Oklahoma-Occitania

10 avril 2019

Montauban et les Osages

 Mercredi 17 avril

OK-OC et Claude Sicre

seront à La Muse

 

img286La Muse, c’est le cinéma de Bressols, à l’entrée sud de Montauban. C’est ici que sera inauguré la série d’événements que l’association Oklahoma-Occitania a préparé pour célébrer ses trois anniversaires (190 ans de l’arrivée des trois Osages à Montauban ; 30 ans de la naissance d’OK-OC ; 20 ans du jumelage Montauban-Pawhuska).

Et pour son trentième anniversaire, OK-OC aura le plaisir de recevoir parmi ses convives son parrain, Claude Sicre.

Claude SicreEst-ce qu’on présente encore Claude Sicre dans l’Occitanie languedocienne ? Il est l’un des Fabulous Trobadors, l’inventeur des repas de quartier dans toute la France, le grand organisateur du Forum des Langues de Toulouse et accessoirement parrain d’OK-OC.

FabulousEt il vient avec un joli cadeau. Se souvenant de sa formation cinématographique il nous a compilé, avec l’aide de Mukaddas Mitjit, un splendide docu-montage à partir des archives photo et vidéo d’OK-OC qui jalonnent les trente ans d’activité de notre association en Occitanie et en Oklahoma chez les Osages.

DanCassCe documentaire de 44 minutes sera projeté sur grand écran en première partie. La projection sera suivie d’un débat avec CLAUDE SICRE et OK-OC.

Capt_181021_H153829_001En deuxième partie sera projeté le film « Les chansons que mes frères m’ont apprises » de Chloé Zhao dont l’action se situe dans la réserve des Sioux à Pine Ridge dans le Dakota du Sud. (Tarifs habituels de La Muse).

Les chansons

L’entracte sera un moment de partage pour les spectateurs qui auront réservé leur repas froid (8 € - réservation  au 06 70 93 89 27 ou evy.massip@free.fr  jusqu’au samedi 12 avril (dernier délai).

Rappel du programme

18h30 : documentaire « OK-OC et les Osages »

19h15 : débat avec Claude Sicre et OK-OC

20 h    :  repas convivial dans le hall du cinéma

21 h    : film «  Les chansons que mes frères m’ont apprises »

La MuseLa Muse / Route de Lavaur / Bressols 82710

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06 avril 2019

 Tradition funèbre

des anciens Osages

Indiens Osages peints par George Catlin en 1869

Quand un Osage mourait, ses proches revêtaient leurs plus belles tenues et se peignaient le visage avec des symboles propres à leur clan. Pendant quatre jours, les amis et les parents du mort prenaient part à la danse de deuil. On choisissait huit  chefs du deuil, quatre du Tzi-Sho (peuple du ciel) et quatre du Honga (peuple de la terre). Ils dansaient solennellement pendant quatre jours, les Tzi-Sho parcourant le cercle de gauche à droite et les Honga de droite à gauche. Du lever au coucher du soleil ils ne pouvaient prendre aucune nourriture et devaient rester debout. Des prières étaient dites pour que le voyage de l’âme se fasse en paix. A la fin, les membres du clan du vent présentaient un rituel pour disperser symboliquement l’esprit des quatre vents; la libérant ainsi du royaume terrestre.

peinture faciale de deuil (d'après Louis F. Burns, historien osage)L’enterrement était pratiqué au sommet d’une colline, piton ou promontoire, où l’on pensait que l’âme pourrait plus facilement s’élever vers le Grand-père Soleil. On croyait que cette ascension de l’esprit se produisait lorsque Grand-père était directement au-dessus de la tête. Le corps était assis face à l’est et diverses « médecines » : des aliments et des objets usuels dont l’esprit pouvait avoir besoin au cours de son voyage, étaient placées avec le corps et des rochers étaient entassés dessus.

Tombe traditionnelle osage. On remarque le drapeau US inverséPendant un certain temps, il fut encore possible de trouver ces tas de pierres en haut des collines ou au sommet des pitons, mais il ne fallut pas attendre longtemps avant qu’ils fussent pillés à cause des objets de valeur qu’ils pouvaient contenir.  De longues années après leur installation  en Oklahoma, les Osages continuèrent à enterrer leurs morts au haut des promontoires des collines ondulantes recouvertes de noyers.

traduit de Osage Life and Legends – Robert M. Liebert – Naturegraph Publishers, inc.

