Oklahoma-Occitania

Echanges culturels entre les Occitans de France et les Indiens d'Amérique (USA, Canada) : tribus Osage, Kiowa, Comanche, Cherokee, Pawnee, Choctaw, (Oklahoma), Lakota (Sud Dakota), Innu (Canada), etc.

20 juillet 2008

Vivaldi vs. Montfort

Les crimes contre l’humanité

sont indélébiles (2)


Epilogue favorable à la requête de Bertran de La Farge, au nom de "Carrefours Cathares", de modifier la dénomination d'un projet immobilier d'Auterive (lire le précédent article du 17 juillet). En voici l'annonce faite par l'auteur de la démarche :

vivaldi2

Chers amis,

 

Le promoteur du programme immobilier "Le Monfort" à Auterive vient de nous répondre.

 

Le nom du programme est changé en "Les Quatre saisons"....

 

Ce qui est beaucoup plus bucolique et pacifique !

 

Merci Vivaldi.

 

Amistats,

 

Bertran de La Farge

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17 juillet 2008

Tragédie cathare :

Les crimes contre l’humanité

sont indélébiles

Le temps n'efface pas tout. Le souvenir de la tragique croisade contre les Albigeois demeure encore, au cœur du pays occitan, une souffrance que huit siècles n'ont pas anéantie. En témoigne cette réaction, polie mais ferme, de Bertran de La Farge au projet de donner à une future résidence d'Auterive (31) un nom qui résonne douloureusement aux oreilles occitanes : " Le Monfort " .

Deux lettres ont été adressées successivement au président de la société immobilière dont nous publions ici une synthèse


LeMontfort2


Monsieur,

Dans l'un de vos projets, à Auterive, vous avez fait un choix qui fait référence à l'une des pages les plus sanglantes et les plus douloureuses de l'histoire de l'Occitanie et qui ravive une blessure jamais guérie : vous avez choisi de nommer votre projet immobilier "Le Montfort".

croisade1 Vous venez de vous placer ainsi délibérément au cœur de l'un des actes les plus tragiques de notre histoire qui, depuis neuf siècles, ne cesse de polluer les relations entre le Nord et le Sud de l'actuelle France. Et, sans doute involontairement, espérons-nous, vous prenez ainsi partie en faveur des responsables et des acteurs d'un sinistre épisode de notre histoire qui, en un siècle, a fait 1,5 million de victimes. Mais peut-être n'aviez-vous pas pensé faire référence à Simon de Montfort qui, le moins que l'on puisse dire, a marqué de la manière la plus sanglante et la plus indélébile l'histoire de ce qui constitue le berceau de la culture occitane, c'est-à-dire l'Occitanie.croisade2
illustration de Moretti sous les arcades de la place du Capitole à Toulouse


À partir de 1209, une armée d'invasion, forte de 250.000 hommes venus du "Nord", est venue s'emparer, par la force, de toute la partie de l'Occitanie comprise entre le Rhône et l'Agenais. Les premières actions d'éclat de ces envahisseurs furent le massacre prémédité de toute la population de Béziers (25.000 personnes) et la prise de Carcassonne après laquelle Simon de Montfort, venu des actuelles Yvelines, avec une centaine de ses compagnons, soldats de métier, fut nommé Chef de ce que l'on a appelé la "Croisade contre les Albigeois".

