29 juin 2009
Tous cousins ? (4/4)
Tous cousins ?
( feuilleton préhistorique )
Nous reprenons
aujourd’hui le dossier (r)ouvert par plusieurs chercheurs des Etats-Unis sur
l’origine des premiers Américains et dont rend compte le numéro de février du
magazine Discovering Archeology.
Certains chercheurs américains pensent que des humains ont pu traverser le Pacifique et coloniser l’Amérique du Sud avant l’arrivée des premiers occupants de l’Amérique du Nord. Cette théorie est basée sur des sites tels celui de Monte Verde au nord du Chili et Tiama-Tiama au nord du Venezuela qui semblent être plus anciens que les sites les plus vieux d’Amérique du Nord. Une preuve biologique suggère que certains des plus anciens squelettes d’Amérique du Sud puissent présenter des similitudes avec les habitants de la Polynésie et de l’Australie.
Ainsi, non seulement certains des premiers Américains seraient venus à pied par l’isthme de Behring, mais d’autres seraient arrivés par la voie transatlantique, Pacifique ou Atlantique, d’Asie, de Polynésie, d’Australie et d’Europe. Un brassage génétique plus ou moins important de ces populations aurait abouti à un métissage, ce qui expliquerait à la fois la diversité et l’unité des Amérindiens.

Pour aussi séduisante qu’elle soit, « l’idée d’une arrivée directe des Européens en Amérique n’est pas neuve », comme nous le faisait remarquer Madame Edmée Ladier, conservateur en chef du Musée d’Histoire Naturelle de Montauban.

Selon elle, il s’agit d’un « fantasme qui a déjà été traité par l’un de nos concitoyens montalbanais dans les années 1930. » Madame Ladier nous joint une extrait du Bulletin de la Société Archéologique de Tarn-et-Garonne de 1932 dans lequel l’auteur, Charles Boudou, membre de la Société, après avoir compilé plusieurs autres auteurs qui classifient les diverses « races de Peaux-Rouges » écrit notamment :
« Nos Magdaléniens, lorsque le glacier scandinave eut perdu du terrain à l’ouest, auraient émigré vers le Groenland par les Iles Britanniques, les Orcades et l’Irlande [...] Anatomiquement et ethnographiquement, les Esquimaux de l’Est sont les plus proches de notre race de Bruniquel et de Cro-Magnon, dont les données de la Paléontologie et de la Préhistoire nous font descendre [...] »
Du point de vue de Madame Ladier, les arguments présentés dans cette communication, quoique différents, sont aussi peu solides que ceux des chercheurs américains. Ces derniers, assure-t-elle, «semblent faire montre de légéreté». C’est également l’avis de ses collègues préhistoriens à qui elle a montré l’article de Discovering Archeology. « Il y a aussi des questions techniques [...] qui dans l’état actuel des connaissances rendent « la parenté Clovis-Solutréen absolument improbable », conclut Edmée Ladier.
Ainsi, comme annoncé dans un précédent article du « feuilleton préhistorique », la controverse commence à s’animer. Contentons-nous de suivre le match et attendons le prochain service... (à suivre, peut-être)
J-C. Drouilhet

22 juin 2009
Tous cousins ? (3/4)
Tous cousins ?
( feuilleton préhistorique)
troisième épisode :
ils en font une tête !
Résumé des chapitres précédents . Grâce aux informations envoyées de Californie par Mr Louis F. Burns (historien osage), nous évoquions dans un premier article une hypothèse basée sur la comparaison des industries de pierre taillée, selon laquelle certains des ancêtres des Amérindiens actuels auraient pu être originaires d’Europe occidentale. Dans l'article suivant nous récidivions en mentionnant de nouvelles preuves, d’origine génétique cette fois, venant renforcer celles qu’avancent des archéologues américains. L’aventure continue...
Aujourd’hui, nous enfonçons un peu plus le clou en rapportant les travaux des "modeleurs de têtes" qui refont les visages en partant des squelettes.