(extrait, p.72)

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30 mars 2019

Osage News annonce une décision du président des USA

Coupes sombres

dans le budget des tribus

OsageNews_FB_LinkImage

Dans l'un de ses récents billets sur son compte Facebook le journal Osage News annonce les propositions du président des Etats-Unis concernant le budget 2020, non sans créer des remous dans les communautés amérindiennes. En voici quelques extraits :

trump

Le budget proposé par le président Donald Trump pour le prochain exercice est sorti et, avec des coupes prévues pour presque toutes les agences tribales, il n’est pas tendre avec le pays indien.

Publiée le 10 mars, le budget proposé de 4,75 milliards de dollars proposé par l’administration Trump demande au Département de l’intérieur de subir une diminution de 14% au cours de l’exercice 2020.

Malgré aucune consultation ou avis public préalable, le budget de l’administration Trump propose de séparer le Bureau des affaires indiennes et le Bureau de l’éducation indienne en deux entités distinctes. Les deux bénéficieraient toujours d'une réduction combinée de 323 millions de dollars, par rapport à la résolution utilisée pour financer les agences de l'Intérieur en 2019.

Bien que le président Trump ait signé une loi en décembre appelant à mettre à jour le nombre d’étudiants autochtones admissibles aux services supplémentaires dans le cadre du programme Johnson-O’Malley, il n’y a  pas d’argent supplémentaire pour faire face à la flambée des étudiants.

Le budget de l’administration Trump prévoit également une réduction de 8 millions de dollars des coûts d’assistance financière liés aux contrats d’autogouvernance et une réduction de 18 millions de dollars des programmes de services à la personne relevant de la BIA, tels que les programmes relevant de la loi indienne sur le bien-être des enfants et de l’aide sociale. Le bureau du curateur spécial subirait également une réduction de 14,2 millions de dollars.

Le ministère de l’Agriculture, qui supervise tous les programmes fédéraux d’aide à la nutrition, appliquerait une réduction de 15% du budget, soit 3,6 milliards de dollars, dans le budget de l’administration Trump.

En outre, le financement du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui supervise les services de santé indiens et l'administration pour les Indiens d'Amérique, devrait entraîner une réduction de 12,4 milliards de dollars.

L’approbation finale du budget fédéral appartient au Congrès, bien que les recommandations de l’exécutif puissent être prises en compte.

Cette publication suscite des commentaires dans le compte Facebook de Osage News. Dont celui-ci qui semble résumer l'indignation :

" Nous devons protéger notre tribu et nous-mêmes et cesser de voter pour des candidats susceptibles de nuire à nos services médicaux et à notre patrimoine foncier / minier. Tout Amérindien ayant voté pour Trump devrait avoir honte de lui..."

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23 mars 2019

Nos bannières en Oklahoma

Les drapeaux français

et occitan

ont flotté dans le ciel

de l'Oklahoma

Le territoire de l'Oklahoma est passé successivement sous le contrôle de plusieurs régimes de tutelle : le royaume d'Espagne, le royaume de France, le royaume d'Angleterre, la république française, la république du Mexique, la république du Texas, les Etats-unis d'Amérique et un bref interlude avec la nation Choctaw. Au total ce ne sont pas moins de quatorze étendards qui ont flotté successivement sur l'ancien " territoire indien " grand comme un tiers de la France.

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Deux drapeau français ont marqué la présence de notre pays : l'étendard royal, blanc à fleurs de lys (de 1719 à 1763) et le drapeau tricolore de la République française (de 1800 à 1803).

Une troisième bannière est venue plus récemment s'y présenter, discrètement, avec la complicité de nos amis les Osages. C'est du drapeau à la croix occitane, bien sûr que nous allons parler.

Donc, chez les Osages et par la suite avec d'autres tribus, le drapeau occitan a été déployé et affiché.

 

DanCass

Kevin Mustus & Clifford Moar

Kiowas

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Mais investir l'espace culturel amérindien ne nous paraissait pas suffisant : il nous fallait aller plus loin, plus haut dans le champ politique et dans le ciel de l'Oklahoma. C'est ce que nous avons réussi au plus haut niveau de l'Etat.

