30 septembre 2008
Chez nos amis de la Belle Province (2)
Les 400 ans de Québec

Cet événement a donné lieu à de grandes manifestations de tous ordres dans lesquelles se sont côtoyés théâtre, grands spectacles, conférences, expositions, musique, reconstitutions historiques et tant d’autres choses ; la ville s’étaient faite belle, fleurie, décorée.
Quelle place les amérindiens ont-il eu dans cette débauche de manifestations ? Y ont-ils trouvé des occasions de montrer ce qu’ils sont ?


Une publication amérindienne aborde la question ainsi : « Les temps ont bien changé ! Encore de nos jours, les Premières Nations acceptent volontiers de participer à la commémoration de grands évènements historiques. Plus question cependant d’être de simples figurants. Signe des temps, ces évènements spéciaux sont vus comme une opportunité pour faire connaître l’autre volet de l’histoire, celui des Premières Nations, partie essentielle de le compréhension de notre histoire commune »*.
Ghislain PICARD, Chef de l’Assemblée des Premières Nations
du Québec et du Labrador écrivait dans le grand quotidien québécois Le Devoir
du 10 août « Pour les Premières Nations du Québec, la conjonction entre la
journée internationale des peuples autochtones et le 400e anniversaire
de la fondation de la ville de Québec est l’occasion de rappeler qu’elles ont
joué un rôle fondamental dans l’établissement et la survie des colons français
et que, sans elles, le Québec d’aujourd’hui ne serait pas ce qu’il est ».
Les avis seront sans doute partagés si l’on regarde le programme officiel des manifestations dans lequel la place laissée aux amérindiens n’apparaît pas de premier plan.
Alors, nous, qu’avons nous vu de particulier durant notre cours séjour ?
D’abord, une présence non renié dans les évocations
historiques du rôle de ces peuples dans la naissance et la construction de la
ville. Le grand spectacle intitulé Le moulin à images, qui racontait l’identité
de la cité au fil du temps, ne faisait pas débuter l’histoire en 1608 et ne
gommait pas la présence amérindienne antérieure.

Ensuite, des présences particulières : œuvre exposée
d’une artiste Innu aux Jardins éphémères qui avait créé un jardin d’ornement à
partir de symboliques indiens; une
présentation des savoirs faire culinaires traditionnels amérindiens, le pow-wow
de Wendake.
Nous avons malheureusement manqué de quelques jours un grand rassemblement « la grande marche
vers Wendake : à la rencontre des nations d’Amérique », un
rassemblement de quelques 6 000 amérindiens nous a t-on dit ! (à suivre)
Gérard Massip
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* Extrait de Les autochtones du Québec, guide touristique 2008-2009


deux dernières photos de Gérard et Evy Massip
25 juin 2008
pensionnats indiens (suite)
Réponse aux excuses
du Gouvernement du Canada
pour le système des pensionnats indiens
Merci à Françoise Lafargue-Mitterrand qui nous a fait parvenir cette déclaration d'Ellen Gabriel de la Nation Mohawk, présidente de l'association des femmes autochtones du Québec

L’Association
des Femmes Autochtones du Québec accepte les excuses officielles du Premier Ministre
relatives à l’expérience génocidaire des Peuples Autochtones durant la période
des pensionnats indiens. Ces excuses arrivent toutefois bien tard et sont
contradictoires aux politiques oppressives contenues dans la Loi sur les
Indiens.
Les crimes haineux commis contre les enfants Autochtones
victimes, et maintenant survivants, des pensionnats doivent être abordés de
façon plus sérieuse et profonde que par de simples excuses et compensations monétaires.
Les
dommages causés à nos langues, notre bien-être, nos structures politiques et
sociales, ainsi que notre sexualité requièrent davantage d’attention pour
pouvoir entreprendre sainement un processus de guérison. La politique d’assimilation
menée par le gouvernement canadien à travers le système des pensionnats peut en
effet être considérée comme un crime de génocide et un crime contre l’humanité,
tels que définis dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Aux
lendemains du commencement des travaux de la Commission Vérité et
Réconciliation, nous ne pouvons ignorer le récent rapport de la Vérificatrice
générale du Canada démontrant que les budgets des agences de protection de
l’enfance continuent de mettre l’emphase sur le placement d’enfants autochtones
en dehors de leurs communautés et Nations respectives. Ce type de pratique
résulte du système des pensionnats indiens et s’inspire de leur fonctionnement.
Par conséquent, nous demandons au Gouvernement canadien de reconnaître que le système des pensionnats indiens constitue un acte génocidaire et un crime contre l’humanité, conformément aux définitions de la Cour pénale internationale.

