Oklahoma-Occitania

22 septembre 2018

Mémoire d'OK-OC

1998

Retour d'Oklahoma

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Par Jean-Claude Drouilhet

 

Jack AnquoeDu 12 au 30 juin 1998, Jack Anquoe m'avait invité au 47e Pow wow de Tulsa (Oklahoma) et j’avais aussi l’honneur d’y représenter la ville de Montauban.

J’ai participé à trois grandes manifestations rassemblant en tout des milliers d’Amérindiens des Etats-Unis et du Canada : les danses traditionnelles I’n-Lon Schka à Hominy dans le Comté Osage (Oklahoma); le 15e pow wow intertribal annuel de Memphis (Tenessee) ; le 47e pow wow intertribal annuel de Tulsa (Oklahoma).

Outre ces événements publics, j’ai participé à plusieurs rencontres privées : six repas traditionnels rassemblant chacun près d’une centaine d'Indiens et une réunion amicale réunissant 25 Osages de Pawhuska (Oklahoma).

 

Kiowas à St-Nicolas de la grave (82) - Jack Anquoe est à droite de la photo

Au titre de représentant de la ville de Montauban, j’ai été présenté aux différentes manifestations publiques ainsi que personnellement à plusieurs personnalités : M. Jack Anquoe (Indien Kiowa), directeur du Comité organisateur du pow-wow de Tulsa ; Mme l’adjointe au maire de Tulsa, chargée des affaires culturelles; M. Jack Shoemate (Indien Comanche), maire de Pawhuska (Oklahoma); M. Curtis Zunigha, chef de la tribu des Indiens Delaware ; M. le chef de la tribu des Indiens Arapaho.

La ville de Montauban a été citée dans plusieurs articles de journaux américains annonçant les pow wows ainsi que dans divers programmes de la télévision. J’ai été interviewé par deux journaux américains importants : le Tulsa World et l’Oklahoma Indian Time.

J’en viens à la description de mon activité de représentation .

Aux danses de Hominy, chez les Osages: prises de parole aux banquets traditionnels - participation aux cérémonies traditionnelles de cadeaux (Give away), bannière occitane déployée, au centre de l’arène de danse. Hommages appuyés des Osages, à la ville de Montauban et à l’Occitanie.

Au pow-wow de Memphis: prises de parole au titre de représentant de la ville de Montauban et de la population occitane.

Au pow-wow de Tulsa: inscription au programme officiel du pow wow au titre d’invité - participation aux grandes entrées précédant chacune des cinq sessions du pow wow. (Il s’agit d’un défilé dans l’arène de danse, au son du tambour indien, avec en tête les bannières indiennes à plumes d’aigles, les drapeaux des Etats-Unis et du Canada suivi des drapeaux occitan et français; venaient ensuite, en tenue de parade, les danseurs hommes, femmes et enfants - prise de parole à chacune des sessions du pow wow - participation officielle à la cérémonie traditionnelles de remise des cadeaux. Il s’agit là d’un hommage solennel rendu à la communauté représentée.

Mes interventions publiques ont abordé les sujets suivants :

- un rappel de la base historique de notre lien actuel avec les communautés amérindiennes et une description rapide de nos échanges (terres indiennes, printemps indiens, recontres scolaires, conférences, expositions, etc.)

- une évocation de la tradition d'accueil de notre ville de Montauban;

- une présentation de l’Occitanie et de notre culture millénaire;

- une présentation du projet Nikan II pour l’an 2000 à Toulouse dont une partie des assises devait avoir lieu à Montauban. (Ce projet a malheureusement été abandonné)

Ces interventions ont permis de nombreux contacts personnels qui devaient déboucher sur des prolongements sous forme de projets à court et moyen terme.

 

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1) Jumelage Montauban-Pawhuska :

Pawhuska ( 6 000 habitants ) est le chef-lieu du Comté Osage (d’une superficie équivalente à celle de deux départements français). Elle est le siège de l’administration de la tribu Osage. Bien que d’une population moindre que celle de Montauban, elle jouit d’une importance économique certaine due à l’activité d’extraction pétrolière qui fait la richesse du Comté.

L'ancien maire de Pawhuska, Monsieur Jack Shoemate, un Indien Comanche, ancien superintendant de la tribu Osage (aujourd’hui retraité) a signé en septembre 1999 la convention de jumelage Montauban-Pawhuska avec Monsieur Roland Garrigues, alors maire de Montauban .

