Oklahoma-Occitania

19 mai 2012

Retour vers le futur

La Prairie retrouvée

 

« En Oklahoma venez admirer la beauté de la Tallgrass Prairie Preserve, parcourez la piste qui vous fera découvrir une profusion d’événements pittoresques et éprouver d’intenses émotions. »

bison4Le dépliant du « Service de la Conservation et du Développement des Ressources de la Prairie des Hautes Herbes » s'illustre d'un placide bison sur fond d'herbes géantes à tige bleue, la fameuse bluestem grass. Des fleurs jaunes, bleues, rouges parsèment l'immensité verdoyante de la steppe, à peine interrompue de quelques rares bouquets d'arbres déformés par le vent dominant. La plaine ondule à l'infini. Nous sommes dans la prairie de la réserve Osage, à une quinzaine de kilomètres de Pawhuska, chef-lieu du comté et siège administratif de la Nation osage.bluestem02

La réserve naturelle de la prairie des hautes herbes a été créée au début des années 90 dans le but de restaurer et protéger la prairie originale

Avant l'installation des premiers colons, la prairie était l'un des principaux écosystèmes d'Amérique du Nord, embrassant l'équivalent de quatorze États actuels. C'était un paysage complexe, riche d'une grande diversité d'espèces animales et végétales, dont les équilibres résultaient de la combinaison fortuite de rois principaux facteurs : le climat, le feu et le pâturage. C'était l'époque où les troupeaux de plusieurs dizaines de milliers de bisons parcouraient librement ces immenses pelouses, les tondaient au passage. Leur préférence allait aux herbes tendres qui elles-mêmes partaient à la reconquête des zones ravagées par les incendies des années précédentes.

Le feu pouvait avoir, bien sûr, une origine naturelle. Mais la foudre ne pouvait suffire à expliquer la multiplication des feux de prairie, l'intervention humaine en était, indubitablement, la cause principale.

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On connaît le lien étroit, autant culturel qu'économique, qui unissait les Indiens des plaines aux bisons sauvages. La tentation de diriger leurs migrations était donc inévitable.. Les Indiens incendiaient les bois et les hautes herbes, réduisant de plus en plus les surfaces boisées. L'arrivée des colons, agriculteurs et éleveurs, allait bouleverser cet équilibre et, après quelques années, avec la disparition quasi-totale des bisons et la mise en culture de parcelles de plus en plus grandes, la prairie naturelle allait disparaître. Aujourd'hui il n'en demeure à peu près que 10%, le reste a été converti en terres à céréales. C'est ce que l'on a appelé « le panier à pain de l'Amérique. »


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une parcelle de la prairie des hautes herbes est en feu contrôlé

En 1989, le Service de la protection de la nature achète le ranch Bernard d'une superficie de 30 000 acres (un rectangle d'un peu plus de 12 km sur 10). Son but : recréer un échantillon de la prairie d'origine, donc un écosystème faisant intervenir les facteurs indispensables que sont l'action du feu et du bison combinées au climat. La réserve naturelle a été sur la carte découpée en parcelles dont on choisit chaque année, par tirage aléatoire, celle qui sera brûlée. Dans le même temps on introduit un troupeau de trois cents bisons en liberté. Le résultat ne s'est pas fait attendre et le système a bien fonctionné : l'ancienne prairie perdue a été retrouvée.

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A Pawhuska et dans tout le comté, les Osages observent non sans émotion cette renaissance. Aujourd'hui près de trois mille bisons , groupés en petits troupeaux, vivent en paix dans la prairie. Elle est, pour les Osages, un signe de la reprise économique, le tourisme étant l'une des ressources de substitution à l'activité pétrolière.

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Mais au-delà de l'économique, c'est l'aspect culturel qui se trouve sollicité. Le bison et la prairie comme base économique, voilà qui renoue avec la tradition en l'adaptant à des formes modernes. L'impact sur les Osages peut aller plus loin que ne le laisserait supposer une seule reprise des affaires. Comme le soulignait Sean Standing Bear* dans une interview au magazine Oklahoma Today : « Les possibilités ici sont formidables, nous devons retrouver un délicat équilibre mais une fois celui-ci atteint, ce sera une belle chose et il continuera à se perpétuer de lui-même. »

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Sean03* Sean Standing Bear, Osage-Oglala est un grand visionnaire comme l'était son arrière grand-père Luther Standing Bear, chef des Oglala-Sioux.

