Oklahoma-Occitania

18 novembre 2017

livres

 Les ancêtres

de Monica Moran

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(g-d) Monica et Monique

Les visiteurs les plus anciens de ce blog - et forcément les anciens adhérents d'OK-OC - se souviennent de Monica Moran. Cette Américaine d'origine omaha, osage, blacfeet et... béanaise (donc occitane) est venue plusieurs fois nous rendre visite à Montauban et elle s'y est tellement plue qu'elle y a passé trois ans de sa vie.

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Pourquoi vous ai-je parlé de Monica ? C'est parce qu'elle nous avait envoyé un jour l'histoire de ses lointains ancêtres : Ta-Glah-Hae (Femme Bison qui rit) de la tribu Omaha et Michel Baradat, le jeune Béarnais parti à sa recherche dans les forêts profondes d'Amérique. Cette histoire romantique avait été racontée ici-même sous le titre de La Rose du Nevraska. J'invite vivement ceux qui ne la connaissent pas d'aller y faire un tour (gratuit).

Cette belle et surprenante histoire est tombée un jour sous les yeux de Colette Berthès. En Tarn-et-Garonne on ne la présente plus tant on connaît son œuvre romanesque, son talent et ses engagements. Sinon on pourra toujours lire ci-dessous sa biographie sur la dernière de couverture du roman qu'elle vient de publier chez Ransay (en librairie depuis le 15 novembre). C'est un roman passionnant que Colette a tiré de notre petite histoire et qu'elle a abondamment et admirablement documenté.

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colette 2

Couv V4

Pour info, cet envoi reçu ce matin de Colette Berthès avec l'indication suivante :

"un vrai plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouveau roman (à partir du 15 en librairie) bien loin des écrits précédents...quoique... un roman d'aventures et d'amour(S)...dans le Canada de la fin du XVIII° siècle ...et Louisiane française...pas de cow boys mais beaucoup "d'Indiens"... les forêts, les fleuves et les lacs..."

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11 novembre 2017

Joe Don Brave (4)

Joe Don Brave à Rouen

UN GUERRIER CULTUREL OSAGE

du clan de la libellule

 

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par Marie-Claude et Edgard Strigler

Jeudi 19 octobre 2017

 Le grand jour est arrivé ! La matinée est réservée aux medias, et Joe Don est super stressé. Il a abandonné T-shirt et bermuda pour chemise blanche, bolo tie, chaussures… neuves, veston. Le personnel du musée lui dit qu’il a l’air du président, ce qui ne lui plait pas du tout.

 

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Les journalistes se succèdent, de la presse écrite adulte et jeunesse, de la TV, l’équipe de France 3 Normandie, de la « chaine normande », un vrai remue-ménage. Sébastien Minchin est partout, voit tout, vérifie tout. Les Kayapos (Brésil) arborent coiffe et bijoux perlés, un peu trop folkloriques à côté de Joe Don, très présidentiel, mais heureux lorsque le Kayapo, Bep, lui fait comprendre (langage des signes) qu’ils sont de la même famille.

 

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Lors des interviews, Joe Don explique les éléments de sa peinture, l’importance de la nature, et fait allusion aux tremblements de terre qui se multiplient avec la fracturation hydraulique.

 

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Le soir, inauguration officielle dans les jardins communs au Musée des Antiquités et du Muséum d’Histoire naturelle, qui s’apprêtent à fusionner. 250 personnes se pressent sous une grande tente. Discours de la première adjointe au maire de Rouen, du président des musées de Rouen, du conservateur du Muséum d’histoire naturelle. Puis c’est le tour de Joe Don de prendre la parole. Il se présente en langue osage, puis il lit le texte que lui a préparé Rebecca, en expliquant qu’il lui est plus facile de s’exprimer par sa peinture que par les mots.

 

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" Bonjour (en français) Merci de m’inviter à prendre la parole. Mon nom est Joe Don Brave, et je suis de la nation Osage d’Oklahoma. C’est un grand honneur pour moi d’être ici et de pouvoir partager ma culture et mes traditions avec vous.

Je souhaite remercier Yvon Robert, maire de la ville de Rouen, Sébastien Minchin du Museum d’histoire naturelle de Rouen, Jean-Claude Drouilhet qui m’a recommandé, mes hôtes, interprètes et guides Edgard et Marie Strigler, et mes compagnons artistes pour leur camaraderie et l’inspiration qu’ils m’ont apportée pendant mon séjour.

 Merci à tous pour l’occasion magnifique que vous m’avez donnée de partager ma vision de mon territoire.

 C’est une terre de prairies, de collines vallonnées, de forets. J’ai essayé d’en traduire la beauté dans ma peinture avec les étoiles et le soleil, la force de l’aigle, la majesté du bison, l’énergie et l’espièglerie de la libellule et la puissance du guerrier Osage.

Nos mythes nous disent que les Osages sont descendus des étoiles. Avec le Soleil, le créateur nous offre une nouvelle journée, le Soleil nous accompagne tout au long du jour et, lorsqu’il se couche, nous  nous installons dans la nuit.

