Oklahoma-Occitania

21 mars 2015

Quand les Indiens laissent des traces

Les arbres que les Indiens

Ont planté à Montauban

 

Depuis vingt-cinq ans, Montauban s’est parée du titre de « ville la plus indienne de France ». En effet de nombreux sites jalonnent le « parcours des Osages » faisant référence aux trois SDF de cette nation, dépourvus de tout et désespérés qui arrivaient en novembre 1829 dans notre bonne ville. On sait ce qu’il advint d’eux qui, grâce à la générosité des Montalbanais, s’en retournèrent au Kansas où leur peuple avait été déplacé. Depuis que les relations ont été renouées, en 1989, d’autres nations d’Indiens d’Amérique ont envoyé certains de leurs représentants à Montauban. Parmi les jalons implantés dans la ville nous citerons aujourd’hui les « arbres des Indiens »

Le sequoïa du Jardin des plantes

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Il fut le tout premier, le 22 juillet 1992. OK-OC avait invité cette année-là huit tribus d’Oklahoma à venir commémorer « cinq siècles de résistance indienne et occitane ». Les Osages, évidemment étaient représentés mais, parmi les autres nations, une jeune fille représentait les Cherokee. Elle s’appelait Vanessa Williams ; elle était la fille de Richard Williams, Cherokee et de Lillian Williams, Pawnee. Elle venait de Tulsa (Oklahoma)

 Montauban, 1992 - Vanessa Willams (robe bleue au centre).C’est sur la première terre indienne dédiée aux Osages que Vanessa a planté un séquoïa. Pourquoi cette espèce américaine plutôt qu’une autre ? Son nom vient de celui d’un chef célèbre de la tribu Cherokee : le chef Sequoyah qui créa un alphabet pour son peuple lui permettant ainsi de passer de la tradition orale à l’écrit dans un système graphique propre à rendre fidèlement tous les phonèmes de sa langue.

Vanessa Williams et Hubert Gouze, maire de Montauban en 1992Ce jour-là donc, Vanessa, très émue plantait son Sequoïa gigantea – à moins que ce soit le sempervirens – qui était à peine plus grand qu’elle, de quelques centimètres. Aujourd’hui, c’est un arbre majestueux d’une trentaine de mètres de hauteur qui grandit à vue d’œil (ou presque !). Que l’on se rende compte : 25 mètres en 23 ans, plus de 1 mètre par an. S’il s’agit du S. gigantea, il faut savoir qu’en Californie il atteint l’âge vénérable de trois cents ans et la hauteur de 100 mètres. Les jardiniers futurs du jardin des plantes de Montauban auront hérité du plus grand être vivant que la terre ait jamais porté

Sequoyah

 

L’oranger des Osages

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Encore une espèce américaine. Il s’agit d’un mûrier dont le fruit a la grosseur d’une orange – d’où son nom erroné mais, depuis les « Indiens » de Christophe Colomb, on ne s’étonne plus. En revanche son attribution aux Osages n’est en rien usurpée. Le bois de cet arbre était utilisé par les anciens guerriers-chasseurs de ce peuple pour confectionner des arcs renommés dans tout le monde amérindien. Fréquent dans les Etats méridionaux du Midwest (Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Arkansas), cet arbre fournissait aux Osages le bois dont ils fabriquaient leurs arcs. D’où le surnom de « bois d’arc » donné à cette espèce par les Osages eux-mêmes. Ils utilisent d’ailleurs encore aujourd’hui cette appellation (qu’ils prononcent bodark) sans toujours connaître son sens en français. Le fait qu’ils aient adopté et retenu cette expression française témoigne de l’influence culturelle française dans l’ancienne Louisiane (divers auteurs indiquent que de nombreux Osages comprenaient et parlaient le français).

Paula Stabler (Osage) et David Brown (Consul des USA) plantent l'oranger des Osages)

C’est en novembre  2009 qu’un jeune Maclura aurantiaca (son nom scientifique) a été planté au Jardin des plantes de Montauban par la délégation officielle de la tribu Osage, conduite par le chef Jim Gray et par le consul des Etats-Unis à Toulouse, Mr David Brown

le consul David Brown et le chef Jim Gray

 

L’érable à sucre

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Qui n’a jamais savouré une crêpe arrosée au sirop d’érable ? Encore une invention des Indiens d’Amérique. Depuis la nuit des temps, dans la région des Grands lacs, le sirop d’érable est extrait par les Indiens Ojibways d’une espèce d’érable : l’Acer saccharum, l’érable à sucre. Nous avions invité en cet automne 2011 des représentants de plusieurs tribus parmi lesquelles des Ojibways.

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Ainsi donc, le  10 septembre 2011, en compagnie des enfants de l’école Camille-Claudel à Montauban, les Ojibways plantaient au centre de la cour un jeune érable à sucre. A la suite de cette cérémonie, tout le monde se réunissait dans une grande salle pour déguster des crêpes au sirop d’érable.

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 Le Tuliper de Virginie

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Le tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera) est, comme son nom l'indique, originaire des états de l'est des États-Unis (et pas seulement de Virginie). Sa fleur à la forme d'une grosse tulipe verte et sa feuille celle d'un lis (ou plutôt d’une lyre) C'est l'espèce qui a été choisie pour être plantée par les Indiens à la maternelle de Villebourbon. C'est un très bel arbre de la famille des Magnoliacées.

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Nous sommes en septembre 2012 à l’école maternelle de Villebourbon, un quartier de Montauban. Deux Osages sont nos invités : Paul Bemore et Joe Hall. Ils vont, devant tous ces bambins rassemblés et attentifs comme seuls les enfants savent l’être devant des Indiens, pratiquer une cérémonie de plantation dont ils se souviendront toujours.

