Oklahoma-Occitania

16 avril 2016

bye bye the blog...

LE BLOG PART EN VOYAGE

 

Voyage

AU PAYS DES OSAGES

 

Louisiane2 

En Oklahoma, du 13 au 18 avril

ET AU PAYS DES NAVAJOS

Navajo res

En Arizona, du 19 au 28 avril

DONC,

PAS DE NOUVEAU MESSAGE

SUR CETTE PAGE

PAS DE NOUVEAU

 

PAS DE NOUVEAU2

 

AVANT LE 7 MAI...

... MAIS,

 

GOOD NEWS2

 

GOOD NEWS

Si la technique veut bien nous accompagner,

nous vous promettons d'ESSAYER

de publier de temps en temps

une "Newsletter" en temps réel

pour vous tenir au jus

de nos rencontres et de nos coups de cœur

VOUS AVEZ BIEN COMPRIS ?

C'EST UNE PROMESSE D'INTENTION

Les voyageurs du blog :

OTM1

 

ils sont quatre

sur cette photo prise au musée tribal osage en 2011

de gauche à droite :

Kathreen Red Corn,

Jean-Claude Drouilhet,

Lou Brock,

(???),

Edgard Strigler,

Marie-Claude Strigler,

Monique Drouilhet

Bye bye et à bientôt ; au 7 mai

si les pumas, coyottes

et autres rattle snakes

ne nous ont pas bouffés tout cru

coyote

coyote2

 

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09 avril 2016

hunour amérindien

L’humour

est une arme subversive

Marie-Claude Strigler

Le rire est bon pour la santé. Chez les amérindiens, une plaisanterie est toujours bienvenue. L’humour est un mécanisme de survie qui rétablit l’équilibre dans un monde chaotique.

Toutes les tribus ont été soumises à la colonisation. Au lieu d’accepter l’anéantissement de leur culture, elles luttent par l’humour pour prouver qu’elles sont capables de s’adapter à leur environnement. Les Indiens prennent le contrepied du stéréotype de l’Indien imperturbable, du guerrier sanguinaire, ou du sage pacifiste.

carter-revard-1

Carter Revard, écrivain d’ascendance osage, ponca et irlandaise, montre bien comment l’humour fonctionne pour ridiculiser les idées toutes faites à leur encontre, dans un essai satirique intitulé : « Rapport à la nation : l’Europe revendiquée ». Il adopte le style des rapports écrits par les explorateurs, mais pour décrire le voyage d’un Indien en Europe. L’auteur se fait passer pour « l’agent spécial Whazhazhe n° 2230 »

agent spécial

« Lorsque j’ai revendiqué l’Angleterre au nom de la nation osage le mois dernier, certains des chefs anglais ont protesté. Pourtant, j’avais bien pris une excursion en bateau sur la Tamise, et j’avais officiellement proclamé, devant quelques touristes allemands et japonais comme témoins, que toute la terre arrosée par ce fleuve nous appartenait. Cela n’a pas empêché les chefs que ma proclamation n’avait aucune valeur.

RenaultAlors, j’ai dit « Au diable l’Angleterre » et je suis allé en France. J’ai loué une petite Renault à Paris et je suis allé en voiture jusqu’aux châteaux de la Loire et Biarritz, ne m’arrêtant  que pour proclamer que tout le territoire nous appartenait. Je ne suis pas certain que les Français ont bien compris, mais j’ai partout été bien accueilli et bien nourri ; ils acceptaient en retour avec plaisir des bouts de papier et de petits disques métalliques. S’ils sont si crédules, ils ne devraient pas poser de problème lorsque nous prendrons possession du reste du territoire. »

 

dollars

 

 En renversant les rôles, Revard dénonce le comportement des Européens, tout en offrant aux lecteurs occidentaux un autre point de vue sur leurs monnaies (billets et pièces).

L’agent spécial Whazhazhe dénonce aussi la description des peuples autochtones :

« Il sera peut-être impossible de civiliser les Européens, mais si nos Anciens estiment qu’ils en valent la peine, nous pourrons peut-être enseigner la langue osage à ces malheureux ; mais si nous ne réussissons pas à leur imposer notre bienveillance, il se peut que nous soyons obligés de les tuer. »

 

Osage language

Carter Revard applique aux Européens les mêmes stéréotypes : « ils ne savent pas utiliser la terre : ils s’obstinent  à la couvrir de béton et de goudron. Ils s’entretuent comme par instinct naturel, que ce soit femmes, enfants ou chevaux, puis ils exposent les corps mutilés en première page de leurs journaux ou sur leurs écrans de télévision. Dans leurs « sanctuaires », il y a plein de scènes de torture. »

L’agent Whazhazhe préconise la colonisation, tout en déplorant que l’Européen soit en voie de disparition. « Les Européens ne comprendront certainement pas nos motivations en tant que peuple élu. Nous serons obligés de vaincre leur opposition. En tant que race supérieure, nous finirons pas l’emporter. »

 Bien souvent, l’humour est une arme à double tranchant. Mais son aspect prédominant est la capacité à rebondir.

