Oklahoma-Occitania

23 juillet 2016

un passionné...

L'homme blanc qui marchait

sur la piste des Amérindiens

Je vous rassure : Douglas Tillman vit bien dans son époque. Il habite une maison confortable des hauts de Phœnix, en Arizona. Nous y arrivons par une chaude journée d'avril. La ville, immense, est environnée d'un désert aride parsemé de cactus en forme de cierges géants dont certains poussent leur étrange silhouette entre les maisons. 

un cierge qui ne brûle pas (contrairement au soleil), à l'entrée de Phœnix / ph : Edgard Strigler

Douglas n'est pas indien mais sa femme, Laura, est une navajo qui enseigne à l'université de Phœnix. Douglas est un ingénieur retraité.

de g à d : Marie-Claude, Douglas, Laura /photo Edgard strigler

Retraité, certes, mais pas inactif. Doug se livre à fond à sa passion : recréer les productions artisanales et artistiques des Amérindiens de l'époque précolombienne. Entre autres il taille dans la pierre et dans le verre de récupération de splendides pointes de flèches et pointes de lances dans le style dit de Clovis.

Doug Tillman / ph ; Edgard Strigler

Clovis ? Rien à voir avec le roi des Francs. Ce Clovis-là est une petite ville du Nouveau-Mexique près de laquelle furent trouvées en 1929 des pointes cannelées de très belle facture que les Amérindiens attachaient à leurs lances pour chasser la mégafaune du pléistocène.

clovis1

clovis2

img495

http://oklahoccitania.canalblog.com/archives/2009/06/08/13069473.html

Certaines de ces pointes découvertes par les archéologues (ou par hasard) étaient en obsidienne. L'obsidienne est un verre volcanique formé par une lave fluide qui s'est refroidie très rapidement, avant que la cristallisation puisse se produire. Le verre est donc un solide amorphe (sans structure cristalline) qui ressemble beaucoup au verre industriel. Les obsidiennes étaient très recherchées des chasseurs de la préhistoire pour leur tranchant et étaient l'objet d'échanges commerciaux, ce qui explique que l'on puisse en trouver parfois très loin des régions volcaniques.Clovis_Doug

Doug taille ses pointes dans du verre de récupération. Il en a des dizaines qui ornent son bureau et diverses autres pièces. Il est devenu expert en taille de pointes Clovis.

Qu'on en juge...

 DSC01286

 

 

Nos abonnés les plus anciens se souviennent peut-être de cette série d'articles publiés sur ce blog dans lesquels les pointes de Clovis étaient comparées au pointes dites en feuille de laurier du Solutréen (une période du Paléolithique comprise entre l'Aurignacien et le Magdalénien) - 18 000 ans.

Feuilles de laurier

Ce rapprochement avait permis à deux archéologues américains d'étayer leur hypothèse d'une migration des hommes du Solutréen, qui, partis du golfe de Gascogne et longeant les côtes, auraient débarqué en Amérique au niveau de la Caroline du Nord. On retrouvera ces articles, si cela intéresse, en cliquant ici

Mais notre ami Doug Tillman a d'autres compétences: il fait le feu sans allumettes ni briquet, comme les premiers Américains des âges farouches.

img497

Il a retrouvé huit méthodes ancestrales Il les a filmées et gravées sur un DVD que conserve la prestigieuse Smithsonian Institution de Washington. Ce document fara le sujet d'un prochain article de ce blog.

Tenez-vous au frais !

frais

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16 juillet 2016

toponymie

Des noms indiens

pour des terres indiennes

 

Harney Peak/Black Elk Peak

La Commission américaine de toponymie (qui examine les noms de lieux ou toponymes) a récemment examiné une motion qui visait à changer le nom du point culminant du Dakota du sud, de « Harney Peak » en « Black Elk Peak ». La motion, déposée lors de la réunion d’avril de la Commission de toponymie, qui dépend du ministère de l’Intérieur, fut appuyée avant d’être retirée à l’issue de longues discussions. Cette proposition de changement de nom de la montagne de 2 207 mètres de haut, sera réexaminée au mois d’août prochain.

General Harney

La Commission a le choix entre trois solutions : le Harney Peak garde son nom, en l’honneur du général William S. Harney ; ou il devient le Black Elk Peak, en mémoire de l’homme sacrée lakota, petit cousin de Crazy Horse ; ou encore il est officiellement nommé « Hinhan Kaga », son nom lakota traditionnel. Une proposition ultérieure est arrivée, pour le nommer « Thunder Peak », la Montagne du Tonnerre.

Black Elk

 Les habitants de la réserve de PineRidge trouvent le nom de Hearney Peak offensant, car le général Harney a mené des expéditions militaires contre les Indiens au xixe siècle, y compris la bataille de Blue Water Creek en 1855, au cours de laquelle des femmes et des enfants furent massacrés.