 Joe Hall et Paul Bemore se préparent à la plantation

Paul Bemore prépare un cœur en turquoise

Paul Bemore (Osage) adresse une prière aux quatre directions

Paul place le petit cœur au fond du trou

Le cœur en turquoise de Paul

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Enterre mon cœur à Montauban

silence, on plante...

En conclusion (provisoire)

Quatre arbres plantés par des Indien(ne)s en vingt-deux ans ; un tous les cinq ans. A ce rythme, dans mille ans nous en aurons planté deux cents, une véritable petite forêt indienne. Montauban, fondée en 1144 par Alphonse-Jourdain comte de Toulouse, célèbrera son millénaire en 2144. Nous y serons. Et vous ?

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14 mars 2015

L'histoire d'OK-OC racontée en Occitan

Un magazine occitan

pour enfants

raconte l'histoire d'OK-OC

 

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Notre petite histoire méritait bien d'être contée aux enfants, dans la langue de leurs grands-parents (mais elle est aussi la leur puisqu'ils lisent ce magazine). Le magazine Plumalhon ( petite plume ou duvet) dans son numéro 120 consacrait une double page à cette histoire d'Osages perdus en France et recueillis à Montalban (Montauban en français) dans la plus pure tradition de l'hospitalité occitane. Voici donc ces deux pages que nous nous empressons de traduire pour ceux qui ne lisent pas (encore) la langue de Frédéric Mistral et d'Aliénor d'Aquitaine. Bonne lecture

 

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Une association de Montauban s'est liée d'amitié avec les Indiens Osages qui vivent en Oklahoma, aux Etats-Unis. Elle a organisé des échanges avec ce peuple. A l'origine de cette histoire il y a l'aventure d'Indiens venus visiter l'Europe voici 180 ans.

En 1827, six Indiens Osages décident de traverser l'océan Atlantique pour aller à la découverte de l'Europe. Par simple curiosité. Ils veulent connaître ce continent d'où sont originaires les Blancs qui se sont installés sur le continent américain. Un aventurier français les fait traverser, seulement, une fois arrivé sur notre continent, il est mis en prison. Les Indiens se retrouvent sans aide et ne peuvent plus revenir dans leur pays. Ils partent vers l'est en passant par la Hollande, l'Allemagne et l'Italie. Ils se séparent en deux groupes. Ils sont trois à partir à Paris, il n'y en aura qu'un de ce groupe qui reviendra aus Etats-Unis. Les trois autres choisissent d'aller vers le Midi. Ils s'arrêtent à Avignon et puis à Montauban où l'évêque Louis Guillaume Dubourg les accueille.

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 Il se trouve que les Indiens connaissent bien cet homme qui a vécu en Amérique. Il avait été l'évêque de la Louisiane. Il organise une grande collecte auprès des montalbanais pour financer le voyage de retour dans leur village du Kansas. Dans l'affaire de quelques jpurs, la somme est réunie. Alors, ils vont à Bordeaux pour re,trer en Amérique.

Cela fait une vingtaine d'années, l'association de Montauban prit contact avec les Osages qui vivent en Oklahoma. Ils avaient lu un document qui racontait l'aventure des Indiens de 1827 ! Depuis, le chef de cette tribu vient régulièrement à Montauban. Pour commémorer le voyage de ses ancêtres, ils refait le chemin qu'ils suivirent pour entrer dans la ville. Il passe le pont sur le Tarn et va à l'évêché qui est maintenant le musée Ingres* où les accueillit l'évêque de Montauban.

La langue des Osagesa été maltraitée. En 1905, le gouvernement américain décida que les Indiens devaient aller à l'école et que l'anglais y serait la seule langue d'enseignement. Ils appliquèrent les méthodes que nous connaissons bien en France. Ils punissaient ceux qui parlaient leur langue maternelle. Ils leur donnaient un " signal " pour leur faire honte quand ils ne respectaient pas la règle de parler anglais. Aujourd'hui, les Osages enseignent leur langue et travaillent à la refaire vivre.

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* NDT : Il s'agit en réalité de la mairie actuelle, ancienne résidence de l'évêque en 1829. Le musée Ingres est situé tout à côté et a aussi été un temps le siège de l'évêché, d'où la confusion fréquente.

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07 mars 2015

Des collégiens et écoliers sur la piste des Osages

Du Missouri à Montauban

 

Le parcours des Osages

 

Un projet pluridisciplinaire

Camille_Claudel

 

Azana

En partenariat entre le collège Manuel-Azana, l’école Camille-Claudel et l’association Oklahoma-Occitania, ce projet intitulé « Le parcours des Osages » fait référence à l’arrivée et au séjour à Montauban, en novembre 1829, de trois Indiens de la tribu Osage, errant sur les routes de France depuis 1827, qui retournèrent dans leur village du Missouri grâce à la générosité des Montalbanais.

 

Il se situe dans la ville de Montauban au cours de la journée du jeudi 12 mars avec un groupe mixte de six collégiens de 6ème et six écoliers du CM2, encadrés par Sandrine Garriguenc (SG), professeur d’anglais au collège Manuel Azana et Jean-Claude Drouilhet (JCD), professeur retraité de l’Education nationale et fondateur de l’association Oklahoma-Occitania

 

 La pluridisciplinarité du projet concerne l’histoire, la géographie, l’ethnographie,  la langue anglaise.

 

  • Histoire : la Louisiane française (XVIIIème et XIXème siècles), la Convention (1793), la Restauration (de 1827 à 1829), l’histoire locale (novembre 1829 à Montauban)
  • Géographie : Louisiane française et Nouvelle France, les Etats-Unis, l’Oklahoma
  • Anglais : vocabulaire du drapeau des Etats-Unis, des objets exposés
  • Ethnographie : les Indiens d’Amérique, les Osages

 

Parcours

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Le parcours pédestre suivra l’itinéraire suivant : Ancien Collège (salle Pawhuska) – statue de Jean Bon Saint André – Jardin des Plantes (terre indienne) – Maison des Jeunes et de la culture (espace des Augustins) – traversée du Pont-Vieux (rive gauche vers rive droite) – Hôtel de ville (ancienne résidence de l’évêque en 1829).