montfortSimon de Montfort


Dès lors le "palmarès" de Simon de Montfort fut éloquent. Voici, entre autres : assassinat du vicomte de Carcassonne, Trencavel ; bûcher collectif de 160 cathares à Minerve (c'est-à-dire 160 personnes brûlées vives) ; les 100 défenseurs de la cité de Bram (Aude) ont le nez et les oreilles coupés et les yeux crevés ; leur chef est trainé vif par Simon de Montfort sur son cheval ; à Lavaur (81) 80 défenseurs sont égorgés par Simon de Montfort lui-même, Giraude de Lavaur est violentée et jetée dans un puits et 400 parfaits cathares sont brûlés vifs ; aux Cassès (81) 80 villageois sont brûlés vifs ; lors de la bataille de Muret, Simon de Montfort fait assassiner le roi d'Aragon, Pierre II, en violation des règles de la chevalerie ; au cours de cette bataille 35.000 toulousains, aragonais et catalans sont tués. Sans parler, à travers tout le pays, des pendaisons, empalements, bûchers, tortures, mutilations, spoliations, viols, etc.. À Pamiers, Simon de Montfort édicte des "Statuts" ordonnant, entre autres, la dépossession des biens et l'exil de tout opposant "mâle" et la restitution de ces biens aux épouses à condition qu'elles se remarient avec un "français" (aujourd'hui cela s'appelle "nettoyage ethnique") ; à Fanjeaux, il installe son état major en compagnie de Dominique de Guzman (le futur saint Dominique) en train de créer l'Inquisition qui traquera et brûlera vifs jusqu'au dernier (en 1321) les parfaits cathares et tous ceux qui les protègent. Il met le siège devant Toulouse où il est tué par des femmes du quartier Saint Sernin (la plaque commémorative est toujours visible à côté de l'entrée du théâtre Sorano, allées Jules Guesdes). L'action de Simon de Montfort conduira à l'attachement de cette partie de l'Occitanie à la France par le feu et par le sang.

croisade7monts_g

En ce qui concerne plus directement Auterive, il faut savoir qu'Auterive servit de base arrière à Simon de Montfort pendant la bataille de Muret, ce qui n'empêcha pas que 13 ans plus tard, ordre fut donné par le roi, à l'occasion du traité de Meaux, de détruire et de raser ses remparts.

       En 2009 sera commémoré, dans toute l'Occitanie, le huit centième anniversaire de la Croisade contre les Albigeois placée sous les ordres de Simon de Montfort. Le souvenir est toujours dense, lourd et vivant.

       L’histoire de notre planète fourmille de tragédies, de massacres, de shoahs. La plupart du temps on évite de donner le nom des bourreaux aux agglomérations qui ont été victimes de ces bourreaux. Songeons, par exemple, pendant la deuxième guerre mondiale aux villes d’Oradour-sur-Glane et de Tulle où des centaines de personnes ont été pendues, brûlées vives, massacrées. Pensons, plus récemment au massacre des hommes de Srebrenica, en Bosnie. Et tant d’autres exemples. Nous comprenons tous qu’il n’est pas possible de faire honneur aux bourreaux de ces villes en donnant leurs noms à des quartiers de ces villes.

       Les crimes contre l’humanité sont indélébiles. Ils restent éternellement des crimes contre l’humanité. Le temps qui passe ne les efface pas. Vous comprendrez sans doute, Monsieur, que nombre de vos concitoyens soient choqués et aient du mal à accepter que le nom de l’un des pires bourreaux de notre histoire soit honoré à Auterive par l’une de vos réalisations. Aussi je me joins au chœur de tous ceux qui viennent vous demander d’opter pour un autre nom qui, par exemple, pourrait plutôt être porteur d’un message de paix et de bonne entente entre citoyens.

       Je vous prie de recevoir, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués, 

Bertran de La Farge,
Président de Carrefours Cathares



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14 juillet 2008

Exode indien

La piste des Larmes

piste_des_larmes

La Piste des larmes est le nom donné à l'exode cherokee qui a eu lieu pendant l'hiver 1838-1839. En décembre 1835, avec le traité de New Echota signé par une minorité de Cherokees, le territoire de Géorgie est cédé aux États-Unis pour 5 700 000 dollars. On y a en effet découvert de l'or et le gouvernement fait pression pour en éloigner les Indiens. Ils sont plus de 18 000 à quitter l'est du Mississippi pour le nord-est de l'Oklahoma. Près de 4 000 Indiens périssent de froid, de maladie et de faim.
Robert Lindneux, Cherokee on the Trail of Tears. Musée de Woolaroc, Bartlesville (Oklahoma).

abo


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11 juillet 2008

Poètes et scientifiques

Fils de la terre et enfants du ciel


TrudellJohn Trudell:

    «DNA1; D and A; Descendants and Ancestors. Nous sommes les descendants et nous sommes les ancêtres. DNA, notre ADN, notre sang, notre chair et nos os sont faits des métaux, des minéraux et des liquides de la terre. Nous sommes la terre. Réellement, au propre comme au figuré, nous sommes la terre.» (John Trudell, artiste lakota)

(1) initiales, dans la terminologie anglophone, de l’acide désoxyribonucléique (notre ADN), composant des chromosomes, support génétique de tout être vivant.


