les Amérindiens ?

Les deux Kevin ont dû rentrer à Paris pour des raisons professionnelles. Nous arrivons donc avec Claude Boivin (délégué innu du Québec), Danette Daniels (déléguée osage d'Oklahoma) et Ti'iwan Couchili (déléguée teko de Guyane). La terrasse du Plô, où se déroule la célébration, est occupée par une centaine de personnes, peut-être davantage, assises sur des chaises de jardin. Quelqu'un évoque au micro le souvenir de Dame Guiraude, de ses chevaliers faidits et de ses protégés cathares. Très peu de jeunes gens. Dommage.

Après les présentations la parole est aux Amérindiens. Claude Boivin commence par une cérémonie de purification. Il a étalé ses objets sacrés devant lui sur un petit tapis rouge. A genoux, il fait brûler la sauge dont la fumée odorante s'enroule autour de la stèle à la colombe. Ensuite il évoque les malheurs de son peuple qui n'a jamais baissé la tête et continue à vivre selon ses coutumes dans le monde moderne. Ti'iwan dit aussi le génocide suivi de l'ethnocide subi par les siens qui encore aujourd'hui sont lentement empoisonnés par le mercure des orpailleurs. Danette enfin parle de la survivance de la langue osage dont la reconquête a été entreprise voici quatre ans par la tribu. Cet ensemble de témoignages porte un nom : civilisation !

Comme l'était la civilisation occitane étranglée puis écrasée par la force brutale. Mais toujours vivante et fière, après plus de sept siècles.


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Ti'iwan Couchili (Teko), Claude Boivin (Innu), Danette Daniels (Osage)

"We are still alive" disent les Osages, Nous sommes encore là disent tous les Indiens d'Amérique ; nous n'avons pas disparu ; on ne nous a pas effacés des peuples de l'humanité.

Cinq siècles de résistance pour les uns, sept siècles pour les autres. La rencontre devait avoir lieu.

C'était à Lavaur, le dimanche 18 mai 2008.


08 juin 2008

Les fils de la Terre à Alzen

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Compte-rendu de la journée du
samedi 17 mai

ALZEN, Ariège

Le but de cette rencontre dans ce petit coin perdu de la montagne ariégeoise était de célébrer un anniversaire.

Résumé des chapitres précédents :

Depuis une douzaine d'années un groupe de Toulousains imaginatifs et entreprenants entretient avec la Nation Innu (Montagnais) des relations étroites et suivies. Le hameau d'Andebu (commune d'Azen, dans les premiers contreforts des Pyrénées) était abandonné et voyait s'écrouler les murs de ses petites maisons paysannes. C'est alors que des familles toulousaines vinrent investir les ruines et remonter les murs. Aujourd'hui le hameau a retrouvé goût à la vie avec des résidents permanents et intermittents.

Dans le courant des années 1990, l'un de ces explorateurs découvrait au milieu de la forêt voisine un grand puits circulaire d'une douzaine de mètres de diamètre, profond de trois à quatre mètres. Les parois maçonnées de grosses pierres sèches ne laissaient aucun doute sur l'intervention humaine. Il s'agissait vraisemblablement d'un site néolithique à vocation spirituelle.

En mai 1998, une délégation composée d'Amérindiens du Québec -- dont Clifford Moar, chef des Montagnais -- et de responsables de la Région Laboratoire de Développement Durable du Lac St Jean (Québec) séjournait en Midi-Pyrénées afin d'étudier avec un groupe de Toulousains et de Montalbanais la possibilité d'organiser dans les années suivantes un congrès international des applications territoriales du développement durable. C'est en cette occasion qu'une rencontre à Alzen et Andébu fut organisée. La décision fut prise à ce moment-là de dédier le site néolithique de la forêt à la Nation Montagnaise. Une émouvante cérémonie dirigée par Clifford Moar eut lieu sur la nouvelle terre indienne en Occitanie, en présence de la population du village. C'était le 21 mai 1998.

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Deux représentantes de l'association "Devenirs" assistaient aux diverses manifestations de cette journée. Nous laissons à l'une d'elles, Françoise Lafargue-Mitterrand, le soin de nous en rendre compte.