Pour les Lakotas, le nom de Black Elk Peak est tout indiqué, puisque c’est là que Black Elk (1863-1950) eut sa célèbre vision , qu’il ne comprit pas sur le moment, mais qui donnait des directives pour assurer harmonie et sérénité au monde.

 

Black Elk's vision2

 

 Il n’est pas inutile de rappeler que Harney Peak est situé dans la chaîne des Black Hills, la montagne sacrée des Lakotas, où la présence indienne semble attestée depuis 7000 ans avant notre ère. Le traité de Fort Laramie de 1868 attestait que les Black Hills faisaient de la réserve lakota « tant que l’eau coulerait et que le soleil se lèverait ». En fait, ce fut « jusqu’à de l’or y soit découvert. » Ce n’est qu’en 1983 que la Cour suprême des États-Unis reconnut que les Etats-Unis avaient pris illégalement possession des Black Hills, et offrit un dédommagement financier, c’est-à-dire, intérêts compris, quelque 106 millions de dollars (aujourd’hui quelque 900 millions de dollars. Les Lakotas continuent à réclamer la restitution du site : accepter l’argent serait reconnaître le vol de leur terre sacrée et annuler le problème.

Alors, pourrait-on au moins donner à Harney Peak le nom de Black Elk ?

Black Elk 2

 Black Elk est l’un des derniers grands témoins de la fin des guerres indiennes : à l’âge de 13 ans, il assiste à la bataille de la Little Big Horn en 1876, au cours de laquelle Custer fut tué. Cette victoire d’une grande coalition de tribus indiennes fut aussi hélas « le début de la fin », car après, les « Blancs » se sont senti le droit de tirer à vue sur les Indiens, amis ou ennemis. Puis, en 1890, il fut blessé lors du Massacre de Wounded Knee, qui marqua la fin de la lutte armée indienne. Un prochain blog reparlera de ce tragique événement, « bataille » pour les Américains, « massacre » pour les Indiens.

Black Elk et 2e femme

Black Elk participa au Wild West Show de Buffalo Bill, un moyen d’envoyer de l’argent aux siens restés dans leur réserve. Converti au catholicisme, il accepta néanmoins de dicter ses mémoires à l’ethnologue John Neihard, qui publia en 1932 Black Elk speaks (Black Elk parle), un texte devenu très littéraire sous sa plume. En revanche, Raymond de Mallie, professeur à l’Université d’Indiana, a publié la totalité des enregistrements sous le titre Le Sixième grand-père, dans laquelle figure la description exacte de sa vision.

sixth grandfather

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08 juillet 2016

Occitan, Osage, langues vivantes !

 

Laguépie3

 

OK-OC participera à Lenga viva

(l'université occitane d'été de Laguépie)

le 12 juillet à 18h30

 

LaguépieTous renseignements et infos sur le programme complet :

 

lenga viva2

 

Lenga Viva - Universitat Occitana d'Estiu La Guépia

 

 

Lenga viva

 

 

De l’Oklahoma à l’Occitània

 

Kiowas en Occitania

 

« Oklahoma » : la terre de l’homme rouge en langue choctaw. Près d’une quarantaine de tribus indiennes ont été forcées de s’installer en territoire indien (« Indian Territory » est l’ancien nom de l’Oklahoma) pour laisser la place aux colons européens. Certaines y survivent, d’autres ont trouvé du pétrole sous leurs mocassins. C’est le cas des Osages, souvent désignés comme étant les Sioux du sud, grands amis des « coureurs des bois » qui, improbables sujets du royaume de France, chassaient et piégeaient en liberté au temps de la Louisiane française.

Louisiane

Il s’agit ici de la grande Louisiane, une colonie qui occupait près du tiers central des États-Unis actuels et que le premier consul Bonaparte vendit au président Jefferson en 1803, au grand regret des Osages.

Incroyable ! Au cours du terrible hiver 1829, trois Indiens de la tribu Osage, venus du Missouri, arrivèrent épuisés à Montauban, en Tarn et Garonne, terminant une errance qui leur avait fait parcourir pendant deux ans et demi la France et une partie de l'Europe.

Novembre 1829 : trois Osages perdus arrivent à Montauban

Ils étaient venus « visiter les Français dans leur tribu ». Accueillis triomphalement au Havre en juillet 1827, leur fête n’avait duré qu’un seul été. Ensuite ce fut l’abandon et le vagabondage jusqu’à Montauban où ils arrivèrent en novembre 1829. L'évêque de Montauban organisa la collecte et réunit en quelques jours la somme nécessaire au voyage de retour. Ainsi, grâce à la générosité des Montalbanais, les Osages rentrèrent au pays et racontèrent leur odyssée dont le récit est parvenu jusqu'aux Osages actuels.