 

discovery« La découverte de l’Amérique », poème de 1980, est moins connu, mais tout aussi percutant. C’est un poème de science-fiction, une allégorie de la conquête des Amérindiens par les colons blancs au XIXe siècle. Des extraterrestres colonisent la terre et asservissent les autres cultures pour satisfaire leurs propres besoins. Le poème commence par les mots d’un extraterrestre qui s’adresse à son supérieur, pour décrire des créatures qui se sont extasiées sur leur apparence. Le lecteur est manipulé pour qu’il s’identifie aux opprimés. Les créatures se sont extasiées devant leur peau verte et leurs yeux rouges, un parallèle avec la peau blanche et les yeux des Européens. Les extraterrestres goûtent à la cervelle humaine pour mieux connaître et apprendre l’histoire des hommes.

 

alien

« Un certain général Sherman a dit exactement ce que nous disons de ces créatures : c’est notre destinée de les « astériser » (civiliser ?). Ils ont des arguments pour se justifier : « les créatures n’ont pas d’antennes, elles sont incapables de comprendre que nous avons le droit d’en faire nos esclaves. »

À la fin du poème, un extraterrestre déclare : « Ils devront venir dans nos enclos afin que nous puissions étudier comment nos crises cardiaques et nos cancers se sont répandus dans ces populations, puisqu’ils ne semblent pas être immunisés. »

Les enclos évoquent clairement les réserves ; quant aux hommes terrestres, ils n’avaient pas développé d’anticorps contre les maladies des extraterrestres, pas plus que les Indiens en avaient créé contre les maladies du vieux continent. Mais ceci n’est qu’une interprétation au premier degré. En essence, les colons européens, ou, dans ce cas, les extraterrestres, furent le cancer qui a apporté la désolation et qui fut impossible d’éradiquer.

 

virtual

 

Revard mêle le discours de la science-fiction et de la Destinée manifeste. Il nous offre une « réalité irréelle ».

Le dernier vers : « Puis, nous serons à jamais en sécurité, riches et heureux. »

 

Destinée manifesteCette œuvre, peinte vers 1872 par John Gast intitulée American Progress est une représentation allégorique de la « Destinée manifeste ». Dans cette scène, une femme angélique (parfois identifiée comme Colombia, la personnification des Etats-Unis au XIXe siècle), porte la lumière de la « civilisation » à l'ouest avec les colons américains. Les Amérindiens et les animaux sauvages fuient vers les ténèbres de l'ouest sauvage.( https://www.les-crises.fr/destinee-manifeste-exceptionnalisme-americain-14-histoire/ )

L’humour indien prend sa source dans la tragédie et une farouche volonté de survivre. Il fait partie du processus de décolonisation, un moyen de contrer l’injustice, l’arrogance et l’hypocrisie.

 

decolonisation

decolonisation2

 

 

 

 

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02 avril 2016

immigration sauvage

Et si les Indiens

d'autrefois

avaient agi

comme les Européens

d'aujourd'hui...

 

caravelles

Le 12 octobre 1492 Christophe Colomb abordait l’île de San Salvador aux Bahamas, nommée Guanahani par les Indiens Tainos qui la peuplaient. La population indienne fut décimée en moins d'un siècle, de maladie ou de mauvais traitements.

Les autochtones comme les allochtones appartenaient tous à la même espèce : Homo sapiens, mais à des cultures différentes. Différentes par la langue -- avec les concepts et les valeurs qui caractérisent chacune d'elles -- par la spiritualité, la technologie, la médecine, l'organisation sociale, etc. Tous semblables, tous différents ! Ce qui était une richesse se mua en une grande misère jusqu'à la quasi-extinction des peuples dominés.

Imaginons un instant, avec les Indiens, une inversion de situation faisant référence à la politique migratoire européenne actuelle.

 

Rentrez chez vous. Vous êtes tous des sans-papiersRentrez chez vous. Vous êtes tous des sans-papiers

 Tropiques amers ! Les Espagnols, commandés par un Gênois (aujourd'hui on dirait Italien) sans papiers mais armés d'escopettes et de hallebardes furent accueillis courtoisement. Quelle belle leçon d'hospitalité...

