Oklahoma-Occitania

25 avril 2015

avec les seniors.

L'histoire des Osages perdus en 1827

et recueillis en 1829 à Montauban

intéresse les résidents

des maisons de retraite

J-C. Drouilhet :

Le 4 mars après-midi à 15 heures (après la sieste), je rencontrai les résidents des Saules à Montauban pour leur raconter l'histoire des Osages perdus et secourus chez nous en 1829. Ce fut un moment magnifique où nous nous sommes retrouvés autour d'une histoire émouvante illustrée d'images d'un diaporama. En voici quelques photos souvenirs

 

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à la suite de cette rencontre une autre a suivi à la maison de retraite de "l'Ange gardien" à Montauban. Même accueil, même intérêt. D'autres rencontres vont suivre. Voici l'annonce de la prochaine. Les visiteurs de ce blog qui seraient désireux d'y assister sont invités à se faire connaître ( tél : 05 63 63 06 02 / 16 30 26 58 59 )

 

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" A la suite de l’intervention que j’ai eu le plaisir de présenter récemment en vos établissements respectifs[1], je tiens à vous dire combien j’ai apprécié l’attention, l’intérêt, la qualité de l’écoute et la participation active des résidents.

Ce premier pas, encore modeste certes, en appelle d’autres, je pense. Il y a là, me semble-t-il, un thème fédérateur – les Indiens d’Amérique – propice à une stimulation intellectuelle car il plonge ses racines dans la mémoire collective réactivée par l’actualité. Ce lien entre la Louisiane française du 18ème siècle, l’histoire locale montalbanaise et l’époque moderne recèle une mine considérable de centres d’intérêt dont il serait dommage de ne pas faire profiter la population de notre ville, notamment les résidents des maisons de retraite." ------------ JCD

Un nouveau rendez-vous a donc été pris pour le 6 mai au cours duquel seront présentés trois extraits de films ouvrant à discussion

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[1] Résidence « Les Saules » ; mercredi 4 mars 2015 – Maison de retraite « l’Ange gardien » ; mardi 14 avril 2015

 

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18 avril 2015

Nous avons eu l'honneur de rencontrer...

Lucille Robedeaux

L'une des dernières locutrices naturelles

de la langue Osage

 

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Les Osages parlent une langue du groupe linguistique siouan ; elle a donc des racines communes et probablement une syntaxe proche de celle des Lakotas (ceux que l'on désigne habituellement sous le nom de « Sioux »). Comme les Osages font partie du groupe ethnique des Sioux Deghiha, ils ont une langue proche de celle des autres peuples de ce groupe : Omaha, Ponca, Kaw (Kansas), Quapaw (Arkansas). On pourrait comparer cette proximité linguistique à celle qui existe entre les langues occitane et catalane.

Osage_language - peinture morale à Pawhuska (OK)

Malheureusement, la langue osage, comme la plupart des autres langues écrasées par une culture dominante, a quasiment disparu, du moins dans sa transmission naturelle par les familles et la communauté osage. Les efforts déployés par la nation Osage pour faire renaître leur langue sont considérables, méritent le respect et toute notre attention.

Lucille Robedeaux était l'une des dernières personnes à pouvoir parler couramment sa langue maternelle. Mais elle n'en avait que rarement l'occasion car, l'année où nous l'avions rencontrée en 2002 à Hominy (l'un des trois villages de la réserve osage), il ne restait plus que trois locuteurs naturels.

 

chez Lucille Robedeaux à Hominy (Oklahoma)

avec Lucille et d'autres anciens de la tribu Osage

Lucille était un trésor culturel vivant. Elle est malheureusement décédée en 2005. Elle était venue avec le premier groupe de quarante-trois Osages que nous avions reçus en septembre 1990. Le séjour avait commencé à Paris où à été prise la photo en tête de cet article. Puis il s'était prolongé pendant plus de deux semaines à Montauban et une partie de la région Midi-Pyrénées dans une ambiance festive comme jamais nos visiteurs n'en avaient connue, nous avaient-ils dit.

Lucille Robedeaux (blouse bleue) avec un groupe de femmes osages - Paris septembre 1990

Lucille Robedeaux et Carl Ponca à l'arrivée devant la gare SNCF de MontaubanC'est à la fin de son séjour à Montauban que Lucille a tenu à nous offrir une collection de portraits de ses parents et grands-parents. C'est notre ami Norbert Sabatié qui est dépositaire de cette précieuse collection que nous ressortons de temps en temps. La dernière fois c'était à notre assemblée générale. Aujourd'hui nous en faisons profiter tous ceux qui nous font l'honneur d'une visite... et peut-être d'un commentaire.

 

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les parents de Lucille pour leur 50ème anniversaire de mariage : Walter J. Matin et Helen Pratt Matin

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Les grands-parents paternels et le père de Lucille (enfant) : Mose-num-pah (Iron Necklace) ; grand-mère Matin et Walter J. Matin (4 ans 1/2

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Les grands parents maternels de Lucille et sa mère enfant : Henry Pratt ; Josephine Chouteau Pratt et Maggy Helen Pratt (4 ans)

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Les parents de Lucille : Walter J. Matin ; Helen Pratt Matin et le fils de Lucille en costume de cérémonie : Walter Charles Withehorn

 

 

 

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10 avril 2015

Hommage à Angela

Angela Robinson,

Présidente d'honneur

d'OK-OC

nous a quittés

deuil

Nous avons appris avec tristesse le décès de notre Présidente d'honneur Angela Robinson survenu le samedi 4 avril à l'hôpital St John de Tulsa (Oklahoma). La cérémonie religieuse aura lieu à l'église catholique de l'Immaculée Conception de Pawhuska vendredi 10 avril à 10 heures HL (soit 17h en France) en présence sa famille, de ses nombreux amis et de la communauté Osage. Elle sera ensuite inhumée au cimetière de Pawhuska selon le rite osage officié par Eddy Red Eagle jr. Enfin un dernier hommage lui sera rendu dans la salle de Wakon Iron qui réunit habituellement les Osages pour leurs cérémonies.

Plusieurs messages venant d'OK-OC seront lus lors de ces manifestations parmi lesquel celui de l'association OK-OC et celui de Jean-Claude et Monique Drouilhet

Angela

logo_okocThe Oklahoma-Occitania association remembers  that Angela has been our first contact in America. This contact which enabled to tie  the links between the Osage and the Occitan people. We will keep in mind her elegance, her huge kindness, her great simplicity concerning human relationship and  her great heart.  A great lady to whom we give a special thought at the moment she has just left  us. She has been and will always remain the Honour President of our Association. Please accept our deepest sympathy for her family and all the Osage people.