En 1989 l'association Oklahoma-Occitania (OK-OC) retrouva le contact avec la tribu qui adhéra au projet d'échanges culturels. Depuis cette date, on rencontre régulièrement des Osages en Occitanie et des Occitans en Oklahoma. Au Jardin des Plantes de Montauban, une stèle commémore cette amitié retrouvée.

Promouvoir la culture occitane en Amérique est l’un des objectifs d’OK-OC depuis sa naissance. Ainsi, en août 1991, un groupe de trente-huit français séjournait pendant plus de deux semaines au pays des Osages en Oklahoma. Il était équipé de bannières occitanes qu’il distribuait à la ronde, accompagné d’un musicien traditionnel, de danseuses en costumes et de nombreux chanteurs du Se canta. La langue occitane et son statut intéressaient les Osages qui les comparaient à la situation de leur langue et de leur culture ancestrale menacées de disparaître.

Alors, à chaque visite des Osages à Montauban, ils étaient emmenés dans les écoles bilingues, occitan/français et invités à participer aux fêtes et manifestations culturelles occitanes. A l’inverse, chaque visite en pays osage était riche en événements culturels, danses et chants traditionnels, cérémonies, reconquête de la langue osage, évocation d’événements historiques.

red eagle

DanCass

occitan cross

A l’occasion de ces nombreuses visites réciproques, en vingt-sept ans d’échanges, des jalons culturels ont été implantés de part et d’autre. Ainsi, un jour d’août 1991, le drapeau occitan a flotté en haut du mât de la résidence du gouverneur de l’Etat de l’Oklahoma.

Depeche 14072013

Un monument dédié à la croix d’Occitanie – le premier en Amérique – a été implanté près du musée de la tribu Osage à Pawhuska, leur capitale. Plusieurs villes d’Oklahoma ainsi que le gouvernement de l’État d’Oklahoma ont décrété à plusieurs reprises une journée ou une semaine occitane.

occitaniaday

Oklahoma Historical Society

La télévision américaine est venue tourner un documentaire à Montauban qui a été diffusé sur le réseau CBS. De même France3 a tourné un documentaire chez les Osages lequel a été diffusé sur la région « Occitanie » actuelle. On ne compte plus les croix occitanes qui complètent les costumes des danseurs traditionnels ni les bérets qui coiffent nombre de guerriers (culturels) osages.

On remarque la croix occitane au collier de notre ami osage Joe

Depuis 1999, la ville de Pawhuska est jumelée avec Montauban. En Oklahoma les mots « Montauban », « Occitanie » sont compris et accueillis avec sympathie. Mais la notoriété du pays des Troubadours déborde largement des frontières de l’État. Du Dakota du Sud à la Californie en passant par le Nebraska, le Missouri et le Kansas, des jalons ont été placés dans une quinzaine de tribus. Quatre chefs de tribus sont venus à Montauban ainsi que le consul des États-Unis. OK-OC a même rencontré l’ambassadeur des USA à Paris

gouverneur1

Août 1991 : David Walters, gouverneur de l'Oklahoma, reçoit la délégation d'OK-OC à Oklahoma City

et trois fois les gouverneurs successifs de l’Oklahoma qui ont reçu chaleureusement la délégation à Oklahoma City.

Ainsi, en près de trois décades, l’Occitanie a trouvé sa place au cœur de l’Amérique profonde, celle des Indiens, des cow-boys, des ranchers comme des rednecks.

L’Occitània se sent bien, chez elle, en Oklahoma !

Gasconade

Pawnee

Kansas

 

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02 juillet 2016

A la fonderie de Pawhuska

Des mythes

coulés dans le bronze

 Pour les Amérindiens, les mythes sont une part essentielle de leur identité. Pourtant, pour ces peuples dont les langues étaient autrefois à transmission uniquement orale, il était presque inévitable de voir disparaître une partie de leur patrimoine.

Dan Jones

Dan (Daniel) Jones, un sculpteur de Kaw City s’en inquiète depuis fort longtemps.

Il fut président de la tribu ponca, l’une des cinq tribus qui se nomment Thé Ge Ha, avec les Kaws, les Osages, les Omahas et les Quapaws, qui appartiennent à la même famille linguistique.

Il s’est assigné commision de préserver les histoires que racontent les Anciens de sa tribu et de la tribu osage en les coulant dans le bronze et le béton. Il confia leur réalisation à la Bronze Horse Foundry à Pawhuska, une fonderie qu’ont visitée les quatre membres d’Ok-Oc en visite chez les Osages au mois d’avril dernier.