Désormais Pawhuska et Montauban sont officiellement "villes sœurs"

 

Re-exposition de panneaupawhuska1

 

2) érection d’une croix occitane en territoire osage :

En réponse aux dons de terres indiennes en Occitanie, Archie Mason, de la nation Osage, avait proposé d’ériger une croix occitane sculptée dans de la pierre sur une terre du village osage de Gray Horse (Comté Osage, Oklahoma). Ce projet a abouti en 2013. Une pierre portant la croix d'Occitanie a été inaugurée à proximité du musée de la nation Osage à Pawhuska.

 

monument 234

 

Ayant eu connaissance de ce projet, Jack Anquoe, membre influent de la Nation Kiowa résidant à Tulsa avait évoqué la possibilité d’élever une autre croix occitane au cœur de la deuxième ville d’Oklahoma.

Il se proposait également de composer une adaptation du « Se Canta » en un chant indien accompagné du tambour cérémoniel. Cette adaptation serait bien sûr interprêtée lors d’une inauguration de monument-croix occitane.

Hélas, Jack Anquoe décédait quelques années après. Nous sommes nombreux ici à honorer sa mémoire.

3) participation au 48e pow wow de Tulsa en 1999 :

Jack Anquoe a manifesté à plusieurs reprises son intention d’inviter des représentants de la municipalité de Montauban au prochain pow wow de Tulsa. La présence occitane y serait également représentée par un groupe de musiciens-chanteurs occitans (La Talvera, de Cordes).

4) participation de M. et Mme Jack Anquoe au prochain Printemps indien en Occitanie

5) venue d’un groupe de chants et danses Kiowas en l’an 2000 autour du congrés international Nikan II

En conclusion :

Je crois pouvoir affirmer que Montauban, l’Occitanie et la France sont désormais chères au cœur de milliers d’Indiens.

Ces rencontres ne doivent pas être confondues avec des manifestations folkloriques, encore moins avec des produits touristiques. Il s’agit d’authentiques quêtes d’identité, de plongées dans l’histoire et la culture, d’interrogations du futur.

Il paraît évident que nous ayons tout à gagner à la fréquentation de telles manifestations, en tant qu’Occitans, citoyens français et fondateurs conscients et responsables de l’identité européenne.

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13 septembre 2018

erreur

MEA CULPA !

oups

Dans l'article publié hier j'annonçais imprudemment la naissance de la nouvelle association du Fousseret : "Terre-Mère en Occitanie". Il s'agissait en fait d'une naissance prématurée. Les statuts ne sont pas encore totalement ossifiés ; le conseil d'administration est en développement avancé mais non encore achevé... Bref, le bébé est mis en incubateur jusqu'à son terme qui ne saurait tarder.

Voilà ce que c'est que de se laisser emporter par son élan. La prochaine fois je tournerai trois fois mes deux doigts sur le clavier. Je prie tous ceux qui ont sorti pour rien leur coupe à champagne du placard de bien vouloir m'excuser. La prochaine fois, c'est ma tournée !

JCD

mea culpa

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12 septembre 2018

Une association est née

Terre-Mère en Occitanie

L'association Terre-Mère en Occitanie est née le lundi 10 septembre à 15 heures dans un local municipal de la commune du Fousseret en Haute-Garonne.

Logo JDI_01 Elle aura la mission de porter le projet de Jardin des Indiens d'Amérique, de réaliser ce jardin, de l'entretenir, le faire vivre, en gérer la fréquentation, l'administration et l'organisation d'événements en collaboration avec d'autres associations (Les Fous du Bois, Oklahoma-Occitania, Fondacion Occitana, Convergencia Occitana, Musique entre Pierres, ect.) et avec des tribus d'Indiens d'Amérique.

Logo JDI_02

Les deux logos ci-dessus n'ont aucun caractère officiel. Ils ne sont là que pour illustrer cet article.