Oklahoma - Occitania

L’association Oklahoma-Occitania n’oublie pas qu’Angela a été notre premier contact en Amérique. C’est ce contact qui a permis de nouer les liens entre les Osages et les Occitans. Nous nous souviendrons de son élégance, de son incroyable gentillesse, de sa grande simplicité dans les relations humaines et de son cœur immense. C’est à cette grande dame que nous pensons intensément au moment où elle nous quitte. Elle était et elle restera toujours la Présidente d’honneur de notre association. Nous témoignons de notre plus profonde sympathie à sa famille et au peuple Osage

Oklahoma-Occitania

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Angela, notre très chère amie, vous nous avez quittés sans que nous ayons pu, une dernière fois, vous serrer dans nos bras ou tout simplement tenir votre main jusqu’au dernier moment. Nous pleurons votre départ comme nous le ferions pour un membre très proche de notre propre famille. Oui, c’est bien cela Angela, nous vous considérions comme notre sœur. Une sœur dont nous aurions découvert l’existence il y a vingt-six ans. Mais vous avez aussitôt envahi notre vie comme nous avons envahi la vôtre. La symbiose était parfaite entre nos deux familles.

Il y a vingt-six ans, donc, le 29 août 1989, je recevais une lettre de Californie qui commençait ainsi : « Cher Mr Drouilhet, je m’appelle Angela Robinson, je suis une femme Osage et le chef de notre tribu Osage, Mr George Tallchief m’a chargé de correspondre avec vous pour préparer les échanges culturels que vous nous proposez. Je parle un peu le Français et je serai très heureuse de m’acquitter de cette tâche. » J’étais à la fois étonné et bouleversé de recevoir une réponse au message que j’avais envoyé à Pawhuska, un peu comme on lance une bouteille à la mer. C’est ce jour-là qu’ont commencé les échanges fructueux entre nos deux cultures. Ils continuent sans interruption et ont renoué les liens étroits qui existaient entre les trappeurs et tradeurs français et les Osages au temps de la Louisiane française. Nous avons ensemble soufflé sur les braises d’une vieille amitié qui couvaient sous les cendres de l’Histoire.

Et cette amitié avec la France, Angela et son mari Wesley l’entretenaient depuis longtemps. Wesley avait connu la France dans des circonstances dramatiques. En juin 1944, il débarquait à Utah Beach, en Normandie avec les GI de l’armée des Etats-Unis et les autres Nations alliées. Il avait combattu en France et il aimait la France. De son côté, Angela avait des cousins en France et elle partageait les sentiments de son mari pour notre peuple et notre pays.

Ils aimaient la France à un point tel qu’ils y avaient vécu toute une année, en plein Paris. Et cet amour ils l’avaient partagé avec toute leur famille. C’est ainsi que le 6 juin 2004, pour le soixantième anniversaire du débarquement en Normandie, toute une famille Robinson, de treize personnes, nous retrouvait en Normandie pendant une semaine chez nos cousins Bernard et Marcelle Roy. Nous étions tous émus et joyeux de nous retrouver.

Avec les Osages, l’amitié s’est renforcée, grâce à Angela. Tout le monde à Montauban admirait Angela. Elle nous y avait rendu visite à trois reprises. Quelle belle et charmante personne ! Son rayonnement atteignait le cœur de toute personne qui la rencontrait. Notre première rencontre remonte à septembre 1990. Nous avions ensemble organisé le premier voyage d’un groupe de quarante-trois Osages. Pendant plus de deux semaines ce fut un ravissement. Nous chantions beaucoup, tellement nous étions heureux : « Alouette, gentille alouette… », « Amazing Grace », « Oklahoma », « La Marseillaise » et l’hymne national  américain, sans oublier le « Se Canto » des Occitans. Nous découvrions la riche culture des Osages, les coutumes et les traditions, les costumes traditionnels, les chants et les danses. Grâce au travail d’Angela, la culture osage est devenue très renommée à Montauban et dans tout le sud de la France. Nous étions tellement fiers d’elle, au sein de notre association Oklahoma-Occitania, que nous avons décidé de lui décerner le titre largement mérité de Présidente d’Honneur.

Nous perdons avec Angela une partie de notre histoire et c’est un déchirement pour nous tous qui la connaissions. Tout OK-OC est en deuil aujourd’hui et pleure sa disparition. Mais elle restera toujours dans nos cœurs et dans notre mémoire.

Quant à nous, la famille Drouilhet à Montauban, France, nous partageons la peine de toute la famille Robinson et Clavier. Nous vous connaissons tous et vous aimons comme les membres de notre propre famille. Nous avons plusieurs fois eu le plaisir de vous accueillir parmi nous et de partager de riches moments d’amitié et d’affection. A tous nous présentons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées. Nous continuerons de cultiver ensemble avec vous le souvenir de notre chère Angela aussi longtemps que nous vivrons, et ainsi feront nos enfants et nos petits enfants afin que jamais ne s’éteigne le feu brûlant de notre amour réciproque.

Nos condoléances vont aussi à tout le peuple Osage qui perd l’un de ses membres parmi les plus efficaces et aussi le plus modeste.

Enfin nous pensons à tous ses amis, à ses voisins Jack et Dean Shoemate qui la chérissaient autant que nous.

Merci à Ted, John, Laura, Ginger, Jeff, Tom, Janet, Tristan, Gabrielle, Wes, William ainsi qu’à Galen et la famille Clavier de nous associer à l’hommage qui sera rendu à Angela lors de ses obsèques.

La France aussi perd une amie. « J’aime la belle France ! » disait souvent Angela. La France t’aime aussi Angela et ne t’oubliera pas. Repose en paix…

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 Angela, our dear friend, you left us without that we could give you one last hug or just hold your hand until the last moment. We mourn your departure as we would for a very close member of our own family. Yes, that is true,  Angela we thought, was our sister. A sister that we would discovered the existence there are twenty- six years. But you immediately invaded our lives as we invaded yours. It was a perfect symbiosis between our two families.

