Oklahoma-Occitania

en pays navajo

Window Rock,

capitale de la nation Navajo

window rock

Nous faisons halte à Gallup (Nouveau Mexique) à la frontière orientale de l'Arizona et de la réserve navajo. Nous séjournerons à Gallup pendant quatre jours chez David et Tina Taylor, un couple fort sympathique. David est avocat. Il défend à temps complet les intérêts de la nation Navajo. Avec lui nous visiterons les locaux administratifs de la tribu situés à quelques dizaines de mètres de la fameuse roche percée qui a donné son nom à la ville.

 

Monique et Jean-Claude

Nous y voilà. La fenêtre naturelle est ouverte (en permanence) dans notre dos. C'est le matin, l'est est donc à droite de l'image (puisque notre ombre est à gauche). Ainsi nous tournons le dos au nord mais nous n'avons pas froid malgré le vent qui s'engouffre par la fenêtre ouverte.

couteau 501

A quelques mètres de nous une statue de bronze en vraie grandeur rappelle le rôle des Navajo code talkers au cours de la  deuxième guerre mondiale dans le Pacifique. La langue navajo avait permis à l'armée américaine de communiquer par radio sans que les japonais ne soient parvenus à "casser le code". Un preuve, s'il en fallait une, que chaque langue est unique et constitue l'équivalent d'une espèce vivante. Nous marchons quelques dizaines de mètres vers le siège de l'administration de la nation Navajo.

 

couteau 507Les trois personnes (Monique Drouilhet, Marie-Claude Strigler et David Taylor) tournent le dos au soleil levant (ombre vers l'ouest). L'entrée du bâtiment est donc ouverte vers l'est comme le veut la tradition.

A l'intérieur, David nous conduit vers son bureau. Il est avocat salarié de la tribu Navajo. Il vient d'obtenir pour la tribu une très forte somme en dédommagement des déchets d'uranium.

DSC01220

DSC01219

Les bureaux sont presque déserts car ce jour-là est férié. Cependant David nous présente au substitut du procureur ainsi qu'à une amie déjà venue à Montauban. Elle s'appelle Lillie Lane et elle travaiille aussi pour la tribu.

g>d : Marie-Claude, Lillie, Monique

 

 

 

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25 juin 2016

une date fatidique

25 juin

un anniversaire

à ne pas oublier

Pour mener une guerre de conquête, écraser les populations civiles, massacrer des êtres sans défense, bafouer les droits les plus élémentaires de la personne humaine, semer partout la haine, la terreur et la désolation, il vaut mieux ne pas sortir de chez soi un 25 juin !

Seulement, ils ne le savaient pas.

Simon de Montfort

Simon de Montfort

Simon de Montfort ne se doutait pas que le 25 juin 1218 serait le dernier jour de sa carrière d’impitoyable chien de guerre. Il se sentait un peu trop sûr de lui sous les murs de Toulouse assiégée. C’était sans compter sur la vaillance des femmes occitanes, ces Toulousaines qui armèrent et déclenchèrent la catapulte fatale. Touché en plein front par la grosse pierre il s’affala sur le dos, les bras en croix. Une plaque, scellée au jardin des plantes de Toulouse, rappelle qu’il aurait mieux fait d’être ailleurs ce jour-là.

plaque1

plaque2

dessin_sceau_simon_de_montfort

sceau de Simon de Montfort

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George A. Custer

 

Custer

 

 George A. Custer, "général" (colonel), commandant le 7e Régiment de Cavalerie des Etats-Unis, était sûr de son coup. A la tête de ses hardis cavaliers il allait montrer à ces sauvages, Sioux, Cheyennes et Arapahos ce qu’il en coûtait de s’opposer à la volonté du gouvernement des Etats-Unis. C’était le 25 juin 1876 et cela se passait à Little Big Horn. Les chefs Crazy Horse et Sitting Bull entraînèrent leurs milliers de braves guerriers dans un tourbillon vengeur qui anéantit les cinq compagnies du régiment, général/colonel en tête. Encore un qui aurait mieux fait de ne pas se lever un 25 juin…

George_Custer_LttleBigHorn
La bataille de la Little Big Horn

insigne du 7ème régiment de cavalerie

Nous, Occitans et Indiens, savons combien lourd est le prix à payer lorsque le fanatisme, le goût du lucre et du pouvoir, veulent imposer leur marque sur les peuples. Cette année-là, en 2001, Nous allions nous souvenir de nos ancêtres qui se sacrifièrent pour notre liberté.