 


Invitées par l’association OKLAHOMA OCCITANIA, Cathy mon amie secrétaire de l’association et moi même, sommes venues rencontrer à Alzen à l’occasion du « Printemps Indien » qu’ils organisent chaque année, Danette Daniels de la Tribu Osage (Oklahoma), Ti’wan Couchili du peuple Teko (communauté de Guyane française), Claude Boivin de la Nation Innu (Montagnais du Québec), Kevin Dust (Tribu Crow du Montana) et Kevin Mustus (tribu Stoney de l’Alberta).

15 heures à l’école d’Alzen.

Nous ne connaissions personne, ni les représentants Amérindiens ni les organisateurs et pourtant alors que je communique depuis quelques mois par internet et par téléphone avec Jean Claude Drouilhet, fondateur de l’association OK-OC et son épouse Monique, j’ai le sentiment au-delà des causes que nous soutenons, que quelque chose de plus profond nous unit. Quelque chose qui ne se définit pas, qui est là et qui s’accomplit naturellement dans une mutuelle perception.

Il est 15 heures, l’école est vide.
Nous sommes surprises Cathy et moi-même de ne pas trouver les enfants où un quelconque signe annonçant leur rencontre avec les Amérindiens. A défaut de cela, une affichette collée sur la porte de l’école, annonce la cérémonie à 17 heures sur la Terre d’Andébu. Nous questionnons une dame qui avait l’air de venir pour la cérémonie ; c’était bien le cas mais elle n’avait pas plus d’informations que nous.

Alors que nous étions toujours près de l’école, nous apercevons Michèle, une amie membre de notre association qui vit dans un petit hameau à quelques pommiers de là. Elle n’avait pas d’informations et comptait sur nous pour lui en donner ! Je sentais monter la déception chez Cathy quant j’aperçois la directrice de l’école avec deux petites filles. Elles étaient suivies de l’équipe de l’organisation et des Amérindiens.

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Après de sommaires présentations, Catherine la directrice nous dirige vers le lieu où est prévu l’échange avec les enfants de l’école. Elle nous annonce qu’elle n’a pas eu le temps de préparer les enfants à cette rencontre.

Quel dommage ! J’ai le sentiment personnel qu’aucun livre d’histoire, aucune connaissance que nous recevons de l’extérieur ne peut mieux nous enseigner sur la diversité de la vie, que la vie elle-même. Et la vie est là ! D’Oklahoma, du Montana, de Guyane, d’Alberta, du Canada, de Gascogne ou d’Occitan, elle est là. Disponible, ouverte à l’expérience directe de la rencontre. N’est ce pas la meilleure façon de ressentir au-delà de toutes théories, les liens uniques et subtils, qui nous relient, nous façonnent, nous nourrissent ? Ces liens qui sont les fondements de la fraternité et que les petits enfants ressentent mieux que nous.

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Après une présentation plus approfondie des Amérindiens, nous nous dirigeâmes vers Andébu.

17 heures sur la terre d’Andébu.

En 1992 l’association OK-OC a initié des « dons de terre » symboliques de manière à rendre hommage aux peuples victimes des plus grands génocides de l’humanité.

Le 21 mai 1998, un site néolithique dans la forêt du petit hameau d’Andébu de la commune d’Alzen, a été dédié à la Nation des Montagnais (Québec).

«  Nichée au cœur d’une forêt de la montagne ariégeoise, une clairière parfaitement circulaire creusée comme un puits à la paroi de pierres sèches dans laquelle ont été aménagés deux abris également construits en pierre, attendait sans doute depuis des millénaires cette consécration. Loin de toute habitation de la période historique, l’endroit fut peut-être un lieu sacré de nos ancêtres néolithiques. La transmission de cet espace, d’une lignée autochtone européenne à une autre américaine, prenait ainsi valeur de puissant symbole: celui du partage équitable de la gestion de la planète. On était en plein Nikan.