 There are twenty-six years, so on August 29 , 1989, I received a letter from California that began: « Dear Mr Drouilhet, my name is Angela Robinson, I'm an Osage Lady and the Principal Chief of our tribe, Mr George Tallchief, instructed me to correspond with you to prepare cultural exchanges you are suggesting. I speak a little French and I will be very happy to take care of this task ». I was both surprised and upset to receive a reply to the message I had sent in Pawhuska, much like you throw a bottle into the sea. It was that day that began the fruitful exchanges between our two cultures. They continue without interruption and have returned the close ties that existed between the French trappers and traders and Osage in the time of French Louisiana. We all blew on the embers of an old friendship smouldering under the ashes of History.

 And this friendship with France, Angela and her husband Wesley had long maintained. Wesley had known France in dramatic circumstances. In June 1944, he landed at Utah Beach in Normandy with GI’s of the army of the United States and other Allied Nations. He had fought in France and he loved France. For her part, Angela had cousins in France and she shared her husband's feelings for our people and our country.

They loved France to the point that they had lived a year in central Paris. And love they had shared with their entire family. Thus, June 6, 2004 , the sixtieth anniversary of the Normandy landings, we invited a Robinson family of thirteen people in Normandy for a week with our cousins Marcelle and Bernard Roy. We were all excited and happy to meet us.

 With the Osage, friendship was strengthened thanks to Angela. Everyone admired Angela in Montauban. She had made three visits to Montauban. What a beautiful and lovely person ! Her radiance reached the heart of anyone who met her. Our first meeting was in September 1990. We had organized set the first trip of a group of forty-three Osage. During more than two weeks it was a delight. We sang a lot, so we were happy, « Alouette, gentille alouette… » ; « Amazing Grace  » ; «  Oklahoma » ; « La Marseillaise » and « The Star Spangled-Banner », without forgetting the  Occitan anthem « Se Canto ». We discovered the rich culture of Osage, customs and traditions, costumes, songs and dances. Thanks to the work of Angela, the Osage culture has become renowned in Montauban and throughout the south of France. We were so proud of her, in our Oklahoma-Occitania association, we have decided to award her the well deserved title of Honorary President.

We lose with Angela a part of our history and it is heartbreaking for all of us who knew her. Everybody of OK -OC is in mourning today and mourns her loss. But it will always remain in our hearts and in our minds.

As for us, the Drouilhet family in Montauban, France, we share the pain of the entire Clavier and Robinson family. We know you all and love you as members of our own family. We have repeatedly had the pleasure to have you with us and share rich friendship and affection times. To all we extend our deepest and most heartfelt condolences. We will continue to grow together with you the memory of our dear Angela as long as we live, and so will our children and grandchildren that never turns off the burning fire of our mutual love.

Our condolences also go to all the Osage people that loses one of its members among the most effective and the most modest.

Finally we think of all his friends, his neighbors Jack and Dean Shoemate who loved her as much as us.

Thanks to Ted , John , Laura, Ginger , Jeff , Tom, Janet , Tristan , Gabrielle, Wes , William , as well as Galen and Clavier family to join us with the tribute will be paid to Angela at his funeral .

France also lost a friend. « J’aime la Belle France ! », often said Angela.

France also love you Angela and do not forget you . Rest in peace ...

 Jean-Claude and Monique Drouilhet

Montauban, France – April 4, 2015

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05 avril 2015

archives vidéo d'OK-OC (1)

Pieds nus

sur

la terre occitane

Notre association Oklahoma-Occitania (OK-OC pour les amis) est née en septembre 1989. Son premier geste fut d'inviter trois représentants de la tribu Osage à venir marcher sur les traces laissées à Montauban par les mocassins de leur ancêtres en novembre 1829. L'année suivant la naissance d'OK-OC, au mois de septembre 1990, il vinrent quarante-trois !

Pour annoncer cet événement nous nous adressâmes alors à un professionnel de l'audiovisuel, documentariste de talent et de surcroît occitan : le Toulousain Francis Fourcou. Bien sûr, la réalisation de ce petit documentaire-fiction anticipait la venue des vrais Osages qui allaient arriver d'Oklahoma. Il nous fallait donc des acteurs, figurant les trois Osages qui arrivaient exténués à Montauban après trois ans et demie d'errance. Ils furent choisis parmi des collégiens de Montauban. Il y avait Jessie, jeune Tsigane de 13 ans, dont la longue chevelure noire et le teint hâlé convenait au rôle de Femme-Faucon, puis Jérôme, pas tellement indien d'apparence mais qui ferait l'affaire pour Petit-Chef et enfin Miguel qui nous camperait un Grand-Soldat acceptable quand nos l'aurions enroulé dans une couverture.

Tous ces jeunes ont bien grandi, d'autres, les adultes ont bien vieilli. Le docu-fiction lui est aussi neuf qu'à sa naissance...

Séquence nostalgie

Novembre 1829 - Petit-Chef, Grand-Soldat et Femme-Faucon traversent le Pont-Vieux à Montauban

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28 mars 2015

Des jeunes mocassins sur la piste

Des collégiens et des écoliers montalbanais

ont parcouru

La piste des Osages

 

Osages

 

Ce fut une épreuve sportive peu commune pour des enfants du 10 à 12 ans en ces temps de covoiturage : parcourir à pied les rues de Montauban à la découverte des traces laissées à Montauban par les Osages de 1829 à nos jours. Pas moins de 8 kilomètres dans la journée du jeudi 12 mars. Ils n’ont pas molli, juste un peu fatigués mais contents de leur journée ont-ils dit. Zoom avant…

zoom

Les éclaireurs et éclaireuses :

Six collégiens de Manuel-Azaña (le dernier président de la république espagnole – renversée par le général putschiste Franco – qui  émigra en France, vécut et mourut à Montauban où il est enterré) et sept écoliers de Camille-Claudel (célèbre sculptrice compagne et collaboratrice de Rodin). Ils étaient accompagnés de Sandrine Garriguenc, leur professeur d'anglais et de Jean-Claude Drouilhet et Walter Sonneghet pour OK-OC

Première étape :

l’Ancien collège. En 1676, les jésuites y créent un collège où, paraît-il, le fondateur de la ville de Detroit (Michigan) étudia quelque temps avant de partir en Amérique. Il s’appelait Antoine Laumet sieur de Lamothe-Cadillac, plus connu sous le nom de « Cadillac ». Un grand « ami » des Indiens d’Amérique. C’est justement le sujet de la journée. L’histoire des Osages, arrivés à Montauban en novembre 1829, retient l’attention des treize adolescents que sont venus soutenir deux élus de Montauban : Sophie Laran et Philippe Fasan

l'histoire des Osages arrivés à Montauban en 1829

les trois Osages de Montauban

Deuxième étape

Profitant de notre station à l'Ancien collège, il nous faut aussi parler du chef Pawhuska. Quelques pas nous conduisent à la salle qui lui est dédiée. Pawhuska c'est ce chef osage qui dans une bataille  contre un détachement de l'armée américaine en 1791 enleva le scalp à un officier qu'il pensait avoir tué. Ce n'était en fait qu'une perruque poudrée qui sauva la vie à l'officier blessé, lequel s'enfuit à toutes jambes. Le guerrier osage porta ce trophée attaché à sa ceinture, ce qui lui valut le nom de "Cheveux Blancs", Paw-Huska en langue osage.