Deux concepts d'égale valeur

Ce nom de l'association du  Jardin des Indiens d’Amérique au Fousseret (31) s’articule sur deux concepts d’égale valeur :

Terre-Mère : C’est un invariant des cultures amérindiennes sur l’ensemble du continent. Egalement nommé « Mother Earth » en Amérique du Nord ou « PachaMama » en Amérique centrale ou du sud, ce concept désigne une communauté indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux. Ce sont tous les êtres vivants placés sur un même cercle d’importance ainsi que les minéraux, l’air, l’eau, les écosystèmes. Il est différent de celui de « terre nourricière » qui est un concept anthropocentré et environnementaliste (l’être humain est au centre, tout le reste est son environnement dont il dispose à sa guise)

Occitanie : Au-delà du nom de notre région c’est une référence à la culture des Troubadours porteuse de valeurs telles que l’Amour (mot de la langue occitane), le Paratge (l’égalité parfaite), la Tolérance.

Terre-Mère et Occitanie sont deux concepts interféconds. Leur rapprochement est inhabituel ; il signe le caractère innovant du projet de « Jardin des Indiens d’Amérique »

PachaMamaOccitanie à Carcassonne

Rappel du contenu de ce projet : Ce jardin s'inscrira dans la mouvance des applications territoriales du développement durable. Sur un terrain d’environ 1 hectare situé sur le territoire de la commune du Fousseret*, il s’agit de créer un jardin botanique dédié aux espèces végétales d’origine américaine que nous avons héritées des agriculteurs amérindiens et de leur manifester notre reconnaissance pour les bienfaits qu'ils ont apporté à nos civilisations modernes comme à nos ancêtres, les trappeurs français de la Grande Lousiane du 18ème siècle. La partie inférieure de ce terrain en pente douce sera aménagée en amphithéâtre pour revevoir les spectateurs des événements tels que conférences, danses et chants traditionnels de groupes d'amérindiens, concerts, etc.

 Louisiane

En avant-première

La benjamine des associations du Fousseret compte bien entraîner dans son projet un grand nombre d'adhérents, acteurs bénévoles et enthousiates. Elle vient d'adopter ses statuts et de constituer son premier conseil d'administration. Une réunion publique d'information sera tenue prochainement au cours de laquelle les adhésions seront prises.

Et pour motiver un large public à l'accompagner dans cette aventure originale, l'association Terre-Mère en Occitanie vous propose une rencontre avec une tribu d'Indiens d'Amérique, les Sioux du sud : la nation Osage en Oklahoma.

Une histoire extraordinaire la relie depuis près de deux siècles à la ville de Montauban, chef-lieu du Tarn-et-Garonne. Venez nombreux. Les Osages parlent aux Occitans !

affiche Le Fousseret

 

 

 

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08 septembre 2018

Jefferson, la langue d'Oc, les Osages et ... Montauban

THOMAS JEFFERSON

ET LA LANGUE D’OC

 

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 Jefferson statue

Thomas JEFFERSON fut le troisième président des Etats-Unis de 1801 à 1809.Il fut le principal auteur de la déclaration d’indépendance (4 juillet 1776) ; il occupa le poste d’ambassadeur des Etats-Unis en France, à Paris et pendant sa présidence, il acheta la Louisiane à la France.

En 1787, alors qu’il est ambassadeur en France, il adresse le 29 mars, d’Aix-en-Provence, une lettre à son secrétaire et confident William SCHORT qui contient un bien curieux passage, susceptible de captiver tous ceux qu’intéresse l’histoire de la langue occitane.

Voici la traduction faite par le professeur P. WOLFF tirée de la publication Linha Imaginot du 4 e trimestre 2003.

« Une autre circonstance à laquelle je ne m'attendais pas, est le changement de langage. J'avais pensé que le provençal n'était qu'un dialecte du Français; c'est au contraire plutôt le Français qui peut être considéré comme un dialecte du Provençal. C'est-à-dire que le latin est la langue originelle. Le Toscan et l'espagnol en sont des dégénérescences au premier degré. Le Piemontais (à ce que je suppose) au 2ème. Le Provençal au Berne, et le Français de Paris au 4ème. Mais le Provençal reste plus proche du Toscan qu'il ne l'est du Français, et c'est mon Italien plus que mon Français qui me permet de comprendre les gens d'ici. Ce langage, sous diverses formes, occupe tout le pays au sud de la Loire. Jadis il a précédé le Français sous le nom de langue romane. Les ballades de ses troubadours ont fait les délices des nombreuses cours d'Europe, et c'est de là que vient le nom de "romances" donné aux récits des Anglais. Chaque lettre y est prononcée, l'articulation y est distincte, aucun son nasal ne le défigure, et dans l'ensemble il approche en beauté l'italien et l'espagnol. Tout compte fait, c'est à mon avis un malheur que les circonstances historiques aient finalement assuré la prédominance du Français au lieu du Provençal. Son usage recule peu à peu, et il finira par disparaître, parce que peu de livres sont écrits en cette langue, et parce que l'on considère comme plus poli de parler le langage de la capitale. Cependant ceux qui apprennent ce langage ici le prononcent comme les Italiens. »

Gérard Massip

Jefferson dollarJefferson et les Osages

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Jefferson était polyglotte (latin, grec ancien, français, espagnol, italien, vieil anglais) et tout particulièrement francophile. Il était ami de La Fayette et devint ambassadeur des Etats-Unis en France de mai 1785 à août 1789.

