Oklahoma-Occitania

17 août 2019

code de la route osage

Signalétique osage

signalétiqueUn nouveau panneau sur la route 60 de Pawhuska à Bartlesville indique, sur fond de silhouette de bison, que vous roulez sur la « Route Osage » dans le nouveau système graphique de la langue osage pour Wahzhazhe (Osage) O. Zha ^ .Keh (piste) 

Dans l'angle supérieur gauche on remarque dans un disque bleu la silhouette blanche du Scissor Tailed Flycatcher (littéralement : l'attrape-mouche à queue en ciseaux. Son nom français est Tyran à longue queue). C'est une espèce exclusivement américaine. C'est l'un des oiseaux emblématiques de l'Oklahoma.

Scissor Tailed Flycatcher

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27 juillet 2019

Greta Thunbergh

Un colibri nommé Greta

 

 

 

colibri

 

 Pas plus gros que des coléoptères, les colibris sont ces jolis oiseaux-mouches d'Amérique qui plongent leur long bec dans les fleurs. Une légende amérindienne court depuis des siècles à leur sujet. La voici…

La grande forêt était en  flammes. À la lisière, les animaux atterrés regardaient impuissants les flammes gigantesques dévorer la vie. Un colibri se hâtait, du lac à l'incendie, multipliant les aller-retour pour déposer une goutte d'eau sur le feu. Le toucan au gros bec ricana :

– Colibri   ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? 

– Je le sais, répondit le colibri, mais je fais ma part.

Un prophète nommé Chirac prononça un jour cette phrase historique : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Un petit colibri suédois vient de relever le défi.  Depuis plusieurs mois cet oisillon parcourt la planète avec une goutte d'eau dans son bec qu'elle dépose sur la terre en feu. Son nom : Greta Thunberg, âge : 16 ans, lycéenne en grève tous les vendredi. Mardi 23 juillet au matin, elle était à Paris, à la tribune de l'Assemblée nationale du haut de laquelle elle lança aux députés : « Vous n'avez pas compris ce que nous faisons. A la place de nous dire merci, faites quelque chose ! »

Car parmi nos députés – le saviez-vous ? – il y a aussi quelques toucans goguenards qui ouvrent leur large bec pour intimider le colibri nommé Greta. Peine perdue. Greta est courageuse et tenace.

Elle fait sa part.

Greta

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13 juillet 2019

La Terre-Mère

 Seattle, Vanessa et nous...

 

Vanessa Jennings est une amie d'OK-OC depuis vingt-sept ans. Elle appartient à la tribu Kiowa du sud de l'Oklahoma. Vanessa est venue plusieurs fois à Montauban et en Lorraine avec des membres de sa famille.

Vanessa5

Nous avons reçu de Vanessa Jennings un émouvant e-mail. Voici ce qu’elle nous écrit :

« j’ai trouvé ce qui suit dans un livre que [ma fille] Summer a rapporté de l’université indienne Haskel » :

  • Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent, la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de nos parents.
  • Enseignez à vos enfants ce que nous avons toujours enseigné aux nôtres : que la terre est notre mère. Et que tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
  • Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
  • Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre.
  • Cela nous le savons.
  • Toutes les choses se tiennent, comme le sang qui unit une même famille.
  • Toutes les choses se tiennent et tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
  • Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil.
  • Tout ce qu’il fait à cette trame, il le fait à lui-même.

Il s’agit d’un extrait des Paroles de Seattle, chef des Indiens Duwamish prononcées en 1854 en réponse au président des États-Unis qui proposait à la tribu d’acheter ses terres des plaines du nord-ouest.

Voici le commentaire de Vanessa à la suite de cette citation :

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« Ces paroles nous unissent à vous comme à nos nombreux autres frères et sœurs inconnus, d’ici, en pays indien, à l’autre côté de l’océan, en France. J’ai été surprise d’apprendre que ces paroles profondes avaient été un sujet de discussion à l’université indienne. Elles exercent une forte impression sur mon pauvre cœur malade parce que sur chacun de vos visages j’ai vu vos sourires et j’ai entendu vos rires. J’ai pensé que je devais partager cela avec vous. »

 

Un grand merci à Vanessa qui tenait à nous faire partager son émotion. C’est pour cette raison que son texte a été traduit et publié ici.

