Oklahoma-Occitania

19 juillet 2018

welcome to Pawhuska (6)

Le ranch

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska mais ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétence particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de nombreux romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours

ranch 1

Benoît Séverac, Hervé Jubert :

Il y a peu de moments comme cela. Où l’on se dit : « pince-moi, je rêve. » Cela tient aussi aux conditions dans lesquelles nous sommes accueillis. Et je ne vous parle pas d’une suite dans la Trump Tower. On nous rappelle quotidiennement que seulement trente pour cent des américains ont voté pour lui. Le système des grands électeurs est scabreux…

Imaginez.

Un paysage de bosquets et de tall grass, les herbes hautes qui abritent une faune hallucinante. Les oiseaux se répondent sans cesse. Les coyotes jouent. Les grillons font le show mieux qu’à Vegas.

La maison. Vieux plancher. Ventilos. Fenêtres à guillotine. Moustiquaires.

Là-dedans : deux chiens, un chat (fantôme) et, ce jour, une réunion d’humains pour fêter Bastille Day avec nous. Et quels humains !

ranch 2

Michael Wallis, spécialiste de la mother road, la route 66. Conteur formidable. Il nous a appris l’origine du mot Gringo* !

Rosemary, une sage parmi les Osages, rides en éventail autour des yeux, rire cristallin. Elle nous a dit, après nous avoir entendus chanter la Marseillaise à pleins poumons (Merci Benoît, tu connaissais les paroles mieux que moi) : « ça me rappelle les années 70 quand on chantait dans la rue ! »

Ron, Kathryn, Joyce, Sam et tous ceux qui sont venus au ranch.

Quelques centi… litres d’un excellent vin blanc chilien plus tard, j’ai été rendre visite à Miga, la jument qui vit sa vie à côté du ranch. Nous avons parlé de choses et d’autres. Et, ma foi, ce fut un autre bon moment.

Pour finir, les lucioles ont dansé pour nous. Joyeux 14 juillet !

Miga

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*Pour la connaître, achetez notre prochain livre.

ribbonwork2The ranch

There are few moments like this. Where one says to oneself: "pinch me, I dream. This is also due to the conditions in which we are welcomed. And I'm not talking about a suite in the Trump Tower. We are reminded daily that only thirty percent of Americans voted for him. The electorate system is scabrous ...
Imagine.
A landscape of groves and tall grass, tall grasses that shelter a hallucinating wildlife. The birds are constantly answering each other. The coyotes play. Crickets do the show better than in Vegas.
The House. Old floor. Fans. Sash windows. Mosquito nets.
In there: two dogs, a cat (ghost) and, today, a meeting of humans to celebrate Bastille Day with us. And what humans!
Michael Wallis, mother road specialist, Route 66. Great storyteller. He taught us the origin of the word Gringo *!
Rosemary, a sage among the Osages, fan-like wrinkles around her eyes, crystalline laughter. She told us, after having heard us sing the Marseillaise to the fullest (thank you Benoit, you knew the words better than me): "it reminds me of the 70s when we sang in the street! "
Ron, Kathryn, Joyce, Sam and everyone who came to the ranch.
A few hundred liters of an excellent Chilean white wine later, I went to visit Miga, the mare who lives her life next to the ranch. We talked about things and others. And, my faith, it was another good time. Finally, the fireflies danced for us. Happy July 14!
* To know it, buy our next book.