Le 28 juillet 1996, James C. Chatters, enseignant à l’université de Washington, fut appelé pour expertiser un squelette découvert dans la vallée de la rivière Colombia près de Kennewick (Etat de Washington). Il y découvrit, profondément enfoncée dans l’os du bassin un pointe de lance du type Cascade. L’homme était probablement mort d’une infection de sa blessure. Une datation au carbone 14 permit d’estimer l’âge du squelette à environ 9 460 ans.
L’art de « faire parler » un crâne ne date pas d’hier. La technique inventée par le paléontologiste russe Mikhail Gerasimov a été sans cesse améliorée au cours de ces 25 dernières années. Certes, des méthodes informatiques ont été mises au point mais elles n’atteignent pas la précision et le réalisme obtenu par l’ancienne méthode.


Aucune indication
de texture ni de couleur ne permet évidemment de compléter le système pileux du cuir
chevelu et de la face. Avouons tout de même que coiffé d’un béret et vêtu comme
nous, l’homme de Kennewick passerait sans doute inaperçu dans les rues de Toulouse
ou de Montauban. (à suivre)
Jean-Claude Drouilhet
15 juin 2009
tous cousins ? (2/4)
Tous cousins ?
( feuilleton préhistorique )
Dans le dernier article était sommairement présentée l’hypothèse
d’une origine ouest-européenne des Indiens d’Amérique émise par deux
anthropologues américains Stanford et Bradley.
Le premier, Dennis
Stanford, est président du département anthropologie au Muséum d’Histoire
naturelle, mondialement connu sous le nom de Smithsonian Institution; le second,
Bruce Bradley est président de la Primitive Tech Enterprises Inc. et professeur
assistant au collège universitaire Augustana de Sioux Falls (Sud Dakota).
C’est dire qu’il ne s’agit ni de plaisantins, ni de débutants.
Louis Burns, notre ami historien osage qui a soulevé ce lièvre dans la presse californienne, nous apporte aujourd’hui sur le plateau d’une très sérieuse revue spécialisée : Discovering Archaeology de février 2000, d’autres éléments renforçant l’hypothèse. L’article, signé des deux éminents anthropologues, est intitulé « La solution solutréenne » et prétend apporter une réponse au problème des origines des Indiens.

Les Solutréens seraient, d’après eux, partis des côtes atlantiques (golfe de Gascogne, nord-Espagne, Portugal) il y a près de 18 000 ans, auraient remonté vers le nord les côtes françaises, mis le cap vers l’Angleterre puis auraient suivi la banquise qui recouvrait une partie de l’Atlantique-Nord lors de la dernière grande glaciation et auraient enfin atteint les côtes nord-américaines libres de glaces à peu près au niveau de l’Etat de Caroline. Un petit voyage à la rame et à la voile qui devrait donner des idées à quelque aventurier en mal d’image. Voyez d’ici le scoop : « dans le sillage des Solutréens : un rameur remonte le courant de la Préhistoire ».
Mais ceci est un article sérieux et je me laisse dériver. Reprenons la barre matelot.
« Un dernier argument en faveur de cette hypothèse peut-être trouvé dans les recherches génétiques effectuées sur les restes des anciens humains », assurent nos deux auteurs. En effet, poursuivent-ils, « Michael Brown et ses collègues ont établi en 1998 que l’ADN des mitochondries du groupe haploïde X (un marqueur génétique des groupes de populations) est trouvé à de faibles fréquences à la fois chez les Européens et chez les Indiens d’Amérique, mais jamais parmi les peuples d’Asie. Ceci les aurait amenés à penser que certains des premiers découvreurs de l’Amérique puissent être venus d’Europe entre 36 000 et 18 000 ans avant notre époque. »
Laissons donc les chercheurs chercher. Entre une hypothèse et une théorie il y a toute l’épaisseur des preuves. Les spécialistes vont sûrement se chamailler sur leur validité et leur quantité. C’est la règle de ce sport.
Nous, nous comptons les points. (à suivre)
J-C. Drouilhet
08 juin 2009
Tous cousins ? (1/4)
Osages, Occitans : tous cousins ?
Mr.Louis F.Burns,
l’historien osage bien connu des plus anciens adhérents d’Ok-Oc, nous
fit naguère parvenir un article du San Diego Union Tribune (du 1er novembre 1999)
selon lequel les Indiens d’Amérique seraient les descendants de hardis
navigateurs-explorateurs qui auraient traversé l’Atlantique en étant partis du
sud-ouest de l’Europe il y a plus de 18 000 ans.
L’hypothèse est avancée par deux chercheurs américains, éminents anthroplologues : Bruce Bradley et Dennis Stanford, ce dernier étant le conservateur du département anthropologie au prestigieux Smithsonian Institute.