  La plume d’aigle devait en cette occasion revenir au premier plan. Le chef Clifford Moar l’utilisait pour dédier la prière montant avec la fumée de sauge aux quatre directions, au zénith et à la Terre-Mère. Union encore des symboles: la plume d’aigle, la sauge, la couverture sur laquelle se tenait la cérémonie venaient d’Amérique; le récipient dans lequel se consumait la sauge était une tuile gallo-romaine présente sur cette terre depuis plus de 2000 ans. »

Ce samedi 17 mai, à l’occasion des 10 ans d’anniversaire, une cérémonie initiée par Claude Boivin était dédiée au site, à la terre, aux peuples de la terre, à la pluie, au feu, à la plume d’aigle, à chacun d’entre nous et au souffle qui relie chacun à cet ensemble. Pendant cette cérémonie sacrée et dans une grande présence, Claude Boivin accompagné de ses frères amérindiens, rendait hommage avec humilité et générosité au présent, à ce cercle qui réunissait toutes sortes de "chacun". J’étais heureuse d’y retrouver Matias notre ami autochtone d’Andébu.

Il me plaisait à penser quand je regardais Christèle, une jolie femme enceinte, que ces "chacun" pouvait tous ensemble à ce moment là, aimer le monde avec les yeux du bébé qu’elle porte.

Claude Boivin dans son hommage a fait don de sa plume d’aigle, au lieu. Moment très émouvant qui nous a relié au chef Clifford Moar et à d’autres êtres qui, comme eux, transmettent que « la terre est notre mère et que tout ce qui lui arrive, arrive aux fils de la terre ».


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Pour conclure la cérémonie après de beaux chants et hommages de la culture Occitane à la culture Amérindienne, Jean Claude Drouilhet rappelait ce que Martin Luther King disait sur l’importance « d’apprendre à être ensemble comme des frères plutôt que de périr comme des idiots ». Transformation que nous souhaitons tous voir pour notre monde - je préfère dire vivre car le monde n’est autre que nous – et qui se trouve là dans l’expérience de l’échange sans attentes. Sans savoir socialement qui est l’autre, ce qu’il vit. Juste pour l’accueillir, le reconnaître dans sa différence et si cet accueil lui permet d’être qui il est, alors partager la joie qu’on éprouve ensemble avec le reste du monde. Ce que je fais maintenant avec vous.

Dîner festif chez Jean François Laffont.

Nous avions l’intention avec Cathy de dormir sous la tente. Il pleuvait et ne faisait pas très chaud. Nous avons accepté la proposition de Jean Claude, l’hébergement au gîte et sommes très reconnaissantes à chacun de la spontanéité de leur invitation dans leur maison.

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Cette spontanéité sertie de générosité était présente dans tout ; l’accueil de l’équipe de l’association d’ Oklahoma Occitania, l’accueil et la fête chez les frères Laffont et leurs familles, le regard de leurs amis autour de la table, le service et la préparation  du Curanto ( plat traditionnel des Indiens Mapuche du Chili), les chansons que nous avons chantées ensemble dans les langues différentes mais d’une même voix, nos fous rires, la célébration des uns et des aux autres autour de la table ou qui n’y étaient pas (à ce propos, je fais une parenthèse pour dire que célébrer n’implique pas cautionner toutes les actions).

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Retour au gîte

Nous nous sommes endormies à 3 heures, la musique au cœur, et nous sommes réveillées de la même façon.

Avant notre départ, Claude Boivin me racontait un peu plus de son histoire, de celle de son peuple. Je termine ce témoignage par ce qu’il m’a fait partager qui le guide et qui résonne en moi. L’histoire d’un homme qui cherche par lui-même sa libération sans se laisser piéger par le poids de l’histoire, ni griser par le mystère. Sans s’en remettre à ce que pensent les autres. Juste en se fiant à sa propre expérience et au voyage intime qui transcende les frontières de son propre univers à la recherche du point tendre de son cœur et de celui de l’autre.

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Nous avons repris le chemin d’Hossegor qui s’est élargi de toutes ces rencontres.

Nous remercions chacun chaleureusement et fraternellement.DSC_0176

Françoise et Cathy



Association DEVENIRS - 1058 avenue du Tour du Lac - 40150 Hossegor - Tel 05 58 43 43 26 / 06 10 11 51 43 - contact : Françoise Lafargue-Mitterrand

03 juin 2008

4ème jour du festival au lycée Capou

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Vendredi 16 mai

4ème jour du festival au lycée Capou de Montauban

"LA TERRE N'APPARTIENT PAS A L'HOMME

L'HOMME APPARTIENT A LA TERRE"

"Quand la femme du guerrier d'une tribu amie vient poser son regard sur la vie de mon peuple, elle voit bien plus de choses que tous nos yeux réunis n'en peuvent voir"

Ne cherchez pas le nom de cette tribu, vous perdriez votre temps. Disons que ce proverbe aurait pupatricia exister, dans n'importe quelle tribu, y compris OK-OC ou la tribu calumet, son amie.