Les premiers immigtants clandestins

" Pas de carte verte ? Ni de visa ?? Désolés, nous voulons voir vos passeports. "

Ah les papiers ! Aujourd'hui ils nous pourrissent la vie et nous vident la mémoire. On en regretterait presque le temps des lois non écrites et de la tradition orale. Mais, au fait, aujourd'hui on écrit aussi sur l'ordi, sur Internet, dans le cloud. Elle est là, la nouvelle mémoire virtuelle qui vide un peu plus la nôtre : la mémoire cérébrale. Et n'importe qui peut explorer notre mémoire virtuelle s'il sait "craquer" le mot de passe.

immigration

 1620 : la première immigration illégale

Le 11 novembre 1620 le Mayflower abordait les rivages de l'Amérique au cap Cod (sur le site de la ville de Princetown dans le Massachudetts). Parmi les occupants du bateau se trouvaient trente-cinq dissidents anglais, des Pères pèlerins très pieux, fuyant les persécutions de Jacques Ier et à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion, ainsi que d'autres Européens de diverses nationalités. Ces Européens furent les premiers colons à s'établir durablement en Nouvelle Angleterre, où ils décidèrent de fonder la ville de Plymouth. Ceux-là non plus n'avaient pas de papiers. Ils furent pourtant bien accueillis. Chaque année au mois de novembre la fête de Thanksgiving commémore le partage de vivres entre les Indiens et les premiers immigrés européens.

 

Premier Thanksgiving, 1621. Huile sur toile de Jean Leon Gerome Ferris (1899)

 

 

immigration5Nous avons adopté les lois des Républicains sur l'immigration. DÉGAGE.

En ces temps modernes où l'obsession de sécurité est partout : dans les aéroports, dans les villes, dans nos hypermachés, nos stades, sur nos autoroutes, dans nos maisons, nos voitures, etc. Le marché de la trouille est en pleine expansion. A ce train-là, nous allons finir par avoir peur de notre ombre.

 

la trouille de la citrouille

 

Alors, courage mes amis. Les Indiens ont une longue expérience. Ils nous montrent la voie. Cela fait plus de cinq siècles qu'ils combattent le terrorisme.

fighting terrorism1

fighting terrorism2

fighting terrorism3

 

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Et pour terminer un retour sur notre petite histoire publiée ici le 12 mars sous le titre "Les astronautes et le Navajo"

 

history-native_american_indian-moon-lunar_landing-invasion-settler-jcen317_low" Oh non, pas ça encore ! "

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26 mars 2016

une bonne et une mauvaise nouvelle

Le chef des Osages

reçu à la Maison Blanche

par le président Obama

 

 

Standing Bear2
Le 2 décembre 2015, Geoffrey Standing Bear était invité,
avec 10 autres chefs de tribu, à rencontrer Obama, à la Maison Blanche. Le président voulait discuter des problèmes auxquels sont confrontés les tribus et nations amérindiennes.

Les chefs tribaux avaient été informés par conférence téléphonique qu'ils auraient chacun quelques minutes de parole. La réunion ne durerait que 40 minutes. Le président voulait concentrer le débat sur l'éducation et la santé, en particulier pour les jeunes.
Le matin du 2 décembre le chef Standing Bear et les autres chefs de tribu arrivaient à la Maison Blanche à 8 h 30 pour la réunion qui était prévue à 11 h. Ils avaient dû passer quatre contrôles de sécurité avant d'être conduits à l'aile ouest, salle Roosevelt, juste en face du bureau ovale.
« Nous nous sommes assis autour de la table de conférences avec le secrétaire (ministre) de l'Intérieur, le secrétaire (ministre) de l'éducation, Jodi Gillette (1)
et son équipe. Nous avons parlé des divers problèmes pendant environ 40-45 minutes", a déclaré Standing Bear. Ensuite le Président est entré ; il m'a serré la main et je me suis présenté : « Bonjour Monsieur le Président, je suis Geoffrey Standing Bear, chef de la nation Osage. » Il m'a répondu : « Bonjour, Geoff ». Puis il est entré dans la salle et tout le monde s'est présenté. »

Le chef Standing Bear est à droite près de la cheminée

Standing Bear était le dernier à parler avec Obama.
« Je lui ai demandé, comment allez-vous vous assurer que les initiatives que vous avez mises en place vont durer dans la prochaine administration? Il m'a regardé et m'a dit qu'ils y travaillent. Ils tentent d'institutionnaliser certaines de leurs initiatives
par décrets »
Standing Bear a ajouté : « Je tiens à vous féliciter pour la nomination à la Justice de Sonia Sotomayor (2). J'ai eu le privilège de la rencontrer à Oklahoma City et elle comprend la relation entre les tribus et les traités et le gouvernement fédéral
Standing Bear a déclaré que les plus grands problèmes tribus résident dans les décisions de justice défavorables. Les tribunaux ne favorisent pas les Amérindiens.