Bruce Bradley (g.), Dennis Stanford (d)
Leur théorie balaye l’hypothèse classique d’une migration des premiers Américains venus d’Asie par le passage de Behring voici 13 500 ans.
Les Osages, nous
rappelle Louis Burns, sont des descendants directs d’autochtones dont la civilisation est connue sous le nom de « Clovis ». Cette civilisation de la pierre taillée se
caractérise par de belles et fines lames oblongues de silex ou d’obsidienne (verre
volcanique) témoignant d’une maîtrise parfaite de cette industrie.
L’idée des
deux archéologues américains a été de rapprocher ces outils de ceux que l’on
trouve en Europe, principalement dans le sud ouest de la France, en Espagne et au
Portugal. L’âge de la pierre taillée (ou Paléolithique) est subdivisé en
inférieur, moyen et supérieur, ce dernier étant lui-même formé de trois périodes qui
sont – de la plus ancienne à la plus récente – l’Aurignacien, le
Solutréen et le Magdalénien. Ces civilisations caractérisent l’homme de Cro-Magnon
dont les vestiges abondent dans le sud ouest de la France. Lorsqu’on
examine les
pointes de lances du Solutréen, en forme de feuille de laurier, on ne peut qu’être
frappé par la ressemblance qui existe avec les lames de la civilisation de Clovis. Il
n’en faut pas davantage à nos deux anthropologues pour échafauder leur hypothèse.

Lames solutréennes en feuilles de laurier
Les hommes du Solutréen auraient donc quitté les côtes atlantiques de
l’Europe du sud en canoës de peau à la « découverte du nouveau monde », quelques
18 000 ans avant Christophe Colomb. Comment est-ce possible ?

migrations humaines et génétique (datation en milliers d'années avant notre ère)
(Wikipedia)
Cela n’a rien d’extraordinaire répondent les deux chercheurs. Au cours des temps préhistoriques, il y a plus de 20 000 ans, d’autres navigateurs sont bien partis coloniser des îles lointaines du Pacifique, franchissant des distances comparables. Par beau temps, avec des vents et un courant favorables, les Solutréens ont pu faire la traversée en un peu moins de trois semaines, estiment-ils.
Les vestiges solutréens abondent en Occitanie occidentale, en Périgord, dans les Pyrénées comme dans la vallée de l’Aveyron. Le site le plus proche de Montauban n’en est qu’à une vingtaine de kilomètres, à la grotte du Rouzet dont l’industrie solutréenne est décrite dans une thèse de Bernard Pajot.
Les Occitans de vieille souche, tout comme ceux d’origine espagnole ou portugaise, sont donc probablement des descendants directs de ces hommes du Paléolithique supérieur.
Alors, si l’hypothèse de Bradley et Stanford est vraie, nous sommes bien les cousins des Osages, comme le pense Louis Burns. C.Q.F.D. (à suivre)
J-Claude Drouilhet
01 juin 2009
Blaine Shaw...
Voici donc le récit de Blaine Shaw :
My name is Blaine Shaw. I am 24 years old and a committeman of the Gray Horse village Inlonschka dance. I am a former drumkeeper as well. I heard of the French connection with Montabaun in the early 90’s as a child and was always interested. This past Feb., 2008 I went to Europe with two osage friends, one being a committeman and former drumkeeper as well. We started off in Spain and planned to visit Montabaun on our way through France and into Amsterdam. We were given the contact info for Mr. Jean-Claucde Drouillhet of the OK-OC. We were invited to stay in Montabaun for the better part of a week and were given the best hospitality I have ever seen. Four course meals were provided twice a day as well as tours of places of interest in the region and a small former reception with the mayor on our last day. I must say that as a modern Osage I have been blessed with an opportunity to be a part of the exchange Jean-Claude started back in ‘89. Its nice to be a part a relationship rich in history that began so long ago. They French helped our Osage ancestors back then and have continued that tradition by taking us suprise Osage visitors in with immense hospitality. I will never forget the experience and would like to say that the food and dining were the best I have ever seen.
-Blaine F. Shaw-
25 mai 2009
KIOWA BLACK LEGGINGS WARRIOR SOCIETY
LES GUERRIERS KIOWAS
AUX JAMBIERES NOIRES

