Oklahoma-Occitania

23 septembre 2017

Séquence "nostalgie"

Vanessa

- trésor vivant des Etats-Unis -

aime l'Occitanie

 Kiowas

 

(1995) groupe  kiowa à St Nicolas de la grave (82)

Ci-dessus, on aperçoit le visage de Vanessa au centre de l'image au second plan

ci-dessous, elle est à droite de l'image

 

Vanessa

 

 

 

Vanessa_02Vanessa Jennings est membre de la tribu Kiowa, un peuple fier originaire du Montana, aujourd'hui sédentarisé au sud-ouest de l'Oklahoma avec la petite ville de Carnegie pour "capitale administrative". C'est non loin de là, dans la prairie, qu'habite Vanessa près du village de Fort Cobb. Nous connaissons Vanessa depuis 1992, alors venue représenter sa tribu à Montauban lors de notre célébration de "cinq cents ans de résistance"

Ceux qui ont rencontré ces dernières années Vanessa Jennings, à Montauban ou ailleurs en Occitanie, se souviennent sans doute de cette personne attachante. Elle était identifiable à sa tenue traditionnelle. Le port des nattes, d'une robe indienne, des leggings et des mocassins perlés est un signal fort qui marque une volonté d'introduire les valeurs traditionnelles dans le monde moderne.

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Notre amie kiowa, Vanessa Jennings, a la nostalgie de lavanessa3 France et de Montauban. Elle envisage un séjour dans le sud-ouest (Lourdes, Bordeaux, Montauban) et recherche un financement en vendant ses magnifiques porte-bébés brodés de perles.

Catholique pratiquante, Vanessa rêve de revenir à Lourdes où une petite équipe d'OK-OC l'avait emmenée voici quelques années. Vanessa nous annonce qu'elle est secrétaire du "cercle Kateri" ; il s'agit d'une jeune iroquoise que l'Eglise a béatifiée... en quelque sorte la Bernadette Soubirous indienne.

Le groupe kiowa à Montauban en 1995

 

 

 

 

1995 - Vanessa (robe jaune) et sa famille à St Nicolas de la grave (82)

 

Rappelons enfin que Vanessa est une personnalité importante. Vanessa a été honorée d'une distinction rare par le président Georges Bush Sr. en tant que "Trésor vivant des Etats-Unis d'Amérique"

Voici le message que nous venons de recevoir de Vanessa :

« I send my greetings and Oklahoma hello to Montauban, Toulouse, Ariege, Foix and other Occitan communities and friends. I have such good feelings and good memories with OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA »

 " Je vous envoie mes salutations et un bonjour à Montauban, Toulouse, Ariege, Foix et autres communautés occitanes et mes amis. J'ai de bons sentiments et de bons souvenirs avec OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA "

Nesha (alias Vanessa Jennings), de Redstone (près de Fort Cobb en Oklahoma)

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Pour plus d'information, cliquez sur... 

Tribu Kiowa

Cinq siècles de résistance

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16 septembre 2017

Kokopelli

Kokopelli, qu'es aquò ?

 

kkpelli1En de nombreux endroits du monde, les peuples traditionnels ont gravé des images sur les rochers. Ce sont des pétroglyphes. Kokopelli, le mythique joueur de flûte, est le pétroglyphe le plus connu du sud-ouest américain.

 

kkpelli4Les premières gravures datent de 200 de notre ère jusqu'au 16ème siècle. On pense que le nom de Kokopelli dérive des noms Zuni et Hopi pour dieu (koko) car on rencontre le pétroglyphe kokopelli en de nombreux endroits du sud-ouest des Etats-Unis. Il existe de nombreuses légendes entourant ce personnage mythique.

 

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Il est connu comme étant un annonciateur de la fertilité et un dieu de la récolte, ainsi que comme un porte-bonheur. Aujourd'hui, le kokopelli charme les enfants et les adultes avec les mélodies imaginaires de sa flûte magique. N’hésitez pas à partager cette légende.

Kokopelli, what is it ?

 

In many places in the world, primitive people used to carve images on the rocks. These are called petroglyphs. The kokopelli, the mytical flute player, is the most  well known petroglyph in the American southwest. The early carvings date as early as  200 A.D. to as late as  the 16th century. The name Kokopelli is believed to be derived from the Zuni  and Hopi names for god (koko). Since the kokopelli petroglyph is seen in so many locations throughout the southwest. There are  numerous legends surrounding this mytical character. He is known as a harbinger of fertility and a god of the harvest, as well as the bearer of  good luck.. Today, the kokopelli charms children and adults alike with the fantasy of  his magical flute playing. Come share the legend.

Kokopelli en France...

Depuis 18 ans, l'association Kokopelli se bat pour la libération des semences et tient tête aux semenciers géants. Un succès insolent, qui se joue depuis quatre ans maintenant en Ariège. 

 

Kokopelli

Par Marie Martin. Publié le 10/03/2017 à 18:15 sur le site de France 3

C'est un combat digne de David contre Goliath...

Dix-huit que l'association Kokopelli résiste, contre le diktat des géants du secteur.
Spécialisée dans la protection de la biodiversité alimentaire et la production de semences issues de l'agro-écologie, Kokopelli propose 2200 variétés de semences entièrement libres de droits et reproductibles.

Actuellement, pendant la période des semis, la trentaine de collaborateurs expédie plus de 1000 commandes par jour.
La preuve d'un insolent succès pour cette structure qui a osé défier les semenciers. Ces derniers ont bien tenté d'ailleurs d'étouffer cette résistance, à grand renfort de procès. Sans succès. La notoriété de Kokopelli est désormais internationale. 

Installée en Ariège depuis juillet 2013, Kokopelli voit son activité exploser : + 36% en 2016. Les locaux sont même devenus trop petits. A quelques centaines de mètres de son emplacement actuel du Mas d'Azil, l'association fait donc construire de nouveaux bâtiments.
Un pari sur l'avenir...