 Wazhazhe

 éditions Le Passage

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17 juillet 2018

welcome to Pawhuska (5)

Du Kansas à l’Oklahoma

Osage dancersDeux adhérents d'Oklahoma-Occitania sont arrivés dans la réserve de la nation Osage, au nord de l'Oklahoma. Ils sont basés à Pawhuska mais ils se déplaceront dans la réserve où ils rencontreront de nombreuses personnes ayant des connaissances et des compétence particulières dans divers domaines de la culture, de l'histoire et de l'économie de cette nation. Benoît Séverac et Hervé Jubert ne sont pas là en simples touristes. Non seulement ils représentent OK-OC (le petit nom de notre association), mais surtout ils sont en recherche documentaire dans le décor et avec les personnages de leur prochain roman faisant suite à Wazhazhe. Hervé et Benoît sont des écrivains reconnus, auteurs de nombreux romans à succès. Ils nous envoient chaque jour une page de leur journal de bord que nous publierons à raison de une tous les deux jours

Res 2

Hervé Jubert & Benoît Séverac

Nous remontons la piste des pionniers à contre-courant, en traçant droit vers l’Est. Nous arrivons enfin en territoire Osage avec cette impression de rentrer dans le dur.

Après avoir passé deux ans à nous documenter sur ce peuple pour écrire notre roman Wazházhe, nous avons le sentiment troublant de découvrir les décors, reconnaître les noms des lieux-dits… D’assister à la rencontre entre réalité et fiction. Hervé et moi, nous attendons presque à voir notre personnage, Jack Marmont, apparaître au détour d’une rue.

Nous traversons Pawhuska, la capitale administrative du comté Osage, et empruntons une piste jusqu’au ranch de Roger Lloyd et Elizabeth Brunazzi, nos hôtes.

Induits en erreur par le mot ranch, nous nous attendions à une bicoque de cowboys – ce qui nous aurait ravis –, mais nous nous garons devant une magnifique demeure aristocratique du 19ème siècle.

L’expression « Minnesota nice », aux Etats-Unis, fait allusion à la gentillesse extrême des habitants de cet état… Elle pourrait s’appliquer à ceux du Kansas et de l’Oklahoma tant l’accueil qui nous est réservé est touchant. Pas une seule personne qui n’ait pris le temps de nous parler, de nous conseiller ceci, de visiter cela, jusqu’à nous y mener ! Comme Mary Joe Mercer, une Osage qui tient un liquor store à Pawhuska (notre premier arrêt !), qui a sauté dans sa voiture pour nous précéder jusqu’à la tombe de Chief Fred Lookout, le dernier chef héréditaire de la tribu, décédé en 1949.

Mary Joe devant la tombe de Fred Lookout, le derneir chef héréditaire des Osages

Si telles sont les rencontres en Oklahoma, nous attendons la journée de demain avec impatience ; Catherine réunit des amis Osages, artistes et universitaires, pour fêter le 14 juillet avec nous. Délicate attention.

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From Kansas to Oklahoma

We go up the trail of pioneers against the current, drawing right towards the East. We finally arrive in Osage territory with this impression of entering the hard.
After spending two years documenting this people to write our novel Wazházhe, we have the disturbing feeling of discovering the sets, recognizing the names of places called ... To attend the meeting between reality and fiction. Hervé and I are almost waiting to see our character, Jack Marmont, appear at the corner of a street.

We cross Pawhuska, the administrative capital of Osage County, and take a trail to the ranch of Roger Lloyd and Elizabeth Brunazzi, our guests.

Misled by the word ranch, we expected a bunch of cowboys - which we would have liked - but we park in front of a magnificent aristocratic mansion of the 19th century.
The phrase "Minnesota nice" in the United States alludes to the extreme kindness of the people of this state ... It could apply to those in Kansas and Oklahoma as the welcome we receive is touching. Not a single person who did not take the time to talk to us, to advise us this, to visit that, until we go there! Like Mary Joe Mercer, an Osage who is holding a liquor store in Pawhuska (our first stop!), Who jumped in his car to precede us to the grave of Chief Fred Lookout, the last hereditary chief of the tribe, who died in 1949.
If such are the meetings in Oklahoma, we look forward to tomorrow; Catherine brings together Osage friends, artists and academics, to celebrate July 14th with us. Delicate attention.