Plusieurs articles précédents ont signalé l'existence de la Société des Guerriers kiowas aux jambières noires. Le moment est venu de donner quelques explications.
Il s'agit d'une société guerrière comparable à celles d'autres tribus, par exemple les "dog soldiers" (soldats chiens) chez les Cheyennes. Elle était autrefois composée des guerriers les plus prestigieux affectés à la protection de la tribu. Aujourd'hui, dans la tribu Kiowa, elle regroupe les vétérans des différents conflits ainsi que certains membres associés qui peuvent être des femmes. Notre amie, Vanessa Jennings, par exemple, est l'une d'elles.

Cependant, il ne s'agit pas ici d'une association d'anciens combattants au sens habituel. Les fonctions de cette société guerrière sont strictement codifiées. Il s'agit avant tout de célébrer les valeurs de courage, générosité, loyauté, solidarité et de perpétuer ainsi des traditions qui sont constitutives de l'identité culturelle héritée des ancêtres et de l'histoire de la tribu.


Longtemps mise en sommeil, la société guerrière, ne fut pas pour autant oubliée. C'est le 23 novembre 1958 que Gus Palmer, un oncle de Vanessa, convoqua à une réunion les membres de la tribu qui avaient servi dans les deux guerres mondiales. Lui-même était un vétéran de la 2ème guerre mondiale. La réunion eut lieu à Carnegie (sud ouest de l'Oklahoma). La Kiowa Black Leggings Warrior Society fut fondée ce jour-là. Les principaux buts de l'organisation étaient de faciliter la célébration d'une Journée des Anciens Combattants et de perpétuer les rites, les chants et les danses traditionnelles de la Société guerrière kiowa. La première cérémonie de la société guerrière reconstituée eut lieu à Carnegie en juin 1959.
Le costume traditionnel des membres, fidèle autant que possible à la tradition, comprend :
des jambières noires qui rappellent les jambes des guerriers d'autrefois retour de chasse ou d'expédition guerrière, noircies, selon certains, par la poussière de la piste (avant que les Kiowas n'aient des chevaux), ou bien, selon d'autres, pour avoir poursuivi leurs ennemis dans les cendres d'une prairie incendiée pour repousser leur attaque. Le nom de la société guerrière aux jambes noires fut conservé lorsque les Kiowas possédèrent des chevaux malgré l'excellence reconnue de leur cavalerie,
une sorte de châle fait de cordelettes noires qui descend de la taille jusqu'aux pieds,
- des grelots autour de la taille ou bien au niveau des genoux selon les préférences de chacun,
une cape rouge en hommage à un chef du passé nommé Gool-Hay-Ee (Jeune Poulain Rouge) qui avait pris la cape rouge d'un officier mexicain au cours d'une bataille et l'avait adoptée dans sa tenue traditionnelle. La cape rouge d'origine est toujours en possession de la société des guerriers kiowas.
- le reste de la tenue est laissé à la discrétion de chacun des membres.