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09 septembre 2017

C'est le moment d'y aller...

sur la piste de Santa Fe

 

Les pionniers n’étaient pas les premiers.

Avant eux, sur la piste, il y avait eu les Indiens et, encore avant, les troupeaux de bisons. Maintenant il y avait de tout monde : des fermiers à la recherche de terres, des marchands en quête de bonnes affaires et des aventuriers de tout poil.

Santafetrail

 

Pioneer

 

ipionniers

Depuis Saint Louis (dans l'actuel État du Missouri ) traversant le pays des Osages, les chariots transportaient des marchandises très recherchées sur le marché de Santa Fe, (aujourd'hui au Nouveau Mexique). Les outils d’acier, les armes à feu, les articles ménagers en métal, les étoffes, les rubans, les miroirs, les perles de Venise et la verroterie faisaient le bonheur des autochtones et, encore davantage, celui des étrangers. Au retour, les fourrures valant dix fois le prix des articles échangés emplissaient les chariots. Ce commerce de coquins n’aurait eu que peu d’importance sur la vie des Indiens s’il n’avait entraîné une grave déstabilisation de leur économie tout en leur faisant faire de larges accrocs à leurs principes, notamment celui d’une gestion parcimonieuse du gibier.

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    On comprend dès lors que les convois de chariots aient été attaqués, pillés et brûlés. Beaucoup plus, d’ailleurs, au cinéma et dans les bandes dessinées que dans la réalité. Aujourd’hui, les Osages en rient encore, comme en témoigne notre ami osage Sean Standing Bear :

« - Quoi de plus amusant que de brûler un convoi de chariots ?...

  - en brûler deux !! »


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Les trois vignettes ci-dessus son extraites de l'album "Go West"
par Derib et Greg aux éditions du Lombard

 

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"Le dernier trophée" de Sean Standing Bear

    C’est peut-être le moment d’y aller...

    Non, pas dans les cités, où les voitures qui brûlent sont celles de braves types ne faisant de tort à personne. Ni sur les autoroutes ni dans les tunnels qui fonctionnent comme des pièges incendiaires. Les modernes convois de chariots sont virtuels, électroniques, évanescents, impalpables. Leurs éclaireurs sont anonymes, ectoplasmiques, fantasmatiques, fantasmagoriques. Pourtant leurs effets sur la vie des gens sont encore plus dévastateurs qu’ils le furent à l’époque de la conquête de l’Ouest.

    Ce n’est plus le marché de Santa Fe qui conditionne l’économie, c’est celui des valeurs boursières. Que les fonds de pension transitent à la vitesse de la lumière et des pans entiers de vie sociale s’écroulent comme maisons de terre dissoutes par l’inondation. Qu’un gros opérateur financier décide de placer ses billes ici plutôt qu’ailleurs et vient le temps des restructurations et autres fusions d’entreprises. Les emplois se font plus rares que le gibier.

    Attendez ! Je n’ai pas dit de courir chercher les allumettes. D’ailleurs comment brûler des convois fantômes ? Faut être plus malins qu’eux. Faisons l’inventaire des armes. Ils ont le cœur sec, le nôtre est large. Ils ont la richesse (les milliards), nous avons le nombre (7,5 milliards). Nous sommes l’humanité, ils sont les coffres-forts. Ils ont le fric, nous avons la matière grise, en bien plus grande quantité. Servez-vous en, frères humains.

Fabulous

  J’en connais un qui a inventé la GRQM, la Grande Révolution des Quartiers du Monde. C’est le flamboyant Claude Sicre, réincarnation d’un Troubadour languedocien: La GRQM c’est "un réseau souterrain, informel et uniquement composé d’indépendants [...] qui veut prouver à tous que les réponses à la pseudo-crise sont d’abord à la base. Et que la convivialité est la première de toutes les conditions".  Le feu parti de Toulouse se propage dans une vingtaine de villes de France (Montpellier, Bordeaux, Lille, Calais, Mulhouse, Nantes, Angers, Paris, Toulon, Clermont-Ferrand...) sous la forme de « repas de quartier dans toute la France », de façon totalement autonome. Le pique-assiette révolutionnaire, en somme.

 

François Rabelais

    Cela vous fait rire ? Tant mieux ! C’est le commencement de la sagesse.

« Mieux est de ris que de larmes écrire. Pour ce que rire est le propre de l’homme », disait un grand humaniste qui a bien dû brûler, en son temps, des dizaines de convois de chariots. Sacré François !   -----------   J-C. Drouilhet

 

François Rabelais

 

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02 septembre 2017

au temps des réserves

 ENFANTS OSAGES

 

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Quand on connaît les réticences des familles osages à se séparer de leurs enfants mineurs on peut comprendre le choc culturel que fut la prise en charge par le gouvernement des Etats-Unis de l'éducation des enfants osages dans les pensionnats pour jeunes Indiens.

Traditionnellement, la famille entière, le clan et tout le village, étaient responsables de l'éducation des enfants. Les hommes enseignaient aux garçons le maniement des armes, les entraînaient à la chasse et à la guerre. Les femmes enseignaient les pratiques domestiques aux filles, ainsi que les techniques agricoles aussi bien que la cueillette.

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aquarelle par Loren Pasetopah

Les enfants étaient initiés aux croyances et aux valeurs morales de la tribu au moyen des histoires que leur racontaient les grand-mères. L'éducation des enfants était permanente, elle se faisait habituellement par l'exemple et les coutumes de la tribu faisaient qu'on n'avait presque jamais recours aux châtiments corporels. Ceux des jeunes qui apprenaient plus lentement ou qui n'étaient pas très attentifs faisaient d'abord l'objet de railleries, puis on leur faisait honte et les incitait à l'obéissance ; s'ils continuaient, ils étaient ignorés puis mis à l'écart si leur comportement inacceptable persistait. Etre séparé de sa propre famille et de son clan était très grave ; il n'était plus possible de prendre sa place dans les jeux, de partager les repas ou de prendre part à toute autre activité commune.