Il s'était beaucoup intéressé aux langues amérindiennes dont il élabora la première classification. En 1803, après l'achat de la Louisane à la France (gouvernée alors par le Premier Consul Bonaparte) il prit l'initiative d'envoyer une mission d'exploration du nouveau territoire des Etats-Unis jusqu'au Pacifique. Ce fut l'expédition de Lewis et Clark, partie de Saint Louis en 1804 et de retour en 1806. Elle avait entre autres missions, celle de prendre contact avec les nouvelles tribus rencontrées et de leur délivrer un message de paix, d'amitié et de collaboration avec " le Grand-père de Washington".

C'est dans cet esprit que Jefferson prit l'initiative d'inviter à Washington les chefs de sept tribus : Osage, Missouri, Kansas, Otoe, Pawnee, Iowa, Sioux. Pour s'adresser à eux, il utilisa la langue française qu'il maîtrisait ; ce qui donne à penser que les Indiens comprenaient notre langue.

Nous avons une copie des six pages de ce discours écrites de la main de Thomas Jesserson que notre ami, l'historien osage Louis Burns, a eu l'amabilité de nous faire parvenir. Voici, ci-dessous, une copie de la première des six pages manuscrites suivie de la totalité du discours.

Jefferson1

« Mes amis et enfants,

 Chefs des Osages, des Missouris, des Kansas, des Pawnees, des Iowas et des Sioux

 

Je vous prends par la main de l’amitié et du fond de mon cœur, je vous assure que vous êtes très bienvenus au siège du Gouvernement des États-Unis. Le voyage que vous avez entrepris pour visiter vos pères sur ce côté de notre île, est long, et en l’entreprenant vous nous avez donné une preuve que vous désirez faire connaissance avec nous. Je remercie le Grand Esprit de vous avoir protégés pendant le voyage et de vous avoir amenés en sûreté à la résidence de vos amis, et j’espère qu’il vous aura constamment sous sa protection et vous restaurera en bonne santé à la résidence de vos amis et vos familles. etc. »

pour retrouver la totalité du texte de Jefferson, cliquez ici

Jefferson_Indiens

Jefferson et Montauban

 

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En 1787, Thomas Jefferson est ambassadeur des Etats-Unis en France. Vicime d'un accident au poignet droit, il entreprend un voyage d'étude dans le Midi de la France. C'est ainsi qu'en mai 1787, il arrive en Languedoc pour naviguer d'une façon originale sur le canal creusé plus de cent ans auparavant entre Sète et Toulouse par Pierre-Paul Riquet.

Voici un extrait des " Mémoires imaginaires " de Jefferson, écrites à partir de ses notes de voyage par Pierre Gérard, conservateur honoraire du Patrimoine *.

« [...] L'embarcation avance au rythe du halage : de trois à quatre kilomètres par heure. Le plus souvent je marche au bord du canal, stimulé par le chant des rossignols, à l'ombre d'une double rangée d'arbres. Le temps est d'ailleurs favorable. Il fait beau. Le voyage se poursuit sous un ciel sans nuage et sur des eaux limpides. Ô soleil du Midi que rien ne remplace !  [...] »

Depuis Toulouse, il poursuit son voyage par la route jusqu'à Bordeaux. C'est dans cette deuxième partie de son voyage qu'il va faire une bève visite à Montauban

« 23 mai... La voiture s'éloigne rapidement de Toulouse. Il n'y a plus de temps à perdre, je suis attendu à Bordeaux... Je m'arrête un instant à Montauban, dont le vieux pont enjambe le Tarn dominé par le palais des évêques. Cette ville de 20 000 âmes étale au soleil ses maisons de briques aux tons brûlés et farouches. Quarante-deux moulins y sont en activité, occupant près de deux mille ouvriers. C'est là qu'est faite la farine destinée aux Antilles. »

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* Pierre Gérard ; Le voyage de Thomas Jefferson sur le canal du Midi ;  éditions Loubatières, 1995

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01 septembre 2018

Jardin des Indiens (2)

Cérémonie de bienveillance

au JARDIN DES INDIENS

FoussLe Jardin des Indiens du Fousseret est désormais placé sous la haute bienveillance des Amérindiens, avant même la première plantation. Rappelons ce dont il s'agit.