 

 1ère étape : l’Ancien collège de Montauban : durée 40 mn

 

  1. Présentations des personnes (en anglais)……………………………………...……SG
  2. Les Etats-Unis……………………………………………………………....SG + JCD
  3. Les Osages, leur voyage en France et leur venue à Montauban………..JCD
  4. l’histoire du chef Pawhuska…………………………………………………….…JCD
  5. Photo du groupe devant la plaque « salle Pawhuska, chef des Osages »
  6. Jean Bon Saint André, le Conventionnel et l’histoire du drapeau français, lecture de la plaque et photo du groupe devant le buste, drapeau français déployé

 

JDP2ème étape : le Jardin des Plantes de Montauban – devant la terre indienne :  durée 20 mn

 

  1. lecture de la plaque, commentaire et discussion ………………………….… SG + JCD
  2. Présentation du drapeau des Etats-Unis, vocabulaire…………………………..……SG
  3. Présentation des drapeaux : Indiens d’Amérique, Oklahoma, Osage, Occitan……..JCD
  4. Photo de groupe, tous drapeaux déployés

 

 3ème étape : Maison des Jeunes et de la Culture – Espace des Augustins : durée 30 mn

 

  1. Mini exposition d’artisanat indien………………………………………………….JCD
  2. Vocabulaire anglais des objets exposés……………………………………………..SG
  3. L’écriture actuelle de la langue osage……………………………………………….SG
  4. Présentation de la tradition de la traversée du Pont-Vieux………………………....JCD

 

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4ème étape : traversée du Pont-Vieux (toutes bannières déployées) de la rive gauche vers la rive droite sur le trottoir d’amont : 10 mn

 

 5ème étape : hôtel de ville de Montauban : durée 30 mn

 

Lorsque les Osages perdus arrivèrent à Montauban en novembre 1829, ils se rendirent directement à l’hôtel d’Aliès qui était, en 1829, la résidence de l’évêque Louis-Guillaume Dubourg. Cet évêque avait été précédemment l’évêque de la Louisiane française aux sièges de Saint Louis et La Nouvelle Orléans. Aujourd’hui, son ancienne résidence montalbanaise est devenue l’hôtel de ville de Montauban

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 Entrée dans la cour d’honneur. Préparation pour la photo du groupe sur le perron, drapeaux déployés. Photo du groupe

  1. Montée de l’escalier sur les traces des Osages de 1829
  2. Salle des mariages. Elle était la chapelle de l’évêque Dubourg. On y voit encore les noms des évêques de Montauban (dont celui de Dubourg) inscrits en frise autour de la salle près du plafond…………………………………………………………….….JCD
  3. photos
  4. Conclusion et remerciements………………………………. ………………..SG + JCD
  5. Timing

 

 Départ du collège Manuel Azana - école Camille Claudel : 9h00 / Arrivée à l’Ancien collège 9h30 /

Départ l'ancien collège : 10h15 / Arrivée au Jardin des Plantes :10h40

 

Départ du Jardin des Plantes :11h10 / arrivée salle des Augustins (MJC) : 12h00

 

Départ de la salle des Augustins :14h15 / Arrivée au Pont-Vieux rive gauche : 14h30

 

Départ du Pont Vieux rive gauche :14h35 / Arrivée à l’hôtel de ville :14h45

 

Départ de l’hôtel de ville :16h00 / Arrivée au collège Manuel Azana : 16h30

 Matériel didactique

 

 

 Jeu de 20 planches iconiques au format A3 plastifiées (Les Osages et leur odyssée jusqu’à Montauban) ; jeu de 5 planches A3 plastifiées (la langue osage) ; jeu de 4 planches A4 (vocabulaire drapeau US) ; jeu de 12 cartes des Etats-Unis – format A5 ; 12 dépliants triptyques couleurs de l’association Oklahoma-Occitania

Matériel d’exposition

 

Drapeaux (USA, Oklahoma, Osage, 2 drapeaux des Indiens, Occitanie, France) ; couverture indienne ; bracelets ; colliers ; mocassins ; flûte indienne ; hochet de danse ; tomahawk ; calumet ; capteur de rêves ; flèche ; plume d’aigle.

 

 Un film en projet

AMAROK

 

Amarok

 

Serge_Leterrier

Avant quoique ce soit, je tiens à me présenter à vous. Je suis Serge Leterrier, Scénariste et réalisateur, j'habite à Grasse, j'ai 57 ans et je me lance aujourd'hui dans le cinéma avec pour objectif de faire des films contenant des messages et des histoires qui me touchent réellement, dans l’humilité de ma condition, et les partager avec le plus de monde possible  ... 
J'ai le projet de réaliser dans deux mois un court métrage AMAROK, l'histoire du dernier indien des plaines du nord. Ce projet est important pour moi car il va me permettre d'exprimer la sagesse et la culture d'un peuple extraordinaire à travers un conte moderne. Sans vous importuner je souhaiterais si ça vous est possible de diffuser mon message dans les milieux où les traditions indiennes sont omniprésentes, vers ceux qui font encore vivre cette sagesse ancestrale qui se perd malheureusement et progressivement à cause d'une influence néfaste des autorités américaines..
J'ai besoin de financer ce film. c'est pour cela que je fais appel aux dons, Vous trouverez tous les liens relatif au film à la fin de ce courrier
Ce projet est sur le site participatif Ulule, je vous l'envoie aujourd'hui avec l'espoir de trouver avec vous une personne qui pourra partager ce message.
En vous remerciant pour le temps que vous avez pris pour lire cette lettre.Très cordialement.Serge Leterrier
http://fr.ulule.com/amarok-dernierindien/

http://cinopsysmagazine.wix.com/amarok

 

Amarok2

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C'est aujourd'hui à partir de 10 heures 30 !