Nous avions choisi à cette intention une date fatidique pour les bourreaux. Celle du 25 juin 2001. Au jardin de plantes de Toulouse, à 18 heures, Maurice Andrieu y lisait un passage de la Chanson de la Croisade près de la plaque de Simon de Montfort.

LaCansoLivreVrai-fond

 et à tous les autres

nés un 25 juin...

Joyeux anniv

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paléontologie en pays navajo

Sur les traces

des terribles lézards

 

dinosaures-2

 

 

Notre petit groupe : Marie-Claude + Edgard Strigler & Monique + Jean-Claude Drouilhet parcourt le territoire de la nation Navajo dans un 4x4 Ford explorer dont la location s'imposait compte-tenu des pistes, des cahots, de la poussière, du désert.

 

notre 4X4 en Arizona

 zoom avant sur le Ford explorer

 En Arizona, dans la réserve de la nation Navajo, à l'ouest de la petite ville de Tuba City, nous arrivons sur un site impressionnant qui fut parcouru en tous sens il y a des dizaines de millions d'années par de gigantesques dinosaures carnivores. Des jeunes guides navajos accompagnent la visite si l'on veut. Sinon on peut aller seuls sur la piste de ces géants du jurassique inférieur qui gambadaient là il y a entre 199 et 183 millions d'années. Il s'agit du Dilosophorus. Sympa la bestiole ! On en voit quelques-uns dans le film Jurassic Park.

dilosauphorus

dinosaures_1

couteau 606

l'impression de les suivre à la trace, comme s'ils étaient passés là 10 minutes avant

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Recréer

les espèces disparues ?

Ce vieux rêve hante toujours les esprits surchauffés. C'est le thème du film Jurassic Park de Spielberg et du magnifique roman de Michael Crighton intitulé Le Parc Jurassique dans sa première édition française d'où a été adapté le film. Là, nous étions dans la fiction dont nous savons aujourd'hui qu'elle est techniquement impossible à réaliser. C'est du roman et du cinéma. Bravo !

Mais voilà ce qui pourrait nous inquiéter si les simples citoyens que nous sommes laissent faire les apprentis sorciers. Pas nécessaire d'être un scientifique pour crier alerte ! Il est fortement question de recréer deux espèces disparues : le Mammouth laineux et ... L'homme de Néanterthal. Pas moins...

Le mammouth laineux

 mammouth laineux

Des chercheurs travaillent sur le projet de recréer un mammouth avant 2017. Les mammouths laineux sont apparus pratiquement en même temps que les hommes, mais leur histoire fut beaucoup plus courte. A la différence des dinosaures dont les restes sont surtout découverts dans des déserts arides rocheux, les mammouths fossiles sont retrouvés dans le pergélisol en Sibérie subarctique et en Amérique du Nord. Les tissus mous, les os et même dans certains cas la fourrure congelés se sont bien conservés durant dix mille ans dans ce réfrigérateur naturel. Ce qui a permis aux chercheurs d’avancer l’idée de cloner un mammouth. Il ne faut pour cela qu’un fragment de tissus dans lequel l’ADN se soit bien conservé. La réalisation de ce projet est tout à fait possible, mais ne mènera à rien de bon.

Que fera-t-on de ces animaux, en supposant que l'expérience réussisse ? Les enfermer dans un parc zoologique ? Les lâcher dans le milieu naturel d'origine de leurs ancêtres ? Dans les deux cas, gare aux accidents.

L'aurochs

aurochs reconstitué

aurochs de Lascaux

Dans le même ordre d'idée l'expérience a été tentée et (presque) réussie avec l'aurochs (Bos primegenius), l'ancêtre sauvage de nos boeufs, vaches et taureaux domestiques qui parcouraient l'Europe sans frontières des âges farouches. Par sélection remontante à partir des caractères archaïques des bœufs domestiques on a obtenu en plus petit et moins cornu des individus qui ressemblent vaguement à ces ancêtres. On pouvait voir il y a quelques années l'un d'eux au parc animalier de Gramat (Lot)

L'homme de Néanderthal

 Neandertalien5

Mais voilà qui devient plus grave et inquiétant. Un (groupe de) chercheur(s) aux Etats-unis envisage de redonner vie à une espèce humaine disparue, celle qui nous a précédés en Europe et qui a même vécu quelques millénaires en même temps que nos ancêtres. Il s'agit de l'homme de Néandertal (Homo sapiens neanderthalensis). Rappelons que notre espèce, unique actuellement sur la terre, est l'Homo sapiens sapiens. Ceci pour dire que ce qui nous différencie de Néandertal se situe seulement au niveau de la sous-espèce. Mais nous appartenions à la même espèce. Respect.