Quand fut venu le temps des réserves, bien que les efforts pour enseigner l'agriculture aux Indiens et les convertir au christianisme aient fait quelques progrès, les fonctionnaires du gouvernement de Washington voulaient un changement de grande ampleur. L'éducation des enfants indiens devait les préparer à la suppression de la réserve. Les enfants seraient envoyés dans des pensionnats afin qu'ils soient séparés de la vie tribale.

 

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Ils apprendraient à parler anglais, à louer Dieu et les Etats-Unis d'Amérique en même temps que mener une vie régulière effectuer des travaux manuels et ménagers et se préparer à une vie de fermiers. Les pensionnats, situés soit dans la réserve ou bien à l'extérieur, étaient dirigés selon des règles militaires. Les élèves portaient des uniformes, marchaient au pas pour entrer en classe ou en sortir, faisaient régulièrement des exercices militaires et étaient soumis à une discipline rigide. Les journées de classe étaient minutieusement programmées, depuis le lever des enfants à 5h45 jusqu'à la toilette du soir à 20h30. Du lundi au samedi, la moitié de la journée était consacrée aux occupations manuelles, chaque enfant avait un travail à faire : travaux ménagers pour les filles, travaux agricoles ou travaux manuels pour les garçons. Le restant du jour était réservé aux leçons et aux exercices. Deux brèves récréations étaient les seuls moments de détente où les enfants étaient autorisés à jouer.

 

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Les enfants osages qui allaient dans les pensionnats situés en dehors de la réserve étaient considérés comme des perturbateurs parce qu'ils ne se pliaient pas à la discipline et ne se laissaient pas intimider aussi facilement que les enfants des autres tribus. Les Osages furent l'une des tribus les plus déterminées à s'opposer au régime des pensionnats. Ils n'appréciaient pas que leurs enfants leur soient enlevés et qu'ils apprennent à faire des travaux non-indiens. De même, presque tous les parents objectèrent que la longueur de la séparation de leurs enfants était excessive. Souvent, les parents à l'occasion de leur visite de l'école, prenaient leurs fils et leurs filles pour les ramener chez eux. Certains, évitant de passer par l'agence, allèrent se plaindre directement au commissaire des affaires indiennes. Ce fut le cas de l'Osage de souche Frank Corn Dropper : « J'ai deux petits garçons, écrivait-il, ils sont enfermés dans cette école et ils n'aiment pas ça; ils se sentent seuls, ils s'ennuient de leur famille et cela les rend malades. Je vous demande la permission de les prendre chaque vendredi soir et de les ramener le dimanche soir. » Corn Dropper n'obtint pas la permission de prendre ses enfants à la maison. Les métis, eux, furent autorisés de prendre les leurs pendant les week-ends à cause de leurs liens étroits et nombreux avec la culture non-indienne. Les Osages de souche ne bénéficièrent pas de cette mesure.

D'après The Osage par Terry P. Wilson - Chelsea House Publisher

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OK-OC pleure un ami

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre cher ami Roger Ladevèze.

Roger était un membre de la première heure de notre association au sein de laquelle il se montrait très actif. Il s'était notamment spécialisé dans le reportage photographique des événements que nous organisions chaque année et nombre de ses clichés furent publiés ici-même. Il faisait partie du conseil d'administration d'OK-OC auquel il était très attaché.

On le voit ici en compagnie de notre invité osage Sean Standing Bear à la mairie de Montauban en 1992. La différence de taille s'explique par la stature gigantesque (2 m) de Sean, guerrier culturel osage des temps modernes.

Roger Ladevèze et son ami Sean Standing Bear

Les obsèques de Roger ont eu lieu mardi 29 août en l'église Saint-Orrens de Montauban.

Notre association présente ses condoléances attristées à sa famille.

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26 août 2017

une légende vivante

Légendes vivantes

Nous recevons de nos amis Ramona et Archie Mason une jolie brochure qui nous apprend la distinction honorifique de Ramona au titre de " Légende vivante ". Ramona fait partie de la Nation Muskogee (ou Muskoke, ou encore Creek). Elle est l'épouse d'Archie Mason, membre du Congès de la nation Osage. Ce couple remarquable nous a rendu visite plusieurs fois à Montauban et en Occitanie. Nous ne pouvions laisser ignorer cette nomination à nos concitoyens et nous nous permettons d'y ajouter nos chaleureuses félicitations.

We receive from our friends Ramona and Archie Mason a beautiful brochure that announces Ramona's honorary title as "Legend of Life". Ramona is a member of the Muskogee Nation (or Muskoke, or Creek). She is the wife of Archie Mason, a member of the Osage Nation Congress. This remarkable couple visited us several times in Montauban and Occitania. We could not let our fellow citizens remain in ignorance of this honorable mention any longer, and we add our warm congratulations

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Ramona J. Mason

 

Ramona J. Mason


Ramona J. Mason a passé la plus grande partie de sa vie à transmettre au monde les traditions des Indiens d'Amérique. Elle a une connaissance parfaite de la langue Muskoke, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit ; elle est femme d'affaires, styliste professionnelle, artiste plasticienne, conférencière, historienne et conseillère pédagogique de Muskoke.
Mme Mason est diplômée du lycée Will Rogers de Tulsa et de l'Université de Tulsa, où elle a obtenu un baccalauréat en sciences de l'art. Elle a été enseignante et e-État d'Oklahoma Artist-in-Residence, spécialiste en éducation auprès du Programme d'éducation des Indiens du ministère des Éducation des États-Unis, et a été désignée comme ambassadrice de bonne volonté par l'État d'Oklahoma.