10 h 30 accueil

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour 2015, élection du bureau ; questions diverses

12 h apéritif

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

Nous vous remercions pour votre participation

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 Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

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28 février 2015

Le destin tragique d'une tribu d'Oklahoma


Les Pawnee

un destin tragique

 

Les Pawnee vivent aujourd'hui au nord de l'Oklahoma, à proximité de la frontière du Kansas

C'est en 1541 qu'ils eurent leur premier contact avec les Espagnols de l'expédition Coronado à laquelle ils fournirent un guide aussitôt surnommé "le Turc".

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 A cette époque, leurs village de huttes de terre étaient installés au centre de l'actuel Kansas.

 

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Pendant deux siècles les colonies espagnoles du Nouveau-Mexique connurent  les raids pawnees  ayant pour but de voler des chevaux et les espagnols échouèrent dans leurs tentatives de nouer avec les Pawnee des relations amicales. Des commerçants français s'étaient établis vers 1750.

 

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Au moment de l'achat de la Louisiane en 1803, la ville de Saint Louis devint le principal centre commercial de la tribu. Ils y contractèrent de graves maladies qui les décimèrent et la tribu perdit sa puissance.. Ils furent ensuite contraints de céder leur territoire au gouvernement et s'établirent dans le Nebraska pour être enfin ramenés en "Territoire Indien", l'actuel Oklahoma. Lorsqu'il arrivèrent dans le sud, en 1875, à la recherche d'un territoire, la rencontre avec les Kiowa et les Osage qui étaient leurs ennemis héréditaires, ainsi que le rassemblement de tous les Pawnee sur la nouvelle réserve, causèrent de graves incidents qui furent parmi les plus dramatiques de l'histoire indienne en Oklahoma. Un groupe de trois cents Pawnee dirigés par les chef Spotted Horse (Cheval Tacheté) et Lone Chief (Chef Solitaire) vinrent à l'agence indienne de Wichita (Kansas) lors de l'hiver 1873-74 où ils s'établirent dans le voisinage des Wichita et y demeurèrent plus d'un an. 

 

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Chef Spotted Horse

 

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 Chef Lone Chief (milieu du groupe)

 Ils y furent rejoints par d'autres bandes de Pawnee jusqu'à atteindre, au printemps 1875, un effectif de mille neuf cents. Enfin, en 1876, ils s'établirent sur leur actuelle réserve dans le comté Pawnee. Immédiatement après la défaite du colonel George Custer à la bataille de la Little Big Horn, en 1876, une centaine de Pawnee furent enrôlés dans l'armée des États-Unis et participèrent à la campagne contre les Sioux dans le nord du pays. Dix de ces scouts étaient encore vivants en 1925.

 

Pawnee scouts

 

La vie dans la réserve s'organisait autour de petites exploitations agricoles de culture de céréales et d'élevage. Cependant, l'autorisation de louer des pâturages, délivrée aux éleveurs blancs de 1883 à 1888 abaissa considérablement le revenu de chacun des membres de la tribu. Près des deux-tiers de la réserve devint stérile et n'offrit plus que le spectacle de collines rocailleuses, de ravins et de broussailles. L'insuffisance des ressources alimentaires, liée à la pauvreté des récoltes, les épidémies s'ajoutant aux hésitations et aux carences de la politique indienne du gouvernement, les pressions exercées par les Blancs pour obtenir l'ouverture des terres indiennes à la colonisation, tous ces différents facteurs aboutirent à un épuisement de la tribu lasse de lutter pour assurer son existence et au déclin de sa population. Un accord passé en 1892 entre la tribu et le gouvernement américain aboutit à la cession des terres tribales aux États-Unis. La réserve fut divisée en parcelles que l'on répartit entre les membres de la tribu. Une partie cependant ne fut pas distribuée mais ouverte à la  colonisation blanche au moyen de l'une de ces trop fameuses "courses à la terre" dont le départ fut donné le 16 septembre 1893 à midi.
Au recensement de 1850 on ne dénombrait plus que mille deux cent soixante Pawnee.

d'après Muriel H. Wright - "A guide to the Indian Tribes of Oklahoma"

Les Pawnee dans le film "Danse avec les loups"

 

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Ils n'ont pas le meilleur rôle : ils jouent les "méchants Indiens" qui vont attaquer les "gentils Sioux" (alors que ceux-ci pratiquaient le même sport contre les autres tribus, Pawnee compris). On se souvient de cette scène épique du guerrier Pawnee (joué par Wes Studi) qui meurt bravement sur son cheval au milieu d'une petite rivière, criblé de flèches des guerriers sioux qui l'encerclent.

 

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Wes Studi dans "Danse avec les loups"

Wes Studi est un Cherokee qui a fait une brillante carrière au cinéma. Il a notamment joué le rôle de Magwa dans Le dernier des Mohicans et celui de Géronimo dans le film éponyme

Nos amis les Pawnee

Lillian Williams

En juillet 1992 OK-OC organisait sa semaine occitano-indienne sur le thème de "Cinq siècles de résistance". Huit  tribus d'Oklahoma avaient été invitées à Montauban. Lillian Williams était venue représenter son peuple : les Pawnee. Lilian est restée notre amie et, tout récemment a été désignée "Grand-mère indienne de l'année" en Oklahoma.

 

Lillian 1992 - Williams reçue par le maire de Montauban Hubert Gouze

 

 

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Lillian Williams

Le conseil tribal en 1993

En juin 1993 OK-OC m'avait confié la mission, toute symbolique, d'aller porter un recueil des messages de paix et d'amitié signés d'une trentaine de personnes représentatives de différentes organisations locales et occitanes à une quinzaine de tribus d'Oklahoma. Parmi celles-ci la tribu Pawnee me recevait au siège de son conseil tribal qu'elle avait réuni pour la circonstance.