Sean Standing Bear était l'invité d'OK-OC en octobre 1992. Il était venu expliquer aux gens de chez nous et principalement à des collégiens le désastre qu'avait initié cinq cents ans auparavant l'arrivée aux Amériques des caravelles de Christophe Colomb.

On pourra consulter pour en savoir davantage l'article qui avait été publié dans ce blog sous le titre "Nous sommes tous des Standingbearicains"

Sean est un artiste renommé. Pour visiter son site

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16 mai 2012

La pensée navajo au musée du quai Branly

 

Conférence-débat


Paris - Musée du quai Branly

Vendredi 25 mai - 18 h30


"Ordre et désordre dans la pensée navajo"


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D_sordre2Dans le cadre de l’exposition au Musée du quai Branly “Les Maîtres du désordre”, qui regroupe des manifestations de chamanisme de tous les continents, Sam Begay, homme médecine navajo  et Aileen Begay, diagnostiqueuse, viendront faire une conférence / débat animée par Marie-Claude Feltes-Strigler le vendredi 25 mai à 18 heures dans l’auditorium Lévi-Strauss, au musée. Ils traiteront de “ordre et désordre dans la pensée navajo”


 


Marie-Claude Strigler et Sam Begay

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Sam Begay est âgé de 75 ans, appartient au  clan de la Grande Eau,  et est membre fondateur de l’Association des hommes-médecine, il est toujours très sollicité pour pratiquer des rites guérisseurs. Il est spécialiste de la Voie de l’Ennemi. Ce rite permet aux guerriers qui rentrent du combat de retrouver équilibre et harmonie. Il a connu un renouveau notable durant la guerre du Vietnam et est souvent pratiqué pour les Navajos qui rentrent d’Irak. Sam Begay pratique également la Voie de Nuit, une cérémonie qui dure 9 jours et 9 nuits pour remédier aux maux infligés par les Êtres sacrés (paralysie, surdité, cécité). Elle rétablit les conditions favorables à l’équilibre et à la santé. Enfin, c’est un Sage écouté et respecté dans sa communauté.

Sa femme, Aileen Begay, est du clan du Mouton noir. Elle est utilise la méthode de la main tremblante pour déterminer la nature du mal et indiquer la cérémonie qui rétablira l’ordre.

Sam Begay devant le canyon de Chelly (photo Edgard Strigler)



american_flagAt the Musée du quai Branly, the current temporary exhibition, “The Masters of Disorder”, deals with manifestations of shamanism from all the continents. As part of this event, Navajo medicine man Sam Begay and hand trembler Aileen Begay,  will deliver a lecture and debate together with Marie-Claude Feltes-Strigler about “Order and Disorder in Navajo thought”.
Sam Begay, 75, lives in Fort Defiance on the Reservation. A respected medicine man who belongs to the Big Water clan, he practices the Enemy Way for soldiers who come back from war, contaminated by  contact of the dead. He also practices the Night Way to restaure order and harmony when imbalance has occurred. He was a founding member of the Navajo Medicine Man Association. His wife, Aileen Begay, belongs to the Black Sheep clan. She  determines the origin of disorder by hand trembling.

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peinture de sable navajo

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12 mai 2012

La mèche de cheveux et les jambières de Sitting Bull

Ernie LaPointe,


héritier de Sitting Bull


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Marie-Claude Strigler :

Ernie Lapointe est né en 1948 dans la réserve de Pine Ridge dans le Dakota du sud. Il grandit à Rapid City avec sa demi-sœur Marlene Little Spotted Horse. Sa mère mourut d’un cancer lorsqu’il avait 10 ans, et son père mourut d’une crise cardiaque lorsqu’il en avait 17. Il vécut avec sa sœur Marlene jusqu’à ses 18 ans. C’est alors qu’il s’engagea dans l’armée. Il alla en Corée, Turquie et Allemagne et un peu partout aux États-Unis. Il alla au Vietnam en 1970-71 et quitta l’armée avec les honneurs en 1972.

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Du côté de sa mère, il est l’arrière petit-fils de Sitting Bull et de Seen by Her Nation Woman. Ernie Lapointe compte de nombreux chefs dans son ascendance. Son grand-père, Spotted Horse était le fils de Hunts Enemy et le petit-fils de Chief Charging Bear. Le frère de son arrière grand-mère était le chef Painted Horse. M. Lapointe est un danseur du Soleil et suit les règles de la pipe sacrée.