Bronze Horse

Dan aime raconter lui-même les histoires qu’il illustre, le Lapin héroïque, le Coyote imprévisible, le singe Ishtinike, ou la sage Tortue.

rabbit

L’une de ses histoires préférées est celle du Coyote et du Renard. Un jour, le Coyote se promenait dans les bois, lorsqu’il croisa un Renard, gras et resplendissant de santé ; il se portait bien mieux que le Coyote efflanqué. “où trouves-tu ta nourriture ?” lui demanda-t-il. Le Renard lui expliqua qu’il se couchait le long de la route pour attendre le chariot de marchandises. Il expliqua qu’il faisait le mort, que le conducteur le ramassait et le mettait dans son chariot, où il mangeait tout son content, avant de sauter du chariot et de poursuivre son chemin.

coyote

Coyote trouva que l’idée était bonne et, à son tour, fit le mort le long de la route. Le chariot arriva, le conducteur le ramassa et le jeta dans son chariot ; mais il se dit : “Chaque fois, l’animal disparaît. Cette fois, je vais l’attacher.” Le pauvre Coyote était prisonnier, victime de son avidité, et il se fit rouer de coups.

coyote2

Mais l’histoire que Dan préfère entre toutes est celle de Grande Tortue qui voulait faire la guerre aux hommes. Grande Tortue était convaincue que les Hommes sont irrespectueux par nature. Il convoqua tous les animaux en conseil : tous furent d’accord pour dire que les hommes prennent trop sans rien rendre à la nature.

Grande Tortue décida alors de partir en guerre contre les Hommes et fit passer des épreuves à tous les animaux pour trouver les meilleurs guerriers. Le bison est courageux, le puma est rapide, tous les animaux ont chacun leurs qualités, mais aucun ne fut retenu. Finalement, il ne resta aucun animal. Il ne resta qu’une vessie de bison, une alène, un allume-feu et un moulin à maïs, tous objets indispensables pour l’homme : il transporte l’eau dans la vessie de bison, coud ses vêtements avec l’alène, se réchauffe grâce à l’allume-feu, et prépare sa nourriture avec le moulin à maïs.

La Grande Tortue réalisa alors que c’étaient là les armes qui pouvaient lui donner la victoire sur les hommes.

 Ces histoires sont comparables à des fables, avec une morale, qui permettaient d’inculquer des valeurs aux enfants. C’est pourquoi il est si important de les préserver.

Marie-Claude Strigler

 

ponca rabbit

 

ponca chief

 

Sacred Water_new

 

 

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25 juin 2016

une date fatidique

25 juin

un anniversaire

à ne pas oublier

Pour mener une guerre de conquête, écraser les populations civiles, massacrer des êtres sans défense, bafouer les droits les plus élémentaires de la personne humaine, semer partout la haine, la terreur et la désolation, il vaut mieux ne pas sortir de chez soi un 25 juin !

Seulement, ils ne le savaient pas.

Simon de Montfort

Simon de Montfort

Simon de Montfort ne se doutait pas que le 25 juin 1218 serait le dernier jour de sa carrière d’impitoyable chien de guerre. Il se sentait un peu trop sûr de lui sous les murs de Toulouse assiégée. C’était sans compter sur la vaillance des femmes occitanes, ces Toulousaines qui armèrent et déclenchèrent la catapulte fatale. Touché en plein front par la grosse pierre il s’affala sur le dos, les bras en croix. Une plaque, scellée au jardin des plantes de Toulouse, rappelle qu’il aurait mieux fait d’être ailleurs ce jour-là.

plaque1

plaque2

dessin_sceau_simon_de_montfort

sceau de Simon de Montfort

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George A. Custer

 

Custer

 

 George A. Custer, "général" (colonel), commandant le 7e Régiment de Cavalerie des Etats-Unis, était sûr de son coup. A la tête de ses hardis cavaliers il allait montrer à ces sauvages, Sioux, Cheyennes et Arapahos ce qu’il en coûtait de s’opposer à la volonté du gouvernement des Etats-Unis. C’était le 25 juin 1876 et cela se passait à Little Big Horn. Les chefs Crazy Horse et Sitting Bull entraînèrent leurs milliers de braves guerriers dans un tourbillon vengeur qui anéantit les cinq compagnies du régiment, général/colonel en tête. Encore un qui aurait mieux fait de ne pas se lever un 25 juin…

George_Custer_LttleBigHorn
La bataille de la Little Big Horn

insigne du 7ème régiment de cavalerie

Nous, Occitans et Indiens, savons combien lourd est le prix à payer lorsque le fanatisme, le goût du lucre et du pouvoir, veulent imposer leur marque sur les peuples. Cette année-là, en 2001, Nous allions nous souvenir de nos ancêtres qui se sacrifièrent pour notre liberté.