Ces humains disparus avaient un cerveau plus grand que le nôtre. Est-ce à dire qu'ils étaient plus intelligents ? Certains le pensent mais sont bien incapables de le démontrer. D'ailleurs, qu'est-ce que l'intelligence ? Vaste problème...

 George Church

George Church n'a rien du savant fou. Ce professeur de génétique à Harvard est l'un des pionniers d'une branche un peu particulière de la science: la biologie synthétique, dont le but est de recréer certains des organismes in vitro, grâce à de l'ADN.

Son projet, redonner vie, pourquoi pas, à l'homme de Néandertal. D'après lui,  les technologies dont nous disposons nous permettraient de cloner des membres de cette espèce d'homme disparue il y a environ 28.000 ans.

Lire et écrire de l'ADN sont des procédés désormais suffisamment rapides pour que cela ait lieu de son vivant, affirme-t-il. Seule ombre au tableau, il faudrait déjà savoir comment cloner des humains, mais aussi se l'autoriser. Néanmoins, Church estime que cela devrait être possible rapidement. Quant à la législation, si elle interdit le clonage humain dans certains pays comme l'Allemagne ou la France, il affirme que ce n'est pas le cas partout et n'exclut pas que les lois puissent changer.

clonage-technique1

Supposons un instant que les difficultés technologiques soient surmontées et les obstacles juridiques écartés. La question qui va se poser est toujours la même : pour quoi faire ? Attention, cette fois nous touchons à l'humain, à notre famille, notre genre, notre espèce. D'autres s'y sont essayés autrefois avec les conséquences désastreuses que l'on sait.

Church argumente en faveur de la diversité de notre espèce. Qui sait pense-t'il si l'homme de Néandertal avec une pensée différente de la nôtre, peut-être plus puissante ou plus astucieuse, ne parviendra pas à fournir des réponses pertinentes aux grands problèmes qui nous menacent : épidémies, etc.

Dès lors, suffirait-il de créer un seul Néandertal pour s'en rendre compte ? Non, estime Church. Il faudrait en cloner une cohorte afin qu'ils aient un sentiment d'identité et pourquoi pas aboutir à une culture néo-néandertalienne, et même les laisser former leur propre force politique.

Comment imaginer que ces humains archaïques puissent être acceptés des humains modernes ? Quand on voit le mal que l'on se donne pour accepter nos semblables, réfugiés d'autres parties de la planète devenues invivables, quel niveau de tolérance faudrait-il déployer ?

Ensuite, si nous voulons parler de préserver la diversité, ne faudrait-il pas commencer par celle qui existe encore ?

Enfin, dernière question mais pas la moindre : où faire vivre cette cohorte ? Parmi nous, impossible pour de multiples raisons. Sur une île déserte ? Il n'y en a plus, sauf à réquisitionner des îles de milliardaires (là, par contre, il y en a). Il a fallu des milliers de générations se transmettant les connaissances pour atteindre un niveau de civilisation. Mais qui apprendra à ces humains les techniques de survie ? Peut-être les commandos de la Légion rentrant d'un stage de survie en Amazonie.

Néanderthal

Vaste question ! Si la concurrence de nos ancêtres directs en est la (l'une des) cause(s), alors il aurait mieux valu les aider. Cela éviterait aujourd'hui à certains de vouloir les faire renaître.

Conclusion : la diversité humaine existe aujourd'hui, selon des formes culturelles, spirituelles, techniques paraissant parfois très éloignées les unes des autres. Alors respectons ce qui est respectable et combattons pacifiquement ce qui ne l'est pas. Tous les hommes (et les femmes) sont frères (et sœurs). C'est la grande leçon des Guerriers de l'Arc-en-ciel des Indiens d'Amérique *

____________________

* Selon une légende des Indiens Cherokee (et d'autres cultures amérindiennes) le jour viendra où les peuples du monde se reconnaîtront comme les membres d’une même famille. Alors ces Guerriers de l’Arc-en-Ciel se rassembleront afin de conduire pacifiquement à de grands changements qui concerneront autant les relations harmonieuses entre les peuples que les relations avec tout ce qui existe sur la Terre-Mère.