Les chefs et représentants de tribus présents

 

img447

 

 
1 · W. "Ron" Allen, président, Jamestown S'Klallam Tribe
2 · Phyliss Anderson, chef, Mississippi Choctaw
3 · Lorenzo Bates, Président du Sénat, Navajo Nation
4 · Thomas Beauty, Président, Apache Nation Yavapai
5 · Joseph M. Chavarria, gouverneur, Santa Clara Pueblo
6 · Cristina Danforth, présidente, Oneida Nation of Wisconsin
7 · Jeff Grubbe, président, Agua Caliente Band des Indiens Cahuilla
8 · Jerry Isaac, Fédération Alaska Natives Co-président, Tanacross Native Village
9 · Darrin Old Coyote, président, Corbeau Nation

10 . Myra Pearson, présidente, Lac Nation Spirit

11. Geoffrey Standing Bear, chef de la Nation Osage

______________

 Jodi

 

jodi21. Jodi Archambault Gillette est conseillère du président Obama pour les affaires concernant les Indiens des Etats-Unis. Elle appartient à la nation Sioux Lakota Oglala-Hunkpapa

 Jodi Gillette à la Maison Blanche

Jodi Gillette au pow-wow de Pine Ridge (Dakota du Sud)

 

 

Sonia Sotomayor2. Sonia Sotomayor, née le 25 juin 1954 dans le Bronx à New York, est une juriste américaine et depuis le 6 août 2009 l'un des neuf juges de la Cour suprême                                                                                                                        

 

 

 

 

Une bien triste nouvelle

 

John TrudellNous venons d'apprendre avec émotion le décès de John Trudell, ce militant infatigable de la cause des Indiens d'Amérique. Prenez le temps de lire l'émouvant article de notre ami Elrick Fabre-Maigné

19 mars 2016

Histoire d'un peuple

Des signes qui parlent

des Osages

 

Les « signes qui parlent », c’est ainsi que les anciens Osages désignaient l’écriture, celle des traités. Ils n’avaient, en ce temps-là, que la tradition orale pour transmettre de génération en génération les histoires, légendes, connaissances et traditions. C’est ainsi que s’est transmise l’amitié légendaire qu’ils éprouvaient pour les Français.

L’amitié entre les Osages et les Montalbanais remonte à  novembre 1829, lorsque trois Indiens de cette tribu arrivaient exténués dans notre ville. La générosité de nos ancêtres avait permis leur retour en Amérique.

A partir de cette histoire, datant du temps de la Louisiane française, l’association Oklahoma-Occitania (OK-OC) a tissé des liens d’amitié non seulement avec le peuple Osage mais avec une vingtaine d’autres nations amérindiennes. La richesse de ces échanges méritait d’être partagée.

Une rencontre avec deux auteurs autour des Osages avait lieu à la librairie Deloche, 21 rue de la République, Montauban le jeudi 10 mars à 17 heures :

Les deux auteurs prêts à accueillir les lecteurs (photo Edgard Strigler)

Jean-Claude Drouilhet, fondateur de l’association Oklahoma-Occitania y présentait « Du Missouri à Montauban. L’incroyable odyssée des Osages perdus » (La Brochure). Récit de l’épisode montalbanais et de bien d’autres événements de cette tribu (1).

Marie-Claude Feltès-Strigler, maître de conférences à Paris III Sorbonne-Nouvelle présentait un ouvrage historique : « Les Indiens Osages, Enfants-Des-Eaux-Du-Milieu » (OD. Nuage Rouge) - (2)

 

JCD_MCS

 

C’est dans la « cave-à-lire », superbe cave voûtée du sous-sol de la librairie que les présentations furent faites, avec notamment une intéressante conférence de Marie-Claude Strigler qui rappela le parcours historique de cette tribu singulière qui vit à la fois dans le monde moderne et dans sa tradition, faisant ainsi la preuve de la compatibilité des modes de vie. Peut-être un exemple à méditer.

 

Tradition et modernité : mère et fille osage dans les années 1920

Après la présentation, une promenade dans le Montauban-by-night permit à Edgard Strigler de fixer sur la carte mémoire de son appareil de magnifiques photos qu’il partage avec nous. Merci, Edgard et Marie-Claude de votre présence à Montauban, loin de votre vingtième arrondissement parisien.

La place nationale, ex place royale, ex place impériale

les couverts de la place nationale

___________________________________

1. Jean-Claude Drouilhet " Du Missouri à Montauban... " 260 p. - 15 € + 5 € (frais d'envoi) - ch. à l'ordre de Oklahoma-Occitania / 1096 chemin du Coteau / 82000 Montauban.

2. Marie-Claude Feltès-Strigler " Les Indiens Osages... " 360 p. - 22 € - en librairie

 

 

 

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12 mars 2016

Se non è vero è ben trobato...