Dans cette commune de la Haute-Garonne, le projet a été lancé de réserver une parcelle de 1 hectare aux espèces végétales originaires d'Amérique ayant rapport aux premiers occupants de ce continent : les Indiens d'Amérique. Les fruits, les légumes et produits que nos ancêtres en ont hérités sont aujourd'hui sur nos tables, dans nos jardins et dans nos champs. Que ferions-nous sans la tomate, le haricot, la pomme de terre, le maïs, etc. ? Nous en serions encore à préparer la soupe de fèves et avaler de la purée de glands ou de châtaignes.

La décision a donc été prise dans ce village de reconnaître l'apport considérable des agriculteurs amérindiens à la civilisation mondiale et de les en remercier. Une association est en cours de constitution ; elle veillera à la création de ce jardin, à son entretien et à l'animation d'événements.

 Grand Portage

Le groupe de chanteurs traditionnels de Stone Bridge Singers

Justement un groupe important d'Indiens Ojibwa (Chippewa) de la tribu du Grand Portage (Minnesota) séjournait à quelques kilomètres de là, au village de Palaminy. Ils étaient venus présenter certains aspects de leur culture avec le goupe de chanteurs traditionnels des Stone Bridge Singers, accompagnés de trois danseurs traditionnels, d'Agathe Armstrong directrice exécutive de l'administration tribale,  et d'un grand-père, John Morrin, Conseiller tribal.

Le premier acte de ce jardin des Indiens d'Amérique a été joué le dimanche 22 juillet à 11h30 en la présence de John Morrin et de Agathe Armstrong. Etaient également présents le maire du Fousseret et plusieurs de ses adjoints, le président de la communauté de communes, le vice-président de la culture et du tourisme ainsi que deux membres d'OK-OC.

 au 1er rang : Agathe Armstrong (sac blanc) et John Morrin (chemise bleue)photo Patrick Couland

La cérémonie a été discrète et très intime. John Morrin accompagné d'un interprète américain, Edmund Barton Bullock, a prononcé un discours de bienveillance au nom des Premiers Américains qu'il représentait ici dans sa langue ojibwa, traduite en anglais puis en français. Il a ainsi pris possession symboliquement de ce territoire.

Il s'est ensuite dirigé vers un arbre adulte en bordure du futur jardin au pied duquel il a déposé une offrande de tabac selon le rituel de sa tribu.

de g à d : J-C Drouilhet, Monique Drouilhet, John Morrin, France Amiel, Edmund Bullockphoto Patrick Couland

de g. à d. John Morrin et Edmund Bullockphoto Patrick Couland

John Morrin et Edmund B. Bullockphoto Patrick Couland

John Morrinphoto Patrick Couland

Le Jardin des Indiens du Fousseret est désormais placé sous la protection des peuples amérindiens et du Grand Esprit qu'ils vénèrent en toute occasion.

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25 août 2018

Jardin des Indiens (1)

LE FOUSSERET

et

LE JARDIN DES INDIENS

 

 

Depuis 1989, l’association Oklahoma-Occitania (OK-OC) de Montauban (Tarn-et-Garonne) entretient des relations suivies et des échanges culturels fructeux avec des Indiens d’Amérique (États-Unis, Canada, Guyane), principalement avec la nation Osage d’Oklahoma.

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A l’origine se trouve un point d’histoire locale montalbanaise. En novembre 1829, trois Indiens de cette tribu arrivaient à Montauban, ne sachant comment revenir dans leur pays après un épuisant parcours d’errance de plus de deux ans. La population montalbanaise avait permis leur rapatriement. Les descendants de ces premiers visiteurs osages n’ont pas oublié l’accueil de l’Occitanie. Ils sont revenus – plusieurs centaines en trois décennies – et nombreux sont ceux qui rêvent encore d’Occitanie.