Ces
excuses peuvent être entendues et acceptées, mais elles n’attirent pas nécessairement
le pardon des Premières Nations : aucune nation ni aucun groupe n’a jamais été
pardonné pour avoir commis des actes génocidaires. Pour que les excuses soient
considérées comme authentiques, davantage d’efforts doivent être entrepris afin
de corriger les mesures oppressives comprises au sein de la Loi sur les
Indiens. Ces politiques, qui sont encore en vigueur aujourd’hui, empêchent
les peuples autochtones de prospérer au niveau social, culturel, politique et économique.
L’opposition
du Gouvernement canadien à la Déclaration des Nations Unies sur le droit des
peuples autochtones rend d’autre part ces excuses douteuses. La position du
Canada s’appuie sur des arguments qui contribuent à perpétuer l’insidieuse et
archaïque Loi sur les Indiens qui discrimine et nie à la fois les droits
des Peuples Autochtones. Cette situation est d’ailleurs dénoncée dans le
rapport annuel d’Amnistie International récemment publié.
Nous
demandons ainsi au Gouvernement du Canada de financer adéquatement les
initiatives de promotion des langues autochtones proportionnellement aux fonds
accordés pour la préservation du français et de l’anglais, de consulter
adéquatement et de bonne foi les Peuples autochtones au sujet des nouvelles
législations, telles que les projets de loi C-21, C-47, C-30, et d’éliminer la
discrimination basée sur le genre qui existe en vertu de la section 6 de la Loi
sur les Indiens.
Pour
permettre aux communautés autochtones de se sortir des impacts négatifs de la
colonisation, l’accès aux terres et aux ressources doit leur être reconnu; ils
doivent avoir l’opportunité de construire des nations fortes et saines en ayant
les ressources et les outils nécessaires pour résoudre les problèmes
économiques et sociaux provenant des politiques assimilatoires.
Le Canada s’est établi comme un pays riche et prospère aux dépens des Peuples Autochtones. Bien que nous reconnaissions l’admission de culpabilité du gouvernement, nous aimerions souligner qu’il existe encore une série d’obstacles qui doivent disparaître pour faire écho à l’esprit et à l’intention de ces excuses.
Ellen Gabriel
Présidente de l’Association des Femmes Autochtones du
Québec
10 juin 2008
Pensionnats indiens
Les excuses du Canada
aux autochtones
10/06/2008 | Mise à jour : 08:01 |
.
Lu dans Le Figaro du 10 juin 2008 :
Quelque
80.000 autochtones doivent recevoir demain des excuses longuement
attendues du Canada pour avoir été les victimes de ce qu'un de leurs
principaux leaders qualifie de "chapitre le plus sombre" de l'histoire
du pays.
Le premier ministre Stephen Harper présentera solennellement devant le parlement les excuses du Canada aux anciens élèves encore en vie des "pensionnats autochtones", des établissements dans lesquels de jeunes autochtones ont été enrôlés de force pendant des dizaines d'années et coupés de leur culture pour les assimiler. Source: AFP