 

 

 

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18 juin 2016

Dans la réserve Navajo

Le cañon de Chelly

C'était la visite à ne pas manquer. Ce haut-lieu touristique de la réserve navajo est intéressant à plus d'un titre.

 

Canyon-de-Chelly-Official-M

 

D'un point de vue géologique, il s'agit d'une gorge - ou cañon - creusée profondément dans le grès par deux cours d'eau temporaires ou arroyos (en Afrique du nord, on dit oued) qui confluent en Y. Très impressionnant : par endroits la hauteur de la falaise atteint 300 m. Le cañon s'étire sur une longueur d'une quarantaine de kilomètres.

 

canion de Chelly2

D'un autre point de vue, ethnologique, il offre des traces d'une antique présence humaine, les Anasazis, ancêtres des autochtones actuels. Ils ont vécu (de 1100 à 1300) dans cette gorge, à l'abri des prédateurs et des inondations, dans des habitations bâties sur des corniches hautes de la paroi.

 

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Et ils y ont laissé des traces de leur présence

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La visite du cañon se fait obligatoirement sous la conduite d'un guide navajo. Pour nous ce sera Leone. Pendant plus de trois heures elle va nous emmener dans un 4x4 au fond de la gorge vers les sites les plus intéressants. Avec nous, notre ami Paul Bemore, un Osage d'Oklahoma qui travaille pour les Navajos (il est DRH)

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Leone et Paul Bemore

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g>d : Edgard, Marie-Claude, Leone, Monique, Jean-Claude

 

 

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04 juin 2016

Je reviendrai à Pawhuska...

Ha-Weh Pawhuska !

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Pawhuska_capital_ON

Pwk2

Le séjour à Pawhuska (Oklahoma) de la délégation d'OK-OC (couple Drouilhet + couple Strigler) a duré quatre jours, du 14 au 17 avril. C'est toujours avec un pincement au cœur qu'on quitte cette petite ville de l'Ouest américain qui nous est devenue si chère grâce à l'amitié des Osages et aussi des autres citoyens de la ville jumelle de Montauban. Quelques endroits de la ville qui retiennent notre attention :

La réplique du Rond des Osages à Pawhuska

l'original est à Montauban, œuvre de l'artiste Michel Batlle, inauguré le 14 juillet 1992. La réplique a été inaugurée à Pawhuska en 2002 lors du voyage d'un groupe montalbanais venu confirmer le jumelage avec Montauban

Rond des Osages de Pawhuska

Réplique du Rond des Osages à Pawhuska

 

L'ambassade de Montauban à Pawhuska

http://p6.storage.canalblog.com/66/49/247410/29438878_p.jpg

Ce bâtiment situé Main Street à Pawhuska est l'ancienne caserne des pompiers (F.S. = Fire Station). Elle a été reconvertie en "ambassade de Montauban". Elle abrite tous les souvenirs ramenés de Montauban par les visiteurs successifs. On y voit notamment une exposition qui présente, en une vingtaine de panneaux, l'histoire de Montauban. Ecrite en français elle a été traduite en anglais pour retenir l'intérêt des visiteurs américains intrigués.

Le pont de singe de Pawhuska

 

swinging bridge

 

Le swinging bridge (le pont-qui-balance, on dit plutôt "pont de singe" en français) a été construit en 1925 afin de relier le centre ville a des résidences situées sur la rive sud du Bird Creek. Ce pont-qui-balance, long de 36,6 mètres monte haut au-dessus de la rivière ce qui le rend moins sujet aux inondations que les autres ponts. Après la construction de Bluestem lac, les inondations sont devenues beaucoup moins fréquentes, mais le pont reste un secret bien gardé pour ceux qui veulent éprouver un frisson gratuit lorsqu'ils traversent ce pont balançoire. A quand un pont de singe à Montauban ? Au-dessus du Tescou ce serait amusant.

 

un pont de singe sur le Tescou au jardin des Plantes de Montauban ?

 

La mairie de Pawhuska

Dans la grand-rue (Main Street), c'est un bâtiment en pierre (grès) qui abrite l'administration civile. Les Osages ont leurs propres bâtiments gouvernementaux sur la colline qui domine la ville

City hall

 

 et que voyait-on ce jour-là dans la salle de délibération du Conseil municipal ?