L’Aigle est le symbole de l’Amérique, mais c’est aussi un oiseau sacré. Les Osages utilisent ses plumes pour leurs cérémonies spirituelles.

Le Bison est la vie, une importance source de nourriture et de matériaux. Sa peau est utilisée pour faire des vêtements, ses os et ses cornes servent à fabriquer des outils.

Les Osages sont les Enfants des Eaux du Milieu. Ils sont représentés ici par le Guerrier. Je l’ai peint bleu, car il représente aussi l’eau indispensable à la vie. Sa coiffe est un cimier et il porte un médaillon de coquillage.

Ma peinture murale traduit la nécessité de protéger la terre et les choses importantes de la vie. Le Soleil et le Guerrier surveillent tous les deux la terre et les hommes.

Lorsque j’ai commencé à peindre, je n’avais pas de plan particulier. Jai regardé ce qui allait être exposé dans la vitrine, et j’ai su qu’un guerrier et un bison devraient en faire partie. Puis le paysage s’est imposé à moi, puis le soleil et les étoiles. Tous s’est organisé autour de ces symboles de mon peuple.

 Deux exemples d’appliqué de ruban osage sont exposés. L’un est une bande qui pourrait être cousue sur une couverture ou sur un châle. L’autre est une cravate portée pour la remise des diplômes de la faculté de droit. Une robe de peau de daim décorée de perles provient de la tribu comanche, et des mocassins de peau.

Les libellules sont des messagères, très importantes pour moi, car elles font partie de mon clan.

Quelques pots d’argile étaient utilisés pour la cuisine ou comme récipients, un carquois et des flèches, des pipes de catlinite. Tous ces objets sont traditionnellement utilisés par les Osages.

Aujourd’hui, je représente ma tribu, les Osages. Je suis honoré d’être ici en France, là où mes ancêtres ont marché en 1827. J’ai beaucoup apprécié mon séjour dans la belle ville de Rouen. La chaleur des gens, la cuisine et la musique, les excursions et les visites, ont fait de ces semaines une expérience extraordinaire.

Je serais heureux de vous accueillir à Pawhuska, en Oklahoma, pour vous présenter ma famille et que vous puissiez voir le monde dans lequel je vis de vos propres yeux. "

 Ouf ! Il a fini, il peut desserrer sa cravate et enfin se détendre.

 

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04 novembre 2017

Joe Don Brave à Rouen (3)

 Un guerrier Osage,

Joe Don Brave

capture une femme Comanche

dans son rêve

par  Marie-Claude & Edgard Strigler

Lundi 16 octobre Finition peintures

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Des journalistes, accompagnés d’une photographe et de deux stagiaires ( les stages obligatoires durant l’année de 3ème) viennent à nouveau interviewer et photographier Joe Don et les Kayapos (beaucoup plus folkloriques !) Le soir, tout est fini, il n’y a plus qu’à installer les objets, mais ce n’est plus de notre ressort. En fin d’après-midi, visite du musée des Beaux-Arts.

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Mardi 17 octobre Re-Muséum

Achat de chaussures pour l’inauguration. Pas facile de trouver une si grande taille, mais c’est fait. Une ancienne collègue de Paris qui habite Rouen nous invite à déjeuner.

L’après-midi, Giverny pour les jardins de Monet, où il voulait faire une petite toile à rapporter chez lui. Il avait oublié la moitié de ses peintures ! Nous nous sommes contentés de faire des photos. Il peindra d’après photo.

Claude Monet

dans le jardin de Giverny : Joe Don et Edgard, le photographe photographié (enfin...)

 Mercredi 18 octobre

Nous avions prévu d’aller sur les plages du Débarquement mais, sachant que cela impliquait cinq heures de voiture dans la journée, JD n’y tenait plus vraiment. Nous sommes donc retournés au Museum où l’installation des objets dans les vitrines battait son plein.

IMG_1980La robe donnée par Kathryn n’était pas encore descendue de la réserve. Nous montons pour contrôler que nos directives pour la restauration ont bien été respectées. Pas du tout ! La restauratrice n’a pas le droit d’y toucher, dit-elle, sans l’autorisation expresse de la donatrice… Sébastien me demande si ça ne m’ennuie de la faire moi-même. Pourquoi pas ? Sans dé, sans aiguille adéquate, sans fil de la bonne couleur, et une peau presque impossible à percer. Edgard a aidé à pousser l’aiguille. Heureusement  que, prudents, nous avions acheté des rosettes à Pawhuska pour remplacer celles qui manquaient. Mais c’est de l’à peu près, pas très satisfaisant. Kathryn était censée en faire faire, mais au téléphone, elle m’avait dit qu’après tout, on pouvait utiliser ce que nous avions acheté. La robe n’ayant pas été  nettoyée, Joe Don nous a montré comment masquer ce qui était trop sale avec de la craie. C’est ainsi qu’ils nettoient leurs mocassins. Bref, cela ne m’a pas mise de bonne humeur.