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 chef Charging Bear ; chef Painted Horse

Restitution d’une mèche de cheveux et de jambières de Sitting Bull en 2008

En 1990, le Congrès américain vota la loi de rapatriement des restes humains et des objets sacrés, selon laquelle toutes les institutions recevant des subventions fédérales doivent recenser les restes humains et objets indiens qu’elles détiennent, et les tribus ou les individus indiens ont le droit d’en réclamer la restitution. Les musées recèlent des milliers d’ossements et d’objets sacrés qui, théoriquement, ne devraient pas être exposés aux yeux du public. Un certain nombre d’objets ont été réclamés, comme des bourses médecine, et des ossements ont pu être enterrés selon la tradition. Évidemment, la loi ne s’applique pas aux collectionneurs privés ni aux musées étrangers. Tout dépend de leur bonne volonté. Ainsi, le Musée du quai Branly a restitué des têtes maoris au mois de janvier dernier et, il y a quelques années, la fille de André Breton a rendu officiellement un masque Kwakiutl à sa tribu.

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 En 2003, un responsable du rapatriement se rendit chez Ernie Lapointe où on lui montra l’arbre généalogique de la famille, qui comprend tous les enfants de Sitting Bull et leurs descendants, jusqu’aux arrières petits-enfants, la génération actuelle. Selon la loi, tous les objets doivent être restitués aux descendants ; ils ne sont rendus à la tribu que lorsque l’héritier individuel n’a pu être déterminé.

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Au décès du médecin militaire Horace Deeble en 1896, ses biens allèrent à la Smithsonian Institution car il n’avait plus de famille. Lui-même les avait prélevés sur le corps de Sitting Bull.

Sitting_Bull_mocassinsLe musée a encore en sa possession une carabine Winchester et une paire de mocassins ayant appartenu à Sitting Bull qui ne peuvent être réclamés, car la carabine a été donnée lors d’une capitulation à Fort Buford en 1866 et les mocassins ont été échangés contre de la nourriture. De plus, ce ne sont pas des objets culturels ou religieux et ne sont donc pas concernés par la loi sur le rapatriement.

 Ernie alla à Washington avec sa femme Sonja ; le conservateur du National Museum of Natural History leur remit les objets le 8 décembre et ils retournèrent chez eux, en ayant l’impression que Sitting Bull aussi rentrait chez lui.

 Les mocassins de Sitting Bull

« Une cérémonie eut lieu, conduite par un homme médecine qui nous dit que la mèche de cheveux devait être brûlée et que les jambières ne devaient pas aller dans un musée. 111 ans d’exposition sont largement suffisants.

Avant de brûler la mèche de cheveux, nous en avons prélevé une petite partie pour une analyse ADN en Europe. Ainsi, tous ceux qui pensent être liés avec Sitting Bull peuvent le faire vérifier. Quant à nous, nous avons le cœur brisé à la pensée qu’il a dû entrer dans le monde des esprits sans la mèche de cheveux à laquelle étaient fixées ses plumes d’aigle. Quant aux jambières, elles sont tachées mais en bon état. Elles sont dans un lieu sûr où on ne peut plus nous les dérober.»


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Red Tomahawk, l'officier de la police indienne

qui tua Sitting Bull le 15 décembre 1890

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05 mai 2012

Que faire d'une vareuse d'officier ?

LES MARIAGES TRADITIONNELS

CHEZ LES OSAGES

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Jefferson2Peu de temps après l'achat de la Louisiane en 1803, le président Thomas Jefferson invita des chefs osages à Washington, parmi lesquels le célèbre chef Pawhuska (Cheveux Blancs). Il désirait les convaincre de la puissance de la nation américaine qui avait désormais autorité sur leur peuple mais, plus encore, il voulait honorer ceux qu’il considérait depuis toujours comme de grands guerriers et qui faisaient ainsi l’objet de son admiration.. Il leur offrit, entre autres présents, une médaille et une tunique militaire à épaulettes, celle que portaient à l’époque les officiers de l’armée américaine. De retour dans leurs villages, les chefs, ne sachant trop que faire de ces tuniques, eurent l’idée d’en habiller les jeunes mariées à l’occasion de la cérémonie nuptiale.

Pawhuska, chef des Osages en 1803


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Le costume ainsi créé comprenait, outre la tunique militaire, une couverture osage enveloppant la taille comme une jupe, des jambières et des mocassins décorés de broderies de perles et enfin un chapeau. Non pas un quelconque chapeau genre élégantes d’Auteuil, mais un magnifique haut-de-forme  entouré de plumes et de rubans. Le prestige du chapeau haut-de-forme dans la société blanche n’avait pas échappé à l’attention des Indiens et ils en déduisaient naturellement que cette coiffure conférait honneur et dignité à celui ou celle qui la porterait..