Les Astronautes et le Navajo

Navajo code talker

L'histoire que nous reproduisons ici est extraite d'un livre intitulé " Sapiens. Une brève histoire de l'humanité " (1). L'auteur Yuval Noah Hariri n'en garantit pas l'authenticité, " à moins que ce ne soit qu'une légende ", écrit-il. Qu'importe nous ne résistons pas au plaisir de la partager car, comme disent les Italiens : " Se non è vero è ben trobato " (Si cela est faux, cela semble tellement véridique que cela devrait être vrai.)

Yuval Noah Hariri :

Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin mirent le pied sur la surface de la Lune.

 

Buzz Aldrin et Neil Armstrong

 

Apollo 11

 

Dans les mois précédant l’expédition, les astronautes d’Apollo 11 s’entraînèrent dans un désert « lunaire » de l’ouest des Etats-Unis (2). La zone abrite plusieurs communautés indigènes américaines (3). Une anecdote – à moins que ce ne soit qu’une légende – rapporte la rencontre des astronautes et d’un habitant du coin :

Un jour qu’ils s’entraînaient, les cosmonautes tombèrent sur un vieil indigène américain. L’homme leur demanda ce qu’ils fabriquaient là. Ils répondirent qu’ils faisaient partie d’une expédition de recherche qui allait bientôt partir explorer la Lune. Quant le vieil homme entendit cela, il resta quelques instants silencieux, puis il demanda aux astronautes s’ils pouvaient lui faire une faveur.

« Que voulez-vous ?

– Eh bien, fit le vieux, les gens de ma tribu croient que les esprits saints vivent sur la Lune. Je me demandais si vous pouviez leur transmettre un message important de la part des miens.

–  Et quel est le message ? » demandèrent les astronautes ?

L’homme marmonna quelque chose dans son langage tribal, puis demanda aux astronautes de le répéter jusqu’à ce qu’ils l’aient parfaitement mémorisé (4).

« Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

–  Je ne peux pas vous le dire. C’est un secret que seuls sont autorisés à savoir notre tribu et les esprits de la Lune. »

De retour à leur base, les astronautes ne ménagèrent pas leurs efforts pour trouver quelqu’un qui sût parler la langue de la tribu et le prièrent de traduire le message secret. Quand ils répétèrent ce qu’ils avaient appris par cœur, le traducteur partit d’un grand éclat de rire. Lorsqu’il eut retrouvé son calme, les astronautes lui demandèrent ce que cela voulait dire. L’homme expliqua. Ce qu’ils avaient si méticuleusement mémorisé voulait dire : « Ne croyez pas un seul mot de ce qu’ils vous racontent. Ils sont venus voler vos terres. »

 

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Craters Cinder-Lakes-field-1-580x476

 

Crater Apollo_11_001

 

_______________________________

1. Yuval Noah Harari, " Sapiens. Une brève histoire de l'humanité " , Albin Michel 2015. pp.335-336

2. Il s'agit du site dénommé " Cinder Lakes Crater Field " dans le nord de l'Arizona, au nord-est de Flagstaff. La Nasa s'efforça d'y reconstituer un paysage lunaire en y creusant à grands renforts d'explosifs des dizaines de cratères plus ou moins profonds

3. Comme la zone est située au cœur de la réserve navajo, les autochtones qui y résident sont des membres de ce peuple

4. Rien n'indique que ce vieil Indien était un vétéran des célèbres Navajo Code Talkers. Mais le fait que cette langue ait servi de code pour crypter les communications radio dans les combats du  Pacifique de la deuxième guerre mondiale permet de comprendre la perplexité des deux cosmonautres.

 

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05 mars 2016

Terres indiennes en pays d'Oc

 

Don de terre en Occitanie

 

Terre indienne

 

Ce ne sera pas le premier " don de terre en Occitanie ". Le premier c'était en 1989, une terre du Tarn dédiée aux Sioux Lakota. Et, à l'initiative d'OK-OC, ce ne sont pas moins d'une douzaine de parcelles de différentes communes de Midi-Pyrénées qui furent données, partir de 1992, à diverses tribus ou nations amérindiennes : Osage, Cherokee, Navajo, Seminole, Choctaw, Kiowa, Ponca, Assiniboin, Innu, Chickasaw, Pawnee, Teko.

Cette nouvelle terre indienne en Occitanie sera dédiée prochainement en présence de Bob Red Elk, de la nation Lakota et Paul Tohlakaï, de la nation Dineh (Navajo). Un appel au financement participatif est lancé par les deux organisateurs : Raphaël Ponce et Paul Tournier

Bob Red Elk, Lakota

Paul Tohlakaï, Dineh (Navajo)

Pour connaître tous les détails de cet événement et des modalités de financement, visitez le site de présentation.