Un jour nous recevons un e-mail de Patricia : "Je voudrais venir... " La réponse est "viens, on se débrouillera". Patricia vient de la région parisienne. Elle anime un blog pour son association et elle voudrait faire un reportage. C'est ce regard extérieur que nous voudrions vous proposer aujourd'hui.

Laissez-vous guider par Patricia :

http://boutiquetribucalumet.oldiblog.com/?page=articles&rub=352230

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02 juin 2008

3ème jour du festival du lycée Capou

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Jeudi 15 mai

3ème jour du festival du lycée Capou de Montauban

"LA TERRE N'APPARTIENT PAS A L'HOMME

L'HOMME APPARTIENT A LA TERRE"

AU ZENITH DE TOULOUSE

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Le jeudi 15 mai, au Zénith de Toulouse, s’est déroulé le festival des lycéens et apprentis de Midi-Pyrénées. Les jeunes du lycée agricole de Capou se sont retrouvés au village forum organisé par la Région Midi-Pyrénées. Plusieurs stands avaient ainsi pignon sur rue, offrant à tous les visiteurs leurs ateliers, qui sur l’environnement et le développement durable, qui sur la culture, qui sur les actions citoyennes, etc.

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Nos trois invités amérindiens ont pu s’exprimer, lors de l’exposé de fin de matinée ou au cours du jeu de rôle semi-improvisé, en début d’après-midi. Il est simplement à regretter qu’ils n’aient pu délivrer leur message à un public plus conséquent, mais leur présence a certainement joué pour l’attribution d’un premier prix au L.E.P. de Capou pour sa « Charte de la terre ».

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En milieu d’après-midi, le soleil radieux a invité à une flânerie dans les rues de la ville rose, autour du Capitole et de la basilique Saint-Sernin dont la visite a séduit, une fois de plus, préparant aux autres découvertes de l’abbaye de Belleperche et du cloître de l’abbatiale de Moissac.

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Texte de Norbert Sabatié ; images de Michel Monesma

2ème jour du festival au lycée Capou

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Mercredi 14 mai

2ème jour du festival au lycée Capou de Montauban

"LA TERRE N'APPARTIENT PAS A L'HOMME

L'HOMME APPARTIENT A LA TERRE"

Aujourd'hui Danette continue d'assurer la présentation de l'expo dédiée aux Fils de la Terre sous le tipi du festival. Elle recevra encore de nombreux groupes de lycéens très intéressés par la découverte qu'ils font de la réalité des Indiens d'Amérique, bien éloignée des stéréotypes qui leur ont été mis dans la tête. Non les Indiens ne vivent plus sous des tipis ou des wigwams mais dans des maisons modernes. Non ils ne chassent plus le bison pas plus qu'ils ne trappent le castor pour assurer leur subsistance. Ils exercent mes professions les plus diverses ou, comme chez nous, sont à la recherche d'un emploi. Oui les Osages retirent des bénéfices de l'exploitation des gisements pétroliers que Wah Kon Dah a mis dans le sous-sol de leur réserve. Non ces revenus ne sont pas utilisés à des fins personnelles mais pour des programmes collectifs de santé, d'éducation, d'infrastructures, de bien-être social. Oui, ils exploitent quatre casinos qui permettent d'employer les membres de la tribu et dont les revenus sont utilisés pour financer les projets de la tribu.

C'est ainsi que peu à peu, en anglais, émaillé de quelques mots et expressions de langue osage, se rétablit une vérité sur la vie moderne d'Indiens d'Amérique, ni plus ni moins heureux ou malheureux que d'autres.