Mairie Pawhuska

 Les peintures murales

 

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et la statue du guerrier osage

 

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Nous quittons Pawhuska par la I 40 et la route 66

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28 mai 2016

Quand l'homme de Néandertal nous précédait...

Il y a 175 600 ans

en Tarn-et-Garonne

L'homme de Néandertal

a laissé son empreinte

Bruniquel3

C'est une découverte d'une importance considérable qui vient d'être faite à deux pas de chez nous. Bruniquel est un village sur la falaise qui domine les gorges de l'Aveyron, à 25 km de Montauban. C'est un paysage de causses, creusé de grottes parmi lesquelles certaines ont été fréquentées par les homo sapiens sapiens, voici quelque 15000 à 30 000 ans. Des jeunots ces Magdaléniens si on les compare à leurs prédécesseurs passés par là mille sept cent siècles (oui, siècles !) avant eux.

gorges

Les Néandertal n'étaient pas les brutes épaisses sous lesquelles on les dépeignait autrefois. Des traces de leur présence ont été découvertes dans la grotte de Bruniquel, dans une salle à près de trois cent mètres de l'entrée. Un endroit donc où il ne faisait pas bon vivre et où il fallait savoir s'éclairer. On a donc la preuve que ces humains non seulement savaient produire et entretenir le feu mais savaient aussi l'utiliser pour d'autres raisons que la cuisson des aliments ou le chauffage. Dans cette grotte on a trouvé des os d'ours brûlés qui en attestent. C'est en cela que la découverte de Bruniquel est d'une importance scientifique majeure et une grande première mondiale.

Bruniquel1

Alors, que venaient-ils faire là dans cet espace clos, sombre et humide. Ils dessinaient des cercles sur le sol. Avec quoi ? Le seul matériau disponible était fourni par les stalacmites nombreuses sur le plancher. Ils ont donc coupé certains d'entre elles et ont disposé les tronçons en deux cercles tangents. Des cercles. Cela nous rappelle quelque chose.

Bruniquel2

A OK-OC, notre fréquentation des Amérindiens et l'intérêt que nous avons pris à leurs cultures modernes et ancestrales nous ont amenés à constater un certain nombre d'invariants parmi lesquels l'omniprésence du cercle, base de leur conception de la nature, de l'univers, de la vie et de leurs comportement social. Le cercle disent-ils est partout : le nid des oiseaux, les ronds dans l'eau, la lune, le soleil, la ronde des saisons, les cycles de reproduction, etc.

ronds de sorcières près de Montauban

Cette sacralisation du cercle détermine leur monde de pensée : une pensée circulaire. Notre pensée à nous, hommes modernes de la civilisation occidentale, est devenue linéaire. La ligne droite est partout : l'autoroute, la LGV, le chemin le plus court, "time is money". D'où l'intérêt pour la pensée circulaire. Les Indiens d'Amérique sont parmi les derniers témoins vivants de cette façon d'appréhender le monde. Ils sont plus proches de leurs ancêtres que nous ne le sommes des nôtres. Essayons donc de comprendre.

Loin de nous l'idée de revenir au temps de la chasse au mammouth (ou au bison). Mais essayons parfois de regarder dans le rétrovisur de l'histoire et, plus encore, celui de la préhistoire. Le passé, proche et lointain, éclaire l'avenir. Et si nous avons besoin d'éclairage, c'est bien de celui-là par les temps incertains qui courent droit vers le mur.

Alors, les cercles néandertaliens de Bruniquel ont sans doute des choses à nous apprendre. Les chercheurs du CNRS étudient la question. Peut-être le préhistorien lotois Jean Clottes a quelques idées à nous proposer. Attendons patiemment la suite.

Jean Clottes

Je vous invite, si vous avez quelques minutes, à visionner la vidéo du CNRS qui donne tous les détails de cette aventure humaine à travers les millénaires.

 

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21 mai 2016

De Rivesaltes à Ponca City

Le muscat de Rivesaltes deviendra-t-il

LE NOUVEL OR BLANC

DES CASINOS OSAGES ?