 

Notre mère la Terre

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Rappelons, à l’occasion, que la phrase de Seattle « La terre n’appartient pas à l’homme, l’homme appartient à la terre » est inscrite sur la stèle qui identifie la terre indienne du Jardin des Plantes de Montauban depuis 1992.

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 la stèle sur la terre indienne du Jardin des plantes de Montauban

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06 juillet 2019

traditions des Osages

Les danses In-Lon-Schka

des Osages

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Selon Eddy Red Eagle Jr, l’ancien et très respecté leader spirituel des Osages, chaque année en juin, les trois villages des Osages situés à Pawhuska, Fairfax et Hominy organisent des danses sacrées appelées In'Lonshka Dances. Elles se déroulent sous l'aire de danse de chaque village. Le village indien près de Fairfax s'appelle Grayhorse.Ces danses sont les fondements culturels historiques de la nation Osage et sont considérées comme hautement sacrées par tous les participants. Par conséquent, le comportement des participants, des visiteurs et des amis est totalement soumis aux règles de la danse, ce qui crée une solemnité à laquelle adhèrent jeunes et moins jeunes. L'accès à ces événements se fait exclusivement sur invitation. Tous les appareils d'enregistrement et les caméras sont interdits pendant la danse et ne doivent même pas être visibles sinon ils sont confisqués et le propriétaire est prié de sortir. Les photos des danseurs sous le hall de danse sont strictement interdites. Les places sous le hall de danse sont également réservées aux Osages et à leurs invités. Toutefois, les invités peuvent regarder les danseurs de l'extérieur. Seuls les Osages et leurs invités sont autorisés à danser. Les Osages portent des vêtements traditionnels pour danser. Le soir, les familles retournent dans leurs campements où ils prennent leurs repas. Les campements sont des domaines familiaux, réservés à chaque famille et ses invités. Ces campements ne sont pas ouverts au public. Les danses ont lieu dans les trois villages: Pawhuska, Hominy et Grayhorse, sur des terres indiennes gouvernées par la nation Osage. La police des Osages assure la sécurité pendant les danses. L'alcool et les marchands sont interdits lors de ces événements.

 

 

2012 Grayhorse In-Lon-Schka Dances

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03 juillet 2019

la culture des trois sœurs

Le système de culture associée

des ethnies amérindiennes

d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale


Les Trois Sœurs

 

Sculpture iroquoise en stéatite

Sculpture iroquoise en stéatite

par Raphaël Ponce

L’association du maïs, de la courge et du haricot n’est pas innocente et trouve son origine dans les mythologies amérindiennes. La méthode des « trois sœurs » ou du « jardin Iroquois » qui consiste à cultiver simultanément maïs, fèves ou haricots grimpants et courges (ou encore potirons, calebasses,courgettes, pastèques etc.), est une technique agricole ancestrale de culture associée pratiquée par les Amérindiens d’Amérique du Nord ou Centrale depuis plus de 6000 ans. Très utilisée chez les Iroquois, il s'agit pour eux d'une trinité divine qui a jailli de la tombe de la Terre Mère, morte d'avoir  enfanté les jumeaux Bien et Mal. Cette technique des « trois sœurs », qui est particulièrement adaptée aux climats tempérés ou secs, connaît depuis quelques années un regain d’intérêt important chez ceux qui pratiquent la permaculture (mode d'agriculture qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème pour une production agricole durable, très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants).

 

Seneca Iroquois corn husk masks


Masques iroquois en cosses de maïs de la Société des Husk Faces, ils interviennent le plus souvent en hiver lors de cérémonies de guérison, pour l'abondance des récoltes et la bienvenue des enfants. Réalisés par les femmes, ils sont uniquement portés par des hommes. Ils sont un élément important dans la vie des Iroquois.

Provenance des masques (de gauche à droite) :
réserve sénéca Cattaraugus, New York - Réserve sénéca Allegany, New York - Réserve sénéca, Oklahoma.