 Wazhazhe

 éditions Le Passage

 

 

  

 

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15 juillet 2018

welcome to Pawhuska (4)

 Premier contact

avec les Osages

 

g>d : Santee Lewis ; Hervé Jubert ; Rebekah Horsechief ; Benoît Séverac

Au programme de cette dernière journée dans le Colorado : dîner chez Rebekah Horsechief, une professeur de langue osage qui fait partie de cette nouvelle génération de cadres prêts à prendre leurs responsabilités dans la gestion de la tribu.

Elle nous a promis un repas traditionnel navajo composé de pain frit, et ce en l’honneur de son autre invitée, Santee Lewis du Nouveau-Mexique. Nous décidons d’anticiper l’apport calorique en nous infligeant l’ascension des trois Flat irons qui dominent la ville.

Nous partons tôt pour éviter les grosses chaleurs mais tombons en cours de route sur l’arrivée du « Tube-to-work day » ! Il s’agit de se rendre à son travail en tenue de bureau (jusque-là rien d’original), mais par la rivière et en bouée. Comme quoi, les Américains sont capables d’extravagance toute britannique.

A l’arrivée, les participants sont accueillis en musique par un café et des Bagels (sans gluten, bien sûr).

Après notre trek sur les contreforts des Rocheuses, nous nous rendons chez Rebekah Horsechief.

Son accueil chaleureux, son caractère volubile, sa capacité à passer d’un sujet de conversation aussi grave que les droits bafoués des Indiens d’Amérique (encore aujourd’hui) à l’évocation plus légère de sa première visite à Montauban (Rebekah fait partie de ces Osages qui ont été reçus par l’association Oklahoma-Occitania), son désir de parler de sa « communauté »… nous donnent le tournis.

Si ce premier contact est révélateur de ce que sont les Osages, notre voyage s’annonce riche et marquant.

Benoît Séverac & Hervé Jubert

ribbonwork2 

First contact with the Osages


The program for this last day in Colorado: dinner with Rebekah Horsechief, a language teacher who is part of this new generation of executives ready to take their responsibilities in the management of the tribe.
She promised us a traditional Navajo meal consisting of fried bread, in honor of her other guest, Santee Lewis from New Mexico. We decide to anticipate caloric intake by inflicting the rise of the three Flat irons that dominate the city.
We leave early to avoid the big heats but fall along the way on the arrival of the "Tube-to-work day"! It's about getting to work in office attire (until then nothing original), but by the river and buoy. Like what, Americans are capable of  british extravagance.
Upon arrival, participants are greeted with music by coffee and bagels (gluten-free, of course).
After our trek in the foothills of the Rockies, we visit Rebekah Horsechief.
His warm welcome, his voluble character, his ability to move from a subject of conversation as serious as the unfulfilled rights of the American Indians (still today) to the lighter evocation of his first visit to Montauban (Rebekah part of these Osages that have been received by the association Oklahoma-Occitania), his desire to talk about his "community" ... make us dizzy.
If this first contact reveals what the Osages are, our journey promises to be rich and memorable.
Benoît Séverac & Hervé Jubert

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2018

Welcome to Pawhuska (3)

Deux Frenchies

dans les Rockies

 

Benoît Hervé 02_2

L’avion nous a largués dans le Colorado. Dès que nous prenons le volant de notre voiture de location, le paysage, immense, nous fait comprendre que, ça y est, nous y sommes. Tout est vaste. Et la chaîne des Rocky Mountains, l’ancienne Frontier, face à nous, ne nous contredira pas.

Les pionniers sont venus ici. Ils ont franchi les montagnes, ont apporté le grand cheval de fer, ont fait la jonction avec le Pacifique de l’autre côté des Rockies.

Ici, il y a cinq saisons. Les nôtres plus celle des tornades.

Ici, la nature est – enfonçons une porte ouverte – intacte.

Lors d’une rando dans les Rocky Mountains, autour d’une batterie de lacs aux noms évocateurs, le long de la Trail Ridge Road, la plus haute route des USA, au détour d’un sentier, nous suivons les fantômes de ceux qui étaient là les premiers, les natifs, les Indiens...