La cérémonie de mariage suivait un rituel complexe. Le futur époux devait faire étalage de sa richesse et de son empressement. S’il avait les moyens d’offrir de nombreux présents à sa future épouse, cela signifiait que sa femme n’aurait jamais faim. Les négociations prenaient habituellement plusieurs jours. Quand il était décidé que le prix était atteint, la famille acceptait les cadeaux et se les partageait.. En échange la promise apportait en dot son costume et il revenait à sa famille d’honorer celle du fiancé en offrant les repas du mariage.

La préparation de la mariée était aussi une cérémonie à laquelle officiaient les habilleuses. En même temps elles habillaient comme la mariée une demoiselle d’honneur. Cette coutume de la « fausse mariée » est commune à de nombreuses cérémonies de mariage dans le monde entier.

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Lors du dernier mariage traditionnel célébré à Pawhuska en 1970 – l’avant-dernier l’avait été en 1937 –Chef_Pawhuskale costume de la mariée avait presque deux cents ans. La nourriture et les cadeaux furent chargés dans un pick-up et deux drapeaux des États-Unis furent déployés. L’un d’eux, fixé à une branche d’arbre, signifiait l’approbation de cette union par la tribu. Autrefois elle se serait exprimée au moyen de son étendard à plumes d’aigle. Le crieur du village marchait en tête du cortège, annonçant l’événement à la ronde, sur le parcours qui conduisait à la maison du jeune marié. Ensuite les futurs époux partirent à cheval, suivi par le pick-up des cadeaux tandis que les familles et les invités formaient le cortège derrière les drapeaux flottant au vent. Après l’échange des cadeaux, la jeune mariée, sa demoiselle d’honneur et le jeune marié furent rejoints par le crieur du village qui informait tout le monde en langue osage que « le couple était mari et femme selon la tradition osage ».


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Lors de la cérémonie du mariage de 1937, soixante chevaux furent offerts, parmi d’autres présents, à la jeune mariée. A l’occasion de la cérémonie de 1970, les chevaux faisaient encore partie des cadeaux, à ceci près qu’ils hennissaient sous le capot d’une rutilante voiture de sport.

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(d’après Lu Celia Wise : Indian cultures in Oklahoma – 1978.)


Jeunes filles à marier

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et enfin, la fausse mariée...

 


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Quand Monique, au musée tribal de Pawhuska, se rêvait en mariée osage

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28 avril 2012

Dans quel monde vivons-nous ?

Le monde des Blancs

Vu par Sitting Bull

 

Ernie05A quelques mois du séjour à Montauban et en Occitanie d'Ernie LaPointe*, arrière petit-fils de Sitting Bull, il paraît nécessaire de se souvenir de quelques-unes des sages paroles du grand chef Sioux Lakota-Hunkpapa. Voici un extrait d'un discours qu'il prononça en 1875. On en appréciera la poésie autant que le caractère prémonitoire.

Ernie LaPointe devant le portrait de Sitting Bull

Sitting Bull :Sitting_Bull3

« Voyez, mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu l’étreinte du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !

Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie. C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons, nous aussi, notre existence ; c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.

Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race – petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte. »

Sitting Bull - Discours prononcé en 1875

2012-1875 ! Cent trente-sept ans nous séparent de l'année où ces paroles furent prononcées. Et pourtant, quand on lit « ... Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent... », ne croirait-on pas entendre quelque orateur dans un meeting électoral  ?

Jean_Ferrat« ...Le poète a toujours raison

Qui voit plus loin que l'horizon... »

(Jean Ferrat)

 

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* Ernie La Pointe, arrière petit-fils et dernier descendant direct de Sitting Bull, sera l'invité d'OK-OC durant la dernière semaine de septembre. Le programme se déroulera principalement à Lavercantière (dans le Lot), à Montauban et à Saint Nicolas de la Grave. Nous aurons l'occasion prochainement d'en donner les détails ici-même, sur ce blog d'OK-OC. Une mise à jour est faite tous les samedi.

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21 avril 2012

Ernie LaPointe

Gardarèm Lo Frau


We shall keep our Frau

 

traduction française en fin de page

During the last week of September 2012, the Oklahoma-Occitania Association invited Mr Ernie LaPointe  to come in Occitania help us defend our land of Frau. Ernie LaPointe is the great grand son of Sitting Bull and the last living descendant of the famous chief of the Sioux

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Ernie LaPointe great grandson of Sitting Bull

Lo_Frau_05_2“Frau” is the Occitan name of an area (70 miles north from Montauban) which is rich in legend and tradition and where the inhabitants are so much related to their land that they cannot consider controlling it any more.