Claude Boivin (Innu du Québec) et Ti'iwan Couchili (Teko de Guyane)
A l'issue de la cérémonie sur la terre dédiée à la nation Innu, le samedi 17 mai à Andébu (commune d'Alzen), Claude Boivin déclarait dans une interview recueillie par Virginie Sanchez pour La Dépêche du Midi : " De 6 à 12 ans, j'étais dans un pensionnat réservé uniquement aux autochtones. Dès notre arrivée on nous rasait la tête et nous infligeait des humiliations quotidiennes. Le but était de détruire notre identité."
Enfants osages dans le pensionnat de Carlysle (Pensylvannie)
29 février 2008
Des visiteurs osages imprévus
Bienvenue aux Osages
Ils ont marché sur les traces des mocassins de leurs ancêtres. Jeudi matin 21 février 2008 aux alentours de onze heures, trois Indiens Osages ont traversé le Pont-Vieux de Montauban, comme l’avaient fait cent-soixante-dix-neuf ans avant eux Petit-Chef, Grand-Soldat et Femme-Faucon.
C’était en novembre 1829, par un froid terrible, trois Osages perdus étaient venus chercher du secours auprès de l’évêque de Montauban, Mgr Louis Dubourg, ancien évêque de la Louisiane française. Les fonds nécessaires à leur retour au pays avaient été recueillis en une semaine. Les Montalbanais ont toujours été généreux et les Osages ne l’ont pas oublié.
Cette émouvante histoire, redécouverte par l’association Oklahoma-Occitania, est remontée à la surface de la mémoire collective en 1989. C’est ce qui explique que l’on puisse rencontrer depuis cette date des Osages dans les rues de Montauban. Chaque fois que cela se produit ils sont invités à « marcher sur les traces des mocassins de leurs ancêtres ». Comme ils étaient arrivés par le faubourg toulousain, ils n’avaient pu traverser le Tarn qu’au seul pont qui existât à cette époque : le Pont-Vieux. C’est donc cette traversée rituelle qu’ont faite avec l’émotion que l’on imagine nos trois visiteurs actuels.

de g. à d : Joe Hall ; Rebekah HorseChief ; Blaine Shaw
Etonnante coïncidence, comme en 1829, ils étaient trois : deux hommes et une femme. Rebekah HorseChief, Joe Hall et Blaine Shaw ont gravement parcouru la centaine de mètres de la rive gauche jusqu’au musée Ingres sur le trottoir d’amont, drapeau osage déployé, au grand étonnement des usagers. Les losanges de galets noirs et blancs qui pavent les trottoirs étaient déjà là en 1829. On comprend ainsi la solennité avec laquelle les Osages ont accompli cette marche cérémonielle.

Nos visiteurs osages accueillis à la mairie de Montauban par Mme Marie-Pierre Pouch
Au bout du pont, ils ont tourné à droite, vers la mairie, où les attendait, comme en 1829, la personnalité résidente. L’hôtel d’Aliès était, à l’époque, l’évêché ; il est devenu ensuite la mairie de Montauban. C’est Madame Marie-Pierre Pouch, adjointe au maire, qui les a reçus chaleureusement. Il ne faisait aucun doute que l’émotion était partagée. Montauban est jumelée avec Pawhuska, la capitale des Osages en Oklahoma depuis septembre 1999. L’ancienne amitié des Indiens Osages et des trappeurs français n’est pas éteinte. Ce sont de telles visites qui l’entretiennent.
26 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (6)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Alexis Tiouka

Alexis Tiouka est un Amérindien de Guyane française (le plus grand de nos départements : équivalent à trois régions de Métropole). Il est expert en droit international. Alexis appartient au peuple Kali'na. Il vit à Cayenne.
Il se présente lui-même ainsi :
"Depuis plus de 10 ans je mène des actions au niveau international visant à la reconnaissance des droits des Peuples autochtones dans le monde. Ces actions m’ont amené à participer activement à divers événements internationaux, ainsi qu’à diffuser mes connaissances dans le cadre de conférences, colloques et séminaires. Par ailleurs, afin de parfaire mes compétences, j’ai suivi un certain nombre de formation dans le domaine du droit des peuples autochtones et des droits de l’homme."
14 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (5)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Claude Boivin
Au printemps prochain, Monsieur Claude Boivin sera l'un des invités amérindiens de l'association Oklahoma-Occitania où il représentera le peuple Innu (Montagnais) du Québec. Du 8 au 20 mai 2008 nous préparons un ensemble de manifestations que nous avons dénommé " Fils de la Terre " en collaboration avec le lycée agricole de Capou-Montauban, lequel de son côté prépare un festival " La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre " Nous aurons l'occasion au cours des prochains mois de détailler ces programmes et de présenter d'autres invités. Aujourd'hui, nous laissons Claude Boivin se présenter lui-même.