 

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Lors de notre séjour en Oklahoma du 14 au 18 avril, nous avons été emmenés visiter le casino osage de Ponca City (50 km à l’ouest de Pawhuska). Les Osages sont propriétaires de sept casinos sur leur réserve (Ponca City, Pawhuska, Hominy, Sand Springs, Tulsa, Bartlesville, Skiatook). Nous avons fort bien mangé au restaurant du casino de Ponca City en compagnie de nos deux guides : John Maker (Big Soldier) et Vann Big Horse.

g>d : Edgard Strigler, Marie-Claude Strigler, John Maker, Vann Big Horse

Tous deux avaient été invités d’OK-OC à Montauban voici quelques années.

Vann Big Horse et John Maker sur le Pont-Vieux de Montauban

g>d : John Maker, Mgr Sarrabère, évêque de Montauban, Vann Big Horse

En octobre dernier, John Maker était adoubé au sein de à la Commanderie du Babau de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) dont l'un des engagements est de répandre la renommée du fameux muscat de Rivesaltes. John Maker, en digne descendant direct de son ancêtre Big Soldier qui le premier avait dégusté le breuvage divin en 1827, avait promis solennellement de faire connaître Rivesaltes et son élixir autour de lui quand il serait rentré dans son pays. Petit rappel en images de la cérémonie...

Le grand chambellan présente l'épéeépaule gaucheDSC_0687

John "Big Soldier" Maker qui a été conquis par ce « nectar des dieux » s'est empressé, une fois rentré dans son pays, d'organiser des séances de dégustation autour de lui. Il a notamment conquis le chef principal des Osages Geoffrey Standing Bear. Lorsque nous l'avons rencontré, le 17 avril, John nous a annoncé son intention de faire importer du muscat de Rivesaltes dans les sept casinos gérés par les Osages.

casino

casino2

Contact a été pris avec Rivesaltes. L’affaire est dans les tuyaux… à suivre.

 

14 mai 2016

la délégation d'OK-OC rencontre le chef des Osages

Nous avons été reçus par

Le chef des Osages

Standing Bear2

Du 14 au 17 avril une délégation d’OK-OC séjournait à Pawhuska, la capitale des Osages en Oklahoma. Elle était composée de deux Montalbanais (le couple Drouilhet) et de deux Parisiens (le couple Strigler). Ils ont été reçus pendant plus de une heure au siège du gouvernement de la nation Osage par le chef principal Geoffrey Standing Bear auquel Marie-Claude Strigler et Jean-Claude Drouilhet ont présenté leur livre respectif. Le chef Standing Bear s’est réjoui de la richesse et de la pérennité des échanges entre les Montalbanais et les Osages et il a tenu, en cette occasion à adresser son salut amical aux populations de Montauban et du Tarn-et-Garonne : « Ha-Weh, Occitans ! »

g>d : JC Drouilhet, Edgard Strigler, chef Standing Bear, Monique Drouilhet, Marie-Claude Strigler

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Croix Occitan

07 mai 2016

Le blog est de retour

YES, WE'RE BACK !

Pas tout à fait encore atterri dans nos têtes (9 heures de décalage horaire avec l'Arizona), mais l'équilibre revient, tout doucement. Surtout après avoir rencontré la personne que nous vous présentons aujourd'hui. C'est un homme-médecine, il est Navajo, il habite Flagstaff, Arizona. Marie-Claude Strigler nous fait le récit de cette rencontre exceptionnelle. Les photos (d'intérieur) sont d'Edgard Strigler *

Jones Benally

homme-médecine navajo

 

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Nous avons eu le privilège de rencontrer Jones Benally et sa famille dans leur « trailer » près de Flagstaff, en Arizona, où sa femme, Berta, nous a cuisiné un dîner traditionnel, où les premiers épis de maïs de printemps étaient présents,  bien entendu.

Jones naquit dans un hogan, on ne sait pas exactement en quelle année. Autrefois, les enfants n’étaient pas immédiatement déclarés à l’état civil.

 

hogan

hogan Jones

Hutte sudation Jones

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que ses grands-parents et ses parents ont commencé à lui enseigner les chants,  les danses et les prières, ainsi que l’usage médicinal des plantes lorsqu’il avait sept ans.  Il a baigné dans la culture navajo dès son plus jeune âge.  Jones Benally est aujourd’hui un homme-médecine réputé, c’est-à-dire à la fois guide spirituel, médecin et philosophe. Il accomplit des rites guérisseurs ou Voies, comme l’appellent les Navajos.