Présentation-signature de deux livres sur les Osages

à la librairie Deloche - Montauban

 

affiche osages

« Un septuagénaire qui ne lit pas n’aura vécu qu’une seule vie. Celui qui lit aura vécu 5 000 ans. La littérature est une immortalité en arrière. » (Umberto Eco)

 

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27 février 2016

Les Osages vous saluent bien...

 Les Indiens Osages

sur la piste occitane

Osage Dreams

Le titre n'est pas de nous mais de Pierre Mathieu qui écrit une page entière dans La Dépêche du Midi de dimanche 21 février. Il y est un peu question de Montauban, mais surtout des Osages; ce qui, rappelons-le, est l'un de nos principaux objectifs : remettre au premier plan de la conscience collective la renommée des Osages telle qu'elle était aux XVIIIème et XIXème siècles.

Y contribueront aussi deux autres ouvrages qui seront présentés le 10 mars à parir de 17 heures à la librairie Deloche, 21 rue de la République à Montauban. Les voici ci-dessous sommairement présentés. Nous y reviendrons

 

               Jean-Claude Drouilhet                                                            Marie-Claude Strigler

JCD_MCS

 

affiche osages

Ensuite, pour parler des Osages, de nouvelles occasions sont prévues. Marie-Claude Strigler va sillonner la planète France pour y présenter son livre et porter la connaissance des Osages à un niveau jamais égalé depuis deux siècles. En voici les étapes prochaines (d'autres suivront très certainement) :

 

  • jeudi 25 février, Marie-Claude Strigler à l’Institut franco-américain à Rennes ;
  • mercredi 2 mars, Marie-Claude Strigler association France-États-Unis à Caen ;
  • Jeudi 3 mars, Marie-Claude Strigler à la librairie Libralire, 116 rue Saint-Maur à Paris ;
  • Jeudi 10 mars Marie-Claude Strigler et Jean-Claude Drouilhet à la librairie Deloche, Montauban ;
  • lundi 21 mars, Marie-Claude Strigler association France-Amériques, 9 avenue Franklin Roosevelt à Paris
  • Mardi 22 mars, présidence d’une session à l’INHA (Institut national d’histoire de l’art) pour un colloque « l’Ouest américain :une appropriation française ». La première intervenante est Peggy Davis, professeur d’histoire de l’art à l’UQAM (Université du Québec à Montréal), sur « Les Osages à Paris ou les vicissitudes de l’exotisme américain ». Marie-Claude Strigler profite de l’occasion !
  • Vendredi 20 mai, Marie-Claude Strigler association France-États-Unis à Blois
  • Il y aura probablement aussi Marie-Claude Strigler France-États-Unis à Orléans, mais la date n’est pas fixée.
  • Mardi 12 juillet : Jean-Claude Drouilhet à l'université occitane de Laguépie

 

 

J’ai reçu le même présent que le Président.

 

la tanoa

 

 Parmi les cadeaux que le roi et les dignitaires de Futuna ont offert au président François Hollande, figure une étrange coupe en bois que les autochtones nomment le tanoa. En juin 2010 il m’a été donné l’incroyable occasion de rencontrer le roi coutumier Petelo de l’île de Futuna.

J-C. Drouilhet et Petelo, roi coutumier de Futuna

Un article de ce blog en raconte les détails, pour les visiteurs intrigués qui voudraient en savoir davantage. A l'issue de son séjour parmi nous à Montauban, le roi m'a offert ce cadeau semblable à celui que François Hollande recevait en début de cette semaine.

tanoa

Hollande

 Le tanoa est l’élément irremplaçable du cérémonial du kava. C’est le vase dans lequel est préparé le breuvage sacré du kava. C’est dans cette coupe sur pieds entièrement taillée dans une pièce de bois que se préparait le nectar que l’on offrait aux chefs après l’avoir offert aux dieux. Il a gardé, de son antique usage, une valeur symbolique inestimable aux yeux des autochtones de Futuna.

tanoa3

Deux soirées

consacrées aux Amérindiens

Libos (47) au cinéma Le Liberty :

Jeudi 3 mars, 19 h

Wounded Knee (réserve lakota de Pine Ridge)

Sainte-Livrade (47) au cinéma L'Utopie

Vendredi 4 mars, 19 h

Notre route à travers les Etats Unis nous mène à la rencontre des Amérindiens le temps d’une soirée double programme le jeudi 3 mars.

La soirée débutera à 19h00 avec le film événement de Edward S Curtis de 1914 “In the land of the head hunters“. La séance sera suivie d’une intervention de Dominique Pauvert sur les Indiens d’Amérique.

Après une collation prise dans la hall, nous vous proposons un deuxième film à 21h00, “Les chansons que mes frères m’ont apprises” qui lui sera suivi d’une intervention de Geneviève Raphael Leygues sur la réserve de Pine Ridge.

