Le chef Black Dog

 

blackdog    Entre 1870 et 1875, les troupeaux de bisons disparurent massacrés par des chasseurs blancs qui n’agissaient que pour les peaux ou pour le sport. La quasi-extinction de la principale ressource alimentaire contribua à étendre la faim sur une grande échelle. Des Osages se retournèrent vers Gibson, l’agent des affaires indiennes, pour demander de l’aide. Quelques-uns essayèrent vraiment de devenir fermiers mais ne parvirent qu’au découragement lorsque s’abattirent en 1873 et 1874 des longues invasions de criquets qui détruisirent leurs récoltes au nord de la réserve.

    Gibson et son successeur étaient tellement résolus à transformer des guerriers en fermiers qu’ils n’avaient jamais envisagé la possibilité de les « civiliser » d’une manière différente. Le demi-million d’acres de pâturages et les 12 000 ponies convenaient parfaitement pour se lancer dans l’élevage du bétail, mais l’élevage ne fut pas encouragé. Ni Gibson ni les agents qui lui succédèrent ne prêtaient la moindre attention au point de vue des Indiens.

    Ils se contentaient d’étiqueter ceux qui s’opposaient à leurs projets d’"Indiens-couvertures" ( comprenez : irrécupérables « sauvages » sempiternellement revêtus de leur couverture ) insolents et conservateurs qui refusaient d’abandonner leur mode de vie.

    Le chef de bande Tchong-tas-sab-bee (Chien Noir) était l’un des chefs les plus influents de la tribu. Borgne de l’œil gauche, il était le plus grand de tous les hommes de la tribu. Sa taille atteignait 7 pieds (2,13 m) et il pesait 300 livres (136 kilos)

La bande conduite par Black Dog causa bien des soucis à Gibson.