D’un point de vue botanique, ces trois plantes se complètent harmonieusement et bénéficient l’une de l’autre tout en conservant la fertilité du sol d’année en année. Les plants de maïs jouent le rôle de tuteur pour les haricots grimpants. Les plants de haricots fixent dans le sol l’azote dont les autres plantes ont besoin. Quant aux courges, elles fournissent avec leur feuillage abondant une couverture qui aide à la fois à conserver un taux d’humidité constant dans le sol et à réduire la prolifération des mauvaises herbes. En fin de saison, les déchets résiduels de chaque plante constituent la base d’un compost riche qui peut être réincorporé au sol. D’un point de vue nutritif, la culture des trois plantes génère une alimentation tout à fait équilibrée. Riche en glucides et en protéines, le maïs est un aliment énergétique qui contribue toujours à l’équilibre alimentaire de nombreuses sociétés. Les haricots secs sont riches en protéines et contiennent même les acides aminés qui manquent au maïs.
Finalement, les courges (et leurs graines) sont sources de vitamines et de lipides.

 

Culture associée des Trois Soeurs


On peut supposer que les premiers à pratiquer la méthode des « trois sœurs » furent les Mayas, puisque le maïs est originaire du Mexique où il est cultivé depuis plus de 9000 ans (le Popol Vuh, livre sacré des Mayas Quichés sur la mythologie et la cosmologie de ce peuple, fait référence à cette triade agricole et alimentaire). Ils ont appelé cette technique « milpa » (appellation issue de "Nahuatl mil-pa" signifiant "Ce qui est semé dans les champs") et les Mexicains utilisent encore aujourd'hui ce terme pour désigner la méthode des « trois sœurs ».

 

Yum Kaxx (dieu maya du maïs)

Yum Kaxx (dieu maya du maïs)


Plante divine chez les Mayas et les Aztèques, le maïs est associé à l'astre roi, le Soleil, symbole de la vie et de la résurrection. Selon le Popol Vhu, l'être humain aurait été façonné par les dieux avec du maïs, de l'eau et du sang de serpent. Des grains de maïs sont placés dans la bouche des morts lors des rituels funéraires. Le dieu du maïs (Hun Hunahpu ou Yum Kaxx ) était représenté comme un jeune homme, dont la tête était ornée d'un épi de maïs. L'hiéroglyphe de son nom est sa propre tête, surmontée de la représentation d'un épi de maïs fortement stylisée et couvert de feuillage.

 

Hun Hunahpu (dieu maya du maïs)

Hun Hunahpu (dieu maya du maïs)


La milpa est toujours pratiquée par les agriculteurs autochtones mexicains afin de préserver les diverses variétés de maïs traditionnelles de la contamination des semences par des OGM car, malheureusement, des études ont confirmé que des transgènes ont migré vers les cultures traditionnelles. La contamination de plusieurs lots de maïs mexicains s'est avérée et ces résultats sont d’autant plus graves parce que le Mexique, berceau de la culture du maïs, est considéré comme le centre de diversification génétique de cette céréale. Il ne faut pas que la lutte contre la faim serve de prétexte aux multinationales et autre lobbies afin d'augmenter les rendements et d'imposer leur dictat qui vise en premier le profit plutôt que le bien commun.

 

cuisiniers

Un cultivateur de maïs mexicain protestant contre Monsanto, à Mexico City en janvier 2013
[Source : Le cri d'alarme des cuisiniers contre l'autorisation de cultiver du maïs OGM (2015) >>> http://tinyurl.com/yyzw28pj]


Par contre, la milpa est une culture très productive au point que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) considère que, lorsqu'elle est associée à la tenue d'un petit potager vivrier complémentaire (appelé au Mexique le "solar"), elle est une solution pour atteindre la souveraineté alimentaire dans les pays où elle est cultivée. À l'inverse, bien entendu, de la monoculture qui n'est pas recommandée sur le plan agronomique, tellement elle comporte d'aspects et effets négatifs (dégradation, appauvrissement et contamination des sols, baisse de la biodiversité,
perturbation des écosystèmes etc.).
Plus d'information sur la page web de GRAIN ici >>> http://tinyurl.com/y2q2n7h4 (GRAIN est une petite organisation internationale qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité).
Une espèce de maïs originaire du Mexique pourrait permettre une culture sans engrais >>> http://mapecology.ma/?p=96876
Voir aussi le documentaire "Vers d'autres mondes - Le mais mexicain, un grain de résistance" (2014) France 5 >>> http://tinyurl.com/y46ma2ar
Une série limitée de 1 dollar américain a été frappée en 2019 avec à l'avers une effigie de Sacagawea portant dans son dos son fils Jean-Baptiste Charbonneau et, au revers, une Amérindienne cultivant des courges, du maïs et des haricots selon la méthode « trois sœurs » [page web >>> http://tinyurl.com/y597c9ta]