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Troisième étape :

le buste en bronze du Montalbanais Jean Bon Saint-André près de la façade sud de l’Ancien collège.

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Deux raison à cela. La première c’est l’adoption par la Convention en 1793 du pavillon tricolore de la République française, notre drapeau national, sur proposition de notre concitoyen.

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La seconde qui nous ramène à l’Amérique des Indiens c’est que ce drapeau a flotté sur le territoire indien – devenu l’Oklahoma – lequel état a changé quatorze fois de bannières au cours de son histoire.

 

en 1800 le drapeau tricolore de la France flottait au-dessus de l'Oklahoma qui faisait partie de la Louisiane française

 

C’était eu temps de la Louisiane française, en 1800. Montauban – Cadillac – Detroit – Jean Bon Saint-André – Oklahoma. L’Histoire a de ces raccourcis !

 

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Quatrième étape :

la terre indienne du Jardin des Plantes. Une collégienne lit le texte de la stèle ; s’ensuit une discussion sur la sentence du chef Seattle qui en formule la conclusion : « la Terre n’appartient pas à l’Homme ; l’Homme appartient à la Terre. » Nul besoin d’un dessin ; tout le monde a compris.

 

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A quelques pas de là une petite visite est rendue à l’oranger des Osages, planté en 2009 par une délégation officielle de la tribu conduite par le chef Jim Gray. Le bois d’arc des Osages fera désormais le sujet de brillants exposés collégiens.

 

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Cinquième étape :

la MJC de Montauban, rue des Augustins. Une mini exposition d’artisanat indien est présentée au jeune public qui découvre une culture et la langue qui va avec.

 

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Les Osages ont d’excellents artistes et d’habiles artisans. Ils sont partis à la reconquête de leur langue presque éteinte et ont pour cela inventé un système graphique qui permet d’en transcrire tous les sons. Bizarrement le mot « cheval » se traduit en osage par « Kawa » qui fait penser au « caballo » espagnol. Ce sont en effet les Espagnols qui réintroduirent le cheval en Amérique ce qui conduisit à une adaptation bouleversante de la culture des Indiens des Plaines.

 

petite princesse françosagaise

une autre petite princesse

et le petit prince

Sixième étape :

le Pont Vieux. C’est le passage obligé, celui que suivirent les ancêtres de 1829 pour entrer dans Montauban. Tous les Osages qui ont visité Montauban ces vingt-cinq dernières années ont sacrifié à la tradition de traverser le Pont Vieux sur « les traces des mocassins de leurs ancêtres » Les jeunes coureurs des pistes n’ont pas failli à la tradition. Mais avant cela il a fallu comprendre la construction d’un ouvrage d’art du 14ème siècle. Les briques nécessaires ont été moulées et cuites sur place en utilisant la terre d’une excavation creusée dans le voisinage, laissant un grand trou vite rempli d’eau formant un petit lac : « la laco », en occitan. Le trou a depuis longtemps été comblé et est devenu une place : la place Lalaque.

 

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La traversée du pont s’est faite sans encombre avec quelques arrêts pour permettre au photographe de La Dépêche de fixer l’événement pour la postérité.

Septième et dernière étape :

L’hôtel de ville de Montauban. En 1829, c’était le siège épiscopal, la résidence de Louis-Guillaume Dubourg, évêque de Montauban et ancien évêque de la Louisiane française.

 

Louis-Guillaume Dubourg, évêque de Montauban en 1829

L’assistance qu’il avait accordée à ses protégés et la générosité des Montalbanais avaient permis de renvoyer les Osages perdus dans leur pays. Notre jeune troupe a donc suivi le chemin de ces vagabonds, du perron de la mairie à la salle des mariages, ancienne chapelle de l’évêque.

SAM_1529sur le perron de l'ancienne entrée de l'évêché / hôtel de ville

C’est ici que se terminait ce « parcours des Osages » pour les écoliers et collégiens que leur professeur, Sandrine Garriguenc, allait ramener à l’autre bout de la ville. Fatigués mais contents : de vrais petits guerriers.

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21 mars 2015

Quand les Indiens laissent des traces

Les arbres que les Indiens

Ont planté à Montauban

 

Depuis vingt-cinq ans, Montauban s’est parée du titre de « ville la plus indienne de France ». En effet de nombreux sites jalonnent le « parcours des Osages » faisant référence aux trois SDF de cette nation, dépourvus de tout et désespérés qui arrivaient en novembre 1829 dans notre bonne ville. On sait ce qu’il advint d’eux qui, grâce à la générosité des Montalbanais, s’en retournèrent au Kansas où leur peuple avait été déplacé. Depuis que les relations ont été renouées, en 1989, d’autres nations d’Indiens d’Amérique ont envoyé certains de leurs représentants à Montauban. Parmi les jalons implantés dans la ville nous citerons aujourd’hui les « arbres des Indiens »

Le sequoïa du Jardin des plantes

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Il fut le tout premier, le 22 juillet 1992. OK-OC avait invité cette année-là huit tribus d’Oklahoma à venir commémorer « cinq siècles de résistance indienne et occitane ». Les Osages, évidemment étaient représentés mais, parmi les autres nations, une jeune fille représentait les Cherokee. Elle s’appelait Vanessa Williams ; elle était la fille de Richard Williams, Cherokee et de Lillian Williams, Pawnee. Elle venait de Tulsa (Oklahoma)

 Montauban, 1992 - Vanessa Willams (robe bleue au centre).C’est sur la première terre indienne dédiée aux Osages que Vanessa a planté un séquoïa. Pourquoi cette espèce américaine plutôt qu’une autre ? Son nom vient de celui d’un chef célèbre de la tribu Cherokee : le chef Sequoyah qui créa un alphabet pour son peuple lui permettant ainsi de passer de la tradition orale à l’écrit dans un système graphique propre à rendre fidèlement tous les phonèmes de sa langue.