Mais revenons au présent. Hier, il y avait une demi-finale. Benoît a été très efficace pour trouver LE saloon au milieu de nulle part (patron asiatique, serveurs russe et roumain) susceptible d’accueillir deux Frenchies en mal de buts tricolores. Surtout, il y avait un écran plat branché sur FOX Sports.

Il doit avoir un pisteur indien dans sa lignée.

Les Frenchies ont gagné. Les clients nous ont félicités. Nous avons fini nos verres et sommes retournés à nos chevaux, les talons de nos bottes claquant sur le plancher. Le brasier, la poussière, et la promesse d’une eau limpide, celle du Dream lake, nous attendaient.

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Two Frenchies in the Rockies

The plane dropped us in Colorado. As soon as we take the wheel of our rental car, the landscape, huge, makes us understand that, that's it, we are there. Everything is vast. And the chain of Rocky Mountains, the old Frontier, in front of us, will not contradict us.
The pioneers came here. They crossed the mountains, brought the great iron horse, made the junction with the Pacific on the other side of the Rockies.
Here, there are five seasons. Ours plus tornadoes.
Here, nature is - let's sink an open door - intact.
During a hike in the Rocky Mountains, around a battery of lakes with evocative names, along the Trail Ridge Road, the highest road in the US, at the bend of a trail, we follow the ghosts of those who were there the first, the natives, the Indians ...
But let's go back to the present. Yesterday, there was a semi-final. Benoît was very efficient to find the saloon in the middle of nowhere (Asian boss, Russian and Romanian waiters) likely to accommodate two Frenchies in trouble with goals tricolor. Above all, there was a flat screen plugged into FOX Sports.
He must have an Indian tracker in his lineage.
The Frenchies won. The customers congratulated us. We finished our glasses and went back to our horses, the heels of our boots slamming on the floor. The fire, the dust, and the promise of crystal clear water, that of the Dream Lake, awaited us.


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11 juillet 2018

Welcome to Pawhuska (2)

Deux auteurs

lâchés en liberté

 

Benoît Hervé 01g>d : hervé Jubert ; Benoît Séverac

Benoît Séverac

On y est ! Départ de Roissy pour trois semaines chez les Indiens Osages d’Oklahoma, Hervé Jubert et moi. Deux auteurs lâchés en liberté dans les plaines du Midwest, au pays des tornades, à qui on a donné carte blanche pour ramener un western noir.

Merci à l’association Oklahoma-Occitania et plus particulièrement Jean-Claude Drouilhet qui nous a ouvert ses bras, son carnet d’adresse et ses archives.

Merci à Nathalie Bardouil de LA Conseils à Muret qui a financé une partie du voyage sous la forme d’un mécénat…

Merci à tous les Osages de Pawhuska qui nous attendent et vont nous héberger, prendre le temps de nous recevoir pour nous parler d’eux…

Merci au lieutenant Claire Tourment et à Chief Jack Marmont, les héros de Wazhazhe (Editions Le Passage) notre rompan paru en mars, que nous suivons en Oklahoma…

Merci à La Dépêche du Midi qui publie en ligne notre carnet de bord quotidien.

Retrouvez-nous tous les jours donc sur FB mais aussi sur instagram, sur le blog d’OK-OC http://oklahoccitania.canalblog.com  et sur le site https://www.ladepeche.fr/

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Here we are ! Departure from Roissy for three weeks with Osage Indians of Oklahoma, Hervé Jubert and myself. Two authors released in the plains of the Midwest, in the land of tornadoes, who were given carte blanche to bring back a black western.
Thanks to the association Oklahoma-Occitania and especially Jean-Claude Drouilhet who opened his arms, his address book and his archives.
Thanks to Nathalie Bardouil from LA Conseils in Muret who financed part of the trip in the form of a sponsorship ...
Thank you to all the Osages of Pawhuska who are waiting for us and will host us, take the time to receive us to talk about themselves ...
Thank you to Lieutenant Claire Tourment and Chief Jack Marmont, the heroes of Wazhazhe (Editions Le Passage) our novel published in March, which we follow in Oklahoma ...
Thanks to La Dépêche du Midi who publishes online our daily logbook.
Find us every day so on FB but also on instagram, on the blog of OK-OC http://oklahoccitania.canalblog.com and on the site https://www.ladepeche.fr/