Ramona a été impliquée dans la communauté métropolitaine de Tulsa pendant de nombreuses années à partir d'un poste de membre du conseil d'administration et président du Conseil indien de Tulsa. En raison de sa connaissance de l'histoire et de la culture de Muskoke, elle a été conseillère de l'Association des étudiants indiens de l'Université de Tulsa et a été conseillère de groupes d'étudiants indiens dans d'autres universités et collèges. Elle a été présidente du conseil scolaire pour le dortoir Enfaula. Elle a pris sa retraite en 2017 du Board of Regents pour le collège de la nation Muskogee après avoir occupé les fonctions de président pendant 12 ans et après que CMN ait obtenu l'accréditation de la Commission supérieure de l'apprentissage.

L'Organisation de leadership de la femme de Muskoke choisit Mason en tant que femme indienne de l'année en 2011. Elle a reçu le prix d'éducation Rennard Strickland par la Commission des affaires indiennes de la région du Grand Tulsa en 2006. La Fédération des femmes indiennes d'Oklahoma a nommé sa femme de l'année en 2003. Elle a également reçu le Prix Outstanding Alumna de l'Association des étudiants amérindiens lors du Banquet du prix multiculturel à l'Université de Tulsa en 1990.

Ramona a voyagé en Europe, à Singapour, au Mexique, au Canada et à travers les États-Unis en faisant des présentations et en partageant ses connaissances. On lui a demandé une fois qu'elle voyageait dans le monde avec des présentations en tenue tribale: sa réponse était: « Nous faisons des présentations pour nous débarrasser des stéréotypes. Les préjugés et l'ignorance sont encore vivants. »

En reconnaissance du travail continu de Ramona J. Mason, de la recherche, du dévouement envers les Muskoke et de la préservation de notre culture, elle est une légende vivante.

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Ramona J. Mason has spent most of her life educating the world of American Indian traditions. Fluent in Muskoke, both speaking and writing, she is a businesswoman, professional designer of Muskoke clothing, visual artist, lecturer, historian, and education consultant.

Mrs Mason is a graduate of Tulsa Will Rogers High School and the University of Tulsa, earning a Bachelor of Science degree in Arts Education. She has been a teacher, e State of Oklahoma Artist-in-Residence, an educational specialist with the U.S. Department of Education’s Indian Education Program, and was designated es a Good Will Ambassador by the State of Oklahoma.

Ramona has been involved in the Tulsa Metropolitan Community for many years beginning with a position of Board Member and Chair of the Tulsa Indian Council. Because of her knowledge of the Muskoke history ans culture, she was an advisor to the University of Tulsa American Indian Student Association and has served as an advisor to Indian student groups at other universities and  colleges. She has served as School Board Chair for the Enfaula Dormitory. She retired in 2017 from the Board of Regents for the college of the Muskogee Nation after serving as Chair for 12 years and after CMN was awarded accreditation from the Higher Learning Commission.

The Muskoke Women’s Leadership Organization choose Mason as Indian Woman of the Year in 2011. She was given the Rennard Strickland Education Award by the Greater Tulsa Area Indian Affairs Commission in 2006. The Oklahoma Federation of Indian Women named her Woman of the Year in 2003. She was also given the Native American Student Association Outstanding Alumna Award during the Multicultural Award Banquet at the University of Tulsa in 1990.

Ramona has travelled to Europe, Singapore, Mexico, Canada and across the United States making presentations and sharing her knowledge. She was once asked why she travels the world doing presentations in Tribal dress, her response was : « We do presentations to get rid of stereotypes. Prejudice and ignorance are still alive. »

In recognition of Ramona J. Mason’s continued work, research, dedication to Muskoke people, and preservation of our culture, she is a Living Legend.

 

Seal

 

 

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29 juillet 2017

épilogue

 Le retour de Petit Chef

 

L'histoire des six Osages perdus en France puis en Europe de 1827 à 1830 commence à être connue, en particulier à Montauban où trois d'entre eux arrivaient dans un état d'extrême dénuement par un terrible hiver en novembre 1829. Ki-He-Kah Schinkah, en français Petit-Chef, conduisait la petite troupe qui comprenait en outre Grand-Soldat et Femme-Faucon.

Leur histoire est connue grâce aux livres qui ont été publiés - Du Missouri à Montauban de Jean-Claude Drouilhet ; Les Indiens Osages de Marie-Claude Feltès-Strigler et Le Voyage chez les Yeux Clairs de Philippe Brassart. On commence aussi à parler d'une conférence sur le sujet et d'une exposition au museum d'Histoire naturelle de Rouen au mois d'octobre avec deux invités de la nation Osage. Nous en reparlerons prochainement.

En attendant, voici quelques compléments sur Petit-Chef qui, de retour parmi les siens, continua de servir sa tribu avec dévouement et aussi sur l'inénarrable  Grand Soldat.