En août 1991, une délégation de trente-huit membres de notre association Okahoma-Occitania se rendait à l'invitation de nos amis de la nation Osage. Le programme qu'ils nous avaient préparé comprenait une visite au gouverneur de l'Etat à Oklahoma City. David Walters et son épouse Rhonda nous avaient reçus pendant plusieurs heures comme jamais nous n'aurions osé l'imaginer dans nos rêves les plus fous. Nous leur avions présenté le grand drapeau occitan que nous avions apporté pour le leur laisser. C'est alors qu'à notre grande surpise, le gouverneur nous proposait de le hisser au haut du mât officiel du gouvernement de l'Etat. Qu'auriez-vous fait à notre place ? Et c'est ainsi que nous nous sommes rassemblés autour du mât, que nous avons descendu les deux drapeaux (Etats-Unis et Oklahoma) qui y étaient attachés, que nous avons détaché la bannière étoilée et que nous l'avons remplacée par la bannière occitane... Et envoyez les couleurs !

23 août 1991 : OK-OC chez le gouverneur David Walters

13 août 1991 : le gouverneur Walters déploie le drapeau occitan

23 août 1991: le gouverneur David Walters monte le drapeau occitan

Le drapeau occitan a flotté dans le ciel d'Oklahoma CityLe drapeau à la croix d'Occitanie a flotté ainsi toute la journée du 23 août 1991 dans le ciel d'Oklahoma City.
C'est l'un de nos exploits dont nous ne sommes pas peu fiers.

16 mars 2019

Que reste-t-il du langage des signes des Indiens des Plaines ?

Le langage des signes

des Indiens d’Amérique

 

sign language

 

 Avant l’arrivée des colons européens et pendant la colonisation de l’Amérique du Nord plus de cinq cents langues différentes étaient parlées par les diverses tribus indiennes. Pour plusieurs raisons d’ordre commercial, politique, culturel, un langage commun était nécessaire. Ce fut le langage des signes, commun à toutes les tribus, permettant de communiquer par dessus l’obstacle des langues parlées.

Aujourd’hui, tous les Indiens des Etats-Unis parlent anglais (les Osages des 18ème et 19ème siècle comprenaient aussi le français et parfois le parlaient). Mais le langage des signes des Amérindiens, devenu inutile, disparut rapidement.

Christopher Cote, le jeune Osage qui nous rendra visite à Montauban au mois de mai, en a conservé quelques traces qu’il nous présentera en diverses occasions.

En juin 1994, Joyce Shield, une jeune fille de la nation Osage était notre invitée à Montauban. Entre autres présentations elle avait procédé à une démonstration du langage des signes devant les structures du Rond des Osages. En voici quelques souvenirs…

Montauban -- juin 1994 -- Terre indienne du Jardin des Plantes

Joyce Shield et sa mère Sara Shield

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Montauban -- juin 1994 -- Rond des Osages

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 Juin 1994 -- Terre indienne de Lafrançaise (82)

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09 mars 2019

Une perte cruelle

Ramona Mason

 

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Notre grande amie Ramona a été ravie à l'affection des siens mardi 12 février après une longue maladie. Elle formait avec Archie un couple merveilleux, irradiant de bonheur, de sagesse, de culture et de joie. Ramona et Archie Mason étaient venus plusieurs fois à Montauban et en Occitanie. Les anciens d'OK-OC les connaissaient bien et les aimaient comme des membres de la famille.

Archie & RamonaRamona était une dame exceptionnelle. Monique dit : « elle était la douceur et la beauté personnifiée ». J’ajoute : « elle avait l’intelligence fulgurante et elle était d’une grande modestie ». Quel beau couple, tellement charmant et chaleureux vous formiez ensemble, cher Archie. Comme elle va vous manquer ! Quelle perte cruelle !

Nous nous souviendrons toute notre vie de notre rencontre avec votre couple à Montauban. C’était en avril 1996. Nous étions invités à la prison de Montauban où nous avions rencontré les détenus. Ce fut pour eux un moment inoubliable. Vous étiez venus de si loin, du cœur de l’Amérique profonde pour leur parler, eux, les bannis de la société, privés de liberté, enfermés dans cette forteresse. Vous aviez ensemble fait œuvre d’humanité ; vous leur aviez rendu l’estime de soi qui leur faisait défaut. Ramona, qui avait un sens développé de l’humour, avait dit, en parlant de vous et de Parnell Necklace* : « Eux, ce sont des sauvages. Moi, j’appartiens à une tribu civilisée, celle des Creeks** ». Ce qui les avait bien fait rire – et les moments de joie ne sont pas fréquents dans une prison.