Il nous explique que les hommes sont censés vivre en état d’hozho, un mot intraduisible qui signifie à la fois « beauté, santé, et, surtout, équilibre ». Si un élément quelconque perturbe cet équilibre idéal, la maladie peut intervenir. L’homme médecine fait alors appel aux Êtres Sacrés au cours d’une cérémonie pour rétablir l’équilibre et l’harmonie.

 

Winslow

 

Son activité  est si bien reconnue que, pendant des années, Jones a exercé dans son hogan cérémoniel dans l’enceinte du centre médical indien de Winslow, en Arizona. Les patients qui avaient subi une opération chirurgicale, par exemple, pouvaient avoir recours à lui pour retrouver l’état d’hozho. En effet, si la médecine occidentale remédie aux symptômes, une « cérémonie » rétablit l’équilibre.

 

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Cet homme grand et sec, comme l’étaient les Navajos autrefois, se plait à expliquer que les êtres humains ont été mis sur terre par le Créateur (pour qui les Navajos n’utilisent pas le nom de « Dieu ») au début des temps, au même titre que tous les êtres vivants, qu’ils fassent partie du monde animal, végétal ou minéral. Le monde était censé vivre en harmonie, car les hommes étaient naturellement bons.

C’est par la sorcellerie que le mal se produit. Ironiquement, Jones indique que la sorcellerie agit surtout par l’intermédiaire des financiers et des politiques… La cupidité et le goût du pouvoir sont responsables des plus grands maux.

 

Jones Benally et Marie-Claude Strigler

 

En conséquence, les hommes ont besoin de « protection », un mot quoi revient fréquemment dans sa bouche. Les cérémonies pratiquées par les hommes médecine sont bénéfiques et jouent ce rôle de protection.

 

Le lendemain, petit-déjeuner à l'hôtel

 

Les enfants de Jones ont appris une grande partie  des prières et des rites. Il faut en effet que l’avenir soit assuré. La médecine traditionnelle est encore très vivante, preuve que le monde a besoin de beauté et d’équilibre ; il a besoin de protection contre tout ce qui vient le perturber. Et Jones et sa famille font tout ce qu’ils peuvent pour protéger leurs semblables.

Il n’est alors pas étonnant qu’en 2014, Jones ait été nommé « trésor vivant » d’Arizona. Un « trésor vivant » doit avoir fait preuve de changer le monde pour le mieux, avoir atteint un certain âge et exercé une force bénéfique pendant plusieurs décennies, et avoir œuvré pour promouvoir les droits de l’homme, le changement social et la paix.

 

jones-benally exécute une danse des cerceaux (hoop dance)

 

Comment ne pas mentionner aussi qu’il est un légendaire danseur de la hoop dance

Marie-Claude Strigler

____________________

* afin de perturber l'esprit de nos gentils visiteurs, nous avons choisi le désordre chronologique (l'heure est au remue-méninges). C'est donc en fin de parcours qu'a eu lieu cette rencontre. Au cours des semaines suivantes nous vous rendrons compte de (presque) tout/tous ce que nous avons vu et rencontrés. Merci de votre patience et de votre collaboration. JCD

 

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16 avril 2016

bye bye the blog...

LE BLOG PART EN VOYAGE

 

Voyage

AU PAYS DES OSAGES

 

Louisiane2 

En Oklahoma, du 13 au 18 avril

ET AU PAYS DES NAVAJOS

Navajo res

En Arizona, du 19 au 28 avril

DONC,

PAS DE NOUVEAU MESSAGE

SUR CETTE PAGE

PAS DE NOUVEAU

 

PAS DE NOUVEAU2

 

AVANT LE 7 MAI...

... MAIS,

 

GOOD NEWS2

 

GOOD NEWS

Si la technique veut bien nous accompagner,

nous vous promettons d'ESSAYER

de publier de temps en temps

une "Newsletter" en temps réel

pour vous tenir au jus

de nos rencontres et de nos coups de cœur

VOUS AVEZ BIEN COMPRIS ?

C'EST UNE PROMESSE D'INTENTION

Les voyageurs du blog :

OTM1

 

ils sont quatre

sur cette photo prise au musée tribal osage en 2011

de gauche à droite :

Kathreen Red Corn,

Jean-Claude Drouilhet,

Lou Brock,

(???),

Edgard Strigler,

Marie-Claude Strigler,

Monique Drouilhet

Bye bye et à bientôt ; au 7 mai

si les pumas, coyottes

et autres rattle snakes

ne nous ont pas bouffés tout cru

coyote

coyote2

 

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