Le tarif est celui d’un double programme habituel soit 10€50 collation comprise. Les films sont visibles à l’unité aux tarifs de la salle.

Pour voir les bandes-annonces des films présentés : http://www.cine-liberty.fr/paco-de-lucia/

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20 février 2016

publication

Une Histoire des Osages

Marie-Claude Feltès Strigler est maître de conférences à l'université Paris III Sorbonne-Nouvelle, mais aussi "ethnologue de terrain". Elle a publié plusieurs ouvrages sur les Navajos et une histoire des Indiens d'Amérique. Elle est aussi adhérente de notre association Oklahoma-Occitania. Son dernier ouvrage, paru jeudi 18 février en librairie, nous concerne directement puisqu'il s'agit des Osages. Nous nous faisons un plaisir de vous le présenter ici.

 

LES INDIENS OSAGES

ENFANTS-DES-EAUX-DU-MILIEU

 


 

Les Indiens osages2Les Osages, peuple de guerriers des Plaines de l'Est, n'ont pas laissé indifférents les premiers Européens qui les ont rencontrés, notamment les Français dans la vallée fertile du Mississippi. Marie-Claude Feltès-Strigler, qui compte de nombreux amis dans la tribu, s'appuie sur les traditions orales, les témoignages de missionnaires et de militaires, ainsi que sur ses recherches personnelles pour retracer 400 ans de leur histoire, en passant d'ailleurs en 1827 par un étonnant séjour en France de quelques-uns d'entre eux. L'immense territoire des Osages s'étendait sur les Etats actuels de l'Arkansas, du Missouri, du Kansas et de l'Oklahoma. Les cours d'eau importants et la chaîne montagneuse des Ozarks qui le traversent leur donnèrent longtemps un avantage stratégique et commercial qui leur permit de devenir des partenaires privilégiés des Français pour la traite des fourrures.

Des premières confrontations avec les colons blancs, à la christianisation et aux multiples cessions des terres auxquelles ils ont été contraints, les Osages ont réussi à faire valoir leurs droits et à conserver leur héritage tant spirituel que culturel. Fait relativement rare dans l'histoire des Indiens d'Amérique du Nord, ils ont pu négocier la propriété des sous-sols de leur réserve dont les ressources en pétrole ont généré de conséquents revenus auxquels se sont raoutés récemment ceux des casinos. Parvenus eux-mêmes à documenter leur propre passé, les Osages ont su, très tôt, utiliser "la voie de l'homme blanc" et, pour certains, devenir écrivains, historiens tout en préservant leur identité.

 

Deux soirées

consacrées aux Amérindiens

Libos (47) au cinéma Le Liberty :

Jeudi 3 mars, 19 h

Wounded Knee (réserve lakota de Pine Ridge)

Sainte-Livrade (47) au cinéma L'Utopie

Vendredi 4 mars, 19 h

Notre route à travers les Etats Unis nous mène à la rencontre des Amérindiens le temps d’une soirée double programme le jeudi 3 mars.

La soirée débutera à 19h00 avec le film événement de Edward S Curtis de 1914 “In the land of the head hunters“. La séance sera suivie d’une intervention de Dominique Pauvert sur les Indiens d’Amérique.

Après une collation prise dans la hall, nous vous proposons un deuxième film à 21h00, “Les chansons que mes frères m’ont apprises” qui lui sera suivi d’une intervention de Geneviève Raphael Leygues sur la réserve de Pine Ridge.

Le tarif est celui d’un double programme habituel soit 10€50 collation comprise. Les films sont visibles à l’unité aux tarifs de la salle.

Pour voir les bandes-annonces des films présentés : http://www.cine-liberty.fr/paco-de-lucia/

 

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13 février 2016

La communauté osage retrouve une partie de son ancien territoire

2016, une année essentielle

Marie-Claude Strigler

Ted TurnerD’abord, c’est le dixième anniversaire de leur Constitution. Au mois de janvier, un autre événement provoque une émotion et une agitation générales : Ted Turner, le magnat de la TV,  l’un des hommes les plus riches et l’un des plus grands propriétaires terriens des États-Unis, vend son Bluestem ranch, 17 000 hectares qu’il avait achetés en 2001 pour quelque 15 millions de dollars. Ils seraient ajoutés aux 801 000 hectares qu’il avait déjà. Son but était d’y élever des bisons pour peupler ses autres ranches.

 

Bluestem ranch

 

Le quatrième Congrès de la nation osage est en effervescence ; ses membres vont-ils voter une proposition d’achat, qui donnerait à la communauté l’occasion de retrouver une partie de son ancien territoire ? Et bien, oui ! 11 des 12 membres ont voté en ce sens.  Encore fallait-il que Ted Turner donnât la préférence à la nation osage sur les autres propositions. C’est bien l’offre osage qui a été retenue !