Ramona & ArchieRamona Mason a passé la plus grande partie de sa vie à transmettre au monde les traditions des Indiens d'Amérique. Elle avait une connaissance parfaite de la langue Muskoke (Creek), aussi bien à l'oral qu'à l'écrit ; elle était une femme d'affaires, styliste professionnelle, artiste plasticienne, conférencière, historienne et conseillère pédagogique de Muskoke.

Elle avait été enseignante à l’Université d’État d'Oklahoma Artist-in-Residence, spécialiste en éducation auprès du Programme d'éducation des Indiens du ministère des Éducation des États-Unis, et a été désignée comme ambassadrice de bonne volonté par l'État d'Oklahoma.

En raison de sa connaissance de l'histoire et de la culture de Muskoke, elle avait été conseillère de l'Association des étudiants indiens de l'Université de Tulsa et avait été conseillère de groupes d'étudiants indiens dans d'autres universités et collèges.

L'Organisation de la femme Muskoke choisit Ramona Mason en tant que femme indienne de l'année en 2011. Elle avait reçu le prix d'éducation Rennard Strickland par la Commission des affaires indiennes de la région du Grand Tulsa en 2006. La Fédération des femmes indiennes d'Oklahoma l’avait nommé « femme Indienne de l'année en 2003. Elle avait également reçu le Prix Outstanding Alumna de l'Association des étudiants amérindiens lors du Banquet du prix multiculturel à l'Université de Tulsa en 1990.
Ramona avait voyagé en Europe, à Singapour, au Mexique, au Canada et à travers les États-Unis en faisant des présentations et en partageant ses connaissances. Un jour, à l’occasion de l’un de ces voyages, quelqu’un lui avait demandé pourquoi elle parcourait le monde en faisant des présentations en tenue traditionnelle de son peuple. Sa réponse avait été: « Nous faisons des présentations pour nous débarrasser des stéréotypes. Les préjugés et l'ignorance sont encore vivants. »

En reconnaissance du travail continu de Ramona  Mason, de la recherche, du dévouement envers les Muskoke et de la préservation de notre culture, elle était une légende vivante.

 A ce titre elle mérite la reconnaissance de tout son peuple, plus généralement de tous les Natifs Américains et, j’ajoute, celle des Occitans dont je fais partie. Car elle nous a montré, comme vous cher Archie, le chemin vers la dignité. Tous les membres d'OK-OC vous présentent leurs condoléance attristées et vous assurent de toute notre chaleureuse sympathie

Jean-Claude Drouilhet

ArchieRamona

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* Parnell Neckace, l'un de nos invités de la nation Lakota-Sioux

** Les Cinq tribus civilisées est le terme qui désigne cinq nations d'Amérindiens aux Etats-Unis, considérées comme « civilisées » par la société blanche pour avoir adopté beaucoup de coutumes occidentales (dont la possession de plantations, de maisons à l'européenne et d'esclaves noirs) et pour avoir de bonnes relations avec leurs voisins. Ces cinq nations sont les Cherokees, les Chikasaws, les Choctaws, les Creeks et les Seminoles. (Wikipedia)

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23 février 2019

Christopher

Pour célébrer ses trois anniversaires

OK-OC a invité

une personnalité

de la nation Osage

 

chris_9(3)Christopher Cote est né et a grandi en Oklahoma dans la réserve d’Osage. Il est le deuxième fils de Geoffrey et Julianna Cote ; il a un frère aîné et deux frères plus jeunes.

chris 5Christopher Cote est membre du clan tsi-zho wa-shda-ge (gens du ciel). Son nom osage est Wa-kon-da i-a; ce qui signifie (Celui qui voit Dieu). Depuis sa naissance Christopher a grandi en participant à la danse cérémonielle Osage,  I-lon-shka (terrain de jeu du premier fils). À l'âge de sept ans Christopher Cote était intronisé à la fonction officielle de gardien du tambour du district de Pawhuska, une responsabilité qu’il a exercée pendant des années.

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Chris_9En grandissant, Christopher avait appris à jouer du trombone et il était très impliqué dans l’orchestre de l’école qui se produisait régulièrement dans le programme de théâtre.

Christopher (trombone, au centre)

chris_7Actuellement, il prépare une licence  afin de contribuer de son mieux à la restauration de la langue osage.