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A major international company (Imerys Ceramics) is coveting the minerals from the soil and making plans to buy the land from the real owners, the farmers settled there for generations and who are aware of Sitting Bull’s reply to those who wanted to buy his land.

 

 In May 1868, to the Jesuit missionary Father Pierre Jean de Smet who tried to persuade him to accept the treaty of Fort Laramie, Sitting Bull answered :

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« I want everyone to know that I do not plan to sell any part of my country, I do not want that more Whites cut our trees along rivers, especially the oaks ... I particularly like small clumps of oaks. I like to watch and I have respect for them because they are resistant to torments of Winter and the Summer heat and that, as human beings, they seem better to stay healthy »

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 Lavercantière is a village of Frau. The mayor of Lavercantière, Mr Gilles Vilard, decided to organize the people into a demonstration to defend their land. Our Oklahoma-Occitania association decided to help him, and other associations joined us, too. That is why we have asked Mr Ernie LaPointe, Sitting Bull’s great grandson, to come and speak on behalf of the glorious past of the Lakota people.

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Lavercantière : a street

 

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Gilles Vilard, Mayor of Lavercantière

 In the village of Lavercantière, this Fall, a ceremony will be held at the War Memorial which is  a very special one, showing a broken-hearted mother whispering “Poor children” (“paures dròlles”as it says in Occitan language).

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WW1 : the Memorial

 The mayor of Lavercantière agrees to dedicate a piece of land to “Brotherhood”. A tree will be planted there by the mayor and Ernie LaPointe. Other Indian Nations will certainly be represented (Osage, Stoney, Innu). We want this event to be a great one.

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Land of Brotherhood

 All week long, Ernie LaPointe will visit Montauban and old medieval villages in the area. In Montauban he will be welcomed by officials and have the opportunity of visiting schools, meeting associations and sharing with people at several receptions, such as in the Cadillac museum of Saint Nicolas de la Grave (Antoine de Lamothe Cadillac who founded Detroit, Michigan, was born in this village). There, we will also go to the Indian land dedicated to the Choctaw and Seminole Nations and to many other places “given” to other Indian Nations.

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Montauban

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Cadillac Museum

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Durant la dernière semaine de septembre 2012, l’association Oklahoma-Occitania a invité M. Ernie LaPointe à venir en Occitanie nous aider à défendre notre terre du Frau.

 Ernie LaPointe est l’arrière petit-fils de Sitting Bull et le dernier descendant vivant du célèbre chef des Sioux.

« Lo Frau » (la frayeur) est le nom occitan d’une région située à environ 120 km au nord de Montauban. Elle est riche de légendes et de traditions et ses habitants y sont tellement attachés qu’ils ne puissent imaginer en être obligés de la quitter.

 Une multinationale, Imerys Ceramics, est très intéressée par les minéraux du sous-sol du Frau et projette d’acheter ces terres à leurs actuels propriétaires, des paysans qui y vivent depuis des générations. Ils se réfèrent à la réponse que fit Sitting Bull à ceux qui lui proposaient d’acheter sa terre.

 En mai 1868, le père jésuite Pierre-Jean de Smet qui s’efforçait de convaincre Sitting Bull de signer le traité de Fort Laramie obyint de celui-ci la réponse suivante :

« Je veux que tout le monde sache que je ne désire pas vendre la moindre parcelle de ma terre, que je ne veux pas non plus que les Blancs coupent nos arbres le long des rivières, surtout les chênes. J’aime tout particulièrement les petits bosquets de chênes. J’aime les regarder et j’éprouve du respect pour eux parce qu’ils résistent aux tourments de l’hiver et à la chaleur de l’été et que, comme nous les êtres humains, ils ne paraissent que mieux s’en porter. »

Lavercantière est un village du Frau. Le maire de Lavercantière, M. Gilles Vilard, a décidé d’accueillir une manifestation de personnes décidées à  préserver leur terre. Notre association Oklahoma-Occitania et d’autres associations vont s’associer à cette cause. C’est pour cela que nous avons demandé à Mr Ernie LaPointe, l’arrière petit-fils de Sitting Bull de venir nous soutenir et parler au nom du glorieux passé du peuple Lakota

Au village de Lavercantière, cet automne, une cérémonie sera organisée au monument aux morts de la guerre 1914-18 qui se distingue de tous les autres. Il représente une mère éplorée qui murmure « Pauvres enfants » (« paures dròlles » en Occitan )

Le maire de Lavercantière accepte de dédier une parcelle de terre de sa commune à la « Fraternité humaine ». Un arbre y sera planté conjointement par la maire et Ernie LaPointe. D’autres nations indiennes seront certainement représentées (Osage, Stonez, Innu). Nous voulons donner à cet événement un caractère exceptionnel.