Nous avions choisi à cette intention une date fatidique pour les bourreaux. Celle du 25 juin 2001. Au jardin de plantes de Toulouse, à 18 heures, Maurice Andrieu y lisait un passage de la Chanson de la Croisade près de la plaque de Simon de Montfort.

LaCansoLivreVrai-fond

 et à tous les autres

nés un 25 juin...

Joyeux anniv

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paléontologie en pays navajo

Sur les traces

des terribles lézards

 

dinosaures-2

 

 

Notre petit groupe : Marie-Claude + Edgard Strigler & Monique + Jean-Claude Drouilhet parcourt le territoire de la nation Navajo dans un 4x4 Ford explorer dont la location s'imposait compte-tenu des pistes, des cahots, de la poussière, du désert.

 

notre 4X4 en Arizona

 zoom avant sur le Ford explorer

 En Arizona, dans la réserve de la nation Navajo, à l'ouest de la petite ville de Tuba City, nous arrivons sur un site impressionnant qui fut parcouru en tous sens il y a des dizaines de millions d'années par de gigantesques dinosaures carnivores. Des jeunes guides navajos accompagnent la visite si l'on veut. Sinon on peut aller seuls sur la piste de ces géants du jurassique inférieur qui gambadaient là il y a entre 199 et 183 millions d'années. Il s'agit du Dilosophorus. Sympa la bestiole ! On en voit quelques-uns dans le film Jurassic Park.

dilosauphorus

dinosaures_1

couteau 606

l'impression de les suivre à la trace, comme s'ils étaient passés là 10 minutes avant

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couteau 609

couteau 610

Recréer

les espèces disparues ?

Ce vieux rêve hante toujours les esprits surchauffés. C'est le thème du film Jurassic Park de Spielberg et du magnifique roman de Michael Crighton intitulé Le Parc Jurassique dans sa première édition française d'où a été adapté le film. Là, nous étions dans la fiction dont nous savons aujourd'hui qu'elle est techniquement impossible à réaliser. C'est du roman et du cinéma. Bravo !

Mais voilà ce qui pourrait nous inquiéter si les simples citoyens que nous sommes laissent faire les apprentis sorciers. Pas nécessaire d'être un scientifique pour crier alerte ! Il est fortement question de recréer deux espèces disparues : le Mammouth laineux et ... L'homme de Néanterthal. Pas moins...

Le mammouth laineux

 mammouth laineux

Des chercheurs travaillent sur le projet de recréer un mammouth avant 2017. Les mammouths laineux sont apparus pratiquement en même temps que les hommes, mais leur histoire fut beaucoup plus courte. A la différence des dinosaures dont les restes sont surtout découverts dans des déserts arides rocheux, les mammouths fossiles sont retrouvés dans le pergélisol en Sibérie subarctique et en Amérique du Nord. Les tissus mous, les os et même dans certains cas la fourrure congelés se sont bien conservés durant dix mille ans dans ce réfrigérateur naturel. Ce qui a permis aux chercheurs d’avancer l’idée de cloner un mammouth. Il ne faut pour cela qu’un fragment de tissus dans lequel l’ADN se soit bien conservé. La réalisation de ce projet est tout à fait possible, mais ne mènera à rien de bon.

Que fera-t-on de ces animaux, en supposant que l'expérience réussisse ? Les enfermer dans un parc zoologique ? Les lâcher dans le milieu naturel d'origine de leurs ancêtres ? Dans les deux cas, gare aux accidents.

L'aurochs

aurochs reconstitué

aurochs de Lascaux

Dans le même ordre d'idée l'expérience a été tentée et (presque) réussie avec l'aurochs (Bos primegenius), l'ancêtre sauvage de nos boeufs, vaches et taureaux domestiques qui parcouraient l'Europe sans frontières des âges farouches. Par sélection remontante à partir des caractères archaïques des bœufs domestiques on a obtenu en plus petit et moins cornu des individus qui ressemblent vaguement à ces ancêtres. On pouvait voir il y a quelques années l'un d'eux au parc animalier de Gramat (Lot)

L'homme de Néanderthal

 Neandertalien5

Mais voilà qui devient plus grave et inquiétant. Un (groupe de) chercheur(s) aux Etats-unis envisage de redonner vie à une espèce humaine disparue, celle qui nous a précédés en Europe et qui a même vécu quelques millénaires en même temps que nos ancêtres. Il s'agit de l'homme de Néandertal (Homo sapiens neanderthalensis). Rappelons que notre espèce, unique actuellement sur la terre, est l'Homo sapiens sapiens. Ceci pour dire que ce qui nous différencie de Néandertal se situe seulement au niveau de la sous-espèce. Mais nous appartenions à la même espèce. Respect.