Vanessa Williams et Hubert Gouze, maire de Montauban en 1992Ce jour-là donc, Vanessa, très émue plantait son Sequoïa gigantea – à moins que ce soit le sempervirens – qui était à peine plus grand qu’elle, de quelques centimètres. Aujourd’hui, c’est un arbre majestueux d’une trentaine de mètres de hauteur qui grandit à vue d’œil (ou presque !). Que l’on se rende compte : 25 mètres en 23 ans, plus de 1 mètre par an. S’il s’agit du S. gigantea, il faut savoir qu’en Californie il atteint l’âge vénérable de trois cents ans et la hauteur de 100 mètres. Les jardiniers futurs du jardin des plantes de Montauban auront hérité du plus grand être vivant que la terre ait jamais porté

Sequoyah

 

L’oranger des Osages

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Encore une espèce américaine. Il s’agit d’un mûrier dont le fruit a la grosseur d’une orange – d’où son nom erroné mais, depuis les « Indiens » de Christophe Colomb, on ne s’étonne plus. En revanche son attribution aux Osages n’est en rien usurpée. Le bois de cet arbre était utilisé par les anciens guerriers-chasseurs de ce peuple pour confectionner des arcs renommés dans tout le monde amérindien. Fréquent dans les Etats méridionaux du Midwest (Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Arkansas), cet arbre fournissait aux Osages le bois dont ils fabriquaient leurs arcs. D’où le surnom de « bois d’arc » donné à cette espèce par les Osages eux-mêmes. Ils utilisent d’ailleurs encore aujourd’hui cette appellation (qu’ils prononcent bodark) sans toujours connaître son sens en français. Le fait qu’ils aient adopté et retenu cette expression française témoigne de l’influence culturelle française dans l’ancienne Louisiane (divers auteurs indiquent que de nombreux Osages comprenaient et parlaient le français).

Paula Stabler (Osage) et David Brown (Consul des USA) plantent l'oranger des Osages)

C’est en novembre  2009 qu’un jeune Maclura aurantiaca (son nom scientifique) a été planté au Jardin des plantes de Montauban par la délégation officielle de la tribu Osage, conduite par le chef Jim Gray et par le consul des Etats-Unis à Toulouse, Mr David Brown

le consul David Brown et le chef Jim Gray

 

L’érable à sucre

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Qui n’a jamais savouré une crêpe arrosée au sirop d’érable ? Encore une invention des Indiens d’Amérique. Depuis la nuit des temps, dans la région des Grands lacs, le sirop d’érable est extrait par les Indiens Ojibways d’une espèce d’érable : l’Acer saccharum, l’érable à sucre. Nous avions invité en cet automne 2011 des représentants de plusieurs tribus parmi lesquelles des Ojibways.

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Ainsi donc, le  10 septembre 2011, en compagnie des enfants de l’école Camille-Claudel à Montauban, les Ojibways plantaient au centre de la cour un jeune érable à sucre. A la suite de cette cérémonie, tout le monde se réunissait dans une grande salle pour déguster des crêpes au sirop d’érable.

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 Le Tuliper de Virginie

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Le tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera) est, comme son nom l'indique, originaire des états de l'est des États-Unis (et pas seulement de Virginie). Sa fleur à la forme d'une grosse tulipe verte et sa feuille celle d'un lis (ou plutôt d’une lyre) C'est l'espèce qui a été choisie pour être plantée par les Indiens à la maternelle de Villebourbon. C'est un très bel arbre de la famille des Magnoliacées.

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Nous sommes en septembre 2012 à l’école maternelle de Villebourbon, un quartier de Montauban. Deux Osages sont nos invités : Paul Bemore et Joe Hall. Ils vont, devant tous ces bambins rassemblés et attentifs comme seuls les enfants savent l’être devant des Indiens, pratiquer une cérémonie de plantation dont ils se souviendront toujours.

 Joe Hall et Paul Bemore se préparent à la plantation

Paul Bemore prépare un cœur en turquoise

Paul Bemore (Osage) adresse une prière aux quatre directions

Paul place le petit cœur au fond du trou

Le cœur en turquoise de Paul

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Enterre mon cœur à Montauban

silence, on plante...

En conclusion (provisoire)

Quatre arbres plantés par des Indien(ne)s en vingt-deux ans ; un tous les cinq ans. A ce rythme, dans mille ans nous en aurons planté deux cents, une véritable petite forêt indienne. Montauban, fondée en 1144 par Alphonse-Jourdain comte de Toulouse, célèbrera son millénaire en 2144. Nous y serons. Et vous ?

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14 mars 2015

L'histoire d'OK-OC racontée en Occitan

Un magazine occitan

pour enfants

raconte l'histoire d'OK-OC

 

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Notre petite histoire méritait bien d'être contée aux enfants, dans la langue de leurs grands-parents (mais elle est aussi la leur puisqu'ils lisent ce magazine). Le magazine Plumalhon ( petite plume ou duvet) dans son numéro 120 consacrait une double page à cette histoire d'Osages perdus en France et recueillis à Montalban (Montauban en français) dans la plus pure tradition de l'hospitalité occitane. Voici donc ces deux pages que nous nous empressons de traduire pour ceux qui ne lisent pas (encore) la langue de Frédéric Mistral et d'Aliénor d'Aquitaine. Bonne lecture

 

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Une association de Montauban s'est liée d'amitié avec les Indiens Osages qui vivent en Oklahoma, aux Etats-Unis. Elle a organisé des échanges avec ce peuple. A l'origine de cette histoire il y a l'aventure d'Indiens venus visiter l'Europe voici 180 ans.

En 1827, six Indiens Osages décident de traverser l'océan Atlantique pour aller à la découverte de l'Europe. Par simple curiosité. Ils veulent connaître ce continent d'où sont originaires les Blancs qui se sont installés sur le continent américain. Un aventurier français les fait traverser, seulement, une fois arrivé sur notre continent, il est mis en prison. Les Indiens se retrouvent sans aide et ne peuvent plus revenir dans leur pays. Ils partent vers l'est en passant par la Hollande, l'Allemagne et l'Italie. Ils se séparent en deux groupes. Ils sont trois à partir à Paris, il n'y en aura qu'un de ce groupe qui reviendra aus Etats-Unis. Les trois autres choisissent d'aller vers le Midi. Ils s'arrêtent à Avignon et puis à Montauban où l'évêque Louis Guillaume Dubourg les accueille.