Petit-Chef peint par George Catlin en 1834

George Catlin autoportrait

Les survivants de cette expédition furent honorés dans la tribu aussi longtemps qu'ils vécurent. Petit Chef participa à la conférence avec les Commissaires des États-Unis au traité de Fort Gibson en février 1833 ainsi qu'à une autre conférence tenue au même endroit le 5 janvier 1835 où il déclara : « J'ai voyagé dans le monde entier pour apprendre comment rendre mon peuple heureux, en vain. »Quelques années plus tard, un écrivain français nommé Cortambert qui se rendit dans un village des Osages sur la rive droite de la rivière Neosho raconta dans son Voyage au pays des Osages la rencontre qu'il fit : «...Je vis deux des Osages qui sont allés à Paris il y a une dizaine d'années, un homme et une femme. Ils ont gardé un agréable souvenir de la France bien qu'ils n'y aient pas toujours été bien traités. »Tixier, un autre voyageur français était de passage à Saint-Louis lorsque Édouard Chouteau, le neveu de l’un des fondateurs de la ville de Saint-Louis[1],  le présenta à Grand Soldat qu'il trouva « assis sur une tribune fumant tranquillement sa pipe » et il nous dit ensuite que « cet homme de quarante-cinq ans est l'un des Osages qui est allé en France voici plusieurs années. Il porte sur sa poitrine une médaille avec le portrait du général Lafayette. Monsieur Chouteau nous dit que ce distingué sauvage portait le nom de Grand Soldat. Il nous parla longtemps de notre pays et de nos compatriotes. Monsieur Chouteau qui traduisait pour nous ses paroles nous dit que Grand Soldat était très content de voir les Français. Tous les Osages qui sont allés en France sont morts à l'exception de Grand Soldat et de l'une des femmes. Il parlait avec une extraordinaire volubilité un langage doux et accentué... Il parla avec affection du général Lafayette. »Plus tard encore, le peintre indien Stanley rencontra Grand Soldat et peignit son portrait lors du grand conseil intertribal qui se tint à Tahlequah en juin 1843.  A son sujet il déclara : « ...Il a près de soixante-dix ans, il est vigoureux et actif... Il porte une médaille qui lui a été offerte par le général Lafayette et qu'il affectionne plus que toute autre chose au monde, il parle souvent de lui et de sa gentillesse... A Tahlequah il participa aux diverses danses et amusements avec encore plus d'entrain que n'importe lequel des jeunes guerriers. Il passa une semaine avec moi durant le mois de septembre qui suivit. Il mourut pendant l'été 1844. »

Petit-Chef par Charles Balthazar Julien Fevret de Saint Memin, 1830

LE BLOG PREND DES

VACANCES

 

vacances

A lèu...

 

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22 juillet 2017

Leonard Peltier

Un émouvant hommage à Leonard Peltier

au vernissage de l’exposition d'OK-OC

 

Peltier

 

Un moment fort, intense, émouvant de la cérémonie du vernissage nous a été proposé par l’association Confluences en la personne de Jacmé Gaudas qui a lu un extrait d’un texte du poète Serge PEY ; il s’adressait au Président des Etats-Unis pour attirer son attention sur Léonard Peltier cet indien emprisonné depuis 1976.

Jacmé Gaudas dit le texte de Leonard Peltier

Voici ci-dessous un très court extrait de ce texte :

Avec le POUCE DROIT tendu
l’ongle arraché par une tenaille
et en me touchant
le CENTRE DE LA POITRINE
c’est moi Leonard Peltier militant de
l’American Indian Movement
qui vous parle dans le langage des Plaines
que seules les herbes continuent à parler
puisqu’on a emprisonné la plaine

Les DEUX MAINS OUVERTES devant
la poitrine les DOIGTS SERRÉS
les PAUMES offertes au soleil
puis les séparant
ensemble d’un seul coup
c’est moi détenu depuis 1979 à Lewisburg
qui arrache un clou
dans le sabot du ciel
avec le couteau de vos nuages

Ma MAIN DROITE devant mon visage
entièrement fermée
comme une pierre
le POUCE touchant les AUTRES DOIGTS
les PHALANGES tournées vers vous
puis en pointant mon INDEX
en avançant légèrement
la MAIN pour vous toucher
dans la politesse des feuilles rouges
je vous demande votre nom
en dispersant un collier de cheveux
et d’oiseaux volés devant
les yeux électroniques de Lewisburg

 

Serge Pey, poète toulousain

 

___________________

Le 25 juin 1975, des agents spéciaux du FBI recherchant pour interrogatoire un jeune homme à la suite de l'attaque de deux ranchs sont tués dans une fusillade dans la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud.

On retrouve les empreintes de Leonard Peltier sur les affaires des agents tués.La Gendarmerie royale du Canada l'arrête à Hinton en Alberta le 6 février 1976.

Leonard Peltier a été inculpé de l'assassinat de ces deux agents du FBI puis condamné à deux peines consécutives de prison à perpétuité. Il est incarcéré au pénitencier fédéral de LewisburgPennsylvanie. Il n'a pas bénéficié de la révision de son procès.

Toutefois, ses partisans disent que :

  • son arrestation et son extradition du Canada auraient été obtenues sur la présentation de dépositions, obtenues par le FBI, d’une jeune femme indienne dont le témoignage sera écarté par le juge sur la base d'instabilité mentale au moment du procès de Peltier ;
  • ses avocats se sont vu imposer des restrictions dans leur argumentation et n'ont pas été autorisés à présenter des témoins lors de son procès.

Depuis près de 30 ans, plusieurs personnalités à travers le monde (Nelson MandelaRigoberta MenchúChef Arvol Looking HorseMgr Desmond Tutu ou encore le chanteur Renaud), le poète français Serge Pey, ainsi que des millions d'anonymes, réclament la libération de Leonard Peltier.

(extrait wikipédia)

 

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15 juillet 2017

Le culte du peyotl chez les Osages

La Native American Church

La Native American Church (NAC) ou Eglise des premiers Américains fut établie en Oklahoma en 1918 par des adhérents de la religion du peyotl (mot aztèque), petit cactus aux bourgeons hallucinogènes qui pousse dazns le nord du Mexique et au Texas. Les Indiens utilisent cette plante comme sacrement, tout comme le vin dans une cérémonie catholique. Lors de la fondation de ce mouvement, il fut écrit que ses buts " sont de promouvoir et protéger la croyance religieuse de plusieurs tribus de l'Oklahoma, dans la religion chrétienne, avec la pratique du sacrement du peyotl ". Rapidement la religion se développa dans d'autres Etats dont le premier, après l'Oklahoma, fut le Nebraska ( par les Indiens Winnebagos ) en 1921.