Ces humains disparus avaient un cerveau plus grand que le nôtre. Est-ce à dire qu'ils étaient plus intelligents ? Certains le pensent mais sont bien incapables de le démontrer. D'ailleurs, qu'est-ce que l'intelligence ? Vaste problème...

 George Church

George Church n'a rien du savant fou. Ce professeur de génétique à Harvard est l'un des pionniers d'une branche un peu particulière de la science: la biologie synthétique, dont le but est de recréer certains des organismes in vitro, grâce à de l'ADN.

Son projet, redonner vie, pourquoi pas, à l'homme de Néandertal. D'après lui,  les technologies dont nous disposons nous permettraient de cloner des membres de cette espèce d'homme disparue il y a environ 28.000 ans.

Lire et écrire de l'ADN sont des procédés désormais suffisamment rapides pour que cela ait lieu de son vivant, affirme-t-il. Seule ombre au tableau, il faudrait déjà savoir comment cloner des humains, mais aussi se l'autoriser. Néanmoins, Church estime que cela devrait être possible rapidement. Quant à la législation, si elle interdit le clonage humain dans certains pays comme l'Allemagne ou la France, il affirme que ce n'est pas le cas partout et n'exclut pas que les lois puissent changer.

clonage-technique1

Supposons un instant que les difficultés technologiques soient surmontées et les obstacles juridiques écartés. La question qui va se poser est toujours la même : pour quoi faire ? Attention, cette fois nous touchons à l'humain, à notre famille, notre genre, notre espèce. D'autres s'y sont essayés autrefois avec les conséquences désastreuses que l'on sait.

Church argumente en faveur de la diversité de notre espèce. Qui sait pense-t'il si l'homme de Néandertal avec une pensée différente de la nôtre, peut-être plus puissante ou plus astucieuse, ne parviendra pas à fournir des réponses pertinentes aux grands problèmes qui nous menacent : épidémies, etc.

Dès lors, suffirait-il de créer un seul Néandertal pour s'en rendre compte ? Non, estime Church. Il faudrait en cloner une cohorte afin qu'ils aient un sentiment d'identité et pourquoi pas aboutir à une culture néo-néandertalienne, et même les laisser former leur propre force politique.

Comment imaginer que ces humains archaïques puissent être acceptés des humains modernes ? Quand on voit le mal que l'on se donne pour accepter nos semblables, réfugiés d'autres parties de la planète devenues invivables, quel niveau de tolérance faudrait-il déployer ?

Ensuite, si nous voulons parler de préserver la diversité, ne faudrait-il pas commencer par celle qui existe encore ?

Enfin, dernière question mais pas la moindre : où faire vivre cette cohorte ? Parmi nous, impossible pour de multiples raisons. Sur une île déserte ? Il n'y en a plus, sauf à réquisitionner des îles de milliardaires (là, par contre, il y en a). Il a fallu des milliers de générations se transmettant les connaissances pour atteindre un niveau de civilisation. Mais qui apprendra à ces humains les techniques de survie ? Peut-être les commandos de la Légion rentrant d'un stage de survie en Amazonie.

Néanderthal

Vaste question ! Si la concurrence de nos ancêtres directs en est la (l'une des) cause(s), alors il aurait mieux valu les aider. Cela éviterait aujourd'hui à certains de vouloir les faire renaître.

Conclusion : la diversité humaine existe aujourd'hui, selon des formes culturelles, spirituelles, techniques paraissant parfois très éloignées les unes des autres. Alors respectons ce qui est respectable et combattons pacifiquement ce qui ne l'est pas. Tous les hommes (et les femmes) sont frères (et sœurs). C'est la grande leçon des Guerriers de l'Arc-en-ciel des Indiens d'Amérique *

____________________

* Selon une légende des Indiens Cherokee (et d'autres cultures amérindiennes) le jour viendra où les peuples du monde se reconnaîtront comme les membres d’une même famille. Alors ces Guerriers de l’Arc-en-Ciel se rassembleront afin de conduire pacifiquement à de grands changements qui concerneront autant les relations harmonieuses entre les peuples que les relations avec tout ce qui existe sur la Terre-Mère.

 

 

 

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18 juin 2016

Dans la réserve Navajo

Le cañon de Chelly

C'était la visite à ne pas manquer. Ce haut-lieu touristique de la réserve navajo est intéressant à plus d'un titre.

 

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D'un point de vue géologique, il s'agit d'une gorge - ou cañon - creusée profondément dans le grès par deux cours d'eau temporaires ou arroyos (en Afrique du nord, on dit oued) qui confluent en Y. Très impressionnant : par endroits la hauteur de la falaise atteint 300 m. Le cañon s'étire sur une longueur d'une quarantaine de kilomètres.