Jean_AudouzeJean Audouze:

    « Etudier l’univers dans son ensemble, c’est une gageure prométhéenne. L’immensité de l’univers nous écrase, dépasse nos possibilités de description. On ne regarde plus le ciel, la nuit, de la même façon. Ce n’est plus une voûte qui nous protège ou nous menace. Si infime que soit notre personne, elle est une partie du tout : nous sommes les enfants du ciel. »

 (Jean Audouze, astrophysicien français)


Duane Big Eagle:

perlage

 « Mon grand-père était physicien quantique. Je le vois toujours souriant en grand costume de danse avec d’autres hommes devant la maison communale par un après-midi ensoleillé.
Les scientifiques ont enfin découvert que l’intime de notre vie est influencé par des choses situées au-delà des étoiles et du temps.
Cela mon grand-père le savait.
Jean Duane Big Eagle (poète osage)

De la tribu Osage, né dans l’Oklahoma en 1946, Duane Big Eagle vit en Californie où il milite contre le racisme, notamment comme membre d’une association : California Poets in the Schools (Poètes californiens dans les écoles). « Mon grand-père était physicien quantique » fut écrit lors d’une visite à Paris. Le poète y fait référence à la cosmogonie osage selon laquelle ses lointains ancêtres descendirent des étoiles pour venir sur terre. C’est bien ce que disent les scientifiques pour lesquels l’ADN qui nous constitue n’est autre qu’une grosse molécule faite des mêmes éléments que ceux des autres animaux, végétaux et minéraux et...des étoiles. Quand les scientifiques et les sages, poètes et artistes des peuples autochtones parlent la même langue, il y a lieu de reprendre espoir.

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10 juillet 2008

Ré-vo-lu-tion-naire!

 LA PREUVE PAR LA TOMATE

On connaissait la preuve par 9, la preuve par l’œuf (de Christophe Colomb), la preuve du pudding (c’est qu’on le mange), voici aujourd’hui la preuve par la tomate qui devrait remettre en question une théorie parmi les mieux établies.

tomateOn croyait jusqu’ici que la tomate, succulente baie d’une solanée cultivée, nous avait été léguée par les Indiens d’Amérique et introduite en Europe au 16e siècle.

Nous sommes aujourd’hui en mesure d’apporter la preuve du contraire et d’affirmer que la tomate est un fruit garanti d’origine occitane que nos lointains ancêtres auraient introduit dès les premiers contacts avec les Amérindiens.

La marque de fabrique – si l’on peut dire – réside au cœur même du végétal qui fut pour la première fois révélée par une photographie originale de Simòna Jung parue dans le numéro 74 (juillet-août1996) du magazine « Occitans ! ». Nous conseillons à nos lecteurs de vérifier eux-mêmes cette présence fréquente de la croix d’Occitanie, visible sur une coupe équatoriale de bon nombre de tomates du marché. Et de propager l’information !...

Lorsque nous avons communiqué cette découverte à nos amis les Indiens Osages, ceux-ci ont reçu le choc de leur vie tant ils croyaient bien établie l’origine américaine. Mais, en philosophes habitués aux controverses, ils ont aussitôt accepté d’envisager l’hypothèse. Tout comme celle, d’ailleurs, que certains d’entre eux s’efforcent de démontrer concernant l’origine même des Indiens d’Amérique. La traversée du détroit de Behring dans le sens Asie>Amérique par leurs lointains ancêtres est en effet remise en cause par ceux qui prétendent qu’à l’inverse ce sont les Amérindiens qui seraient partis de leur terre natale pour aller essaimer en Asie dont les peuples seraient aujourd’hui leurs propres descendants, et non l’inverse. Pour cela, font-ils remarquer avec humour, les mocassins de leurs ancêtres ne laissèrent pas de traces qui puissent permettre d’affirmer le sens de la migration.