Après déjeuner, Joe Don, fatigué, est rentré faire la sieste, pendant qu’Edgard et moi sommes allés faire les courses pour le dîner. Avant de dîner, toujours prudents, nous repassons au Museum, où nous constatons avec consternation que les techniciens chargés de repeindre les côtés en blanc ont fait quelques éclaboussures sur l’œuvre de JD. Nous sommes donc allés interrompre sa sieste pour qu’il vienne réparer les dégâts. Nous avons de la chance qu’il soit de si bonne composition.

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Depuis quelques jours, il angoisse à l’idée de prendre la parole le jour de l’inauguration. Il attend que sa femme lui envoie un texte, mais c’est pour demain, et toujours pas de texte. IL va peut-être falloir que nous le fassions ensemble ?

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La robe donnée par Kathryn n’est manifestement pas osage. Donc, JD a inventé une histoire. C’est la robe d’une Comanche capturée par les Osages et réduite en esclavage. Les taches sur sa robe sont des taches de sang, car elle a été torturée. Certains seraient capables de le croire ? *

Demain le grand jour. Les medias toute la journée, dont France 3 Normandie (les Yeux bien ouverts) et la Chaîne normande. Ce sera diffusé le vendredi soir.

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* et comme disent les Italiens :" Se non è vero è ben trovato " (ndlr)

 

28 octobre 2017

Joe Don Brave à Rouen (2)

Jamais battu, jamais vaincu

Joe Don BRAVE

affirme la présence de son peuple

à Rouen

IMG_1861par Marie-Claude et Edgard Strigler

Jeudi 12 octobre

Le travail sérieux commence. Pratiquement toute la journée est consacrée à la peinture. Joe Don a divisé sa fresque en trois panneaux, qu’il va réaliser les uns après les autres. Sur toute la longueur, il a esquissé des lignes d’orientation comme repères, et le premier panneau commence par le dessin d’un grand soleil lumineux en haut à droite, sous lequel vole une libellule bleue. Sous la ligne d’horizon ondulée, tout un dégradé de couleurs chaudes, dans lequel pait paisiblement un petit bison bleu.

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Au centre, la tête d’un guerrier osage prend forme, en bleu. Joe Don a un magnifique sens du relief, que nous admirons. Le musée étant ouvert au public pendant que Joe Don et les Kayapos travaillent, des visiteurs s’étonnent de la couleur bleue. Il répond : « It’s a statement », c’est une affirmation d’identité. Il explique la coiffure, crâne rasé à l’exception d’une longue mèche tressée qui permet de fixer le cimier de piquants de porc-épic, les tatouages : les lignes obliques de chaque côté du sternum sont des pipes, fumées pour la guerre ou pour la paix, et au milieu, le long du sternum, un long couteau pointe vers le bas, utilisé pour la chasse et pour la guerre.

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Pourquoi a-t-il peint des libellules ? La société osage est composée du peuple du ciel, du peuple de la terre et du peuple de l’eau. Chacune des ces trois catégories comporte sept clans. Lui fait partie du peuple du ciel, porteur du soleil, comme la libellule. Il nous dit aussi que son nom, en langue osage, signifie « Jamais battu, jamais vaincu ». D’où en anglais, « Brave ».

Que sa fresque représente des bisons, cela va de soi. Le public apprend qu’il y a encore des bisons, mais oui ! Jusqu’à ce qu’un visiteur dise qu’en Normandie, il y a aussi des bisons. Là, c’est Joe Don qui n’en revient pas !

Pour couronner la journée, dîner de la mer, qu’il attendait dès le premier jour. Coquillages et poissons ne lui font pas peur, pas plus qu’un soufflé au calva pour finir (voir photos)

 

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Vendredi 13 octobre

Nouvelle journée peinture. Il n’a jamais réalisé une peinture aussi grande, 6 mètres de long sur 2 mètres de haut. Ses esquisses sont rapides, puis viennent les détails. Pour gagner du temps, nous déjeunons rapidement à l’appartement (Enfin, aussi rapidement que possible). En début d’après-midi, nouveau rendez-vous avec les journalistes, prises de vue, interviews.

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Il est très prudent dans ce qu’il dit , si bien que les journalistes trouvent que « c’est un peu plat ». Mais une fois incité à parler plus  librement, il évoque les tremblements de terre qui se multiplient avec la fracturation hydraulique, qui éventuellement les réveillent la nuit, les secousses qui ébranlent la maison, les rugissements qui accompagnent des tremblements qui peuvent atteindre facilement un force 4,5 sur l’échelle de Richter. Il évoque aussi les éoliennes qui ne sont pas la solution idéale pour la production d’énergie, puisqu’il faut creuser très profond dans la terre pour les installer, et parce que les aigles, oiseaux sacrés, se prennent dans les pales des éoliennes, se font tuer.