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 Il se trouve que les Indiens connaissent bien cet homme qui a vécu en Amérique. Il avait été l'évêque de la Louisiane. Il organise une grande collecte auprès des montalbanais pour financer le voyage de retour dans leur village du Kansas. Dans l'affaire de quelques jpurs, la somme est réunie. Alors, ils vont à Bordeaux pour re,trer en Amérique.

Cela fait une vingtaine d'années, l'association de Montauban prit contact avec les Osages qui vivent en Oklahoma. Ils avaient lu un document qui racontait l'aventure des Indiens de 1827 ! Depuis, le chef de cette tribu vient régulièrement à Montauban. Pour commémorer le voyage de ses ancêtres, ils refait le chemin qu'ils suivirent pour entrer dans la ville. Il passe le pont sur le Tarn et va à l'évêché qui est maintenant le musée Ingres* où les accueillit l'évêque de Montauban.

La langue des Osagesa été maltraitée. En 1905, le gouvernement américain décida que les Indiens devaient aller à l'école et que l'anglais y serait la seule langue d'enseignement. Ils appliquèrent les méthodes que nous connaissons bien en France. Ils punissaient ceux qui parlaient leur langue maternelle. Ils leur donnaient un " signal " pour leur faire honte quand ils ne respectaient pas la règle de parler anglais. Aujourd'hui, les Osages enseignent leur langue et travaillent à la refaire vivre.

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* NDT : Il s'agit en réalité de la mairie actuelle, ancienne résidence de l'évêque en 1829. Le musée Ingres est situé tout à côté et a aussi été un temps le siège de l'évêché, d'où la confusion fréquente.

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07 mars 2015

Des collégiens et écoliers sur la piste des Osages

Du Missouri à Montauban

 

Le parcours des Osages

 

Un projet pluridisciplinaire

Camille_Claudel

 

Azana

En partenariat entre le collège Manuel-Azana, l’école Camille-Claudel et l’association Oklahoma-Occitania, ce projet intitulé « Le parcours des Osages » fait référence à l’arrivée et au séjour à Montauban, en novembre 1829, de trois Indiens de la tribu Osage, errant sur les routes de France depuis 1827, qui retournèrent dans leur village du Missouri grâce à la générosité des Montalbanais.

 

Il se situe dans la ville de Montauban au cours de la journée du jeudi 12 mars avec un groupe mixte de six collégiens de 6ème et six écoliers du CM2, encadrés par Sandrine Garriguenc (SG), professeur d’anglais au collège Manuel Azana et Jean-Claude Drouilhet (JCD), professeur retraité de l’Education nationale et fondateur de l’association Oklahoma-Occitania

 

 La pluridisciplinarité du projet concerne l’histoire, la géographie, l’ethnographie,  la langue anglaise.

 

  • Histoire : la Louisiane française (XVIIIème et XIXème siècles), la Convention (1793), la Restauration (de 1827 à 1829), l’histoire locale (novembre 1829 à Montauban)
  • Géographie : Louisiane française et Nouvelle France, les Etats-Unis, l’Oklahoma
  • Anglais : vocabulaire du drapeau des Etats-Unis, des objets exposés
  • Ethnographie : les Indiens d’Amérique, les Osages

 

Parcours

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Le parcours pédestre suivra l’itinéraire suivant : Ancien Collège (salle Pawhuska) – statue de Jean Bon Saint André – Jardin des Plantes (terre indienne) – Maison des Jeunes et de la culture (espace des Augustins) – traversée du Pont-Vieux (rive gauche vers rive droite) – Hôtel de ville (ancienne résidence de l’évêque en 1829).

 

 1ère étape : l’Ancien collège de Montauban : durée 40 mn

 

  1. Présentations des personnes (en anglais)……………………………………...……SG
  2. Les Etats-Unis……………………………………………………………....SG + JCD
  3. Les Osages, leur voyage en France et leur venue à Montauban………..JCD
  4. l’histoire du chef Pawhuska…………………………………………………….…JCD
  5. Photo du groupe devant la plaque « salle Pawhuska, chef des Osages »
  6. Jean Bon Saint André, le Conventionnel et l’histoire du drapeau français, lecture de la plaque et photo du groupe devant le buste, drapeau français déployé

 

JDP2ème étape : le Jardin des Plantes de Montauban – devant la terre indienne :  durée 20 mn

 

  1. lecture de la plaque, commentaire et discussion ………………………….… SG + JCD
  2. Présentation du drapeau des Etats-Unis, vocabulaire…………………………..……SG
  3. Présentation des drapeaux : Indiens d’Amérique, Oklahoma, Osage, Occitan……..JCD
  4. Photo de groupe, tous drapeaux déployés

 

 3ème étape : Maison des Jeunes et de la Culture – Espace des Augustins : durée 30 mn

 

  1. Mini exposition d’artisanat indien………………………………………………….JCD
  2. Vocabulaire anglais des objets exposés……………………………………………..SG
  3. L’écriture actuelle de la langue osage……………………………………………….SG
  4. Présentation de la tradition de la traversée du Pont-Vieux………………………....JCD

 

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4ème étape : traversée du Pont-Vieux (toutes bannières déployées) de la rive gauche vers la rive droite sur le trottoir d’amont : 10 mn

 

 5ème étape : hôtel de ville de Montauban : durée 30 mn

 

Lorsque les Osages perdus arrivèrent à Montauban en novembre 1829, ils se rendirent directement à l’hôtel d’Aliès qui était, en 1829, la résidence de l’évêque Louis-Guillaume Dubourg. Cet évêque avait été précédemment l’évêque de la Louisiane française aux sièges de Saint Louis et La Nouvelle Orléans. Aujourd’hui, son ancienne résidence montalbanaise est devenue l’hôtel de ville de Montauban

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 Entrée dans la cour d’honneur. Préparation pour la photo du groupe sur le perron, drapeaux déployés. Photo du groupe

  1. Montée de l’escalier sur les traces des Osages de 1829
  2. Salle des mariages. Elle était la chapelle de l’évêque Dubourg. On y voit encore les noms des évêques de Montauban (dont celui de Dubourg) inscrits en frise autour de la salle près du plafond…………………………………………………………….….JCD
  3. photos
  4. Conclusion et remerciements………………………………. ………………..SG + JCD
  5. Timing

 