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Lors de la cérémonie de la NAC, les boutons de cactus sont coupés et mis à sécher. De goût amer ils se consomment secs ou infusés dans l'eau comme un thé. En plus des effets hallucinogènes qu'ils ressentent, les pratiquants disent que leur pouvoir de concentration est amplifié. Plante à caractère sacré, le peyotl est supposé avoir aussi des pouvoirs de guérison et apporter la connaissance. Contrairement à ce qui a été dit, le peyotl ne produit pas d'effet d'accoutumance.

Peyote meeting

La cérémonie, menée et organisée par un leader appelé roadman, avait lieu autrefois dans un tipi. Aujourd'hui disséminées dans la réserve osage douze petites églises rondes sont les lieux du culte.

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Les objets du culte comportent un éventail en plumes d'aigle, un hochet, un sifflet en os d'aigle, des bouts de bois, un tambour et parfois une bible. Les participants s'assoient en cercle dans le tipi où brûle un feu central. Un autel (où est souvent posé un gros bouton de peyotl nommé " Chef Peyotl ") est construit en face au roadman, assis sur le côté ouest du tipi (ou de la petite église) dont l'entrée est à l'est. La cérémonie, qui débute en fin de journée, se déroule habituellement en quatre parties, comportant chacune des chants différents, des prières et des moments de méditation. Les boutons de peyotl circulent et sont consommés toute la nuit. Les participants chantent, chacun leur tour, quatre chants rythmés par le tambour. De l'eau est offerte à deux reprises, une fois au milieu de la nuit et une fois au petit matin lorsque s'achève la cérémonie.

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L'absorption d'un produit hallucinogène est passible de prison aux Etats-Unis et, malgré la loi de liberté de culte accordée aux Indiens en 1978 de nombreux cas de jugements ont jalonné l'histoire de la NAC. Aujourd'hui chaque Etat est libre d'autoriser ou non le culte du peyotl. Les étrangers ne sont pas autorisés à y participer.

d'après L'Amérique indienne, Françoise Perriot, éditions HORS COLLECTION

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Lors du premier voyage d'un groupe d'OK-OC en août 1991, nous avons eu le privilège de visiter l'une des douzes petites églises rondes de la réserve osage avec un guide exceptionnel : Ed Red Eagle qui dirige régulièrement les cérémonies de la Native American Church osage.

Lors de ce voyage, cinq jeunes gens de cinq à seize ans faisaient partie du groupe de trente-huit membres. Ils avaient la mission de rendre compte à tour de rôle et à leur façon d'un événement. Leurs textes, envoyés par fax, furent publiés en temps réel en page Montauban dans La Dépêche.

Voici le compte-rendu de Paul, dix ans, à la suite de la visite d'une église ronde de la NAC osage...

Église indienne

 « Située en pleine campagne, elle a la forme d’un tipí. Au centre, se trouve un autel creux à même le sol. Dedans, il y a un petit feu. Une rainure partage l’autel et passe sous le feu : c’est la ligne de vie. Elle traverse en son milieu une bosse représentant la terre. Tout le reste c’est l’univers dans lequel nous sommes bien petits. “Il faut savoir rester humble”, disent les Indiens. Nous faisons partie des rares Blancs à avoir pénétré dans cette église et considérons cela comme un grand honneur. » (Paul, le 24 août 1991)

 

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08 juillet 2017

Et maintenant... ?

 Quelques réflexions

après l'exposition

" Si les Osages m'étaient contés... "

 Jean-Claude Drouilhet

 Après plusieurs mois d’hésitations dans sa préparation, notre expo « si les Osages m’étaient contés » a pu être menée à bien et a connu un certain succès. De nombreuses personnes nous ont fait part de leur satisfaction et de l’intérêt qu’elles avaient pris à cette visite.

Les causes de cette fréquentation moyenne sont connues :

  •  Un centre-ville déserté au profit des « centres » commerciaux périphériques. Mais nous avions choisi la salle Pawhuska de l’Ancien Collège pour des raisons pédagogiques autant qu’historiques. C’était donc le prix à payer.
  • Une faiblesse de notre communication due à notre faible effectif : peu d’affiches, peu de tracts, quelques articles dans la presse locale. Et dans une moindre mesure l’interdiction qui nous a été faite d’afficher l’annonce de notre expo à l’extérieur, aux abords immédiats de l’Ancien Collège.
  • Une période peu favorable, coupée par un pont de l’Ascension à rallonge, entre deux campagnes électorales nationales.

Cependant nous avons des raisons d’être satisfaits :

  • Nous avons manifesté notre existence et notre présence par une activité forte qui a témoigné de notre vitalité et de la permanence de notre action depuis vingt-huit ans
  • Nous avons fait entrer le jumelage Montauban-Pawhuska dans le patrimoine immatériel de notre ville. Il est désormais le garant de notre survivance.
  • Nous avons une fois de plus affirmé l’amitié que nous portons à la nation Osage à laquelle celle-ci n’est pas insensible. Chez les Osages, Montauban fait désormais partie de l’Histoire.

Alors, OK-OC vers un nouveau départ ?

Il paraît indispensable compte-tenu de la faiblesse de notre effectif et du vieillissement de ses cadres. Reste donc à trouver les formes et les moyens de ce nouveau départ.

Tout d’abord nous devons renforcer et rajeunir l’effectif et les cadres de l’association. Donc engager une campagne de recrutement très active en évitant de laisser croire à ce que nous ne sommes pas :

  • ni une association d’indianistes,
  • ni une association caritative,
  • encore moins une agence de voyages spécialisée dans la visite aux Osages.