Le soir, vernissage dans la petite galerie du propriétaire de nos appartements, où sont venus se mêler artistes, relations professionnelles, amis ; Joe Don est ravi et reste jusqu’à… deux heures du matin. Difficile de se lever le samedi matin.

 

Samedi 14 octobre

En dépit d’un lever tardif, la fresque principale est terminée en fin d’après-midi. Il ne reste plus qu’à décorer le fond de la vitrine d’exposition des oiseaux d’Amérique du Nord.

Dîner en ville, invités par une documentariste, son mari et leur fils. Elle nous avait déjà contactés à Paris et nous l’avions retrouvée à Rouen lors d’un concert de Thierry Pécou, qui va composer un opéra autour de la médecine navajo.

 

Dimanche 15 octobre. Excursion à Étretat, sous un soleil magnifique.

Suite bientôt…

22 octobre 2017

Les Osages à Rouen en 1827

Journal de Rouen

Lundi 13 août 1827

Pour alimenter ce blog, nous n'avons pas l'habitude d'aller fureter dans les archives départementales de la Seine-maritime (anciennement Seine-inférieure). Une fois n'est pas coutume. Les Osages sont de nouveau présents à Rouen en ce mois d'octobre 2017 en la personne de Joe Don Brave. Alors, il fallait un peu revenir sur l'histoire du passage des ancêtres dans cette bonne ville de Rouen. Voici donc un article de la page 4 que nous avons le plaisir de reproduire ici avec quelques illustrations qui, bien sûr, ne figuraient pas dans les pages de ce journal dont la sobre présentation nous paraît quelque peu austère. 

Journal de Rouen

LES OSAGES

 

Les Six Indiens osages arrivés du Missouri au Havre le 27 juillet 1827 et à Paris le 13 août 1827

Ces étrangers qui pendant cinq jours n’ont pas cessé d’être l’objet d’empressement de curiosité sans exemple, nous ont quitté hier à dix heures du soir pour se rendre à Paris.

Samedi, à cinq heures du matin, on leur a fait visiter l’église cathédrale dont la vaste dimension a paru les étonner. Ils sont montés dans la tour où sont placées les cloches qui ont fixé leur attention d’une manière toute particulière. Un incident est venu là montrer la supériorité de résolution que les femmes possèdent dans le caractère. On a voulu les faire passer par dessus le pont de planches qui conduit aux galeries extérieures, d’où l’on jouit d’un magnifique panorama de la ville : les hommes n’ont jamais pu se résoudre à la franchir, à l’exception d’Esprit Noir que l’exemple des deux femmes a fini par entraîner.

Cathédrale Rouen

 

 

Hôtel-Dieu RouenDans la journée ils sont allés voir l’Hôtel-Dieu qu’ils ont visité dans tout son ensemble. La supérieure des dames qui desservent cet hospice, dont l’âge est très avancé, est devenue l’objet particulier de leur respectueuse attention. Ils ont, à son égard, exprimé l’idée qu’elle devait avoir de bien grands mérites pour que l’Être-Suprême  eût permis qu’elle parvint à un aussi grand âge.

Il paraît que les Osages ont une grande vénération pour les vieillards ; car déjà ils avaient eu l’occasion de rencontrer sur leur route un pauvre mendiant dont les cheveux blanchis et la barbe longue donnent à sa physionomie un air patriarcal. A son aspect, ces étrangers se sont levés  tout spontanément dans leurs voitures, et n’ont cessé de lui adresser, par leurs démonstrations, des marques de respect, jusqu’à ce qu’ils l’eussent entièrement perdu de vue. On sait que la vie des Osages est généralement beaucoup plus bornée que celles des Européens.

palais justice rouenDans l’après-midi ils ont visité le Palais de Justice, et se sont rendus ensuite dans le magasin de M. Baudouin, l’un des plus forts marchands de glaces et de meubles de cette ville. L’éclat qui les environnait de toutes parts a semblé leur plaire beaucoup ; mais ce qui les a flattés par dessus tout, ce sont de petites sonnettes de bureau qu’on leur a données et qu’ils n’ont cessé d’agiter jusqu’à leur retour à leur hôtel.

 

château Quevillon

Duchesse_de_Fitz-James_(née_de_Thiard_de_Bissy)

Hier matin, ils sont partis pour le château de Quevillon, où réside en ce moment Mme la duchesse de Fitz-James. Là, tous les agréments possibles leur ont été procurés : le bain, la danse, l’équitation, etc. Ils y ont pris une part fort active et ont paru enchantés de se trouver dans ce séjour.

Revenus en ville ils se sont rendus au spectacle où les attendait une foule aussi considérable que le premier jour. Avant le troisième acte de Paul et Virginie, le chef s’est levé et a adressé au public un discours de remerciement et d’adieux, dont nous n’avons pas assez bien entendu la traduction pour la reproduire ici.