A l’occasion de ces visites des « terres indiennes » ont été dédiées à des tribus (dont les Osages) par une douzaine de communes d’Occitanie.

Par des actes symboliques tels que les « dons de terre » ou les jardins dédiés aux Indiens, il s’agit d’attirer l’attention de nos concitoyens sur la générosité fabuleuse que les Indiens d’Amérique ont déployée en faveur de nos ancêtres les Français d’Amérique des 17ème, 18ème et 19ème siècles.

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Contenu du projet : Sur un terrain d’environ 1 hectare situé sur le territoire de la commune du Fousseret*, il s’agit de créer un jardin botanique dédié aux espèces végétales d’origine américaine que nous avons héritées des agriculteurs amérindiens.

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Une parcelle de ce jardin sera réservée à la culture combinée des « trois sœurs » (blé, haricot, citrouille) telle que les Indiens la pratiquaient. Des plantes à fleurs décoreront les diverses terrasses et des arbres tels l’oranger des Osages, l’érable à sucre, le bouleau, etc. (tous ayant une relation avec les Indiens) trouveront aussi leur place dans ce jardin. Une agriculture raisonnée liée au « développement durable » y sera pratiquée, inspirée des techniques des Premiers Américains.

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Si les Indiens n’ont pas inventé l’expression de « développement durable », ils  en appliquaient néanmoins les principes depuis des siècles, dans une économie qui n’était pas encore mondialisée, bien longtemps avant l’énonciation du concept moderne de développement durable. Le détour par le Jardin des Indiens est l’occasion de le rappeler.

Au moment où la sixième extinction massive des espèces vivantes de notre planète est largement commencée toutes les occasions doivent être saisies pour aider à une prise de conscience de ce danger. Une réflexion peut être initiée par un support concret tel qu’un Jardin des Indiens. Une halte au Jardin des Indiens sera une étape sur le chemin d’une réflexion nécessaire.

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Les Indiens d’aujourd’hui sont des survivants. Ils portent en eux la mémoire de peuples qui sont passés proches de l’extinction, sinon de l’extermination. La parcelle du territoire communal qui leur est dédiée peut être considérée comme un hommage à leur capacité de résilience et un encouragement à affronter les terribles défis de notre époque ■

Le jardin des Indiens du Fousseret a reçu récemment la visite d'Indiens Ojibwas de la tribu du Grand Portage dans le Minnesota. Cette visite a donné lieu à une cérémonie très simple qui sera relatée la semaine prochaine. Rendez-vous donc Samedi 1er septembre à 10 heures.

Si vous voulez être informé chaque semaine de la publication d'un nouvel article, il vous suffit de prendre un abonnement (gratuit et résiliable d'un simple clic). Merci de votre visite.

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* Le Fousseret est une commune de la Haute-Garonne située sur une colline à l'écart de l'A64 à mi-chemin de Toulouse et Saint-Gaudens.

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18 août 2018

Welcome to Pawhuska (21)

Back home

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska. Ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétences particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours.

Benoît Séverac & Hervé Jubert

Nous quittons l’Oklahoma sous un déluge… Comme quoi, l’efficacité des danses de la pluie n’a rien de légendaire. Le Pow-Wow d’hier a porté ses fruits. Nous n'en demandions pas tant, d'ailleurs (cf post précédent)

 C’est notre dernier article et déjà l’heure des bilans. Nous sommes conscients d’être des privilégiés. Vivre pendant trois semaines au sein d’une tribu indienne fut une aventure exceptionnelle, littéralement.

 Tout cela n’aurait pas été possible sans l’amitié que nos deux peuples, Osage et Occitan, ont su entretenir depuis 1829, revitalisée par l’association montalbanaise Oklahoma-Occitania à la fin des années 1980.

Ce voyage doit toute sa réussite à Jean-Claude Drouilhet et au conseil d’administration d’Ok-Oc. Grâce à la confiance qu’il nous ont accordée, la nation Osage nous a ouvert ses portes.
Nous n’oublions pas l’aide financière fournie par notre mécène, L.A. Conseils – Conseil en entreprise et en formation, sise à Muret. Mille mercis à sa présidente, Nathalie Bardouil, qui a reconnu dans notre projet des valeurs qu’elle souhaite promouvoir à travers l’activité de son entreprise.
Nous rentrons avec le sentiment du devoir accompli : non seulement nous avons été les ambassadeurs de la ville de Montauban à Pawhuska (les Sister cities qui fêteront le trentenaire de leur jumelage l’année prochaine), mais nous avons une trame pour notre roman ; les personnages, les idées de scènes, les décors se bousculent dans nos têtes. Ne reste plus qu’à écrire le roman !