 

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Légende de la photo :

JCD présente un livret d'information culturelle et une plaque du peuple occitan de France (en réalité une croix occitane - ndt) au président du Conseil tribal Alexandre Mathews. Drouilhet a marché symboliquement jusqu'à Pawnee (la ville - ndt). sur la photo, les membres du Conseil tribal ; de g. à d. : Robert Chapman, Myron Echo Hawk, Charles Lone Chief, Tom Knife Chief, Lawrence Good Fox, et Marshall Gover (Photo : Cheri Soliday)

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 Samedi 7 mars 10h30

à la maison du quartier du Ramier - Montauban

Le programme sera le suivant :

10 h 30 accueil

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour 2015, élection du bureau ; questions diverses

12 h apéritif

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

Nous vous remercions pour votre participation

 Gérard MASSIP

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Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

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21 février 2015

un peuple de "guerriers" *

Deux vétérans de

la guerre du Vietnam

témoignent

 

Scott George, vétéran Osage du Vietnam, ancien invité d'OK-OC

 Nous avons reçu de notre amie osage Paula Barclay (la mère de Paul Bemore), une vidéo que nous voulons partager avec les visiteurs de notre blog. Ce document est en anglais. Après l'avoir visionné, Marie-Claude Strigler commente... :

Marie-Claude Strigler :

Ils expriment leur fierté d’avoir servi leur pays et leur tribu. Ils ont servi du mieux qu’ils pouvaient ; cela revenait à faire don de leur vie. Pourtant, ils n’étaient pas traités comme on traite les militaires aujourd’hui, car cette guerre était très impopulaire. On leur crachait dessus, on les traitait d’assassins d’enfants…

Cette déclaration désolée est confirmée par la présidente des « War Mothers » de Hominy (les mères de guerre).

danse des mères de guerre osages

 

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Les « United States War Mothers » est une organisation patriotique fondée en 1917, dont le siège est à Washington DC. Ses membres sont des mères dont les enfants ont servi dans les forces armées en période de conflit. Leur objectif est d’apporter aide et soutien aux militaires et aux vétérans (les anciens combattants), y compris ceux qui sont hospitalisés.

 

Les deux vétérans osage ont pitié des militaires non indiens qui sont revenus aux Etats-Unis, tant ils ont été mal reçus.

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L’un d’entre eux explique que, quand il a traversé l’Arkansas et est arrivé dans le Comté osage, il a senti qu’il « était rentré chez lui » et que là, il a été bien traité. Avant son départ, une cérémonie avait eu lieu pour lui, et une autre à son retour. Avant son départ, toute sa famille et la communauté était là. On avait fait appel à un Ancien, pour faire des fumigations, des prières, des chants composés spécialement pour lui, qui s’adressent au Créateur, afin de lui assurer un bon retour. Une autre danse cérémonielle a eu lieu à son retour. Apparemment, l’autre vétéran a eu droit au même traitement. À sa connaissance, toutes les tribus amérindiennes des États-Unis ont fait la même chose pour leurs guerriers.

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Contrairement aux non Indiens, ils sont accueillis comme des héros.

Tout cela est très précieux : au combat, on sait que tous pensent à vous, on noue des amitiés qui dureront jusqu’à la tombe.

C’est d’autant plus important que « on survit à la guerre », quand on revient, on n’est plus le même, on a fait don de sa vie à son pays, à sa tribu.

Rentrés avec un taux d’invalidité de presque 100%, il n’est plus question de danser, de monter à cheval, ils ne peuvent plus être aussi près du tambour pour la danse de In-Lon-Schka, mais ils sont vivants.

 

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Selon Kathryn Red Corn, les Osages sont un peuple de guerriers ; ils se sont battus dans toutes les guerres depuis la guerre de Sécession. D’ailleurs, l’Amérindien le plus médaillé de la guerre du Vietnam fut Andrew « Buddy » Red Corn, qui a reçu quatre médailles en 1967.

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Andrew_Red_Corn_2

 La vidéo

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Pour voir la vidéo, cliquez ici

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* guerriers : pour un Osage, ce terme fait référence à sa culture, celle du guerrier-chasseur dont la mission était de défendre les siens aussi bien que les approvisionner au risque de sa vie. 

 

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14 février 2015

Vive la mariée !

Les mariages traditionnels

des Osages

 

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Peu de temps après l’achat de la Louisiane, en 1803, le président Thomas Jefferson invita Pawhuska, le chef des Osages, à Washington. Entre autres présents il lui offrit une tunique militaire, celle que portaient à l’époque les officiers de l’armée américaine.

De retour dans la tribu, le chef Pawhuska ne sachant trop que faire de cette tunique eut l’idée d’en vêtir les jeunes mariées à l’occasion de la cérémonie nuptiale

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Le costume ainsi créé comprenait, outre la tunique militaire, une couverture osage enveloppant la taille comme une jupe, des leggings et des mocassins décorés de perles, et enfin un chapeau haut de forme recouvert de plumes et de rubans. Le prestige du chapeau haut de forme dans la société blanche n’avait pas échappé aux Indiens et ils en déduisaient naturellement que cette coiffure conférait honneur et dignité à celui ou celle qui s’en coiffait.

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La cérémonie de mariage suivait un rituel complexe. Le futur époux devait faire étalage de sa richesse et de son empressement. S’il avait les moyens d’offrir de nombreux présents à sa future épouse, cela signifiait que sa femme n’aurait jamais faim. Les négociations prenaient habituellement plusieurs jours. Quand il était décidé que le prix était atteint, la famille acceptait les cadeaux et se les partageait.. En échange la promise apportait en dot son costume et il revenait à sa famille d’honorer celle du fiancé en offrant les repas du mariage.

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La préparation de la mariée était aussi une cérémonie à laquelle officiaient les habilleuses. En même temps elles habillaient comme une mariée une demoiselle d’honneur. Cette coutume de la « fausse mariée » est commune à de nombreuses cérémonies de mariage dans le monde entier.