Wazhazhe

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07 juillet 2018

Welcome to Pawhuska (1)

Voyage

au pays

des Osages

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Comme annoncé récemment, deux membres d’OK-OC partent à la rencontre des Osages sur leur territoire, au nord de l’Oklahoma. Ce n’est pas un voyage d’agrément qu’ils entreprennent, mais une collecte d’informations en vue de l’écriture d’un roman qui fera suite à un premier roman noir paru cette année en mars sous le titre de Wazhazhe.

Wazhazhe

Ces deux écrivains sont Benoît Séverac et Hervé Jubert, tous deux auteurs de dizaines de romans à succès dont certains ont été primés et traduits en anglais.

g>d : Hervé Jubert ; Benoît Séverac

Ils décolleront lundi de Paris pour atterrir d’abord à Denver, la capitale du Colorado au pied des Montagnes Rocheuses. Ce n’est pas encore le pays des Osages, plutôt celui des cow-boys, grands amateurs d’huîtres des Rocheuses, à ce que l’on dit. De là ils rejoindront en voiture la réserve Osage où ils arriveront le 13 juillet. Nous savons déjà que leurs hôtes leur ont préparé une petite fête pour célébrer le lendemain « the Bastille Day ».

Ils vont nous raconter tout ça au quotidien mais nous ne publierons que trois fois par semaine pour faire durer le plaisir pendant l’été.

Alors, rendez-vous à partir de mercredi 11 juillet pour suivre le feuilleton des aventures des deux enquêteurs en territoire ami.

Osage 112

Osage dancers

Journey to the Osage territory


As recently announced, two OK-OC members are heading to meet the Osages on their territory in northern Oklahoma. This is not a pleasure trip they undertake, but a collection of information for the writing of a novel that will follow a first black novel published this year in March under the title of Wazhazhe. These two writers are Benoît Séverac and Hervé Jubert, both authors of dozens of successful novels, some of which have been awarded and translated into English.
They will take off Monday from Paris to land first in Denver, the capital of Colorado at the foot of the Rocky Mountains. This is not yet the land of Osages, rather that of cowboys, big fans of  the Rocky Mountain Oysters, to what one says. From there they will drive to the Osage reservation where they will arrive on July 13th. We already know that their hosts have prepared a little party to celebrate the next day "the Bastille Day".
They will tell us all this everyday but we will only publish three times a week to make the pleasure last during the summer.
So, go on Wednesday, July 11 to follow the series of adventures of the two investigators in friendly territory.

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30 juin 2018

Les traces des Indiens

Les arbres que les Indiens

Ont plantés à Montauban

Beauville 3

Depuis vingt-neuf ans, Montauban s’est parée du titre de « ville la plus indienne de France ». En effet de nombreux sites jalonnent le « parcours des Osages » faisant référence aux trois "SDF " de cette nation, dépourvus de tout et désespérés qui arrivaient en novembre 1829 dans notre bonne ville. On sait ce qu’il advint d’eux qui, grâce à la générosité des Montalbanais, s’en retournèrent au Kansas où leur peuple avait été déplacé. Depuis que les relations ont été renouées, en 1989, d’autres nations d’Indiens d’Amérique ont envoyé certains de leurs représentants à Montauban. Parmi les jalons implantés dans la ville nous citerons aujourd’hui les « arbres des Indiens »