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Pendant ce temps nos autres invités participent à une table ronde dans l'amphithéâtre du lycée. Claude Boivin, au nom du peuple Innu parle de la vie traditionnelle de ses ancêtres, ceux que l'on appelait il y a encore peu les Montagnais au Québec. Un peuple du groupe Algonquin, vivant de chasse, pêche et cueillette dans la forêt boréale. Aujourd'hui le village de Claude Boivin est au bord du lac Saint-Jean, il porte de nom de Mashteuiatsh (les Québécois allochtones disent plutôt "Pointe Bleure"). Mais régulièrement les chasseurs-pêcheurs-cueilleurs qui sommeillent au fond des cœurs de chaque Innu, se réveillent et repartent en forêt, non pas par nostalgie, mais bien parce que c'est là que se trouve l'âme du peuple, les connaissances ancestrales et que peut s'effectuer plus facilement la transmission des valeurs.

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Le stand des Manouches

Alain-Eugène Daumas et Joseph Simbach prendront ensuite la parole pour dire le rapport unique à la terre qu'entretiennent les gens du voyage, ceux que l'on désigne sous le terme générique de Tsiganes et qui se subdivisent en Manouches, Gitans et Roms, selon les hasards de leurs trajectoires migratoires depuis la vallée du Sint en Inde. Une migration qui remonte à cinq ou six siècles comme ils se plairont à le faire remarquer, ce qui signifie que les Manouches, de nationalité française, sont en réalité membres de notre communauté nationale depuis de bien plus nombreuses générations que beaucoup de nos compatriotes actuels. Le racisme et le rejet dont ils sont les victimes permanentes ont donc de fortes raisons de nous interroger, nous les gadgés...

Conclusion surprenante, Claude, l'Innu du Québec et Alain le Manouche de France, se retrouveront sur un même constat : Manouche en France, Innus au Québec, mêmes valeurs, mêmes mépris et rejet.

Le soir; grande fête. Elle était prévue autour du feu de camp que nos amis manouches avaient préparé. Hélas, l'orage est venu contrarier ce projet et tout le monde a dû se replier sous abri. La fête n'en fut pas moins réussie grâce notamment à un quartet de jazz Manouche : Jazz-Voyage dont Jérôme Soufflet a capturé sons et images qu'il nous restitue ici :

           


29 mai 2008

1er jour du festival au lycée Capou

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Mardi 13 mai

1er jour du festival au lycée Capou de Montauban

"LA TERRE N'APPARTIENT PAS A L'HOMME

L'HOMME APPARTIENT A LA TERRE"

Sous une banderole portant la belle formule du chef Seattle, le lycée agricole "Capou" de Montauban a ouvert son festival dans un cadre de verdure. Le voici présenté par son concepteur et principal réalisateur : Thierry Poser :

" Elaborée à partir du festival de la terre qui s'est tenu du 13 au 16 mai 2008 au lycée agricole de Montauban Capou, autour de tables rondes, de débats, de films, d'ateliers, d'expositions, de spectacles vivants et de rencontres informelles. Cette manifestation a accueilli une cinquantaine de partenaires associatifs, professionnels, universitaires, artistes,artisans en lien direct avec les problématiques d'exclusion, d'insertion, de partage, de solidarité et de transmission de la terre «~agricole~», «~habitat~» et de pratiques culturelles créant du lien social en harmonie avec la terre. Nous avions comme invités d'honneurs~: la sagesse des Burkinabés, des peuples nomades amérindiens (Innu du Canada, Teko de Guyane, Osage des USA) et tsiganes de France et d'Europe (Latcho Drom et Chave Foun Winta) qui nous ont fait part de leurs traditions et de leurs relations avec la terre mère."

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Au centre du parc : le château du lycée Capou

Dans le parc : le tipi d'OK-OC et à côté le stand du vannier

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Nous sommes dans un bain pluriculturel : Amérindiens, Tsiganes, Burkinabé, Congolais et, bien sûr, Occitans et autres indigènes de France se côtoient et fraternisent. Dès l'ouverture de ce festival nous en respirons l'ambiance chaleureuse. Le décor est planté : tipi, tente berbère, verdine tsigane, forgeron dogon, vannier manouche... Le monde est devenu tout petit.

Dans le tipi OK-OC a installé une mini exposition : panneaux, objets artisanaux des Indiens d'Amérique, et un dispositif de projection vidéo. Les classes se succèdent. Danette Daniels répond aux questions en anglais ; Ivan Ozbolt traduit lorsque les sourcils se froncent.