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Lors du dernier mariage traditionnel célébré à Pawhuska en 1970 – l’avant-dernier l’avait été en 1937 – le costume de la mariée avait presque deux cents ans.

La nourriture et les cadeaux furent chargés dans un pick-up et deux drapeaux américains furent déployés. L’un d’eux, fixé à une branche d’arbre, signifiait l’approbation de cette union par la tribu. Autrefois elle se serait exprimée au moyen de son emblème à plumes. Le crieur du village marchait en tête du cortège, annonçant l’événement à la ronde sur le parcours qui conduisait à la maison du jeune marié. Ensuite les futurs époux partirent à cheval, suivis par le pick-up des cadeaux, tandis que les familles et les invités suivaient derrière les drapeaux flottant au vent. Après l’offrande des cadeaux, la jeune mariée, sa demoiselle d’honneur et le jeune marié furent rejoints par le crieur du village qui informait tout le monde en langue osage que « le couple était mari et femme selon la tradition osages ».

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Lors de la cérémonie du mariage de 1937, soixante chevaux furent offerts, parmi d’autres présents à la jeune mariée.

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A l’occasion de la cérémonie de 1970, les chevaux faisaient encore partie des cadeaux, à ceci près qu’à cette époque, ils étaient sous le capot d’une rutilante voiture de sport.

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(d’après Lu Celia Wise : Indian cultures in Oklahoma – 1978)

 

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OK-OC

 

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 Samedi 7 mars 10h30

 

à la maison du quartier du Ramier - Montauban

 

 

 

Le programme sera le suivant :

10 h 30 accueil

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour 2015, élection du bureau ; questions diverses

12 h apéritif

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

Nous vous remercions pour votre participation

 Gérard MASSIP

 

 

 

 

 

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Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

 

 

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07 février 2015

Pawhuska-Montauban

 

Quand Montauban

célèbre Pawhuska 

 

Montauban, octobre 2009 : le chef Jim Gray dévoile la salle Pawhuska

La salle Pawhuska à l'Ancien Collège de Montauban, inaugurée par Jim Gray, chef principal de la Nation Osage, en septembre 2009

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Ainsi, Paw-hiu-skah, glorieux chef de guerre, fut l'auteur d'un mémorable détournement de veste et Pawhuska est ainsi passé à l'Histoire. Plus de deux siècles après sa mort, une ville d'Oklahoma, chef-lieu du comté Osage, porte son nom.

Bien des présidents des Etats-Unis d'Amérique n'ont pas eu cet honneur !

 

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Pawhuska dans les années 1930

 

Aujourd'hui, la ville compte environ 3 600 habitants parmi lesquels les Osages constituent une minorité. 

Montauban (Tarn et Garonne) est jumelée à Pawhuska depuis septembre 1999 comme l'indique le panneau à l'entrée de la ville

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Pawhuska

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bisons

Pawhuska2

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okoc

AG

Samedi 7 mars à 10h30

à la maison du quartier du Ramier

Montauban

 

Le programme sera le suivant :

 

10 h 30 accueil

 

10 h 45 présentation des rapports moral, d’activité et financier ; projets pour          2015, élection du bureau ; questions diverses

 

12 h apéritif

 

13 h repas pique assiette, chacun apporte son repas et on partage

 

15 h projection du film Septembre en Oklahoma

 

Nous vous remercions pour votre participation

 

 Gérard MASSIP

 

 

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Pour y accéder : à partir de l'autoroute-rocade de Montauban (direction Cahors - Paris au nord) prendre la sortie 60 (dernière sortie avant l'autoroute à péage) - au premier rond-point suivre la direction St Etienne-Nègrepelisse- chemin de la Tauge (ancienne route de Nègrepelisse) jusqu'au Ramier (avant d'y arriver). C'est à côté du stand de tir.

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31 janvier 2015

Célébrités de Pawhuska

Retour chez les Osages

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Trois OK-OC et deux Osages

dans un livre d'images

Osage Homecoming est un album grand format de 72 pages qui célébre, à travers des photographies et des récits personnels, la vie culturelle des Osages contemporains. Les auteurs impliqués dans ce projet ont remporté des prix parmi les plus prestigieux dans les domaines de la photographie.

L'une des raisons pour lesquelles cette publication est annoncée ici c'est qu'elle présente plusieurs personnes de la Nation Osage qui nous ont rendu visite à Montauban, mais aussi, et en retour, on y trouve en tournant les pages - Quelle surprise ! - trois membres d'OK-OC parmi les plus anciens de la tribu okoccitane. Jugez plutôt...

pages 154-155La scène se passe à Albias (8 km au nord de Montauban) dans une salle de la mairie. Henry Van Lœnen (au centre) présente une peau de cervidé tannée sur laquelle il a peint des motifs qui célèbrent l'amitié Osage-Montauban qu'il offre à la tribu. A sa droite, Erica Moore, princesse osage ; assise, sa sœur jumelle Elisabeth Moore, également princesse osage. Enfin, à sa gauche, deux OK-OC members : Monique et Jean-Claude Drouilhet.

Quel honneur de nous voir ainsi inclus dans un livre célébrant la culture osage et entourés d'amis de ce peuple si accueillant. Le livre est vendu en de nombreux lieux qui favorisent la culture amérindienne et dans les établissements scolaires. On le trouve sur internet en tapant simplement le titre. Il coûte 125 $

 

jeunes filles osages

 

 

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 Reconnaissez-vous cet acteur ?