 

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la rue Grand-Pont au début du 20ème siècle

 

Rentrés à leur hôtel, ils se sont mis au balcon et ont renouvelé leurs adieux à la foule innombrable qui  se pressait dans toute la rue Grand-Pont et qui luttait des mains à leur vue. Enfin, à dix heures, ils se sont rendus en voiture à la barrière Saint-Paul, où ils sont montés dans le Vélocifère*, qui les a emportés pour la capitale.

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Journal of Rouen --- Monday, August 13, 1827

 

THE OSAGES

 These strangers, who for five days have not ceased to be the objects of unexampled curiosity, left us yesterday at ten o'clock in the evening to go to Paris. Saturday, at five o'clock in the morning, they were shown to the cathedral church, the vast size of which seemed to astonish them. They are mounted in the tower where are placed the bells that have fixed their attention in a special way. An incident came here to show the superiority of resolution that women possess in character. It was wanted to make them pass over the bridge of planks which leads to the outer galleries, from which one enjoys a magnificent panorama of the city: men have never been able to resolve to cross it, except for the Black Spirit whom the example of the two women eventually led to.

In the day they went to see the Hotel-Dieu which they visited in its whole. The superior of the ladies who serve this hospice, whose age is very advanced, has become the particular object of their respectful attention. They have expressed to her the idea that she must have great merits for the Supreme Being to have permitted her to attain so great an age.
It seems that the Osages have a great veneration for the aged; for they had already had occasion to meet on their way a poor beggar whose bleached hair and long beard give to his countenance a patriarchal air. At the sight of these strangers, they rose spontaneously in their carriages, and never ceased to address to him, by their demonstrations, signs of respect until they had entirely lost sight of it. We know that the life of the Osages is generally much more limited than that of the Europeans.

In the afternoon they visited the Palais de Justice, and then went to Mr. Baudouin's shop, one of the strongest mirrors and furniture merchants in that city. The splendor which surrounded them on all sides seemed to please them very much ; but what has flattered them above all, are small office bells that have been given to them and that they have not ceased to agitate until they return to their hotel.

Yesterday morning they set off for the castle of Quevillon, where the Duchess of Fitz-James now resides. There, all the possible amenities were provided: bathing, dancing, horseback riding, etc. They took a very active part in it and seemed delighted to find themselves in this place.
Returning to the city, they went to the spectacle, where a crowd as great as the first day awaited them. Before the third act of Paul et Virginie, the chief stood up and addressed to the public a speech of thanks and farewell, of which we do not sufficiently understand the translation to reproduce it here.

Returning to their hotel, they went to the balcony, and renewed their farewells to the innumerable crowd which pressed through the Rue Grand-Pont, and struggled with their hands at their sight. Finally, at 10 pm, they went by coach to the barrier of Saint-Paul, where they climbed into the Vélocifere *, which took them for the capital.

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Quelle trace reste-t-il de leur séjour à Rouen en 1827 ?

Aussi surprenant qu'il y paraisse, on peut aujourd'hui voir un témoignage de ce petit événement d'histoire locale rouennaise il s'agit de...

 

L'hôtel des Sauvages

 

" à l'angle du quai du Havre et du boulevard des Belges, se trouve l'hôtel des Sauvages, appellation due à la présence de têtes sculptées évoquant la présence des Indiens Osages à Rouen en 1827 .... bâtiment à l'architecture néoclassique .... cet immeuble fait partie d'un ensemble construit à l'emplacement du Vieux Palais, détruit pendant la révolution" (extrait du livre de  Jean Braunstein)

l'hôtel des sauvages à Rouenseuls les quatre hommes sont représentés. Les femmes n'ont plus qu'à y revenir et demander réparation

 

 

 



*  Le vélocifère est une ancienne voiture hippomobile publique, légère et rapide.

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14 octobre 2017

190 ans après...

Un Osage revient à Rouen

 

Joe Don05Joe Don Brave est un artiste-peintre osage. C'est à ce double titre qu'il a été invité à participer à un événement que prépare depuis un couple d'années le conservateur du Museum d'Histoire naturelle de Rouen : M. Sébastien Minchin, avec son équipe et le concours d'OK-OC, notre association de Montauban bien connue pour son lien avec les Osages. Deux membres d'OK-OC - Marie-Claude et Edgard Strigler - seront présents à cet événement et accompagneront Joe Don Brave tout au long de son séjour à Rouen, en Normandie et à Paris

L'événement du muséum c'est l'ouverture de sa "Galerie des Amériques" du 10 octobre au 4 novembre. Les Osages y seront à l'honneur sous la forme de divers objets offerts par Mrs Kathryn Red Corn (dont une magnifique robe en peau de daim décorée de broderies en perles) et par la présence de notre ami Joe Don Brave que nous avons déjà rencontré plusieurs fois à Pawhuska, Oklahoma.