 Merci d’avoir suivi nos aventures au jour le jour.

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CE MESSAGE DE NOS  DEUX AVENTURIERS EN TERRITOIRE OSAGE SERA LA DERNIERE PAGE DE LEUR JOURNAL DE BORD. NOUS REPRENONS LA PERIODICITE HABITUELLE DE NOTRE PUBLICATION HEBDOMADAIRE. A SAMEDI PROCHAIN POUR DE NOUVELLES AVENTURES. MERCI DE VOTRE FIDELITE --- OK-OC

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Back home

We leave Oklahoma in a deluge ... Like what, the effectiveness of the rain dances is not legendary. Yesterday's Pow-Wow paid off. We did not ask for so much, by the way (see previous post)
This is our last article and already the time of balance sheets. We are aware of being privileged. Living for three weeks in an Indian tribe was an amazing adventure, literally.
All this would not have been possible without the friendship that our two peoples, Osage and Occitan, have maintained since 1829, revitalized by the Oklahoma-Occitania Montalban Association in the late 1980s.
This trip owes all its success to Jean-Claude Drouilhet and Ok-Oc's Board of Directors. Thanks to the confidence he has placed in us, the Osage nation has opened its doors to us.
We do not forget the financial assistance provided by our sponsor, L.A. Conseils - Consulting in business and training, located in Muret. Many thanks to its president, Nathalie Bardouil, who recognized in our project the values ​​she wants to promote through the activity of her company.
We return with the feeling of accomplished duty: not only were we the ambassadors of the city of Montauban in Pawhuska (the Sister cities which will celebrate the thirtieth anniversary of their twinning next year), but we have a plot for our novel; the characters, the ideas of scenes, the decorations jostle in our heads.
All that remains is to write the novel!
Thank you for following our day-to-day adventures.

 

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16 août 2018

Welcome to Pawhuska (20)

La tornade

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska. Ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétences particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours.

 

Benoît Séverac & Hervé Jubert :

Au début de notre voyage, Hervé Jubert et moi (en repérage dans l'Oklahoma pour notre prochain roman à deux) avions posé la question « Comment reconnaît-on une tornade ? ». On nous avait répondu « Quand tu en verras une, tu sauras que c'en est une, t'inquiète pas pour ça. »
Aujourd'hui, je confirme.
On a vu ça (voir photo) à l'horizon, cinq minutes plus tard, nous étions dedans, et on savait que nous étions sous une tornade.
Nous ne devons notre salut qu'à un pont sous lequel nous avons pris refuge avec une dizaine d'autres véhicules, secoués dans tous les sens, battus par la grêle.
Vivent les ponts. Vive le béton.

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 Tornado

 At the beginning of our trip, Hervé Jubert and I (locating in Oklahoma for our next novel) had asked the question "How do you recognize a tornado? ". We were told "When you see one, you'll know it's one, do not worry about it. "
Today, I confirm.
We saw that (see picture) on the horizon, five minutes later, we were in it, and we knew we were under a tornado.
We owe our salvation only to a bridge under which we took refuge with a dozen other vehicles, shaken in all directions, beaten by hail.
Long live bridges! Long live the concrete!

 

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14 août 2018

Welcome to Pawhuska (19)

Wa-Kon-Tah

 

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska. Ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétences particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours.

Benoît Séverac & Hervé Jubert :

Wa-Kon, c’est le Mystère ; Wa-Kon-Tah, le Grand Mystère, entité immatérielle sollicitée régulièrement par les Osages pour protéger les proches, honorer la mémoire des anciens, remercier des dons de la terre-mère.

Pour clore notre immersion en terres indiennes, nous nous rendons au Pow-Wow de Skiatook. Dans une vaste clairière transformée en arène, en plein cœur de la forêt, différentes tribus y dansent plusieurs nuits d’affilée, exhibent leurs costumes, s’échangent des présents, invoquent Wa-Kon-Tah. Nous sommes chaudement accueillis par Archie Mason, membre du congrès Osage et maître de cérémonie. Il nous invite à sa table, avec les siens. Toujours ce sens de l’hospitalité qui aura rendu ce voyage unique.

pow-wow Kihekah Steh à Skiatook, réserve osage en Oklahoma

Le soleil se couche. Les étoiles s’allument. La lune se lève. Les singers installés au centre de l’arène martèlent le tambour. L’air vibre. Le sol vibre. Des boutiques de plein vent proposent de l’artisanat indien, Indiens qui surfent sur le Net entre deux danses. Sympathique mélange des genres, double connexion, au ciel et à la terre.