Tout au long de la semaine, Ernie LaPointe visitera Montauban et les villages médiévaux de la région. A Montauban il sera reçu par les personnalités officielles. Il aura l’occasion de visiter des écoles, de rencontrer des associations et des gens. Il visitera le musée Cadillac à Saint Nicolas de la Grave ( le village natal d’Antoine de Lamothe-Cadillac, le fondateur de la ville de Detroit dans le Michigan ). A Saint Nicolas, nous irons aussi sur la terre indienne dédiée aux nations Seminole et Choctaw, ainsi que sur d’autres terres indiennes de la région.

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14 avril 2012

Marché Niglo

Sur un marché gitan

 

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Ce n'était pas un marché persan, comme celui d'Albert W. Ketelbey (joué en guitare flamenco par Ngo Tin), mais un marché gitan : celui d'Alain E. Daumas. Cela s'est passé le temps d'un week-end, du vendredi 9 au dimanche 11 mars 2012, au  605  route de Corbarieu à Montauban. Une cinquantaine d'exposants-commerçants forains. Des centaines de visiteurs. Un succès.


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Alain Daumas est le président de l'UFAT, l'Union française des associations tsiganes, plus de quatre-vingts associations réparties sur le territoire national. Ce sont les Gens du voyage et ce n'est pas pour rien qu'on les nomme ainsi : il en est venu de partout. Quelle fête mes amis !

 

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Dans la plus pure tradition du cirque, un chapiteau avait été dressé sur le terrain attenant à celui d'Alain. Il avait pour vocation d'abriter le concert de Negrita et ses musiciens.

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Explication : Alain est propriétaire d'un terrain qu'il a pu acquérir avec l'aide d'un gadjo voisin. Comme il a de la place il peut recevoir les caravanes de sa famille ou d'amis de passage pour des séjours plus ou moins longs. Le terrain contigü est plus vaste et appartient à un deuxième gadjo. Ce deuxième voisin, un autre gadjo donc, lui a permis amicalement d'installer le chapiteau, les étalages du marché et les caravanes des commerçants forains. Un troisième voisin, gadjo encore, a prêté lui aussi son terrain pour le parking des nombreux visiteurs. Alors, que penser de cette relation de bon voisinage entre les gens du voyage et le gens qui ne voyagent pas ? Les Roms seraient-ils enfin les bienvenus ?

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Bienvenue aux gens du voyage !

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Cela commence à se savoir à Montauban qu'il y a un marché tsigane à la périphérie de la ville, une ou deux fois l'an. Et les gadgé viennent, pour voir. Puis ils reviennent, pour acheter, avec des amis. Enfin ils re-reviennent, pour l'ambiance, pour la musique et pour la fête.

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sous le chapiteau...

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... Negrita et ses musiciens

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La voix rocailleuse, la langue gitane et le ton chaleureux ont fait merveille dans le public, Niglo et Gadgé confondus. Et quand elle chante en français, elle dit ce qu'elle pense de ces " Gadjé qui voudraient nous remettre dans les camps ". Personne ne se vexe, on a tous compris de quels Gadjé elle voulait parler. Negrita est une chanteuse engagée, une militante ; elle est par ailleurs la vice-présidente de l'association Romnies (femmes tsiganes) dont Jessy, la fille aînée d'Alain, est la présidente.

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Jessy hier...

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>>>Jessy aujourd'hui...

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>>>Jessy, côté pile...

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>>>José, son mari...

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>>>José, Jessy et Vince le petit dernier...

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Le vannier

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Les meilleurs jambons de Midi-Pyrénées

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On déballe

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Ici, on vend de belles fringues pas cher

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les clients vont arriver

Les photos ci-dessus ne rendent pas compte de l'affuence ni du succés de ce marché gitan car elles ont été prises le dimanche matin au moment de l'installation de la plupart des stands.

La question qui est posée maintenant est la présence de ce sujet dans ce blog d'OK-OC qui est pour l'essantiel consacré aux relations entre Indiens d'Amérique et Occitans. Cela a déjà été expliqué précédemment mais une petit rappel n'est pas inutile.