 

Pawhuska, 2013 -- inauguration de la croix occitane

Joe Don Brave est à l'arrière plan, juste derrière la stèle. Au premier plan (chemise blanche) : Archie Mason. Et la délégation montalbanaise

Quel rapport y a-t-il entre Rouen et les Osages ? Les visiteurs de ce blog qui nous suivent depuis des années savent que les six Osages qui arrivèrent au Havre en juillet 1827 séjournèrent un peu plus d'une semaine à Rouen au mois d'août. Nous reviendrons dans un prochain article sur ce séjour rouennais tel que le raconte le Journal de Rouen du lundi 13 août 1825.

Joe Don01Joe Don est un Brave, un guerrier culturel. Le muséum de Rouen a très bien fait d'inviter Joe Don qui représentera parfaitement son peuple autant par ses connaissances de l'histoire et des traditions que par son expression artistique. Il a d'ailleurs commencé au musée de Rouen comme en témoignent les clichés suivants

Joe Don Brave au travail

Joe Don présente son œuvre accompagné de Marie-Claude Strigler. Edgard est derrière la caméra

Joe Don prépare la décoration de la vitrine des Osages

Les objets relatifs à la culture osage seront exposés dans une grande vitrive dont la décoration a été confiée à Joe Don. On le voit ici traçant les premières courbes de son projet. Nous publierons prochainement l'œuvre terminée qui promet d'être somptueuse.

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Le programme de Joe Don en Normandie

Jeudi 19 octobre au matin, au Museum : conférence de presse, y compris avec des journaux nationaux, comme Le Monde,et inauguration officielle le même jour, à 18 heures.
Samedi 21 octobre à 15 heures, au Museum aussi, conférence de Marie-Claude Strigler sur la médecine traditionnelle navajo, accompagnée par des musiciens. puis visite du cimetière américain de Colville ainsi que la plage d'Omaha Beach où le père et l'oncle de Joe Don ont débarqué en 1944.
Dimanche 22 octobre Joe Don part en excursion à Etretat.

 

 

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07 octobre 2017

Inversion de la norme Colomb

FIERTÉ AMÉRINDIENNE

 

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Le 12 octobre 1492 la Santa Maria, la Pinta et la Nina jetaient l'ancre au large de Guanahani, une des îles de l'archipel des Lucayes (Bahamas). Alors allait commencer le premier grand génocide de l'Histoire qui allait coûter la vie à des millions d'Indiens sur l'ensemble des Amériques. Chaque année, aux Etats-Unis d'Amérique et dans d'autres Etats, on célèbre la Journée Colomb en oubliant qu'une partie de la population est constituée de survivants à ce génocide. C'est à cette injure que les Amérindiens veulent répondre pacifiquement en faisant valoir leur identité, leur histoire et leurs traditions. Tel est le sens de la décision que vient de prendre le conseil municipal de Tulsa en Oklahoma.

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Jeudi 21 septembre, le Conseil municipal de la ville de Tulsa* a voté à l'unanimité la reconnaissance d'une Journée des Amérindiens dans la ville en remplacement de la traditionnelle journée Colomb. Désormais à Tulsa le deuxième lundi d'octobre de chaque année sera un jour férié.

Depuis des années, la Commission des affaires indiennes de la région du Grand Tulsa tentait de faire passer cette résolution. Elle faisait valoir le fait que 30 000 citoyens de Tulsa sont amérindiens et rappelait leurs contributions sociales et militaires. Elle cite également le fait que les terres de Tulsa ont d'abord été habitées par les ancêtres de ces Amérindiens**.
Cette année La Journée des Amérindiens a été fixée au lundi 9 octobre.

Selon la résolution approuvée par le maire G.T. Bynum, toutes les tribus amérindiennes « sont appelées à commémorer cette journée avec des programmes et des activités appropriées pour célébrer, honorer la culture, les contributions et les traditions des Indiens d'Amérique ». Il indique également que « un nombre croissant de villes américaines ont reconnu le deuxième lundi d'octobre comme « la Journée des peuples indigènes »

"Stripped face" -- acrylique/toile de Joe Don Brave (Osage)

 

La Journée Christophe Colomb demeure cependant une fête fédérale.

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* Tulsa, 403 000 habitants, est la deuxième ville de l'Etat d'Oklahoma. Le quartier nord-ouest de Tulsa est inclus dans la réserve de la nation Osage

** notamment les Osages

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30 septembre 2017

les habitations traditionnelles des Osages

 

Les villages des Osages

Les anciens Osages avaient une économie mixte de chasse et agriculture qui conditionnait leur mode de vie semi-nomade. Lors des deux campagnes de chasse de printemps et d'automne qui souvent les entraînaient loin de leurs villages permanents, ils construisaient des huttes légères avec des matériaux trouvés sur place ou emportés par les chevaux ou les chiens avant les chevaux

Les Osages s’efforçaient de refléter l’ordre naturel de l’univers dans chaque phase de leur vie. La tribu entière était divisée en deux grandes parties : le Tzi-Sho ou peuple du Ciel et le Honga ou peuple de la Terre. Les nombreux clans et sous-clans avaient leur propre totem choisi parmi les animaux, les corps célestes ou quelque autre représentant du monde naturel. Cet ordre des choses que les Osage recherchaient avec ferveur religieuse se retrouvait dans leur Grand Village. Le Tzi-Shu occupait la moitié nord du village tandis que le Honga occupait la moitié sud. Les huttes étaient regroupées par sept, séparées par de larges allées. De chaque côté par rapport au centre du village étaient construites les grandes et remarquables huttes des chefs Tzi-Sho et Honga; avec leurs portes qui s’ouvraient à l’est comme à l’ouest et leurs feux permanents qui brûlaient à l’intérieur.