L’un des Head dancers invités se présente en tenant fièrement la bannière étoilée, symbole des Etats-unis d’Amérique, cette autre entité à cause de laquelle les Indiens payent encore et encore le fait d’être arrivés sur la promised land les premiers. Pourtant, il semble n’y avoir que nous, les Français sceptiques, pour y voir une contradiction.

Nous rentrons au ranch avant la Stomp danse. Une longue longue route nous attend. Mais Wa-Kon-tah ne nous a pas oubliés. Il nous offre un orage dantesque en guise de réveille-matin.
Il est temps de partir, hommes blancs.

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Wa-Kon-Tah

 Wa-Kon is the Mystery ; Wa-Kon-Tah, the Great Mystery, an immaterial entity solicited regularly by the Osages to protect loved ones, honor the memory of the elders, thank gifts from mother earth.

 To end our immersion in Indian lands, we go to the Pow-Wow at Skiatook. In a vast clearing transformed into an arena, in the heart of the forest, different tribes dance there several nights in a row, display their costumes, exchange presents, invoke Wa-Kon-Tah. We are warmly welcomed by Archie Mason, Osage Congressman and Master of Ceremonies. He invites us to his table, with his family. Always this sense of hospitality that will make this trip unique.
The sun sets. The stars light up. The moon is rising. The singers installed in the center of the arena beat the drum. The air vibrates. The ground vibrates. Wind shops offer Indian crafts, Indians surfing the Net between two dances. Nice mix of genres, double connection, to sky and earth.

 One of the guest dancers proudly presents the star-spangled banner, symbol of the United States of America, the other entity because of which the Indians pay again and again for having arrived on the promised land first. Yet, it seems only us, the French skeptics, to see a contradiction.
We return to the ranch before the stomp dance. A long long road awaits us. But Wa-Kon-tah did not forget us. It gives us a dantesque storm as an alarm clock.

 It's time to leave, white men.

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12 août 2018

Welcome to Pawhuska (18)

 

Justice à deux vitesses

 

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska. Ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétences particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours.

 

Le tribunal (Court House) du comté osage à Pawhuska

Benoît Séverac & Hervé Jubert :

Comment écrire un polar sans passer par la case "tribunal" ?

Nous nous rendons à la célèbre "court house" où ont été condamnés les non moins célèbres tueurs d'Osages, Hale (le cerveau) et Burkhart (les muscles) dans les années 1920.
Dès le check point, nous tombons sur une file de détenus en tenue orange et jaune à rayures, pieds et chevilles enchaînés à leur taille, l’inscription « Osage County Jail » dans le dos. On a beau avoir vu cette scène des centaines de fois dans des films, l’image est impressionnante et pour tout avouer, dérangeante.

 Les détenus s’assoient sur les bancs qui leur sont réservés. On leur interdit de parler. Les visages sont tendus, les genoux s’agitent. Le public, composé des familles ou de gens comparaissant libres, est censé observer le même silence. Deux personnes à côté de nous essaient malgré tout d’échanger avec leur rejeton ; le sheriff les expulse de la salle sur le champ.
Le système judiciaire américain est difficile à appréhender, mais nous comprenons que plaider coupable plutôt que non coupable est moins risqué. Un procès coûte cher à la justice et on vous le fait payer en appliquant des peines d’emprisonnement très lourdes. Donc, la plupart des prévenus négocient une amende avant le procès en se déclarant coupable.
J’écoute les chefs d’accusations : les gens sont tous là pour violence, détention d’arme, conduite en état ébriété, usage de stupéfiants… Ça sent la misère.
Ils vont devoir s’endetter un peu plus pour pouvoir payer leur amende, et s’ils faillissent à honorer leurs dettes envers l’état de l’Oklahoma, ils finiront derrière les barreaux.
Le cercle vicieux est en place.

inmatesAu bord d'une route, ce panneau prévient l'automobiliste : "Les auto-stoppeurs peuvent être des évadés de prison"

 

 

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