Le sequoïa du Jardin des plantes

sequoia

Il fut le tout premier, le 22 juillet 1992. OK-OC avait invité cette année-là huit tribus d’Oklahoma à venir commémorer « cinq siècles de résistance indienne et occitane ». Les Osages, évidemment étaient représentés mais, parmi les autres nations, une jeune fille représentait les Cherokee. Elle s’appelait Vanessa Williams ; elle était la fille de Richard Williams, Cherokee et de Lillian Williams, Pawnee. Elle venait de Tulsa (Oklahoma)

Montauban, 1992 - Vanessa Willams (robe bleue au centre)C’est sur la première terre indienne dédiée aux Osages que Vanessa a planté un séquoïa. Pourquoi cette espèce américaine plutôt qu’une autre ? Son nom vient de celui d’un chef célèbre de la tribu Cherokee : le chef Sequoyah qui créa un alphabet pour son peuple lui permettant ainsi de passer de la tradition orale à l’écrit dans un système graphique propre à rendre fidèlement tous les phonèmes de sa langue.

Vanessa Williams et Hubert Gouze, maire de Montauban en 1992Ce jour-là donc, Vanessa, très émue plantait son Sequoïa gigantea – à moins que ce soit le sempervirens – qui était à peine plus grand qu’elle, de quelques centimètres. Aujourd’hui, c’est un arbre majestueux d’une trentaine de mètres de hauteur qui grandit à vue d’œil (ou presque !). Que l’on se rende compte : 25 mètres en 23 ans, plus de 1 mètre par an. S’il s’agit du S. gigantea, il faut savoir qu’en Californie il atteint l’âge vénérable de trois cents ans et la hauteur de 100 mètres. Les jardiniers futurs du jardin des plantes de Montauban auront hérité du plus grand être vivant que la terre ait jamais porté

Sequoyah

L’oranger des Osages

oranger1

Encore une espèce américaine. Il s’agit d’un mûrier dont le fruit a la grosseur d’une orange – d’où son nom erroné mais, depuis les « Indiens » de Christophe Colomb, on ne s’étonne plus. En revanche son attribution aux Osages n’est en rien usurpée. Le bois de cet arbre était utilisé par les anciens guerriers-chasseurs de ce peuple pour confectionner des arcs renommés dans tout le monde amérindien. Fréquent dans les Etats méridionaux du Midwest (Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Arkansas), cet arbre fournissait aux Osages le bois dont ils fabriquaient leurs arcs. D’où le surnom de « bois d’arc » donné à cette espèce par les Osages eux-mêmes. Ils utilisent d’ailleurs encore aujourd’hui cette appellation (qu’ils prononcent bodark) sans toujours connaître son sens en français. Le fait qu’ils aient adopté et retenu cette expression française témoigne de l’influence culturelle française dans l’ancienne Louisiane (divers auteurs indiquent que de nombreux Osages comprenaient et parlaient le français).

Paula Stabler (Osage) et David Brown (Consul des USA) plantent l'oranger des Osages)

C’est en novembre  2009 qu’un jeune Maclura aurantiaca (son nom scientifique) a été planté au Jardin des plantes de Montauban par la délégation officielle de la tribu Osage, conduite par le chef Jim Gray et par le consul des Etats-Unis à Toulouse, Mr David Brown

le consul David Brown et le chef Jim Gray

 

L’érable à sucre

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Qui n’a jamais savouré une crêpe arrosée au sirop d’érable ? Encore une invention des Indiens d’Amérique. Depuis la nuit des temps, dans la région des Grands lacs, le sirop d’érable est extrait par les Indiens Ojibways d’une espèce d’érable : l’Acer saccharum, l’érable à sucre. Nous avions invité en cet automne 2011 des représentants de plusieurs tribus parmi lesquelles des Ojibways.

DSC00155

Ainsi donc, le  10 septembre 2011, en compagnie des enfants de l’école Camille-Claudel à Montauban, les Ojibways plantaient au centre de la cour un jeune érable à sucre. A la suite de cette cérémonie, tout le monde se réunissait dans une grande salle pour déguster des crêpes au sirop d’érable.