D'autres groupes de lycéens s'installent confortablement sur le gazon sous les arbres. Ils écoutent l'histoire des Osages perdus que les Montalbanais surent accueillir en 1829.

Ailleurs le forgeron dogon a terminé la fabrication de son outil de travail. Il taille maintenant de larges encoches dans un tronc d'arbre pour en faire une échelle à la mode de son pays. Le vannier, imperturbable, tresse ses paniers d'osier. Au stand tsigane, Joseph Stimbach, Alain Daumas, Maryse Gargaud répondent aux questions des lycéens qui vivent l'expérience de leur premier contact humain avec les gens du voyage. Sous la tente, les musiciens burkinabé grattent leurs instruments à cordes, sifflent dans une flûte ou tapent sur un xylophone à calebasses en une mélopée tendre comme une berceuse. Summertime ; L'estiu Indian ; l'Eté Indien est arrivé.


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Au soir de cette première journée nous eûmes droit à une belle prestation de la troupe du Burkina Faso. Jérôme Soufflet braquait sur eux sa caméra pour vous faire revivre ces instants :

           

28 mai 2008

Visite de Carcassonne

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Au pays de "Dame Carcas"

En ce jour férié du 8 mai, nous avions décidé d'emmener nos invités amérindiens visiter la fameuse cité de Carcassonne, une ville entière ceinturée de deux enceintes de hautes murailles avec son château médiéval et sa basilique des 11ème-12ème siècles.

DSC_0150Les voici en vue de la cité sur l'aire de repos qui lui fait face.

De gauche à droite : Ti'iwan Couchili, Teko de Guyane ; Claude Boivin, Innu du Québec et Danette Daniels, Osage d'Oklahoma




photos : Michel MonesmaRotation_deDSC_0159


Un peu plus tard, à l'entrée de la cité, plusieurs amis venaient nous rejoindre. Christian Durand-Mesnay est l'un de nos adhérents de la première heure. Il était venu en voisin. Quel plaisir de le rencontrer en cette occasion. Ensuite un couple fort sympathique : Nap et sa compagne Julie. Nap est un Teko et cousin de Ti'iwan. Voilà une dizaine d'années qu'il a quitté sa Guyane natale et sa forêt pour vivre dans les environs de Carcassonne. Quant à Julie elle fait partie du personnel de l'école Calendreta de la cité de Carcassonne (une Calendreta est une école laïque privée dans laquelle tout l'enseignement est donné en langue occitane). Travailler dans la cité... Quelle chance !

Ti'iwan, Danette et Nap

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Nous entrons dans la cité et aussitôt nos invités sont happés par la multitude de boutiques qui vendent des souvenirs d'une douteuse authenticité. Mais qu'importe ! l'ambiance médiévale est dans les esprits, c'est bien là l'essentiel. Claude Boivin qui commence à ne plus s'étonner de rien en terre occitane se trouve pris de compassion lorsqu'il s'arrête au niveau d'un pauvre hère, cloué au pilori pour on ne sait quelle vétille. Il aurait fallu lui expliquer qu'il n'était pas censé le plaindre mais le blâmer. Mais c'était pour rire et le pauvre malandrin de cire continue sans Claude d'interroger le chaland.

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Bon, nous n'allons pas vous raconter toutes les rencontres de nos invités dans ce microcosme où toutes les langues du monde viennent se croiser. Nos amis ont fait le tour des remparts avec des escaliers à la mode ancienne (pas pour les feignants !) qui montent et qui descendent, sous un soleil de plomb. Il faisait tellement chaud que Danette s'est quelque peu arrêtée sur les hauts d'un chemin de ronde pour se laisser rafraîchir par la brise occitane. Même en Amérique ils n'ont pas cette sorte de clim'

27 mai 2008

Résistance au Terrain Courbet

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Dimanche 11 mai 11h30

Nous étions au Terrain Courbet à Montauban

Le "Terrain Courbet", c'est d'abord une association de Montauban qui s'organise dans le quartier de Lalande autour d'un espace de liberté conquis par les résidents pour le bien-être et la satisfaction de tous. Une asso très sympathique, comme nous les aimons. C'est donc avec plaisir et même enthousiasme que nous avions accepté leur invitation à nous unir à eux pour partager nos petits plats dans la bonne humeur d'un repas en plein air. Le soleil était avec nous et l'ambiance était chaleureuse.