Donc les Asiatiques descendraient des Amérindiens. Et si les Européens descendaient des Asiatiques ? ( De qui les Occitans, Européens de la première heure, ne descendent-ils pas ? ) Alors la boucle serait bouclée et la révolution accomplie en même temps qu’elle résoudrait la contradiction. La tomate serait à la fois indienne et occitane.

Un beau sujet de thèse qui a été soutenue le samedi premier avril devant un jury présidé par monsieur le professeur Ratepennade de l’université de Minjecèbes.

-vo-lu-tion-naire Macarèl !




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08 juillet 2008

Le combat d'Elouise


Au nom de tous les siens

Les guerres indiennes sont terminées depuis plus d'un siècle. Mais le combat continue ! Il a pris aujourd'hui d'autres formes : culturelle, économique, politique et juridique. Contrairement à l'idée reçue, les Indiens n'ont pas disparu ni ne se sont fondus dans le melting pot américain. "We are still alive !" affirment-ils. Bel exemple de vitalité d'un ensemble de peuples qui pourrait servir à d'autres.
Voici aujourd'hui un bref résumé du combat que mène Elouise Cobell.

Elouise Cobell est membre de la tribu Blackfeet du Montana. Arrière petite fille de Mountain Chief, une figure légendaire des Indiens de l'Ouest américain, Ms Cobell est une ancienne présidente  de la banque nationale des Blackfeet, la première banque ouverte dans une réserve indienne. Diplômée du Collège universitaire de Great Falls elle est aussi Docteur honoraire de l'université de l'Etat du Montana.

elouise_cobell

« Dans la salle d'audience, sa veste en soie jaune tranche sur les costumes sombres des avocats. Elouise Cobell a le regard combatif. Au nom de la nation Blackfeet du Montana, elle a porté plainte en 1996 contre le gouvernement des Etats-Unis pour spoliation. "Jamais l'argent d'une autre race n'aurait été traité comme cela", déplore-t-elle.

Après 12 ans de procédures, la phase finale du procès vient de commencer devant le tribunal fédéral de Washington. 400 000 plaignants, représentant 300 tribus, demandent des comptes. Ils veulent savoir ce que sont devenus les milliards de dollars de royalties que le gouvernement a négligé de leur verser. L'enquête a fait apparaître un désastre comptable, une sorte de Katrina bureaucratique. Les Indiens réclament 58 milliards de dollars. L'administration conteste ce chiffre, mais elle a égaré les documents qui auraient pu permettre de le réfuter… »

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05 juillet 2008

Jumelage Montauban-Pawhuska

Quel jumelage ?


PICT0207


Le visiteur qui entre dans la ville de Montauban par l'une quelconque de ses voies d'accès est d'abord frappé par l'abondance des vastes panneaux publicitaires qui décorent ces nouveaux "centre-villes" que sont devenus aujourd'hui les centre commerciaux périphériques. Il découvre ensuite, apposé au-dessous du panneau règlementaire indiquant la limite de l'agglomération montalbanaise, un panneau émaillé indiquant  "Ville Jumelée avec Yoknéam (Israël)" Loin de nous l'idée de critiquer la pertinence de ce jumelage dont l'origine se perd dans la nuit des temps de l'histoire municipale. La question n'est pas là.

Il est un autre jumelage, auquel OK-OC est particulièrement attaché, on l'aura deviné. C'est le jumelage de Montauban avec la capitale des Osages : Pawhuska, en Oklahoma, quarante-septième état de la fédération américaine.


panneaupawhuska2

shoemate

Ce jumelage a été officiellement signé par les maires des deux villes : M. Roland Garrigues, l'Occitan et Mr. Jack Shoemate, le Comanche. En septembre 1999, une délégation de vingt citoyens de Pawhuska (dont cinq Osages) conduite par le maire d'alors, Jack Shoemate, séjournait à Montauban pendant une semaine mémorable à l'issue de laquelle un protocole de jumelage était signé.