OsageVillage

L’habitation typique des Osage était construite en enfonçant les mâts porteurs dans le sol; une poutre de faîtage y reposait et de longs mâts de noyer y étaient appuyés en oblique. Les montants des murs étaient installés sur les côtés et les mâts croisés étaient attachés à cette charpente.

 

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La hutte était ensuite recouverte avec des nattes de joncs tressés, disposés en écailles pour assurer l’étanchéité. Parfois de peaux et des matériaux végétaux comme des feuilles de massettes (Typha latifolia)  étaient utilisés pour cette couverture. La construction de ces grandes habitations demandait le concours de nombreux bras et quand elle était terminée un membre du clan de l’Ours ou du Castor venait bénir la hutte, ainsi elle serait solide.

Typha_latifolia
Massette (Typha latifolia) - Cat tail (US)

Les tapis qui étaient tissés à partir de joncs minces (Eleocharis interstincta) étaient un objet essentiel dans la vie des Osage. Les femmes passaient beaucoup de temps à ramasser les joncs, à les tresser puis les coudre en utilisant des aiguilles d’os. Ces tapis n’étaient pas seulement utilisés pour couvrir les huttes mais ils servaient  également de meubles. Ils étaient utilisés comme sièges et recouverts de peaux de bisons étaient transformés en lits. Par temps froid les lits étaient disposés autour du foyer central et, par temps chaud, ils étaient placés contre les murs.

Hutte_Osage

Le foyer était toujours au centre de la hutte, le centre symbolique de l’univers, guerrier2duquel la hutte était un microcosme. Le feu servait aussi bien d’éclairage que de chauffage et était utilisé pour la cuisine. Chaque fois que les gens étaient rassemblés autour du feu, c’était un moment de communion car le feu était symbolique de l’étincelle divine de la vie et du pouvoir qui résidait dans le Soleil. Lors de chaque conseil important et dans toutes les cérémonies, le feu sacré était allumé. Dans les huttes des Grands Chefs, ils brûlaient en permanence, comme dans les temples des Anciens qui avaient érigé les monts de terre (tumulus). Avant chaque repas, les Osages disaient une prière d’actions de grâces et une portion d’aliments était lancée en offrande dans le feu. Sur le côté, des petits trous à feu, étaient utilisés par mauvais temps pour sécher et fumer les aliments. Des épis de maïs étaient placés dans ces trous, puis des peaux  de cerfs et de bisons étaient étendues au-dessus, le tout recouvert d’un cadre de bois. Ils étaient ainsi fumés jusqu’à ce qu’ils atteignent une belle couleur brune. Des silos étaient aussi creusés dans le sol pour la mise en réserve des aliments et aussi pour protéger les vêtements de peau contre les chiens à-demi sauvages qui quelquefois parvenaient à s’introduire pour  venir voler dans les huttes.
Les murs de la hutte étaient festonnés avec des ficelles de racines séchées, de tapis tissés à partir de citrouilles desséchées et de courges et des épis de maïs. Les ustensiles, arcs et piquants de porc-épic, les sacs-médecines étaient aussi attachés aux murs avec des ficelles.

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Les articles ménagers étaient simples et la vaisselle était réduite à sa plus simple expression car chaque personne ne disposait que d’un seul récipient : un bol en bois. On mangeait avec les doigts et un couteau. Des cuillères creusées dans du bois ou de la corne étaient utilisées pour servir les repas. Les plats de cuisson étaient faits d’argile mélangée de coquillages et cuites au four.

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23 septembre 2017

Séquence "nostalgie"

Vanessa

- trésor vivant des Etats-Unis -

aime l'Occitanie

 Kiowas

 

(1995) groupe  kiowa à St Nicolas de la grave (82)

Ci-dessus, on aperçoit le visage de Vanessa au centre de l'image au second plan

ci-dessous, elle est à droite de l'image

 

Vanessa

 

 

 

Vanessa_02Vanessa Jennings est membre de la tribu Kiowa, un peuple fier originaire du Montana, aujourd'hui sédentarisé au sud-ouest de l'Oklahoma avec la petite ville de Carnegie pour "capitale administrative". C'est non loin de là, dans la prairie, qu'habite Vanessa près du village de Fort Cobb. Nous connaissons Vanessa depuis 1992, alors venue représenter sa tribu à Montauban lors de notre célébration de "cinq cents ans de résistance"

Ceux qui ont rencontré ces dernières années Vanessa Jennings, à Montauban ou ailleurs en Occitanie, se souviennent sans doute de cette personne attachante. Elle était identifiable à sa tenue traditionnelle. Le port des nattes, d'une robe indienne, des leggings et des mocassins perlés est un signal fort qui marque une volonté d'introduire les valeurs traditionnelles dans le monde moderne.