Nous devons réaffirmer clairement que nous sommes une association d’échanges culturels dont le pont officiel existe sous la forme du jumelage Montauban-Pawhuska.

 Lors de nos journées d’expo nous avons enregistré plusieurs adhésions. Si nous voulons que d’autres suivent nous devons impérativement revoir en l’élargissant notre domaine d’activités afin de motiver les nouveaux venus et les retenir, voire leur confier à terme les clés de la maison.

Quelles nouvelles activités ?

 En voici une liste qui me vient à l’esprit, mais d’autres devraient suivre si chacun de nous de met en recherche.

  • Des expositions. Nous avons à présent un matériel facilement transportable : les douze panneaux auxquels nous pourrions ajouter quelques pièces (objets, tableaux) parmi les plus représentatives. Nous pouvons chercher des lieux fréquentés, faciles d’accès, et éventuellement gardés par du personnel (hall du Conseil départemental, etc.), sinon des galeries marchandes de grandes surfaces où nous exposerions à minima avec vente du livre
  • Des présentations-projections-conférences. Nous avons pu constater le succès de la rencontre sur l’expo avec les associations Lo Reviscol et IEO-872. A reproduire dès que possible en y impliquant les nouveaux membres d’OK-OC que cela pourrait intéresser
  • Un parcours des Osages à Montauban. Une  visite commentée des divers sites de notre ville à propos desquels on peut raconter un épisode de nos aventures communes depuis 1829.
  • Un bulletin de liaison électronique. Presque tous le monde aujourd’hui utilise la messagerie électronique. La maquette est facile à créer. Il faudrait que plusieurs rédacteurs collaborent. L’envoi ne nous coûtera rien.
  • La participation au blog. Qui n’est pour l’instant porté que par un ou deux membres et quelques rédacteurs occasionnels. Et ça pèse !
  • L’organisation d’un voyage chez les Osages. Réservé aux adhérents actifs. A la condition de trouver un thème de voyage et que les nouveaux venus s’impliquent dans l’organisation
  • Une recherche d’activités en collaboration avec les Osages. Que les adhérents qui pratiquent un peu l’anglais se mettent en rapport avec nos correspondants osages pour examiner avec eux la faisabilité de projets et éventuellement leur mise en œuvre (échanges scolaires, d’étudiants, échanges sportifs, spectacles, etc.)

 Et le jumelage ?

 Il a fini pas s’imposer mais, seule, notre association en supporte l’organisation et la plupart des frais. Or, un jumelage c’est autre chose qu’un lien entre une association et une nation indienne

Il est certain que la seule association OK-OC ne pourra encore longtemps supporter seule une telle charge dans les années à venir. Il est indispensable de changer d’échelle, d’élargir la base de travail en un véritable comité de jumelage composé d’associations de quartiers, de retraités, de divers organismes, de clubs sportifs, de clubs de service, d’établissements scolaires, d’entreprises, etc.

D’autres communes, notamment celles qui ont été régulièrement impliquées dans les actions menées par OK-OC pourraient y être associées (Albias, St Nicolas, Lafrançaise, Montech).

L’extension du potentiel d’accueil et d’hébergement associatif et familial résoudrait ces problèmes que rencontre actuellement la seule association OK-OC.

 Alors, comment créer un embryon de comité de jumelage ?

  • Faire appel aux associations proches avec lesquelles nous avons déjà collaboré (Sapiac, PechBoyer, Quartier marché-gare, IEO-82, Lo Reviscol, Pont des savoirs, UTAM, etc.)
  • Solliciter des acteurs culturels de Montauban, bref, des gens qui ont des idées…

Ce premier groupe aurait la mission de réfléchir à un domaine d’activités sans pour autant alourdir les tâches propres à chacun de ses associations-membres. Il créerait une dynamique. Un tel « pool » associatif aurait du poids auprès des collectivités territoriales qui pourraient se sentir obligées de s’investir officiellement.

 Mais surtout ne pas effrayer nos éventuels partenaires

 Autrement dit ne pas leur laisser entrevoir une charge de travail supplémentaire. Pour cela nous pourrions leur proposer une charte par laquelle ils s’engageraient à collaborer au sein d’un comité de jumelage Montauban-Pawhuska et pour cela

  • Accepter d’être citées comme associations constitutives du comité de jumelage
  • Faire connaître (avec notre aide) l’histoire fondatrice auprès de leurs adhérents
  • Diffuser après de leurs adhérents  les informations relatives aux échanges, notamment notre bulletin de liaison électronique
  • Participer éventuellement à la recherche de familles d’accueil.

 Nous sommes à un tournant de notre histoire. Après vint-huit ans d’existence, le dilemme est le suivant :

 - Ou bien nous continuons comme nous l’avons fait ces dernières années. Et nous n’avons plus que quelques années d’existence devant nous.

- Ou bien nous changeons d’échelle, nous recrutons et rajeunissons nos cadres, nous installons un véritable jumelage impliquant d’autres membres que ceux d’OK-OC. Alors nous pouvons espérer survivre et prolonger longtemps notre belle histoire.

Ces réflexions me sont personnelles et n'engagent en rien l'association Oklahoma-Occitania. Vous pouvez les commenter, les désapprouver ou apporter de nouvelles idées en postant des commentaires à la fin de cet article. Vous pouvez aussi me contacter : jcdrouilhet@club-internet.fr et, bien évidemment, adhérer à OK-OC en utilisant (ou recopiant) le bulletin d'adhésion ci-dessous. La carte de membre d'OK-OC vous sera envoyée. Précision utile : on peut être membre d'OK-OC tout en résidant ailleurs qu'aux environs de Montauban. A chacun de trouver son implication dans l'activité. ---------------------------------------------------------JCD

adhésion

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 juillet 2017

Chaque année en juin chez les Osages revient...