 Dollar américain de 2009

 

Variantes de la méthode de culture des « trois sœurs »


Les Anasazis, ancêtres des Zunis et des Hopis du sud-ouest de l'Amérique du Nord, sont connus pour avoir adapté la technique des trois sœurs à leur environnement aride. Les Tewa (Indiens Pueblos) et autres tribus du sud-ouest ajoutent une quatrième sœur attirant les abeilles pour favoriser la pollinisation des haricots et des potirons. Elle est appelée « Plante à abeilles des montagnes Rocheuses », plus connue localement sous les termes de Rocky Mountain Beeweed, Rocky Mountain Beeplant, Bee Spiderflower, Stinking clover, Waa' en navajo ou encore Navajo
spinach.
En Chine, à la frontière entre le Yunnan et du Sichuan, sur les contreforts de l'Himalaya, l'ethnie matriarcale Moso du groupe Naxi, cultive elle aussi traditionnellement les trois sœurs, selon une technique identique à celle employée dans les Amériques.
En France, dans le Sud Ouest, on cultive les haricots de type tarbais avec le maïs. Les haricots produits ainsi sont appelés haricots « maïs » et sont réputés pour leur finesse attribuée au fait que ces haricots poussent à l'ombre du maïs et produisent donc moins d'amidon que les haricots poussant sans maïs.

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29 juin 2019

anniversaire

 

Louis Salesse, notre ami...

 

L'association Oklahoma-Occitania (OK-OC), s'honore d'avoir parmi ses adhérents l'un de ses fondateurs : l'abbé Louis Salesse. Il célébrera dimanche 30 juin ses 70 ans de sacerdoce.

Le parcours spirituel et sacerdotal de Louis Salesse mérite attention et respect. Ordonné prêtre en 1949 il a été affecté en diverses paroisses du Tarn-et-Garonne, notamment à Montauban (Sainte-Thérèse, Notre-Dame-de-laPaix, Saint-Orrens-Villebourbon, Sapiac), puis Lauzerte, Cazes-Mondenard, Sainte-Livrade et Lizac. Il a été aussi longtemps le rachaï, c'est à dire le curé des Gitans et des Gens du voyage, "une proximité qui m'a beaucoup enrichi", dit-il. Cette immense richesse spirituelle, accumulée tout au long de sa vie sacerdotale, il l'a généreusement dépensée au service des pauvres et des faibles. Et tel est le paradoxe qui enrichit encore davantage celui qui distribue autour de lui ses trésors de sagesse et de bienveillance.

Louis Salesse est devenu membre d'OK-OC dès qu'il a eu connaissance de l'histoire extraordinaire qui est à l'origine de notre association : l'arrivée à Montauban en novembre 1829 de trois Osages perdus en France depuis plus de deux années, des SDF dirait-on aujourd'hui. La bienveillance charitable de l'évêque de Montauban, à cette époque Mgr Dubourg, ne pouvait le laisser indifférent. C'est donc tout naturellement qu'il est venu enrichir notre petite équipe. Il est devenu notre ambassadeur auprès du diocèse de Montauban dans notre démarche d'associer l'évêque à chaque événement que constituait l'arrivée et le séjour de membres de la tribu Osage, venus d'Oklahoma, de Californie ou d'autres Etats de la fédération américaine. Ce sont des dizaines d'Osages qui ont ainsi rencontré les quatre évêques successifs de Montauban depuis la naissance d'OK-OC en 1989.

Mais Louis Salesse ne pouvait manquer de boucler son intérêt pour le peuple Osage sans un retour aux sources. C'est ce qu'il fit en septembre 2002 lors d'un voyage dans la réserve organisé par OK-OC en collaboration avec la nation Osage auquel il participa.

Dimanche matin à 11 heures une messe sera célébrée en l'église Saint-Martial de Lizac (Tarn-et-Garonne) en célébration du soixante-dixième anniversaire de l'ordination du Père Louis Salesse. Elle sera suivie du partage d'un verre de l'amitié et d'un repas à la salle des fêtes de Lizac.

OK-OC vous souhaite un bon anniversaire, cher Louis.