 

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Si vous êtes un téléspectateur régulier des séries américaines vous aurez certainement reconnu Nuage Dansant (Cloud Dancing), l'un des personnages de la série Docteur Quinn femme-médecin. Nous sommes plusieurs membres d'OK-OC à l'avoir rencontré au cours de ces dernières années. Il vit dans les environs de Pawhuska, sa ville natale. Larry Sellers, c'est son nom, est Osage-Cherokee-Lakota. Il est acteur de cinéma, de télévision et cascadeur. On a pu le voir dans de nombreux épisodes de la série : soixante-dix-sept exactement

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 D'autres acteurs ont séjourné à Pawhuska

ou y ont vécu

Clark Gable

 

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Barnsdall

Le personnage principal du film Autant en emporte le vent a passé une partie de sa jeunesse dans le comté osage, précisément à Barnsdall (qui s'appelait autrefois Big Heart, en hommage à un chef célèbre de la nation Osage). Il y était employé dans une compagnie pétrolière à une époque où l'or noir coulait à flots à tel point qu'un puits de pétrole avait été foré en plein milieu d'une rue de la petite ville.

Ben Johnson et John Wayne

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Deux inséparables copains ! Ben Johnson a beaucoup tourné dans les films de John Ford où il tenait un rôle de cow-boy au côté de John Wayne. Il était né dans un ranch proche de Pawhuska et dans sa jeunesse avait été champion de rodéo ce qui explique sa présence au générique des films du Far West. John Wayne venait souvent à Pawhuska où il était l'invité de Ben Johnson dans son ranch.

 

Ben Johnson en 1995

 

 

Bob Dalton

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Les frères Dalton ont réellement existé. Les visiteurs réguliers de longue date de ce blog le savent bien. Pour les autres, allez lire la véritable histoire du gang Dalton dans une autre page. Ce que l'on sait moins c'est qu'avant de braquer les banques et les trains de voyageurs, l'un des frères Dalton, l'aîné Bob Dalton, avait été chef de la police à Pawhuska. Un vrai ripou ! Requiescat in pace...

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What else ?

Who else ?

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Quand il ne boit pas son Nespresso bien serré George Clooney fait du cinéma, devant ou derrière la caméra. Il a récemment coproduit un film dont l'action se passe dans la région de Pawhuska. Merryl Streep et Julia Roberts en étaient les actrices principales. Il s'agit du film Un été à Osage county. George Clooney est donc bien venu à Pawhuska assister à quelques scènes du tournage, dont certaines ont la ville comme décor. Cool...

Clooney_1

Nothing else !

24 janvier 2015

Des Gascons chez les Osages

Gasconnade

What is it ?

 

Ed Red Eagle, an Osage leader asks :

 

L’idée peut paraître insolite, elle est pourtant basée sur une vérité historique : les anciens Osages savaient parfaitement ce qu’était une gasconnade. Mais qu’est-ce au juste qu’une gasconnade ?

The idea may seem unusual, yet it is based on a historical truth: the old Osage knew exactly the word gasconade. But what exactly is a gasconade?

 

Gasconnade_02

 

A Marseille on dit galéjade ; à Toulouse, Montauban et Auch c’est de gasconnade qu’on parle, comme en témoigne cet extrait des « Trois Mousquetaires »

In Marseille they say "galéjade"; in Toulouse, Montauban and Auch we say "gasconade', as evidenced by this excerpt of the "Three Musketeers"

 

d_artagnan

« La peste soit des Gascons ! Remettez-le sur son cheval orange, et qu’il s’en aille !

— Pas avant de t’avoir tué, lâche ! » criait d’Artagnan tout en faisant face du mieux qu’il pouvait et sans reculer d’un pas à ses trois ennemis qui le moulaient de coups.
« Encore une gasconnade, murmura le gentilhomme. Sur mon honneur ces Gascons sont incorrigibles ! […] »
Alexandre Dumas ; Les trois Mousquetaires.

"A plague upon these Gascons! Put him on his orange horse, and let him go!
- Not before I have killed you, coward! "Cried d'Artagnan while coping as best he could without a step back to his three enemies shower blows upon him.
"Another gasconade murmured the gentleman. On my honor these Gascons are incorrigible! [...] "Alexandre Dumas; The Three Musketeers.

 

Fort bien ; mais alors quel rapport avec les Osages ?

Very well; but then what relation with Osage ?

Rendons-nous dans l’État du Missouri sur l’ancien territoire des Osages (ils ont été, depuis, déplacés en Oklahoma) Nous y découvrons l’existence d’une petite ville « Gasconade », d’une petite rivière « Gasconade River » et d’un conté « Gasconade County ». Rien de moins !

Let us go in the state of Missouri in the former Osage territory (they have since been moved to Oklahoma) We discover the existence of a small town " Gasconade " a small river " Gasconade River " and a county " Gasconade County. " Nothing less!

Gasconade

 

Nous savons, d'après les récits qui nous sont parvenus, que les Osages avaient très bien accueilli les premiers trappeurs. Les Français, dit-on, étaient surtout appréciés des Indiens pour leur talent oratoire, leur propension à raconter des chasses fantastiques, des pêches miraculeuses et cela amusait beaucoup leurs hôtes. Sans doute, parmi ces Français, devait-il y avoir beaucoup de Gascons qui racontaient souvent leurs « gasconnades ». Telle est, probablement, l'explication de la présence inattendue de ce mot dans un petit coin d'Amérique. Et ce que nous vous racontons là, ce n'est pas une gasconnade, vous pouvez nous croire.

We know from the stories that have survived, the Osage were very well received the first trappers. The French, they say, were especially appreciated by the Indians for their oratory, their propensity to tell fantastic hunts, miraculous catches and this amused their hosts. Undoubtedly, among the French, should he be many Gascons often told their "gasconades". This is probably the explanation for the unexpected presence of this word in a small corner of America. And what we tell you there is not a gasconade, believe us.

 

aquarelle par Jim Red Corn, artiste osage

 

 
Gascons. Au 17ème siècle, ce mot avait, un sens générique. Il désignait les gens de langue d’Oc, ceux qu’on appelle aujourd’hui Occitans. De nombreux Gascons, ou Occitans donc, ont parcouru en tous sens les forêts et les prairies d’Amérique.