Claude Boivin
Je suis un Ilnu de 51 ans. J’ai connu, dès l’âge de 6 ans jusqu’à 11 ans et après, les foyers d’accueil et familles d’accueil et connu la rue et tout ce qui va avec. Je suis revenu dans le cercle de la vie et j’ai commencé à travailler pour la communauté soit comme travailleur de rue, intervenant en toxicomanie et j'ai ensuite travaillé pour les Maisons de jeunes de 8 à 18 ans. Maintenant je suis conseiller au Conseil de bande depuis 15 mois. Côté spirituel, je suis porteur d’objets sacrés depuis une vingtaines d’années et j’ai fait différentes cérémonies que ce soit des loges à sudation, rassemblement Medewin (enseignement traditionnel), pow wow, loges d’enseignement et je suis un danseur du soleil.
"Le feu représente le cercle de la vie", explique Claude Boivin, gardien du feu. "Le feu est un élément sacré. C'est grâce à lui si nous sommes encore ici puisqu'il nourrit, réchauffe et rassemble. C'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui."
11 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (4)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Kevin Mustus

Les guerriers de pierre

Lors du Printemps indien d’OK-OC, en avril 2006, nous présentions l’un de nos invités, Kevin Mustus, en indiquant son
appartenance au peuple Stoney. En fait cette tribu est plus connue sous le nom
d’Assiniboin (ou Usin-upwawa) qui signifie dans la langue ojibwa « il cuisine en
utilisant des pierres. » Cette appellation fait référence à l’ancienne tradition
d’utilisation de pierres chauffées à blanc qui, plongées dans l’eau
d’une outre en peau de bison suspendue à un haut trépied, faisaient bouillir la
soupe sans abîmer la peau. Ce procédé, dont les Assiniboin n’avaient pas
l’exclusivité, était propre à de nombreuses tribus nomades peu soucieuses de
transporter d’encombrantes et fragiles poteries. Ce sont donc, une fois de plus, les
Français, grands baptiseurs d’Indiens, qui les dénommèrent les « guerriers de
pierre », d’où l’anglicisation en « stone » paraît issue.
Venus de l’Est et des lacs
Winnipeg et Nipigon, ils étaient établis à la fin du XVIIIe
siècle au sud du Canada,
le long des rivières du Sakatchewan et Assiniboine. C’était un peuple réputé
accueillant, nomade et chasseur de bison. Issus des Sioux Yanktonais au XVIIe siècle, ils
avaient pris leurs distances avec les autres tribus Sioux et s’allièrent même aux
Crees contre les Dakotas qui les appelaient Hohe, « les rebelles. » Ils furent durement
touchés par la variole en 1836 (leur effectif passa de 8000 en 1829 à 4000 après
l’épidémie). Ils ont une réserve aux Etats-Unis dans le Montana et une autre au
Canada dans l’Alberta. Kevin Mustus, quant à lui, est issu de cette dernière et vit
actuellement en France où il travaille dans le milieu du spectacle.
* Sources : Gilbert Legay ; Atlas des Indiens d’Amérique du Nord ; Casterman 1993
Kevin Mustus
08 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (3)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Debra Littleton
Debra Littleton est membre de la tribu Osage et députée au Congrès de la nation Osage (corps législatif)

Depuis près de deux ans, je suis membre du Congrès de la nation Osage. Je suis enseignante de profession. J'ai enseigné 17 ans dans le système scolaire public. J'ai aussi travaillé dans le commerce pendant 12 ans.
J'ai trois enfants adultes et trois petits-enfants qui sont toute ma fierté et ma joie !
Notre famille participe aux activités culturelles (de la tribu, ndt). Chaque année, en juin, nous aimons participer à nos danses cérémonielles. Tout au long de l'année, nous pratiquons avec plaisir nos activités culturelles traditionnelles comme des jeux manuels, le dé indien, des festivités et les cours de langue osage.
Je fais aussi fonction de cuisinière lors de nos danses cérémonielles.
La plupart de mon temps est ainsi consacré au peuple osage par mon travail en tant que législateur, soucieuse du bien être des personnes âgées, participant culturellement et allant à l'église dans une petite chapelle de notre village indien.
C'est un honneur et une bénédiction d’être ainsi immergée dans la culture Osage et je suis reconnaissante de l'occasion qui m’est donnée de la partager.