 

 

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chris_9(2)Rien ne se compare à sa passion pour la langue osage a laquelle il a consacré sa vie. Il s’efforce ainsi de préserver les paroles de ses ancêtres.Toute son éducation  a été imprégnée des enseignements de la tradition orale et du respect de la langue de ses ancêtres. Dans son enfance il avait suivi les cours de langue osage qu’il utilisait en toute occasion. À l'adolescence, il eut la possibilité de faire un stage au département linguistique de la langue osage, période pendant laquelle il fut formé aux logiciels auditifs et à la technologie qui lui permirent d’approfondir son intérêt pour la langue.

Un soir d’été, alors qu’il terminait sa journée au département des langues, il rendit visite à son oncle Talee. Lors de ses visites chez son oncle, ils ne conversaient qu'en langue osage. Il estime que cette expérience constitue une avancée majeure dans sa connaissance de la langue. Christopher a créé sa son propre technique d'immersion linguistique.

Christopher a aujourd'hui vingt-quatre ans et travaille pour le département de langue Osage en tant qu’enseignant. Il a commencé à travailler pour la tribu en février 2017 et enseigne à la langue osage à l’école d'immersion, Da-po-ska-ko-da-pi. Il enseigne de la maternelle jusqu’à la deuxième année (équivalent du CE1 en France, ndt). En plus d’enseigner aux jeunes, Cote enseigne également aux adultes et aux personnes âgées, membres de la communauté. Il donne des cours pour débutants, des cours sur les relations familiales et à une classe avancée dans cet apprentissage. Il reçoit souvent les encouragements de Vann Bighorse (directeur du programme linguistique, ndt), « même si nous ne retrouvons qu’un nouveau mot, c’est un de plus que nous n’avions pas auparavant ».

 

Christopher (à droite) au festival des enfants de Scissortail

 

C’est l’espoir de Christopher que les personnes présentes et à venir reconnaissent la valeur de  leur langue osage, apprennent à la parler et la transmettre aux générations suivantes.

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16 février 2019

OK-OC en 2019

INDIENS OSAGES 

TROIS ANNIVERSAIRES 

Je viens vous parler du programme d'activité 2019 de l'association Oklahoma-Occitania. Cette année est en effet pour nous exceptionnelle. Nous n'y célèbrerons pas moins de trois anniversaires...

  • 190 ans de l'arrivée à Montauban des trois Osages perdus -- en novembre 1829
  • 30 ans de la naissance d'OK-OC -- en septembre 1989
  • 20 ans du jumelage Montauban-Pawhuska -- en septembre 1999.

Nous avons pour cela préparé un programme de manifestations diverses dont les documents ci-joints vous donneront un aperçu (maquette de l'affiche et verso du flyer). Nous reviendrons bien entendu sur chacune de ces manifestations en temps opportun.
Nous comptons sur la présence d'Osages dont certains représentants officiels de la tribu. Ils vous seront présentés le moment venu.
Le titre de notre affiche peut surprendre : " Osages à Montauban : 190 ans de présence !". Cependant, nous ferons remarquer que nous ne parlons pas d'une présence ininterrompue. Bien que la presse locale aux archives départementales et un document à la bibliothèque de l'évêché recèlent des écrits qui attestent de cette présence dormante.
C'est cette belle endormie que nous allons essayer de réveiller !

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10 février 2019

Henry VL

Un artiste-peintre

à OK-OC

Nous publions de nouveau cet article à la suite d'un dysfonctionnement qui a fait aiguiller nos visiteurs vers celui de la semaine précédente (peut-être un mauvais référencement). Nous vous prions de nous en excuser et nous demandons à Henry son indulgence pour ce retard, en espérant que cette fois...  OK-OC

Henry est un ami et un adhérent de longue date à OK-OC. Il est aussi artiste-peintre, spécialisé dans la représentation des cultures indiennes d'Amérique qu'il connaît bien pour avoir fréquenté ici, à Montauban et ailleurs, notamment en Oklahoma, de nombreux représentants de diverses nations indiennes. On le voit ci-dessous en compagnie de Jack Anquoe, un leader de la nation Kiowa d'Oklahoma, alors qu'ils étaient invités à débattre sur une antenne locale.

Henry est un ami généreux, comme le sont les vrais artistes et il fait profiter de son talent l'association Oklahoma-Occitania en toute occasion, soit en prêtant certaines de ses œuvres à des fins d'exposition, soit en réalisant  de belles peintures pour les lui offrir.