Gascons. In the 17th century the word had a generic sense. He pointed people speaking the Oc language, those now called Occitans. Many Gascons or Occitans therefore traveled in all directions forests and prairies of America.

 Il y a encore des Gascons !

There are still Gascons !

Full Blood Occitan. Huile / toile par Henry Van Loenen

Notre ami Henry Van Loenen en rencontre tous les jours et les immortalise sur ses toiles.

Our friend Henry Van Loenen meet them every day and immortalized on canvas.

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17 janvier 2015

Ils suivent Charlie...

La compassion

de nos amis d'Oklahoma

 

Larme

 

Depuis le début des tragiques événements de la semaine dernière, des messages de sympathie nous parviennent d'Oklahoma, et d'abord de Pawhuska, la capitale des Osages jumelée à Montauban. En premier lieu Jack Shoemate, cet ancien maire de Pawhuska qui vint à Montauban en 1999 signer la convention de jumelage, accompagné d'une vingtaine de citoyens dont cinq Osages. Jack est un Comanche très lié aux Osages

Jack Shoemate : 

jackShoemate

" J'ai été choqué d'apprendre le lâche attentat commis par al Qaïda sur nos amis et voisins français. Nous partageons votre chagrin, la tristesse et l'indignation qu'inspirent les actions de ces sous-hommes. Ils méritent d'être mis au ban de l'humanité tout entière du fait de leurs actions scandaleuses contre le monde civilisé.

Tous vos amis à Pawhuska sont avec vous alors que vous endurez difficultés après difficultés. S'il vous plaît, sachez que toute l'Amérique est en train de prier pour vous afin de vous protéger en ces temps difficiles. "
 
Que Dieu vous bénisse et, en fait, toute la France. Restez forts. Le temps viendra où Dieu punira les méchants.

Vos amis Jack et Dean Shoemate

Jack Shoemate dans les rue de Montauban en septembre 1999

 

Kathryn Red Corn :

Directrice du musée tribal osage à Pawhuska, Kathryn Red Corn était l'une de nos trois invitées osages à Montauban en novembre dernier.

 

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" Vous et tous nos amis en France êtes dans nos prières. Nous avons eu hier des prières spéciales pour vous et votre peuple.
Nous pleurons dans notre pays pour ceux qui ont perdu leur vie à cause de cet acte odieux.
Cordialement,
Kathryn "

 

 Kathryn dans son musée à Pawhuska

 

Lou Brock :

Lou Brock est Osage ; il collabore au sein de l'équipe du musée tribal de Pawhuska où il exerce la fonction de chercheur

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" Nous continuons à prier pour les familles et amis de toutes les âmes perdues dans cette terrible tragédie.
cela nous rappelle justement qu'il ya près de 20 ans, le 19 Avril 1995, un Américain a été responsable de la mort de 168 personnes à Oklahoma City. Je suis retourné une seule fois au mémorial qui commémore l'attentat contre cet immeuble... J'ai travaillé dans ce bâtiment 20 ans auparavant, et je me suis garé juste à côté de «l'arbre de survivant», qui est mentionné assez souvent. Ma femme et moi habitions seulement à un demi-pâté de maisons de tout ce qui se passait.

Nous prions pour la paix partout, et la justice prévaudra ! Heureusement, Dieu nous en temps de bonheur bénit, et les moments de tristesse, et nous vous embrassons avec notre amitié pour toujours !!
Respectueusement,
Lou W. Brock, chercheur principal "

Lou Brock (à droite sur la photo)

 

 Paul Bemore :

Paul Bemore est Osage. Il vit en Arizona où il travaille pour la nation Navajo. Il est aussi l'un des animateurs d'une équipe de motards connu sous le nom de Red Thunder Rolling (Tonnerre Rouge qui Roule/Gronde). Il est venu deux fois à Montauban, la première fois en 1999 avec la délégation conduite par le chef Jim Gray

Paul

" Merci pour vos mots et vos pensées d'encouragement. Tous mes amis de France étaient dans mon esprit la semaine dernière lorsque le monde a réalisé que personne n'est à l'abri de la persécution de quelques esprits dérangés. Je suis avec vous au nom de la liberté et la justice pour tous. L'avenir de notre monde est à portée de main et influencé par les événements d'aujourd'hui. Il ya pas de solution commune ou une réponse qui servira à remédier à l'histoire tragique d'un pays ou un peuple, mais par notre exemple, nous pouvons enseigner à nos gens, nos prochaines générations ce que nous défendons, le droit de vivre dans le monde de notre Créateur de la paix et l'harmonie. Pour les Français, le Grand Créateur peut protéger et vous guider toujours." Pb

Vanessa Pokeigope Jennings :

Vanessa est une Indienne de la nation Kiowa. C'est une artiste reconnue aux Etats-Unis où ses œuvres sont exposées dans plusieurs musées. Elle a reçu du Président des USA la distinction de "Trésor national vivant". Elle est venue plusieurs fois en France, notamment à Montauban où elle compte de nombreux amis.

 

Vanessa

" Je vous tiens, ainsi que ceux vous avez admirez dans le cœur de mes prières. Vous et nos amis à Montauban et en France êtes très chers pour moi. Votre amie, Nesha, Redstone, États-Unis "

 

 

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Les dessins de Rosendo en hommage aux victimes 

Rosendo Li est un artiste plasticien montalbanais. Ses œuvres sont exposées en permanence dans plusieurs espaces publics de Montauban. 

VICTIMES_DESSINS_COULEURet pour terminer le collage de Domi

Charlie_Domi

Je suis Charlie, tu suis Charlie, il/elle suit Charlie, nous suivons Charlie... et nous nous abonnons, achetons au numéro, lisons de temps en temps, soutenons Charlie --- JCD

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