Née en septembre 1989, l'association Oklahoma-Occitania invitait en septembre 1990 quarante-trois Indiens Osages sur ses terres pendant près de trois semaines. Dès le début de ces rencontres, la communauté des gens du voyage (GDV) y fut associée. Pourquoi ? Tout simplement parce que le projet d'OK-OC a été depuis toujours de rassembler les cultures et les gens d'origines diverses dans la perspective des guerriers de l'Arc-en-ciel. Le trinome Indiens-Tsiganes-Occitans nous semblait bien correspondre parfaitement à cette idée. Elle est restée, depuis plus de vingt ans, au cœur de nos activités.

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 Maria (Manouche), Clifford (Indien Innu), Alain (Manouche), Kevin (Indien Stoney), JC (Occitan), Jessy (Manouche), José (Manouche)

 

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 Occitans, Indiens et Manouches chez Alain Daumas, "roi des Niglo"

 

 Avant nous, le marquis Folco de Baroncelli avait exploré le même sentier de la paix, en Provence, au début du 20ème siècle. Sans le savoir, nous avancions sur ses traces.

 

 Jacob_White_Eyes  Jacob White Eyes et Folco de Baroncelli

 

 

 

Baroncelli1 Le marquis provençal Folco de Baroncelli était un grand ami de Frédéric Mistral, comme lui défenseur de la langue et de la culture occitane de Provence mais aussi soucieux de faire connaître au monde et respecter la culture guardiane.

 

 Baroncelli était un poète, un auteur provençal et un humaniste. Il se lia d'amitié avec des Indiens Lakota du cirque Buffalo Bill lors de son passage en France en 1905. Il fut aussi l'un des initiateurs et facilitateur du grand rassemblement gitan des Saintes Maries de la mer. Il est aujourd'hui encore très connu et respecté des Roms, Gitans, Manouches, Sintis et autres Tsiganes.

 

 croix_des_gardians_pendentifs_16826482La croix des guardians

Voilà, vous savez tout maintenant sur notre engagement auprès des Gens du Voyage. Alors, Gadjé de tous pays que notre blog intéresse, débarrassez-vous des préjugés à l'encontre des Tsiganes comme vous le faites à l'égard des Indiens d'Amérique. Allez vers eux, vous rencontrerez des gens accueillants et chaleureux, épris de liberté.

Car, ils le disent en guise d'avertissement : " le jour où l'on nous privera de notre liberté, vous pourrez commencer à craindre pour la vôtre ".

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11 avril 2012

Toulouse, l'Occitane

« ANEM ÒC ! »

POUR LES LANGUES DE FRANCE

« ALLONS OUI ! » Nous y étions, par dizaine de milliers, ce samedi 31 mars à Toulouse et dans d'autres villes de France. Certains y étaient venus sur leur petit vélo, d'autres plus nombreux par des moyens de transport plus confortables. Le principal, c'était d'y être.

 

TIO 

A Toulouse, derrière la banderole « Anem Òc per la lenga occitana », près de 30 000 personnes, soit plus qu'à Carcassonne en 2009, ont défilé en un long cortège "sang et or"

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Les organisateurs, (Institut d'Estudis Occitans, écoles Calendretas, associations Convergencia Occitana, Oc-Bi, etc) ont insisté sur la nécessité d'une loi qui donne un statut juridique aux autres langues de la République française (occitan, breton, basque, corse, alsacien, catalan, etc) Une loi qui permette la mise en place effective pour l'Occitan d'une politique linguistique publique et cohérente et volontariste pour son développement.

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rassemblement final sur la place du Capitole (Toulouse)

reportage photo : Michel Monesma

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07 avril 2012

Tuerie de Montauban et Toulouse

A Pawhuska et en Oklahoma


ON PENSE A MONTAUBAN

 

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scène de crimes à Montauban

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l'entrée de la caserne du 17ème parachustistes

 

Les tueries de Toulouse et Montauban ont suscité la compassion de nos amis en Oklahoma. C'est Lou Brock, chercheur au musée tribal osage de Pawhuska (Oklahoma) qui le premier nous en a informés.