Mais avant de manger, Claude Boivin a fait une offrande de nourriture à la terre mère selon la tradition de la Nation Innu du Québec qu'il représentait. Jérôme Soufflet était là avec sa caméra :

           

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Après le repas nous nous sommes déplacés dans une salle voisine de la cité des Chênes pour y visionner quelques vidéos et entendre les témoignages de nos invités amérindiens.

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Danette Daniels nous a longuement expliqué la situation actuelle des Osages, après tous les bouleversements auxquels ils ont été confrontés dans une courte période historique. Bien des peuples auraient cédé au découragement et disparu sans laisser de traces. Les Osages ont résisté, sur tous les fronts, y compris juridique. Aujourd'hui, bénéficiaires des revenus du pétrole qu'ils investissent sagement dans des programmes d'éducation, de santé, d'infrastructures et de culture, ils ont retrouvé un équilibre dans le monde moderne. A tel point qu'ils ont entrepris la reconquête de leur langue qu'ils enseignent dans les trois villages de leur réserve en Oklahoma et en Californie où réside une partie de la tribu.

Ti'iwan Couchili et Claude Boivin ont ensuite expliqué les particularismes de leurs peuples respectifs, Teko et Innu, dans lesquels on retrouve d'étranges similitudes, notamment au niveau du génocide culturel qui visait la disparition de leur langue et de leur culture et une assimilation forcée.

Résistance ! tel était le mot d'ordre qui s'imposait à tous, sans jamais avoir été prononcé. Vraiment, de la belle ouvrage ! Merci les Amérindiens pour cette leçon de courage.




24 mai 2008

Le bronze du guerrier osage

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

Lafrançaise, Tarn-et-Garonne, samedi 10 mai 2008

Inauguration de la statue en bronze

d'un guerrier osage

reportage photo de Michel Monesma

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Le maire de Lafrançaise entouré d'une partie du conseil municipal, de citoyens de Lafrançaise et de membres de l'association OK-OC entouraient nos invités d'honneur : Danette Daniels représentant la tribu Osage (Oklahoma), Claude Boivin représentant la Nation Innu (Québec) et Ti'iwan Couchili représentant le peuple Teko (Guyane française). Il y avait aussi, bien sûr, l'artiste, créateur du bronze : Yvan Zimmerman.

Résumé des chapitres précédents:

En novembre 1829 trois Osages (deux hommes et une femme) terminaient un parcours d'errance de deux ans et demi en Tarn-et-Garonne soulevant un intérêt et une émotion bien légitimes ( lire l'historique ) Le 8 septembre 1989 l'association Oklahoma-Occitania était créée à Lafrançaise par une douzaine de fondateurs En septembre 1990 OK-OC recevait un premier groupe de quarante-trois Osages venus commémorer le lointain passage de leurs ancêtres sur cette terre occitane
Le 14 juillet 1992 le Point de vue de Lafrançaise était symboliquement dédié aux tribus Pawnee et Navajo par le maire, M. Hervé Sabatier et le conseil municipal en présence des délégués de huit tribus d'Oklahoma, dont les Osages. Depuis ce jour six communes de Tarn-et-Garonne ont dédié une parcelle de leur territoire à une tribu indienne des Etats-Unis et du Canada. Une septième s'apprête à le faire pour une tribu de Guyane française Le dimanche 24 février 2008 à 11 heures Monsieur Patrick Soulhac, actuel maire de Lafrançaise, entouré de son Conseil municipal, des membres de l'association Oklahoma-Occitania, des écoliers, collégiens et de la population lafrançaisaine procédait à la présentation d'une maquette en cire, grandeur nature, de ce buste en bronze de guerrier Osage en présence du sculpteur Yvon Zimmermann de Lafrançaise.