 

canion de Chelly2

D'un autre point de vue, ethnologique, il offre des traces d'une antique présence humaine, les Anasazis, ancêtres des autochtones actuels. Ils ont vécu (de 1100 à 1300) dans cette gorge, à l'abri des prédateurs et des inondations, dans des habitations bâties sur des corniches hautes de la paroi.

 

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Et ils y ont laissé des traces de leur présence

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La visite du cañon se fait obligatoirement sous la conduite d'un guide navajo. Pour nous ce sera Leone. Pendant plus de trois heures elle va nous emmener dans un 4x4 au fond de la gorge vers les sites les plus intéressants. Avec nous, notre ami Paul Bemore, un Osage d'Oklahoma qui travaille pour les Navajos (il est DRH)

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Leone et Paul Bemore

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g>d : Edgard, Marie-Claude, Leone, Monique, Jean-Claude

 

 

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11 juin 2016

en pays navajo

Window Rock,

capitale de la nation Navajo

window rock

Nous faisons halte à Gallup (Nouveau Mexique) à la frontière orientale de l'Arizona et de la réserve navajo. Nous séjournerons à Gallup pendant quatre jours chez David et Tina Taylor, un couple fort sympathique. David est avocat. Il défend à temps complet les intérêts de la nation Navajo. Avec lui nous visiterons les locaux administratifs de la tribu situés à quelques dizaines de mètres de la fameuse roche percée qui a donné son nom à la ville.

 

Monique et Jean-Claude

Nous y voilà. La fenêtre naturelle est ouverte (en permanence) dans notre dos. C'est le matin, l'est est donc à droite de l'image (puisque notre ombre est à gauche). Ainsi nous tournons le dos au nord mais nous n'avons pas froid malgré le vent qui s'engouffre par la fenêtre ouverte.

couteau 501

A quelques mètres de nous une statue de bronze en vraie grandeur rappelle le rôle des Navajo code talkers au cours de la  deuxième guerre mondiale dans le Pacifique. La langue navajo avait permis à l'armée américaine de communiquer par radio sans que les japonais ne soient parvenus à "casser le code". Un preuve, s'il en fallait une, que chaque langue est unique et constitue l'équivalent d'une espèce vivante. Nous marchons quelques dizaines de mètres vers le siège de l'administration de la nation Navajo.

 

couteau 507Les trois personnes (Monique Drouilhet, Marie-Claude Strigler et David Taylor) tournent le dos au soleil levant (ombre vers l'ouest). L'entrée du bâtiment est donc ouverte vers l'est comme le veut la tradition.

A l'intérieur, David nous conduit vers son bureau. Il est avocat salarié de la tribu Navajo. Il vient d'obtenir pour la tribu une très forte somme en dédommagement des déchets d'uranium.

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Les bureaux sont presque déserts car ce jour-là est férié. Cependant David nous présente au substitut du procureur ainsi qu'à une amie déjà venue à Montauban. Elle s'appelle Lillie Lane et elle travaiille aussi pour la tribu.

g>d : Marie-Claude, Lillie, Monique

 

 

 

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04 juin 2016

Je reviendrai à Pawhuska...

Ha-Weh Pawhuska !

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Pawhuska_capital_ON

Pwk2

Le séjour à Pawhuska (Oklahoma) de la délégation d'OK-OC (couple Drouilhet + couple Strigler) a duré quatre jours, du 14 au 17 avril. C'est toujours avec un pincement au cœur qu'on quitte cette petite ville de l'Ouest américain qui nous est devenue si chère grâce à l'amitié des Osages et aussi des autres citoyens de la ville jumelle de Montauban. Quelques endroits de la ville qui retiennent notre attention :

La réplique du Rond des Osages à Pawhuska

l'original est à Montauban, œuvre de l'artiste Michel Batlle, inauguré le 14 juillet 1992. La réplique a été inaugurée à Pawhuska en 2002 lors du voyage d'un groupe montalbanais venu confirmer le jumelage avec Montauban

Rond des Osages de Pawhuska

Réplique du Rond des Osages à Pawhuska

 

L'ambassade de Montauban à Pawhuska

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Ce bâtiment situé Main Street à Pawhuska est l'ancienne caserne des pompiers (F.S. = Fire Station). Elle a été reconvertie en "ambassade de Montauban". Elle abrite tous les souvenirs ramenés de Montauban par les visiteurs successifs. On y voit notamment une exposition qui présente, en une vingtaine de panneaux, l'histoire de Montauban. Ecrite en français elle a été traduite en anglais pour retenir l'intérêt des visiteurs américains intrigués.