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 Le Tuliper de Virginie

 

tulipier01

Le tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera) est, comme son nom l'indique, originaire des états de l'est des États-Unis (et pas seulement de Virginie). Sa fleur à la forme d'une grosse tulipe verte et sa feuille celle d'un lis (ou plutôt d’une lyre) C'est l'espèce qui a été choisie pour être plantée par les Indiens à la maternelle de Villebourbon. C'est un très bel arbre de la famille des Magnoliacées.

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Nous sommes en septembre 2012 à l’école maternelle de Villebourbon, un quartier de Montauban. Deux Osages sont nos invités : Paul Bemore et Joe Hall. Ils vont, devant tous ces bambins rassemblés et attentifs comme seuls les enfants savent l’être devant des Indiens, pratiquer une cérémonie de plantation dont ils se souviendront toujours.

Joe Hall et Paul Bemore se préparent à la plantation

Paul Bemore prépare un cœur en turquoise

Paul Bemore (Osage) adresse une prière aux quatre directions

Paul place le petit cœur au fond du trou

Le cœur en turquoise de Paul

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Enterre mon cœur à Montauban

silence, on plante...

En conclusion (provisoire)

Quatre arbres plantés par des Indien(ne)s en vingt-deux ans ; un tous les cinq ans. A ce rythme, dans mille ans nous en aurons planté deux cents, une véritable petite forêt indienne. Montauban, fondée en 1144 par Alphonse-Jourdain comte de Toulouse, célèbrera son millénaire en 2144. Nous y serons. Et vous ?

.

23 juin 2018

Welcome to Pawhuska !

Deux OK-OC

Chez les Osages

 Wazhazhe

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Nous avons dans ce blog annoncé la parution de Wazhazhe le roman noir de Benoît Séverac et Hervé Jubert dont l’action se situe à Montauban et dans les environs et se déroule alternativement en 1829 et aujourd’hui*. Parmi les personnages de ce roman on a des Osages, bien sûr, ceux de l'histoire fondatrice d'OK-OC, ainsi qu’un chef des Osages modernes. Passionnant. Si vous ne l’avez pas lu, dépêchez-vous, sinon vous n’allez pas comprendre la suite… C’est à dire le deuxième volume que préparent les deux auteurs.

Osage Reservation 2

Cette fois c’est en Oklahoma, dans la réserve, parmi les Osages que l’action doit se passer. C’est pour cela qu’Hervé et Benoît  vont entreprendre une recherche documentaire sur le terrain et rencontrer des chefs, des leaders spirituels, des artistes, des historiens et bien d’autres personnes de la communauté osage.

 

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Pawhuska route

Pawhuska

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Ils seront basés à Pawhuska, capitale administrative de la nation Osage, au cœur de la réserve donc. Ils seront présents une quinzaine de jours : du 13 au 29 juillet précisément. Et ils y seront accueillis chaleureusement en tant que membres d’OK-OC dont ils seront les ambassadeurs et ceux de Montauban à l’occasion.

Ré-exposition de panneaupawhuska1

Durant leur séjour ils écriront un journal de bord qu’ils nous feront parvenir. Donc, nos visiteurs auront le privilège de les suivre au cours de leurs pérégrinations dans la réserve et de faire avec eux des rencontres surprenantes. Ce sera pour nous un voyage virtuel, initiatique pour certains, symbolique et touristique pour tous.

Rendez-vous à la deuxième quinzaine de juillet

soleil couchant sur Pawhuska

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Wazhazhe, Benoît Séverac et Hervé Jubert, éd. Le Passage

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16 juin 2018

élections

 Résultats des élections

à la Nation Osage

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Le 4 et le 5 juin les Osages votaient pour élire un Chef Principal et son adjoint (pouvoir exécutif). Ils votaient aussi pour élire six représentants au Congrès de la nation Osage (pouvoir législatif) en remplacement des six sortants (sur douze). Ils devaient en outre choisir quatre nouveaux membres du Conseil minier de la Nation Osage.