 Départ du collège Manuel Azana - école Camille Claudel : 9h00 / Arrivée à l’Ancien collège 9h30 /

Départ l'ancien collège : 10h15 / Arrivée au Jardin des Plantes :10h40

 

Départ du Jardin des Plantes :11h10 / arrivée salle des Augustins (MJC) : 12h00

 

Départ de la salle des Augustins :14h15 / Arrivée au Pont-Vieux rive gauche : 14h30

 

Départ du Pont Vieux rive gauche :14h35 / Arrivée à l’hôtel de ville :14h45

 

Départ de l’hôtel de ville :16h00 / Arrivée au collège Manuel Azana : 16h30

 Matériel didactique

 

 

 Jeu de 20 planches iconiques au format A3 plastifiées (Les Osages et leur odyssée jusqu’à Montauban) ; jeu de 5 planches A3 plastifiées (la langue osage) ; jeu de 4 planches A4 (vocabulaire drapeau US) ; jeu de 12 cartes des Etats-Unis – format A5 ; 12 dépliants triptyques couleurs de l’association Oklahoma-Occitania

Matériel d’exposition

 

Drapeaux (USA, Oklahoma, Osage, 2 drapeaux des Indiens, Occitanie, France) ; couverture indienne ; bracelets ; colliers ; mocassins ; flûte indienne ; hochet de danse ; tomahawk ; calumet ; capteur de rêves ; flèche ; plume d’aigle.

 

 Un film en projet

AMAROK

 

Amarok

 

Serge_Leterrier

Avant quoique ce soit, je tiens à me présenter à vous. Je suis Serge Leterrier, Scénariste et réalisateur, j'habite à Grasse, j'ai 57 ans et je me lance aujourd'hui dans le cinéma avec pour objectif de faire des films contenant des messages et des histoires qui me touchent réellement, dans l’humilité de ma condition, et les partager avec le plus de monde possible  ... 
J'ai le projet de réaliser dans deux mois un court métrage AMAROK, l'histoire du dernier indien des plaines du nord. Ce projet est important pour moi car il va me permettre d'exprimer la sagesse et la culture d'un peuple extraordinaire à travers un conte moderne. Sans vous importuner je souhaiterais si ça vous est possible de diffuser mon message dans les milieux où les traditions indiennes sont omniprésentes, vers ceux qui font encore vivre cette sagesse ancestrale qui se perd malheureusement et progressivement à cause d'une influence néfaste des autorités américaines..
J'ai besoin de financer ce film. c'est pour cela que je fais appel aux dons, Vous trouverez tous les liens relatif au film à la fin de ce courrier
Ce projet est sur le site participatif Ulule, je vous l'envoie aujourd'hui avec l'espoir de trouver avec vous une personne qui pourra partager ce message.
En vous remerciant pour le temps que vous avez pris pour lire cette lettre.Très cordialement.Serge Leterrier
http://fr.ulule.com/amarok-dernierindien/

http://cinopsysmagazine.wix.com/amarok

 

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C'est aujourd'hui à partir de 10 heures 30 !

10 h 30 accueil

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour 2015, élection du bureau ; questions diverses

12 h apéritif

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

Nous vous remercions pour votre participation

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 Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

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28 février 2015

Le destin tragique d'une tribu d'Oklahoma


Les Pawnee

un destin tragique

 

Les Pawnee vivent aujourd'hui au nord de l'Oklahoma, à proximité de la frontière du Kansas

C'est en 1541 qu'ils eurent leur premier contact avec les Espagnols de l'expédition Coronado à laquelle ils fournirent un guide aussitôt surnommé "le Turc".

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 A cette époque, leurs village de huttes de terre étaient installés au centre de l'actuel Kansas.

 

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Pendant deux siècles les colonies espagnoles du Nouveau-Mexique connurent  les raids pawnees  ayant pour but de voler des chevaux et les espagnols échouèrent dans leurs tentatives de nouer avec les Pawnee des relations amicales. Des commerçants français s'étaient établis vers 1750.

 

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Au moment de l'achat de la Louisiane en 1803, la ville de Saint Louis devint le principal centre commercial de la tribu. Ils y contractèrent de graves maladies qui les décimèrent et la tribu perdit sa puissance.. Ils furent ensuite contraints de céder leur territoire au gouvernement et s'établirent dans le Nebraska pour être enfin ramenés en "Territoire Indien", l'actuel Oklahoma. Lorsqu'il arrivèrent dans le sud, en 1875, à la recherche d'un territoire, la rencontre avec les Kiowa et les Osage qui étaient leurs ennemis héréditaires, ainsi que le rassemblement de tous les Pawnee sur la nouvelle réserve, causèrent de graves incidents qui furent parmi les plus dramatiques de l'histoire indienne en Oklahoma. Un groupe de trois cents Pawnee dirigés par les chef Spotted Horse (Cheval Tacheté) et Lone Chief (Chef Solitaire) vinrent à l'agence indienne de Wichita (Kansas) lors de l'hiver 1873-74 où ils s'établirent dans le voisinage des Wichita et y demeurèrent plus d'un an. 

 

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Chef Spotted Horse

 

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 Chef Lone Chief (milieu du groupe)

 Ils y furent rejoints par d'autres bandes de Pawnee jusqu'à atteindre, au printemps 1875, un effectif de mille neuf cents. Enfin, en 1876, ils s'établirent sur leur actuelle réserve dans le comté Pawnee. Immédiatement après la défaite du colonel George Custer à la bataille de la Little Big Horn, en 1876, une centaine de Pawnee furent enrôlés dans l'armée des États-Unis et participèrent à la campagne contre les Sioux dans le nord du pays. Dix de ces scouts étaient encore vivants en 1925.