Le pont de singe de Pawhuska

 

swinging bridge

 

Le swinging bridge (le pont-qui-balance, on dit plutôt "pont de singe" en français) a été construit en 1925 afin de relier le centre ville a des résidences situées sur la rive sud du Bird Creek. Ce pont-qui-balance, long de 36,6 mètres monte haut au-dessus de la rivière ce qui le rend moins sujet aux inondations que les autres ponts. Après la construction de Bluestem lac, les inondations sont devenues beaucoup moins fréquentes, mais le pont reste un secret bien gardé pour ceux qui veulent éprouver un frisson gratuit lorsqu'ils traversent ce pont balançoire. A quand un pont de singe à Montauban ? Au-dessus du Tescou ce serait amusant.

 

un pont de singe sur le Tescou au jardin des Plantes de Montauban ?

 

La mairie de Pawhuska

Dans la grand-rue (Main Street), c'est un bâtiment en pierre (grès) qui abrite l'administration civile. Les Osages ont leurs propres bâtiments gouvernementaux sur la colline qui domine la ville

City hall

 

 et que voyait-on ce jour-là dans la salle de délibération du Conseil municipal ?

Mairie Pawhuska

 Les peintures murales

 

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et la statue du guerrier osage

 

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Nous quittons Pawhuska par la I 40 et la route 66

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28 mai 2016

Quand l'homme de Néandertal nous précédait...

Il y a 175 600 ans

en Tarn-et-Garonne

L'homme de Néandertal

a laissé son empreinte

Bruniquel3

C'est une découverte d'une importance considérable qui vient d'être faite à deux pas de chez nous. Bruniquel est un village sur la falaise qui domine les gorges de l'Aveyron, à 25 km de Montauban. C'est un paysage de causses, creusé de grottes parmi lesquelles certaines ont été fréquentées par les homo sapiens sapiens, voici quelque 15000 à 30 000 ans. Des jeunots ces Magdaléniens si on les compare à leurs prédécesseurs passés par là mille sept cent siècles (oui, siècles !) avant eux.

gorges

Les Néandertal n'étaient pas les brutes épaisses sous lesquelles on les dépeignait autrefois. Des traces de leur présence ont été découvertes dans la grotte de Bruniquel, dans une salle à près de trois cent mètres de l'entrée. Un endroit donc où il ne faisait pas bon vivre et où il fallait savoir s'éclairer. On a donc la preuve que ces humains non seulement savaient produire et entretenir le feu mais savaient aussi l'utiliser pour d'autres raisons que la cuisson des aliments ou le chauffage. Dans cette grotte on a trouvé des os d'ours brûlés qui en attestent. C'est en cela que la découverte de Bruniquel est d'une importance scientifique majeure et une grande première mondiale.

Bruniquel1

Alors, que venaient-ils faire là dans cet espace clos, sombre et humide. Ils dessinaient des cercles sur le sol. Avec quoi ? Le seul matériau disponible était fourni par les stalacmites nombreuses sur le plancher. Ils ont donc coupé certains d'entre elles et ont disposé les tronçons en deux cercles tangents. Des cercles. Cela nous rappelle quelque chose.

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A OK-OC, notre fréquentation des Amérindiens et l'intérêt que nous avons pris à leurs cultures modernes et ancestrales nous ont amenés à constater un certain nombre d'invariants parmi lesquels l'omniprésence du cercle, base de leur conception de la nature, de l'univers, de la vie et de leurs comportement social. Le cercle disent-ils est partout : le nid des oiseaux, les ronds dans l'eau, la lune, le soleil, la ronde des saisons, les cycles de reproduction, etc.

ronds de sorcières près de Montauban

Cette sacralisation du cercle détermine leur monde de pensée : une pensée circulaire. Notre pensée à nous, hommes modernes de la civilisation occidentale, est devenue linéaire. La ligne droite est partout : l'autoroute, la LGV, le chemin le plus court, "time is money". D'où l'intérêt pour la pensée circulaire. Les Indiens d'Amérique sont parmi les derniers témoins vivants de cette façon d'appréhender le monde. Ils sont plus proches de leurs ancêtres que nous ne le sommes des nôtres. Essayons donc de comprendre.

Loin de nous l'idée de revenir au temps de la chasse au mammouth (ou au bison). Mais essayons parfois de regarder dans le rétrovisur de l'histoire et, plus encore, celui de la préhistoire. Le passé, proche et lointain, éclaire l'avenir. Et si nous avons besoin d'éclairage, c'est bien de celui-là par les temps incertains qui courent droit vers le mur.

Alors, les cercles néandertaliens de Bruniquel ont sans doute des choses à nous apprendre. Les chercheurs du CNRS étudient la question. Peut-être le préhistorien lotois Jean Clottes a quelques idées à nous proposer. Attendons patiemment la suite.

Jean Clottes

Je vous invite, si vous avez quelques minutes, à visionner la vidéo du CNRS qui donne tous les détails de cette aventure humaine à travers les millénaires.

 

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