Jack Shoemate à Montauban


Signature_jumelage_99

Depuis ce jour, de nombreux citoyens de Pawhuska, la plupart membres de la nation Osage, ont séjourné à Montauban et ont eu l'occasion de rencontrer, d'échanger, voire de fraterniser avec nos concitoyens. C'est bien le but recherché, sinon nous n'avons rien compris. A l'inverse, des Montalbanais se sont rendus, à plusieurs reprises (et à leurs frais, nous tenons à le préciser), à Pawhuska où ils ont été merveilleusement accueillis. Ce fut le cas notamment en septembre 2002 ou une délégation d'une vingtaine de personnes, conduite par deux élues (adjointes au maire) ont visité Pawhuska et la réserve osage en recevant de la municipalité et des habitants un accueil plus que chaleureux. En cette occasion fut même inaugurée une "petite ambassade de France à Pawhuska" Il s'agit de l'ancienne caserne des pompiers, promise à la démolition, et reconvertie in extremis en musée du jumelage. Une émouvante attention de nos "sister city citizens" isn't it ? A cela s'ajoutent une réplique, au centre de Pawhuska, du "Rond des Osages" de Montauban ; un panneau à l'entrée de la ville annonçant le jumelage et enfin la présence permanente d'un drapeau occitan dans la salle de délibération du conseil municipal. Qu'avons-nous en équivalence ?


R__exposition_de__panneaupawhuska1

à l'entrée de Pawhuska (Oklahoma) un panneau annonce (en français) le jumelage avec Montauban

Telle est la question. En septembre 2009 notre jumelage aura tout juste 10 ans. Un compte rond, cela se fête, non ? Par quoi commencer ? A ce qu'il nous semble des panneaux aux entrées de la ville signalant ce lien étroit qui unit nos communautés citadines nous paraît être la moindre des choses. Nous avons déjà plusieurs fois posé la question à la municipalité. Il nous a été répondu que cela coûtait très cher, une fortune ! Bigre... Ils sont bien riches ces nombreux villages de notre département (et d'ailleurs) qui affichent fièrement leur lien privilégié avec des communes d'autres pays. Montauban serait-elle la commune la plus pauvre de France ?

Sinon, une idée me vient. A défaut d'annonce claire du jumelage Montauban-Pawhuska, aux entrées de Montauban, en ma qualité de citoyen d'honneur de Pawhuska je pourrais suggérer à Pawhuska de se jumeler avec... Yokneam (sans accent svp).

J-Claude Drouilhet

 

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02 juillet 2008

Je ne suis qu'une enfant...

Je me bats pour mon futur

Elle s'appelle Severine Suzuki. C'est une jeune Canadienne de 13 ans, porte-parole d'un groupe d'enfants qui ont pris l'initiative d'éveiller les consciences et de rappeler aux responsables... leurs responsabilités. Elle parle à la tribune des Nations Unies devant un auditoire de délégués de gouvernements, d'hommes d'affaires, de PDG, de journalistes et de politiciens. "Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir..." Ecoutez la, faites la écouter et faites circuler cette vidéo.

En voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg


           

Ce discours est à rapprocher d'un autre beaucoup plus ancien, prononcé en 1854 par le chef Seattle. "Je ne suis qu'un sauvage et ne comprends pas" répète à plusieurs reprises Seattle. "Je ne suis qu'une enfant" répond en écho Severine la petite Canadienne. "Pourtant je sais que nous faisons partie d'une famille", ajoute-t-elle. Ce que les Sioux Lakotas savent et disent depuis longtemps : Mitakuye Oyasin

Pour écouter le chef Seattle par la voix de René Hervieu il faut aller sur le blog d'OK-OC à l'adresse suivante : http://oklahoccitania.canalblog.com/archives/2007/04/07/4557031.html

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29 juin 2008

A méditer...