 

Pawnee scouts

 

La vie dans la réserve s'organisait autour de petites exploitations agricoles de culture de céréales et d'élevage. Cependant, l'autorisation de louer des pâturages, délivrée aux éleveurs blancs de 1883 à 1888 abaissa considérablement le revenu de chacun des membres de la tribu. Près des deux-tiers de la réserve devint stérile et n'offrit plus que le spectacle de collines rocailleuses, de ravins et de broussailles. L'insuffisance des ressources alimentaires, liée à la pauvreté des récoltes, les épidémies s'ajoutant aux hésitations et aux carences de la politique indienne du gouvernement, les pressions exercées par les Blancs pour obtenir l'ouverture des terres indiennes à la colonisation, tous ces différents facteurs aboutirent à un épuisement de la tribu lasse de lutter pour assurer son existence et au déclin de sa population. Un accord passé en 1892 entre la tribu et le gouvernement américain aboutit à la cession des terres tribales aux États-Unis. La réserve fut divisée en parcelles que l'on répartit entre les membres de la tribu. Une partie cependant ne fut pas distribuée mais ouverte à la  colonisation blanche au moyen de l'une de ces trop fameuses "courses à la terre" dont le départ fut donné le 16 septembre 1893 à midi.
Au recensement de 1850 on ne dénombrait plus que mille deux cent soixante Pawnee.

d'après Muriel H. Wright - "A guide to the Indian Tribes of Oklahoma"

Les Pawnee dans le film "Danse avec les loups"

 

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Ils n'ont pas le meilleur rôle : ils jouent les "méchants Indiens" qui vont attaquer les "gentils Sioux" (alors que ceux-ci pratiquaient le même sport contre les autres tribus, Pawnee compris). On se souvient de cette scène épique du guerrier Pawnee (joué par Wes Studi) qui meurt bravement sur son cheval au milieu d'une petite rivière, criblé de flèches des guerriers sioux qui l'encerclent.

 

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Wes Studi dans "Danse avec les loups"

Wes Studi est un Cherokee qui a fait une brillante carrière au cinéma. Il a notamment joué le rôle de Magwa dans Le dernier des Mohicans et celui de Géronimo dans le film éponyme

Nos amis les Pawnee

Lillian Williams

En juillet 1992 OK-OC organisait sa semaine occitano-indienne sur le thème de "Cinq siècles de résistance". Huit  tribus d'Oklahoma avaient été invitées à Montauban. Lillian Williams était venue représenter son peuple : les Pawnee. Lilian est restée notre amie et, tout récemment a été désignée "Grand-mère indienne de l'année" en Oklahoma.

 

Lillian 1992 - Williams reçue par le maire de Montauban Hubert Gouze

 

 

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Lillian Williams

Le conseil tribal en 1993

En juin 1993 OK-OC m'avait confié la mission, toute symbolique, d'aller porter un recueil des messages de paix et d'amitié signés d'une trentaine de personnes représentatives de différentes organisations locales et occitanes à une quinzaine de tribus d'Oklahoma. Parmi celles-ci la tribu Pawnee me recevait au siège de son conseil tribal qu'elle avait réuni pour la circonstance.

 

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Légende de la photo :

JCD présente un livret d'information culturelle et une plaque du peuple occitan de France (en réalité une croix occitane - ndt) au président du Conseil tribal Alexandre Mathews. Drouilhet a marché symboliquement jusqu'à Pawnee (la ville - ndt). sur la photo, les membres du Conseil tribal ; de g. à d. : Robert Chapman, Myron Echo Hawk, Charles Lone Chief, Tom Knife Chief, Lawrence Good Fox, et Marshall Gover (Photo : Cheri Soliday)

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 Samedi 7 mars 10h30

à la maison du quartier du Ramier - Montauban

Le programme sera le suivant :

10 h 30 accueil

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour 2015, élection du bureau ; questions diverses

12 h apéritif

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

Nous vous remercions pour votre participation

 Gérard MASSIP

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Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

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21 février 2015

un peuple de "guerriers" *

Deux vétérans de

la guerre du Vietnam

témoignent

 

Scott George, vétéran Osage du Vietnam, ancien invité d'OK-OC

 Nous avons reçu de notre amie osage Paula Barclay (la mère de Paul Bemore), une vidéo que nous voulons partager avec les visiteurs de notre blog. Ce document est en anglais. Après l'avoir visionné, Marie-Claude Strigler commente... :

Marie-Claude Strigler :

Ils expriment leur fierté d’avoir servi leur pays et leur tribu. Ils ont servi du mieux qu’ils pouvaient ; cela revenait à faire don de leur vie. Pourtant, ils n’étaient pas traités comme on traite les militaires aujourd’hui, car cette guerre était très impopulaire. On leur crachait dessus, on les traitait d’assassins d’enfants…

Cette déclaration désolée est confirmée par la présidente des « War Mothers » de Hominy (les mères de guerre).

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Les « United States War Mothers » est une organisation patriotique fondée en 1917, dont le siège est à Washington DC. Ses membres sont des mères dont les enfants ont servi dans les forces armées en période de conflit. Leur objectif est d’apporter aide et soutien aux militaires et aux vétérans (les anciens combattants), y compris ceux qui sont hospitalisés.

 

Les deux vétérans osage ont pitié des militaires non indiens qui sont revenus aux Etats-Unis, tant ils ont été mal reçus.

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L’un d’entre eux explique que, quand il a traversé l’Arkansas et est arrivé dans le Comté osage, il a senti qu’il « était rentré chez lui » et que là, il a été bien traité. Avant son départ, une cérémonie avait eu lieu pour lui, et une autre à son retour. Avant son départ, toute sa famille et la communauté était là. On avait fait appel à un Ancien, pour faire des fumigations, des prières, des chants composés spécialement pour lui, qui s’adressent au Créateur, afin de lui assurer un bon retour. Une autre danse cérémonielle a eu lieu à son retour. Apparemment, l’autre vétéran a eu droit au même traitement. À sa connaissance, toutes les tribus amérindiennes des États-Unis ont fait la même chose pour leurs guerriers.

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Contrairement aux non Indiens, ils sont accueillis comme des héros.

Tout cela est très précieux : au combat, on sait que tous pensent à vous, on noue des amitiés qui dureront jusqu’à la tombe.

C’est d’autant plus important que « on survit à la guerre », quand on revient, on n’est plus le même, on a fait don de sa vie à son pays, à sa tribu.

Rentrés avec un taux d’invalidité de presque 100%, il n’est plus question de danser, de monter à cheval, ils ne peuvent plus être aussi près du tambour pour la danse de In-Lon-Schka, mais ils sont vivants.

 

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Selon Kathryn Red Corn, les Osages sont un peuple de guerriers ; ils se sont battus dans toutes les guerres depuis la guerre de Sécession. D’ailleurs, l’Amérindien le plus médaillé de la guerre du Vietnam fut Andrew « Buddy » Red Corn, qui a reçu quatre médailles en 1967.

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 La vidéo

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Pour voir la vidéo, cliquez ici

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* guerriers : pour un Osage, ce terme fait référence à sa culture, celle du guerrier-chasseur dont la mission était de défendre les siens aussi bien que les approvisionner au risque de sa vie. 

 

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