Geoffrey Standing Bear, chef principal de la Nation Osage

Son choix a peut-être été influencé par les arguments que le chef principal Geoffrey Standing Bear a exposés dans une lettre adressée au magnat de la TV le 21 janvier (parue dans Facebook) : les ancêtres des Osages habitaient ces terres et y chassaient les bisons, dont c’était le domaine. La prairie des hautes herbes était l’un des plus importants écosystèmes d’Amérique du nord. Les Indiens l’entretenaient par des feux périodiques et partiels qu’ils provoquaient quand les orages ne s’en chargeaient pas.

Comme pour les autres Indiens des Plaines, le bison revêtait une importance aussi bien matérielle que spirituelle : il fournissait tout le nécessaire : la nourriture, les vêtements, les abris, les outils, preuve qu’il est l’instrument du Sacré.

 

Loi Dawes : des terres indiennes mises en venteGeoffrey Standing Bear mit l’accent sur les retombées de la loi Dawes, ou loi de morcellement général des terres indiennes. En 1887, dans le but, une fois de plus, de « régler le problème indien », le Congrès vota cette loi qui prévoyait d’attribuer en toute propriété à chaque membre d’une tribu, une parcelle de 65 hectares et d’ouvrir aux colons la surface restante de la réserve, ce qui libérait le gouvernement fédéral de ses obligations fiduciaires envers les Indiens. C’est ainsi que les Indiens perdirent des millions d’hectares de terre.

Les Osages réussirent à retarder l’application de la loi Dawes  jusqu’en 1906 et, fait exceptionnel, les 2 229 membres inscrits sur les listes tribales se partagèrent la totalité de la surface de la réserve : il n’y eut pas de terre en surplus pour les colons.

Cette réussite ne fut cependant pas totale car, entre les propriétaires qui vendirent leur parcelle, les spoliations, les fraudes et une certain nombre d’assassinats de leur  épouse par des conjoints non osages pour hériter d’une parcelle, 5 % seulement de l’ancienne réserve est encore entre des mains osages, en parcelles éparpillées.

C’est le cas du ranch de Ted Turner. Mais il ne faut pas s’imaginer qu’il est le plus grand propriétaire terrien du comté osage : l’Église des Saints du dernier jour se trouve en possession de 27 500 hectares, gérés par la Sooner Cattle Company.

 

Tallgrass2

 

 Les Osages, quant à eux, sont très fiers de leur Tallgrass Prairie Preserve, gérée par la Nature Conservancy Sa création a répondu à leur volonté de recréer une partie de la Prairie ancienne. Les 300 bisons introduits lors de sa création en 1989 sont désormais 3000.

 

TallGrass1

 

À propos de la possibilité d’achat, Geoffrey Standing Bear a déclaré : « Ces plaines font partie du territoire traditionnel des Osages. Nous avons enfin l’occasion de rentrer en possession d’une grande surface de terre d’un seul tenant. Avec l’achat du Bluestem ranch à Ted Turner, qui viendra s’ajouter à la Tallgrass Preserve, la nation osage devient le plus grand propriétaire terrien du comté osage. De plus, grâce à la politique de protection de l’environnement de Ted Turner, c’est une terre riche en diversité de flore et de faune. Les cervidés, les dindes sauvages et les colins de Virginie (une espèce de cailles) y abondent.

Quant au chef principal adjoint, Raymond Red Corn, il a déclaré que les Osages étaient heureux d’inverser deux siècles de pertes de leurs terres.

 

Le congrès de la nation Osage

 

Lors de sa dernière réunion, le Congrès a voté des fonds pour faire une demande de fiducie fédérale de ces terres, qui sera examinée par le Bureau des Affaires indiennes. Une fois encore, au cours de leur histoire, les Osages font preuve d’une grande prudence : il est du devoir du BIA de s’assurer que le bien en fiducie est consacré à l’usage exclusif de la tribu ; il échappe à la règle de « l’imminent domain », qui est le pouvoir du gouvernement fédéral ou du gouvernement d’un État de se l’approprier pour un usage public. Le bien ne peut être vendu ou hypothéqué sans l’autorisation du BIA, ce qui avait été trop souvent le cas lors de la loi générale de morcellement des terres de la réserve. Enfin, et ce n’est pas négligeable, cette partie du territoire osage ne sera soumise ni aux impôts locaux, ni aux impôts fédéraux.

La signature de l’acte définitif d’achat est imminente.

Après plusieurs essais de constitution, la constitution de 2006 semble solide et bien fonctionner ; les membres du congrès sont des personnes responsables. Les Osages retrouvent une partie d’un seul de leur territoire traditionnel, un domaine riche d’une faune et d’une flore variées, en contact direct avec leurs racines. 2016 devrait décidemment être une bonne année.