I am
currently a Congresswoman on the Osage Nation Congress. I have been in this position for almost two
years. By profession, I am an educator. I taught 17 years in the public school
system. I have also been in sales for
12 years.
I have
three grown children and three grandchildren - - all of which are my pride and
joy!
As a
family, we take part in our cultural activities. Every June, we enjoy our ceremonial dances. Throughout the year, we enjoy cultural
activities such as hand games, Indian dice, feasts and attending Osage language
classes.
I also
serve as a cook for our ceremonial dances. Most of my time revolves around the Osage people through my work as a
legislator, caring for elders, taking part culturally and attending church at a
small chapel in our Indian Village. It
is an honor and a blessing to be immersed in the Osage culture, and I’m
thankful for the opportunity to share it with others when given the
opportunity.
04 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (2)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Kevin Dust

Au nombre des invités nous aurons cette année le plaisir d'accueillir notre ami Kevin Dust qui connaît bien OK-OC pour avoir été l'un de ses invités lors des années précédentes.
Kevin appartient à la tribu des Crow. Il est originaire du Montana. Depuis quelques années in vit en France où il travaille dans le spectacle.
On a pu le voir l'année dernière (mai 2007) sur France 3 dans une série en cinq épisodes qui traitait de l'esclavage aux Antilles et qui s'intitulait "Tropiques amers"


Quand il ne tourne pas, Kevin est acteur à EuroDisney où il tient souvent, notamment, le rôle de Sitting Bull

Compte-tenu de ses engagements professionnels, Kevin Dust ne pourra être présent pendant la totalité du Printemps Indien 98. Il participera uniquement aux manifestations, activités et festivités du week end des 17 et 18 mai à Alzen (Ariège)
02 février 2008
Une invitée de la Guyane française
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Ti'iwan Couchili
Une Amérindienne de Guyane française
représentera les peuples Teko et Wayana

Itinéraire
militant
membre fondateur, puis présidente de l’association KOBUE
OLODJU (culture teko) 1990 – 1995
conseillère municipale de la commune de Camopi (Oyapock)
1995 > 1996 (démission)
adjointe au maire de Maripa Soula (Maroni) pour les villages amérindiens du sud de la commune 2001-2008
|
Repères chronologiques Ti’iwan COUCHILI est née en
1972 au village emérillon de Saut-Tampok (commune de Maripa Soula). C’est en 1990 qu’elle dessine ses premiers
ciels de case. En 1998, délaissant la peinture acrylique, elle renoue
avec une vieille technique traditionnelle tombée en désuétude : l’utilisation de pigments
naturels. Depuis ses débuts, son travail est placé
sous le signe de la ré-interprétation des identités graphiques teko
(emérillon) et wayana. Reconstruction
des symboles, introduction de nouvelles formes ou exhumation d’anciens
styles, utilisation de procédés iconographiques en provenance d’autre
supports (peintures faciale et corporelle, vannerie, tissage…), l’itinéraire
conceptuel et l’expérience esthétique de Ti’iwan COUCHILI ont été décrits par
l’anthropologue danoise Perle MØHL (Royal University of Copenhagen) dans son
ouvrage OMEN AND EFFECT (2004). […] dans notre culture, chaque
génération hérite d’un patrimoine iconographique qu’elle transmettra à son
tour. Toutefois, ces informations sont tamisées par le manaré de la
mémoire et de l’expérience…et c’est le produit de ce processus que nous
laissons derrière nous […] |
Itinéraire artistique
1991 : publication de Dzawapinim o’olam toti (le
jaguar et la tortue) micro-édition, coll. KRIK KRAK
1992 : publication de Tapi’it o’olam kudjãbulu(le tapir et la sirène) micro-édition, coll. KRIK KRAK
1993 : publication de W“lakala nuwã dzowo ma’e›kom oba’e (ce n’est pas Dieu qui a créé les Wayana) micro-édition, coll. KRIK KRAK
1994 publication de Contes Emérillon CILF, coll. Fleuve et flamme
(conseil international de la langue française)
Participation à LA NUIT DES CONTEURS (KRAKEMANTO) : 1999, 2001, 2003
1999 : participation aux Rakaba de l’art (exposition organisée par le musée des cultures guyanaises)
2000 : 1er Prix du concours d’artisanat d’art organisé par la Chambre des métiers de la Guyane (catégorie objets du culte)