 

Terry, Erica et le père Louis Salesse, membre d'OK-OC

Tery et Erica en tenue de mariée traditionnelle avec Mgr Ginoux, évêque de Montauban

img010

Le groupe français-occitan à Pawhuska (capitale des Osages) en septembre 2002.

Louis Salesse est assis à gauche (sac blanc à la main)

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22 juin 2019

Marie-Claude Strigler

 " L'art des Osages "

Une conférence-diaporama

de Marie-Claude Strigler

MC STRIGLERMardi 21 mai, salle de conférences de l'Ancien Collège, Marie-Claude Strigler présentait une brillante conférence à l'université de tous âges de Montauban (UTAM). Elle-même universitaire de Paris III, Marie-Claude Strigler est une spécialiste des Indiens d'Amérique qu'elle rencontre régulièrement aux Etats-Unis et à Paris lors de leur passage. Elle a écrit plusieurs livres dont Les Indiens Osages (OD éd. -- coll. Nuage rouge).

« L’art n’existait pas pour les Amérindiens, dit-elle. Il ne s’agit que d’objets rituels, sacrés, ou utilitaires, mais souvent à valeur spirituelle. Le mot "art" traduit donc notre regard sur tous ces artefacts (...) L’art des Osages reflète leur conception de l’univers. Wakonta, puissance spirituelle de l’univers, a créé les Osages, puis leur a donné la responsabilité de la création de leur propre univers ».

Ainsi toute forme d'expression artistique prend-elle une valeur symbolique.

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Joe Don Brave, qui puise dans la tradition guerrière des Osages, comme le montre ce qu’il a fait à Rouen il y a deux ans, dans la galerie des continents. Comme beaucoup d’Osages, il revendique être d’une nation de guerriers.

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art osage2

 

art osage3

Norman Akers, qui explique que son art veut exprimer son identité, sa culture, son expérience personnelle, ais aussi la culture contemporaine. Il réalise entre autres de grandes peintures murales. Enfant, il était fasciné par les cartes, symboles de lieux inconnus, mélange du passé et du présent. Il n’est pas passéiste et n’hésite pas à utiliser des images digitales et des collages.

art osage4

Erika Moore Pretty Eagle, aussi jolie que son nom, est une jeune styliste dont les graphismes épurés sont « activistes », et prônent la protection de la planète.

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15 juin 2019

Les Osages à Montauban

Ils ont rencontré l'évêque

Montauban, novembre 2011 : l'évêque de Montauban accueille Russ Tallchief de la nation Osage

C'est la tradition, depuis... 190 ans.

La toute première fois, c'était en 1829 lorsque les trois Osages perdus : Petit-Chef, Grand-Soldat et Femme-Faucon allaient demander du secours à l'évêque de Montauban Louis-Guillaume Dubourg qu'ils avaient connu lorsqu'il était évêque de la Louisiane française.

Dubourg_LouisiaDubourg_Louisiane

Mgr DubourgEnsuite la tradition s'était endormie jusqu'en 1990, lorsque OK-OC la réveilla. Depuis cette date tout Osage qui passe à Montauban rend visite à l'évêque. Ainsi, Mgr Ginoux, l'actuel évêque du diocèse de Montauban a reçu en sa résidence Christopher Cote, le jeune Osage et sa compagne Jordan Aileah Cocker, une jeune Kiowa. La visite de courtoisie a eu lieu le mardi 7 mai en fin d'après-midi dans la plus grande simplicité et bonne humeur.

Montauban, mardi 7 mai 2019 : Mgr Ginoux reçoit Christopher Cote et Jordan Cocker

 

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07 juin 2019

Los Osages au Jardin des Plantes de Montauban

Un reportage

de France 3 Toulouse

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JDP1

Laurence Boffet (France 3) :

Le lien entre Montauban et la tribu indienne des Osages a été renoué il y a tout juste 30 ans, quand une association locale a redécouvert leur incroyable histoire.
Tout commence en 1827. Six Indiens de cette tribu traversent l'Atlantique pour une sorte de tournée sur le vieux continent. Ils sont exhibés dans des théâtres, rencontrent le roi Charles X, découvrent l'Europe... Mais lorsque l'intérêt pour eux retombe, ils se retrouvent abandonnés et sans ressource, sur le sol français. C'est alors qu'ils vont chercher à entrer en contact avec leur ancien évèque du temps de la Louisiane, devenu évèque de Montauban. Quand ils arrivent dans le Tarn-et-Garonne, en 1829, ils ne sont plus que trois : Petit Chef, Grand Soldat et Femme Faucon. Leurs trois autres compagnons ont trouvé la mort en chemin. Ce sont les quêtes organisées par l'évèque auprès de la population locale qui permettront de financer leur retour.