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Lou Brock (au centre, en chemise blanche)

jackShoemate_2C'est ensuite Jack Shoemate, l'ancien maire de Pawhuska (le chef lieu du comté osage et la capitale administrative de la Nation Osage) qui nous écrit :

« Je partage votre peine à la suite des événements de ces derniers jours à Toulouse et Montauban. Nous tous, et pas seulement les citoyens de Pawhuska, mais aussi tous les Oklahomans et tous les Américains, partageons votre angoisse. Il semble que le monde entier sombre dans la folie. Si seulement chacun montrait davantage d’attention à l’égard d’autrui, quel monde merveilleux ce serait ! Peut-être que l’exemple du jumelage Montauban-Pawhuska pourrait servir de modèle. »


Jack Shoemate à Montauban - septembre 1999


Puis un journaliste, Mike Erwin :

Pawhuska_Journal« Je suis reporter au Pawhuska Journal-Capital de Pawhuska, Oklahoma et je souhaiterais vous exprimer la compassion des citoyens de votre ville-jumelle à la suite des tragiques événements de Montauban et Toulouse. Nos pensées vont vers vous. J’ai rencontré récemment Jack Shoemate qui m’a témoigné de l’accueil chaleureux de votre ville à la délégation qu’il conduisait (en septembre 1999 – ndt) »

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Enfin Mike Erwin écrit aussi dans un autre journal d’Oklahoma, l’Examiner-Enterprise, un long article dans lequel il cite abondamment Jack Shoemate. En voici quelques extraits :

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« Sans aucun doute, ce sont les personnes les plus amicales et les plus attentionnées que j'aie jamais rencontrés », a déclaré Shoemate, qui est l'un des principaux ambassadeurs impliqués dans les échanges continus entre la capitale des Osages et la commune du sud de la France.
Outre le fait de se joindre au deuil, l'Oklahoma  partage l'indignation exprimée au cours des fusillades apparemment inexplicables qui ont eu lieu lors de trois incidents distincts sur une période de huit jours.
« Il me semble incroyable qu'une telle chose ait pu se produire là-bas », at-il dit.
Shoemate était membre de la délégation Pawhuska qui a visité Montauban en 1999 et a signé l'accord entre les « Sister Cities »

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Mairie de Montauban, septembre 1999

la délégation de Pawhuska conduite par Jack Shoemate (à gauche)

Il nous a raconté l'histoire  des six Indiens Osage qui ont été abandonnés à leur sort en Europe en 1829 - deux ans après avoir été détournée prise il ya de leur pays natal.
Rapports sur le sort de ces Amérindiens ont atteint l'évêque de Montauban, qui a coordonné l'aide française - y compris l'aide de l'ancien héros de la guerre révolutionnaire Lafayette - en retournant la plupart des Osages aux États-Unis et, éventuellement, à leurs familles.

Dans la ville Pawhuska, trois monuments jalonnent cette aventure des Osages à Montauban. A proximité de la mairie, la  caserne des pompiers a été rebaptisé " pavillon français " (Il y a quelques années, Jack Shoemate et d'autres citoyens avaient contribué à sauver le bâtiment promis à la démolition ). Elle contient des souvenirs de la relation amicale et continue entre Pawhuska et Montauban.

 

1er jalon : à l'entrée de la ville

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2ème jalon : l'ancienne caserne des pompiers (Fire Station N°1)

devenue l'ambassade de Montauban à Pawhuska

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3ème jalon : la réplique à Pawhuska

du rond des Osages de Montauban

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L'original : le rond des Osages de Montauban, œuvre de Michel Batlle.

Inauguré le 14 juillet 1992 par Roland Garrigue, maire de Montauban


Tout ceci pour dire que la petite braise de l'amitié OccitanOsage sur laquelle nous avons soufflé en 1989 a donné naissance à un brasier intense de chaleur humaine qui non seulement atteint tous les citoyens de Pawhuska, Osages et autres mais, plus largement, ceux de l'Etat d'Oklahoma, les «Sooners», comme ils se plaisent eux-mêmes à se désigner. Merci à tous nos amis de Pawhuska qui nous ont manifesté leur amitié.


 

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Le gâteau de l'amitié

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04 avril 2012

Un appel du chef Raoni

Que cette image fasse le tour du monde


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Pendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la  vie des célébrités, le chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire  nouvelle de sa vie : Dilma, la présidente du Brésil, a donné son  approbation pour la construction d'une énorme centrale hydroélectrique  (la 3ème plus grande au monde).

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C'est la sentence de mort pour tous les peuples vivant prêt du fleuve,  car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40  000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La  destruction de l'habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits !

Il n'y a plus dans notre monde de place pour ceux qui  vivent différemment, que tout doit être aplani, que chacun, au nom de  la mondialisation, doit perdre son identité, sa façon de vivre.
Je vous en prie, si cela vous indigne, copiez le texte ci-dessus et  faites-le parvenir à tous ceux que vous connaissez ou/et cliquez sur le lien du site officiel du chef Raoni http://www.raoni.fr/


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Le chef Raoni montre la pétition

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