Aujourd'hui, samedi 9 mai 2008, 11h30 : la statue est inaugurée

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de g.à d. : Danette Daniels, Claude Boivin, Ti'iwan Couchili

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de droite à gauche :
Gérard Massip, président d'OK-OC ; Yvon Zimmerman Sculpteur ;
Patrick Soulhac, maire de Lafrançaise ; Danette Daniels, Tribu Osage ; Claude Boivi, Naztion Innu ; Ti'iwan Couchili, peuple Teko

La Dépêche du dimanche 11 mai titrait en rubrique Lafrançaise

" Une émouvante cérémonie en terre indienne"

" [...] De nombreux adhérents de l'association Oklahoma-Occitania, Jacques Roset, conseiller général ; Patrick Soulhac, maire de la ville ; de nombreux élus et représentants d'associations se sont retrouvés en terre indienne en hommage aux Osages qui ont traversé notre département en 1829. [...] Après avoir dévoilé le buste en bonze d'un guerrier osage venu compléter la stèle inaugurée en 1992, nos invités indiens ont chacun retracé un peu d'histoire de leur vie et de leur civilisation. Pour conclure cette cérémonie très attachante, comme le soulignait le maire Patrick Soulhac, Claude Boivin purifiait la terre indienne dont l'attachement avec Lafrançaise est lié pour toujours."

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Claude Boivin, Innu de Mashteuiatsch (Province du Québec),
purifiant avec la fumée de sauge et la plume d'aigle la statue de guerrier osage de Lafrançaise


15 mai 2008

Une fois de plus...

Printemps Indien 2008 : LES FILS DE LA TERRE

LA TRAVERSEE DU PONT VIEUX

DE MONTAUBAN

Rappel des chapitres précédents :

Novembre 1829, par un froid glacial (le Tarn est gelé), trois Indiens Osages : Petit-Chef, Grand Soldat et Femme-Faucon (la femme de Petit-Chef) arrivent à Montauban par la route de Toulouse. Ils terminent un parcours d'errance de deux ans et demi qui leur a fait traverser une partie de l'Europe à la recherche d'un moyen de regagner leur village du Kansas. Un seul pont à Montauban à cette époque : le Pont-Vieux construit de 1311 à 1335 (sous Philippe le Bel), autant dire un ancêtre des monuments de la ville. Ils se rendent à l'évêché, sis à l'Hôtel d'Aliès, l'actuelle mairie. L'évêque Guillaume Dubourg fera le nécessaire pour assurer le rapatriement des Osages perdus de 1827 à 1829, grâce à la générosité de nos ancêtres montalbanais.

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  Depuis la reprise des relations de Montauban avec la tribu Osage, jamais il n'a été dérogé à la tradition qui veut que tout Osage visitant Montauban ait le devoir de traverser solennellement le Pont-Vieux en "marchant sur les traces laissées par les mocassins de leurs ancêtres de 1829". C'est bien ce qu'ont fait avec respect et dignité Danette Daniels (Tribu Osage), Claude Boivin (Nation Innu) et Ti'iwan Couchili (peuple Teko) le vendredi 9 mai 2008 entre 11 heures et 11 heures 30.


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A la mairie :

A 11h30 la délégation était reçue à l'Hôtel de ville de Montauban par Philippe Maurel, adjoint au maire chargé des affaires culturelles et deux autres adjoints : Philippe François et Laurence Pagès.

Il est important de rappeler qu'en 1829, lorsque arrivèrent à Montauban les trois Osages en détresse, le siège du palais épiscopal était justement l'actuel hôtel de ville. C'est donc conformément à la tradition que Danette Daniels secoua le lourd portail d'entrée appelant à l'aide. Elle fut conduite, entourée des deux autres Amérindiens et du cortège qui les accompagnait jusqu'à la salle des mariages qui était autrefois la chapelle de l'évéché. On put lire sur une frise ceinturant les parois, un peu au-dessous du plafond, les noms des différents évêques de Montauban mais surtout celui de Mgr Dubourg, cher au souvenir des Osages pour avoir secouru leurs ancêtres perdus.

Quelques instants plus tard, un échange de cadeaux avait lieu dans le "salon bleu" et était suivi d'un apéritif commémorant celui qui fut servi en son temps à Grand-Soldat dont la légende prétend qu'il avait un peu forcé sur le Rivesaltes


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de gauche à droite : Ti'iwan Couchili, Claude Boivin, Danette Daniels

 




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