21 mai 2009
Compte-rendu de réunion au Consulat US
Réunion des associations de Midi-Pyrénées
en relation avec les Etats-Unis
le 5 mai 2009 - 16 heures - à Toulouse
Compte-rendu de Jean-Jacques Delmas
"ambassadeur d'OK-OC" à Toulouse

Sous le trop joli regard de l'aigle pygargue à tête blanche sont les trois portraits de Barack Obama, Joseph Biden et Hillary Clinton.



Sont représentées les associations : France-Etats-Unis, le comité de jumelage Toulouse-Atlanta, la chambre américaine de commerce, OK-OC et la mairie de Toulouse.

Monsieur David Brown, Consul des Etats-Unis d'Amérique, et son attachée culturelle, madame Hélène Mason, ouvrent la séance à 16 heures en nous souhaitant la bienvenue.
Le musée départemental du textile de Labastide-Rouairoux, dans le Tarn, accueille une exposition itinérante de la Louisine vers la France, présentée par les services culturels des Etats-Unis d'Amérique en France et en ce sens, Mr David Brown, inaugurera la dite exposition " un patchwork de cultures", le jeudi 7 mai à 17 heures. Il s'agit d'une très belle collection de vingt-cinq patchworks, honorant l'amitié franco-américaine et le 250ème anniversaire de la naissance de La Fayette (qui reçut un groupe d'Osages en septembre 1829 alors que l'autre groupe mettait le cap sur Montauban). Le patchwork décline l'Amérique et son histoire au travers de l'art des quilts (une technique qui consiste à réunir trois épaisseurs de tissu). Quelques titres de patchwork sont parfaitement évocateurs : "l'amitié de Washington et La Fayette", "Hommage au marquis de La Fayette" , "Tricentenaire de la Louisiane française", "symbole Adintra" (Adintra = imprimé traditionnel ouest-africain), "Nos maisons en Poitou-Charentes", et... "Mauvaises nouvelles et le linceul de Katrina" (le terrible ouragan que vous savez).

Cette exposition se poursuivra an juin au château de Padiès (81700 Lempaut). Elle ira sans doute à Marciac et Montauban pour les festivals de jazz...
Monsieur le consul des Etats-Unis sera très occupé en ce mois de juin. Au mois de juillet, le consulat des USA à Toulouse s'en remet à Bordeaux pour les divers services.
Monsieur David Brown dit qu'il y aura une subvention du consulat pour OK-OC quand bien même nos amis indiens ne pouraient pas venir.
L'association France-Etats-Unis nous apprend qu'elle est en contact avec Radio Occitanie à Toulouse pour présenter une émission due les Etats-Unis, le dimanche matin, "à l'heure de la messe"
La recherche de sites où sont tombés des soldats américains (et indiens) pendant les deux guerres mondiales est en chantier par notre ami David Brown qui espère boucler la boucle lorsqu'il quittera Toulouse. Ces sites sont répertoriés à Pujaudran où un aviateur américain a été abattu le 12 août. Il y a un monument au cimetière de "Terre Cabade" de Toulouse. A Cornebarieu un pilote américain a été abattu et un morceau de la carlingue a été récupéré pour figurer en bonne place au consulat des USA à Toulouse. Il existe un autre site près de Millau et d'autres sont à découvrir sur notre région. L'association France-Etats-Unis a fait un excellent compte-rendu sur ces sites. Chaque 11 novembre il y aura une cérémonie commune pour honorer la mémoire de ces soldats de la Liberté tombés au champ d'honneur pendant les deux guerres mondiales sur la terre de France.
En décembre 2009 on fêtera les dix ans d'existence du consulat des Etats-Unis à Toulouse et monsieur le Consul souhaite trouver des photos sur les dix ans de vie à Toulouse (1999-2009)...
Lorsque nous avons des informations pour nos associations il faut les communiquer à Hélène Mason (par l'intermédiaire de ce blog ou directement à OK-OC).
L'association Toulouse-Atlanta souhaite que nous fassions une conférence sur OK-OC en 2010.
Fin de séance à 17 heures mais nous nous retrouverons lors d'une prochaine réunion, le lundi 29 juin à 16 heures.
Al còp que ven.
Jean-Jacques Delmas
18 mai 2009
La leçon des Amérindiens...
L'eau n'est pas une marchandise
Parmi les leçons du Forum social mondial qui s'est tenu à Belem au Brésil en janvier dernier avec plus de 130 000 participants venus du monde entier, il en est une que nous donnent les peuples indigènes d'Amérique du sud : " Il faut veiller à assurer l'harmonie entre la Terre Mère, la société et la culture "