Le temps de la danse

 I'n-L'on-Schka

 

En langue osage, I'n-L'on-Schka signifie "l'aire de jeux du fils aîné". La danse, dans laquelle les femmes ne jouent qu'un rôle périphérique, célèbre les valeurs masculines traditionnelles tout en contribuant à combattre l'individualisme et l'agressivité dans la tribu. Les participants, qui se comptent maintenant par centaines, se rassemblent chaque juin dans trois communautés d'Oklahoma : Pawhuska, Hominy et Grayhorse, où les présidents de danse, le Drumkeeper (un fils aîné de la tribu, gardien du grand tambour) et le comité organisateur de danse préparent la Danse tout au long de l'année.

La danse I'n-L'on-Schka a un contenu religieux ; elle rappelle les règles de conduite morale et de sociabilité aux membres de la tribu.

 

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par Fred M. Lookout  (traduction Norbert Sabatié)

Fred LookoutParmi les manifestations culturelles de la nation Osage, l'une des plus importantes aujourd'hui est la cérémonie I'n-Lo'n-Schka. On a prétendu que son objectif serait de stimuler les valeurs d'héroïsme au sein du peuple et de conserver vivante la mémoire des faits historiques, des actes de bravoure propres à une communauté de guerriers.

La danse I'n-lo'n-Schka n'a rien à voir avec la guerre, ses préparatifs ou ses conséquences. Ceux qui l'ont désignée comme étant " la danse de guerre des osages " sont des observateurs peu avertis qui se trompent.

Aujourd'hui les objectifs principaux de cette cérémonie osage résident en la préservation et la perpétuation de la culture, des coutumes et des traditions osages. La qualité de membre de la tribu est réservée d'abord aux représentants de sexe masculin de la nation Osage et est considérée comme l'un des plus grands honneurs. La période préparatoire et les rites initiatiques donnent lieu à d'importantes cérémonies.

Le chant, tel que le concevaient nos ancêtres, faisait intégralement partie de la vie de l'Osage. Par les chants, l'Osage entretenait sa relation spirituelle avec Wakonda qui le comprenait. Les chants ont été précieusement transmis d'une génération à la suivante et constituent un élément important de toute société tribale.

 

drum

 

Le tambour est reconnu comme étant une entité. Il représente un lien avec notre créateur et les esprits de nos aïeux. A la suite d'un choix minutieux, la garde du tambour est confiée à une famille responsable. Le fils aîné porte alors le titre de " Gardien du Tambour " par lequel il sera désormais désigné.

L'équilibre écologique de nos communautés osage a été détruit, les aptitudes traditionnelles sont devenues inopérantes et l'équilibre de nos sociétés s'en est trouvé détérioré. Le processus de christianisation a concidé avec ceux d'éducation et de civilisation. Il ne nous reste que des vestiges de l'ensemble qui existait auparavant. En fait, c'est la force de la I'n-Lo'n-schka Osage, sa vitalité, sa ténacité et sa souplesse qui ont permis la survie de nos communautés. Les valeurs sociales telles que le partage, l'entr'aide, l'égalité et la solidarité ont soutenu nos communautés en dépit de conditions qui auraient détruit leur cohésion.

 

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Danseurs traditionnels osages_1

 

La nation osage est répartie en trois secteurs distincts à l'intérieur du comté Osage : Hominy, Pawhuska et GrayHorse. Chacun a son propre tambour et chacun choisit son calendrier de cérémonies. Les danses durent quatre jours consécutifs, commençant un jeudi après-midi pour se terminer le dimanche après-midi suivant. Il y a deux sessions de danses chaque jour et une seule le dimanche après-midi.

 

Il existe à peu près trois cents chants appartenant à la I'n-Lo'n-Schka. Un peu plus d'une centaine commémorent des faits historiques ou rappellent aux participants les idéaux de conduite sociale. Les paroles en sont elliptiques : un simple mot ou une brève expression rappellent tout un enseignement. Aussi ce chant n'est-il significatif que pour un Osage. Une traduction littérale serait vide de sens, à moins de connaître l'histoire et le contexte qui a inspiré sa création. De nombreux autres chants ne sont constitués que de vocalises mais leur appartenance à la I'n-Lo'n-Schka est due à leur rythme et à la manière dont ils sont chantés.

Les Anciens de la tribu Osage nous ont transmis le plus grand cadeau qu'une personne puisse faire à une autre : la nourriture et les fruits de la Terre-Mère.

 

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danseurs traditionnels

 

En parlant de la nature en général, nos ancêtres nous disaient que l'homme ne devait pas être considéré comme supérieur à toute chose. Les animaux, en particulier, ne devaient pas être considérés comme subordonnés à l'homme. Toutes choses étaient égales  et les hommes représentaient le genre humain comme l'une des nombreuses manifestations de la vie. Chacun de ces êtres était doué de pouvoirs équivalents. L'homme n'avait pas une place à part, il n'était qu'une partie de la nature.

 

motif de flocage sur T-shirt créé par Erica Prettey Eagle

 

Nous vivons des fruits de la Terre-Mère. Tous les êtres vivants tirent leur nourriture de la Terre-Mère. C'est la nourriture qui apporte la force à notre corps et nous obtenons le pouvoir des animaux qui nous font cette offrande spéciale. Le Créateur les a doués d'un pouvoir particulier et, si nous le lui demandons, il nous enverra l'animal avec le pouvoir spécial qui nous viendra en aide en cas de besoin.

Le partage de la nourriture est en soi une bénédiction. Au fil des ans, l'offrande et le partage de la nourriture sont devenus une tradition dans chacun de nos rassemblements. La fête traditionnelle est devenue une part essentielle de notre culture.

 

2002 : deux OK-OC chez les Osages --- Henry Van Loenen (gauche) et Louis Salesse (centre)

 

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