Paroles de sages

abbepierre

   


« Je ne dirai pas, comme Malraux, que le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas, mais je dirai qu’il sera fraternel ou ne sera pas. » (abbé Pierre)

   

Martinlutherking


« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous comme des idiots » (Martin Luther King)

   


burns


« L’homme doit apprendre à marcher en harmonie avec la terre ou cesser d’être un homme. » (Louis F.Burns, historien osage)

 


Bertran « Le Parage est cette institution bien occitane, cet étrange mot qui retentit tout au long de la Chanson de la Croisade de Guilhem de Tulède. Il désigne la seule véritable noblesse : celle de l’âme. Et cette noblesse-là n’est le privilège d’aucune aristocratie héréditaire car chacun en sa vie peut l’acquérir. En cette possibilité d’être, tous les hommes sont pairs, égaux. Il n’y a pas d’exclusive [...] Le Parage indique la qualité personnelle [...], il implique l’égalité et la solidarité. » (Bertran de La Farge, médiéviste)

 anquoe



« Lorsque les rivières seront polluées et que les animaux auront disparu, il ne nous restera plus qu’à manger l’argent » (Jack Anquoe, Kiowa).


 castan


« L’important ce n’est pas ce qu’on reçoit, c’est ce que l’on donne. »
(Félix-Marcel Castan, écrivain occitan)

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26 juin 2008

Adiusiatz - 11

Compte-rendu

du Conseil d'administration d'OK-OC

Mardi 17 juin 2008

tomateLa séance est presque exclusivement consacrée au bilan du Printemps Indien 20089 : FILS DE LA TERRE puis à un premier tour d'horizon de que que pourrait être le programme 2009

Bilan du Printemps Indien :
Le tour de table fait apparaître un bilan satisfaisant au niveau de son contenu, du déroulement et de son organisation. Tous nos invités ont été très appréciés autant du public que des membres d'OK-OC qui les accompagnaient. Le programme était très complet, lourd et fatigant... comme d'habitude aurait-on envie de dire. Mais si les nuits sont courtes en Occitanie, comme le pensent nos invités amérindiens, elles n'en sont pas moins riches d'imprévus, de joies et de bonheur. C'était donc une bonne fatigue.
Quelques bémols cependant à la clé de notre partition.
Le public ne se rend plus aussi massivement qu'autrefois à nos manifestations. Il est vrai que nous ne faisons pas dans le spectacle folklorique comme certains, avec de faux Indiens jouant aux vrais. Nous recherchons l'authenticité, nous provoquons des rencontres, nous abordons des questions très sérieuses qui s'éloignent parfois du divertissement. Faut-il le regretter ?
OK-OC jouit d'une excellente réputation, d'un très fort indice de notoriété dans la région, d'une image sympathique. La presse régionale et départementale n'y sont pas étrangères qui annoncent et rendent compte avec bienveillance et force photographies de nos manifestations. Mais nous avons besoin de rassembler toutes nos forces pour faire fructifier ce capital. Tel est l'enjeu de la réussite d'un programme 2009.

Et l'an prochain ?
Ce ne sera pas une année comme les autres. Ce sera l'année du vingtième anniversaire de l'association Oklahoma-Occitania (née le 8 septembre 1989 à Lafrançaise). Ce sera aussi le dixième anniversaire du jumelage Montauban-Pawhuska (septembre 1999). Alors double anniversaire, programme... décuplé ?

Pour l'heure nous tiendrons sous le sceau du "secret-défense" les idées qui ont été échangées. Tout ce que nous pouvons dire c'est que des contacts sont pris pour faire de ce 20ème Printemps Indien un événementosage (presque) planétaire. Au pays de la gasconnade nous n'avons pas peur des mots !



La prochaine réunion du Conseil d'Administration est fixée au vendredi 18 juillet chez Michel et Francine

La suivante aura lieu le mardi 16 septembre chez Madeleine Lieutard

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