Vanessa6

Vanessa5

 

Notre amie kiowa, Vanessa Jennings, a la nostalgie de lavanessa3 France et de Montauban. Elle envisage un séjour dans le sud-ouest (Lourdes, Bordeaux, Montauban) et recherche un financement en vendant ses magnifiques porte-bébés brodés de perles.

Catholique pratiquante, Vanessa rêve de revenir à Lourdes où une petite équipe d'OK-OC l'avait emmenée voici quelques années. Vanessa nous annonce qu'elle est secrétaire du "cercle Kateri" ; il s'agit d'une jeune iroquoise que l'Eglise a béatifiée... en quelque sorte la Bernadette Soubirous indienne.

Le groupe kiowa à Montauban en 1995

 

 

 

 

1995 - Vanessa (robe jaune) et sa famille à St Nicolas de la grave (82)

 

Rappelons enfin que Vanessa est une personnalité importante. Vanessa a été honorée d'une distinction rare par le président Georges Bush Sr. en tant que "Trésor vivant des Etats-Unis d'Amérique"

Voici le message que nous venons de recevoir de Vanessa :

« I send my greetings and Oklahoma hello to Montauban, Toulouse, Ariege, Foix and other Occitan communities and friends. I have such good feelings and good memories with OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA »

 " Je vous envoie mes salutations et un bonjour à Montauban, Toulouse, Ariege, Foix et autres communautés occitanes et mes amis. J'ai de bons sentiments et de bons souvenirs avec OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA "

Nesha (alias Vanessa Jennings), de Redstone (près de Fort Cobb en Oklahoma)

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Pour plus d'information, cliquez sur... 

Tribu Kiowa

Cinq siècles de résistance

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16 septembre 2017

Kokopelli

Kokopelli, qu'es aquò ?

 

kkpelli1En de nombreux endroits du monde, les peuples traditionnels ont gravé des images sur les rochers. Ce sont des pétroglyphes. Kokopelli, le mythique joueur de flûte, est le pétroglyphe le plus connu du sud-ouest américain.

 

kkpelli4Les premières gravures datent de 200 de notre ère jusqu'au 16ème siècle. On pense que le nom de Kokopelli dérive des noms Zuni et Hopi pour dieu (koko) car on rencontre le pétroglyphe kokopelli en de nombreux endroits du sud-ouest des Etats-Unis. Il existe de nombreuses légendes entourant ce personnage mythique.

 

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Il est connu comme étant un annonciateur de la fertilité et un dieu de la récolte, ainsi que comme un porte-bonheur. Aujourd'hui, le kokopelli charme les enfants et les adultes avec les mélodies imaginaires de sa flûte magique. N’hésitez pas à partager cette légende.

Kokopelli, what is it ?

 

In many places in the world, primitive people used to carve images on the rocks. These are called petroglyphs. The kokopelli, the mytical flute player, is the most  well known petroglyph in the American southwest. The early carvings date as early as  200 A.D. to as late as  the 16th century. The name Kokopelli is believed to be derived from the Zuni  and Hopi names for god (koko). Since the kokopelli petroglyph is seen in so many locations throughout the southwest. There are  numerous legends surrounding this mytical character. He is known as a harbinger of fertility and a god of the harvest, as well as the bearer of  good luck.. Today, the kokopelli charms children and adults alike with the fantasy of  his magical flute playing. Come share the legend.

Kokopelli en France...

Depuis 18 ans, l'association Kokopelli se bat pour la libération des semences et tient tête aux semenciers géants. Un succès insolent, qui se joue depuis quatre ans maintenant en Ariège. 

 

Kokopelli

Par Marie Martin. Publié le 10/03/2017 à 18:15 sur le site de France 3

C'est un combat digne de David contre Goliath...

Dix-huit que l'association Kokopelli résiste, contre le diktat des géants du secteur.
Spécialisée dans la protection de la biodiversité alimentaire et la production de semences issues de l'agro-écologie, Kokopelli propose 2200 variétés de semences entièrement libres de droits et reproductibles.

Actuellement, pendant la période des semis, la trentaine de collaborateurs expédie plus de 1000 commandes par jour.
La preuve d'un insolent succès pour cette structure qui a osé défier les semenciers. Ces derniers ont bien tenté d'ailleurs d'étouffer cette résistance, à grand renfort de procès. Sans succès. La notoriété de Kokopelli est désormais internationale. 

Installée en Ariège depuis juillet 2013, Kokopelli voit son activité exploser : + 36% en 2016. Les locaux sont même devenus trop petits. A quelques centaines de mètres de son emplacement actuel du Mas d'Azil, l'association fait donc construire de nouveaux bâtiments.
Un pari sur l'avenir...

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