Nous avons le plaisir aujourd'hui de présenter cinq de ses dernières œuvres. On remarquera leur caratère surréaliste, faisant appel aux rêves et à la reconstruction des réalités. Ce qui convient si bien aux dispositions d'esprit de la plupart des Indiens d'Amérique.

Nous vous laissons les découvrir et les apprécier.

 

g>d : Jack Anquoe, Henry Van Loenen

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02 février 2019

Pawhuska

Pawhuska,

capitale de la nation Osage

C’est devenu officiel le 25 janvier 1999 : le conseil municipal de Montauban a décidé de donner une suite favorable à la proposition adressée au député-maire de Montauban, par Jack Shoemate, maire de Pawhuska en Oklahoma. La convention de jummelage entre nos deux villes était signée.

Pour les citoyens montalbanais qui s'interrogent sur cette petite ville de Pawhuska, en voici une brève présentation

Pawhuska routeSituée dans le nord de l'Étatd'Oklahoma, non loin de la frontière du Kansas, Pawhuska est une petite ville de 5000 habitants, chef-lieu du comté Osage dont la superficie est double de celle du Tarn-et-Garonne. Elle est le siège du tribunal du comté, de la police avec son shérif et des institutions gouvernementales de la tribu Osage.

pawhuska_policeAu cœur des terrains pétrolifères, cette petite ville, aujourd’hui bien tranquille, a connu une période fastueuse et bien plus agitée. Elle est aussi – et c’est ce qui est le plus important pour nous – la capitale des Osages.

Pawhuska_capital_ONC’est en 1871 que la tribu Osage dut s’installer sur cette réserve quittant son ancien territoire du Kansas que convoitaient les fermiers et éleveurs blancs.

Pawhuska04Placés sous la tutelle du Bureau des Affaires Indiennes (Le fameux B.I.A. représentant le gouvernement de Washington), les Osages, déracinés et désemparés après la disparition des derniers bisons, vécurent de l’aide sociale. Jusqu’à la découverte, sous leurs mocassins, de fabuleux gisements pétroliers. Alors, avec un débit proportionnel à celui de l’or noir, jaillirent les pétrodollars.  La tribu devint riche et Pawhuska prospéra sur cette opulence.

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pawhuska city views-12 Les Osages n’ont pas pour autant oublié leur identité ni tourné le dos à leurs traditions. Les danses et les cérémonies rituelles, comme les splendides costumes, les coiffures, les gestes même et les attitudes expriment toujours au quotidien cette culture.

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Pawhuska05 089Mais Pawhuska, c’est aussi le pays des cow-boys. Partout les ranches prospèrent sur une opulente prairie qu’apprécient les troupeaux de vaches longhorns.

https://p1.storage.canalblog.com/19/86/247410/11661971.jpg

Autrefois de terribles bandits écumaient la région, attaquant les banques et les trains. Leurs noms sont demeurés célèbres : qui n’a jamais entendu parler de Jesse James, de Calamity Jane ou des frères Dalton ? Des noms sortis tout droit des bandes dessinées, pourtant des personnages qui ont réellement existé. D’ailleurs un certain Bob Dalton ne fut-il pas… shérif de Pawhuska ?

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Tout cela sent le folklore, c’est pourtant l’histoire de l’Ouest américain telle qu’on peut la découvrir au musée historique de la ville. Une histoire qui demanderait des heures à être racontée, à commencer par celle-là même du nom de Pawhuska. Ce chef osage au XVIIIème siècle devenu célèbre pour avoir voulu, au cours d’une bataille, scalper un officier britannique et chauve dont il ne réussit à obtenir que la perruque poudrée. Celle-ci sauva effectivement la vie à son propriétaire et devint un trophée que le chef accrocha à sa ceinture. D’où le nom qui lui fut donné : Cheveux-Blancs, en langue osage : Paw-Huska.

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Depuis que Montauban et Pawhuska sont devenues villes jumelées, en septembre 1999, cela fera 20 ans cette année, divers hommages ont été rendus à la capitale des Osages et à son chef Pawhuska, notamment par l'inauguration de la salle Pawhuska, à la maison de la culture et des associations dans l'ancien collège de Montauban. C'était en septembre 2009 quand le chef des Osages, Jim Gray, était venu pour cette occasion.

Montauban, octobre 2009 : le chef Jim Gray dévoile la salle Pawhuska

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