JDP 10 mai 2019

Une parcelle de terre Osage à Montauban

Peu à peu, cette histoire tombe dans l'oubli. Jusqu'à ce que l'association "Ok-Oc" la redécouvre, il y a 30 ans et renoue les liens avec les Osages. La tribu, composée d'environ 10 000 personnes, vit aujourd'hui en Oklahoma. C'est là, en mémoire de cette histoire commune, qu'une rivière a été rebaptisée "Gasconade". De ce côté-ci de l'Atlantique, les Osages se s'ont vus attribuer en 1992 une parcelle de terre. Plantée d'un Sequoia, elle se trouve dans le jardin des Plantes de Montauban. 
C'est là que ce vendredi 10 mai, deux représentants de la tribu sont venus célébrer cette amitié qui a traversé le temps. Un prélude à un "printemps indien", célébré pendant plusieurs jours à Montauban et à des commémorations jusqu'en octobre 2019.

Voyez le reportage d'Emmanuel Wat et Clara Delannoy :

01 juin 2019

à la mairie de Montauban

 

Un bon troc

Mairie 2019_03

« Bon troc ! »

C'est par ces mots que s'est conclu l'échange d'objets de valeur entre la jeune Kiowa Jordan Aileah Cocker et Madame le maire de Montauban.

Jordan a proposé à Madame Barèges d'échanger son collier de perlage (le cercle bleu) contre l'écharpe tricolore à pompons dorés, insigne de sa fonction. Aussitôt Mme le maire est allée lui en chercher une qu'elle lui a remise en acceptant le collier. Jordan portera fièrement cette écharpe de la République avec sa tenue traditionnelle lors des cérémonies de sa tribu comme dans les pow-wows. Elle la portera en ceinture, à la manière des magistrats de la Révolution.

Nous avons assisté ce jour-là à une très ancienne tradition qui remonte au temps de la Louisiane française lorsque les trappeurs français faisaient du troc avec les Indiens. C'était le jeudi 9 mai à l'hôtel de ville de Montauban, l'ancienne résidence de l'évêque Dubourg où il avait accueilli en 1829 les trois Osages perdus.

Jordan a salué ce bon troc d'un vibrant « youyou » de la plus authentique tradition des femmes de la tribu Kiowa.

 

mairie 2019_01

 

Le récit d'un " BON TROC ! "

par Jordan Aileah Cocker

Bon troc !

« J'ai aimé avoir été une " ambassadrice" de la tribu Kiowa et invitée de la nation Osage sur le territoire du peuple occitan, dans le sud de la France.Cette visite du peuple occitan a été incroyable. J'ai adoré passer du temps avec nos hôtes Emmanuel Fol et Marie. Les mots ne peuvent décrire la qualité de leur accueil. Je suis impatiente de rendre l’hospitalité ! Merci également à OkOc de m'avoir accueillie. J'ai adoré découvrir que de nombreux Kiowas se sont également rendus en France pour renforcer les relations entre  nos nations. Nous avons rencontré des maires, un évêque, des pianistes, traversé cérémonieusement le pont-vieux , échangé cdes cadeaux, mangé des escargots...  On a réussi à se faire des amis pour la vie. Parmi les tonnes d’expériences révélatrices et de moments privilégiés, l’un de mes favoris a été la relance du commerce entre nations. Voici l'histoire : La nation Osage était donc accueillie par le maire lors d'une réception à Montauban, et mon partenaire, Chris, était le représentant des Osages lors du voyage. Je me suis penchée et j'ai dit à voix basse: L'écharpe de Mme le maire est la même que celle avec laquelle nous dansons la "gourd dance" ... celles que les Blancs portaient au 19ème / 20ème siècles. Je veux porter cette ceinture de Mayoral à Kiowa Tia Piah cette année. »... et pour la première fois depuis longtemps, un échange a été conclu avec les Français ! J'ai eu sa ceinture et elle a eu mon médaillon en échange. Yèèhhh...! »

Jordan Aileah Cocker

 

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