La marchandisation généralisée, la privatisation outrancière, l'appropriation illégitime, notamment du vivant par le système des brevets ont conduit à une crise systémique, " alimentaire, financière, économique, climatique, énergétique, migratoire... et de civilisation ". L'eau n'est pas une marchandise, elle est la vie même de l'humanité tout entière.
Somme toute ce huitième Forum social mondial poursuit sa volonté d'origine qui est de permettre "à tout homme et à tous les hommes de se développer" (Paul VI).
Mais se développer concrètement, charnellement comme le soulignait un Amérindien de Bolivie en faisant remarquer que dans sa langue aymara, le mot développement n'existe pas, mais "vivre bien" existe.
Merci à notre ami, le père Louis Salesse qui nous a fait parvenir un article de La Croix ( Jeudi 19 février 2009 p. 27) signé Denis Viénot auquel quelques extraits ont été empruntés
11 mai 2009
C'est (presque) l'été...
Le blog passe à l'horaire d'été

Tout le monde le sait : en France, pendant les vacances, le rythme cardiaque et la respiration du pays ralentissent, une sorte d'estivation qui s'impose à tous et qui garantit une bonne hygiène de vie collective, comme la sieste quotidienne. La reprise n'en est que meilleure.
L'expérience des années passées nous montre que de juin à août inclus (comme dans la période des fêtes de fin d'année), la fréquence des visites diminue de façon significative. Normal, on ne peut pas surfer à la fois sur les vagues et sur la toile.
C'est donc une adaptation de l'offre à la demande qui s'impose comme diraient les laudateurs de la "loi du marché" mais comme, en ce moment, ils n'ont pas bonne presse et que nous ne vendons rien, nous nous garderons bien de nous en référer.
Tout ceci pour vous annoncer, chers visiteurs, que nous allons changer de régime de croisière
à partir d'aujourd'hui 11 mai
le blog passera
de deux messages hebdomadaires à un seul
Donc, notre prochain article sera mis en vente (pardon) en ligne le 18 mai, le suivant le 25 mai, etc. Ceci jusqu'au mois de septembre où nous retrouverons notre vitesse de croisière
Cependant nous consulterons régulièrement le blog et répondrons éventuellement à vos commentaires ou questions.
Merci de votre compréhension et.... BONNES VACANCES A TOUS !
Les auteurs : Jean-Claude Drouilhet ; Jérôme Soufflet

Maintenant que nous avons tout terminé,
Fumons la pipe sans tabac
(proverbe d'été occitan )
08 mai 2009
De Montségur à Wounded Knee (4/4)
De Montségur à Wounded Knee
Montségur, Wounded Knee, deux massacres que nous mettons en parallèle, avec respect, pour les commémorer ensemble, afin que cette mémoire serve de point de départ aux Guerriers de l’Arc-en-Ciel. Ce mois-ci, quatrième et dernière partie, Jean-François Laffont raconte la tragédie cathare et le massacre de Montségur...
MONTSEGUR!..ségur i setz darrier l’azur !
(Montségur : c’est sûr vous êtes là, derrière l’azur - Marti)
Il fallut alors 35
années d’une guerre effroyable commencée par l’horrible massacre de la
totalité de la population de Béziers (Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !)
pour anéantir une civilisation, rejeter une religion dans l’oubli et annexer une
nation… !

Tout fut consommé ou presque par la chute de Montségur le 16 Mars 1244, jour de deuil pour tous les Occitans, où, tout comme à Wounded Knee plusieurs siècles plus tard (cf les trois derniers articles), les agresseurs massacrèrent plusieurs centaines de personnes innocentes, hommes, vieillards, femmes et enfants qui s’étaient rendues pacifiquement !
Cette année-là, en effet, il y avait déjà plusieurs mois que les armées du roi de France, 6000 hommes dirigés par Pierre Amiel sénéchal de Carcassonne et Hugues des Arcis archevêque de Narbonne faisaient le siège de la « citadelle du vertige » de Montségur, où tous les dignitaires de l’église Cathare étaient réfugiés.
A la faveur d’une opération commando menée par des traîtres basques, les français ont pu prendre pied sur le “pog” à son extrêmité est et s’approchent enfin des murailles pour les pilonner avec leurs machines de guerre.
Mais devant le manque de vivres, les blessures, les maladies, la garnison qui s’était vaillamment défendue doit composer et après 15 jours de trêve, les portes du château de Montségur livreront passage à une longue et déchirante colonne de 215 « parfaits » cathares qui vont aller périr au sein d’un bûcher dressé au pied de la montagne.

C’est en chantant que ces héros vont périr, certains ayant même embrassé la religion Cathare quelques heures auparavant afin de prendre part à ce sacrifice suprême…
Pendant ce temps les hommes de France la croix sur le ventre et la main sur le cœur entonnaient le «Veni Créator» espérant comme le dit une vieille chronique que les Cathares passeraient ainsi des flammes du bûcher dans celles de l’enfer !
Depuis ce jour tragique les « corbeaux venus du nord » ont tout fait en 750 ans pour tenter de détruire, après cette religion qui était devenue un peu la nôtre, notre identité et notre langue.
Ils ont presque réussi avec l’aide de Jules Ferry à nous faire croire que cette belle langue, celle des premiers poètes d’Occident, n’était qu’un vulgaire « patois » réservé aux incultes et aux paysans.
Ils ont occulté dans les livres d’histoire jusqu’à l’existence même de notre culture et de notre civilisation…Ils ont nié la guerre et nié les massacres !

Château de Villerouge-Termenes où fut brûlé Bélibaste
Seulement, le dernier Cathare qui s’appelait “ Bélibaste ” martyrisé au 14ème siècle s’éteindra sur une prophétie : « Dans sept siècles le Laurier reverdira », disait-il… Nous sommes aujourd’hui entrés dans ce 21ème siècle qui verra donc, et nous le sentons tous, pour nous et nos enfants, le reconnaissance de nos droits sur notre propre histoire, la reconnaissance de notre identité, de notre langue et de notre nation !
Nous en sommes tous
responsables car garants de la « darniera brasa » (la dernière braise),
Que dans sept générations nos descendants ne nous jugent pas et qu’ils puissent , dans leur langue, chanter ce Laurier !
ADIUSIATZ !
Jean-François Laffont
Jean-François Laffont est l’actuel président de CONVERGENCIA OCCITANA (qui rassemble 60 associations Occitanes.)
Pour terminer voici un reportage de France3 sur "Les Guerriers de l'Arc-en-ciel", le thème que nous avions choisi pour notre Printemps Indien 2001. Dans la dernière minute on y voit un hommage aux martyrs occitans, les derniers cathares qui furent brûlés à Montségur. Nous y chantons "Lo Boier" et nos amis Osage (Archie Mason) et Innu (Clifford Moar) y répondent à leur manière
ARC EN CIEL
envoyé par okoc-82