Exécutif

les candidats étaient

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de gauche à droite : Geoffrey Standing Bear, Maria White Horn, Raymond Red Corn, Otto Hamilton

Les élus

Les électeurs osages ont réélu Geoffrey Standing Bear à titre de chef principal (67,85%), Raymond Red Corn à titre de chef principal adjoint (69,53%). Leur nouvelle mandature est de 4 ans, jusqu'en 2022 donc.

Geoffrey Standing Bear

Raymond Red Corn

Législatif

Six candidats ont été élus Congrès de la nation Osage parmi lesquels quatre nouveaux membres.

 

Scott BigHorse

 

Selon les résultats non officiels des élections au Congrès, Scott BigHorse a obtenu le plus grand nombre de votes.

 

Eli Potts

 

Eli Potts arrive à la deuxième place en nombre de suffrages,

 

Brandy Lemon

 

Brandy Lemon arrive en quatrième position

 

Paula Stabler

 

et Paula Stabler a terminé sixième.

 

 

Alice Goodfox

 

Les électeurs ont réélu Alice Goodfox (troisième)

 

Angela Pratt

 

et Angela Pratt (cinquième)

Conseil minier de la nation Osage

Billie Ponca, superviseur des élections au Osage Minerals Council, a annoncé les résultats des élections à l'OMC avec la nomination de quatre nouveaux membres du conseil. Talee Redcorn (titulaire), Susan Revard Forman, Paul Revard, Andrew Yates (titulaire), Marsha Harlan, Myron Red Eagle (précédemment élu de 2010 à 2014), Everett Waller (titulaire) et Margo Gray sont les huit premiers élus de l'OMC. 

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09 juin 2018

L'enquête d'une jeune fille...

La participation des Indiens

aux deux guerres mondiales

En 2001, Laura D. (prénom modifié) était une jeune fille de 14 ans lorsqu'elle envoya à OK-OC cette enquête remarquablement documentée. Après avoir repris contact avec elle et obtenu son accord, nous avons le plaisir d'en publier un extrait. Aujourd'hui Laure travaille dans un musée au service de... documentation.

Voici quelques extraits de son enquête...

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Environ 13 000 Indiens ont participé à cette guerre, représentant entre 20 et 30% de la population indienne masculine, (à comparer avec les 15% de la population masculine américaine). Cependant 15 à 30% d’Indiens qui servaient dans l’armée américaine auraient combattu en France.

La proportion des soldats indiens morts au combat fut manifestement plus importante que pour le corps expéditionnaire américain en entier, respectivement 5% et 1%. La guerre n’était pas aussi meurtrière que les maladies. 55% des soldats américains morts pendant la Grande Guerre le furent de maladie, l’épidémie universelle de grippe en 1918-19.

Les Indiens ont servi dans tous les services de l’armée. Certains étaient dans la cavalerie, d’autres dans la police militaire, dans le corps médical, dans le service de renseignement ou dans le génie. Les soldats indiens avaient aussi une réputation toute faite, héritée du temps des guerres indiennes et on donnait à beaucoup d’entre eux des missions de reconnaissance.

Tsianina_Redfeather_Blackstone_in_1915Les femmes aussi entrèrent au service de l’armée. Tsianina Redfeather, une Indienne creek, alla chanter des chansons aux soldats américains sur le front. Anne Ross, une arrière-arrière-petite fille du Chef Principal Cherokee John Ross, et Iva J. Rider, une autre femme cherokee aussi connue comme « Princesse Atalie », vinrent en France avec l’association des Jeunes Femmes Chrétiennes. Anne Ross travailla dans un service de cantine et Iva Rider fut membre d’un comité de distraction. Comme une formation professionnelle d’infirmière était récente dans les écoles indiennes, il y eut peu de femmes indiennes infirmières. L.D. (à suivre)

 

 

 1èreguerre mondiale 1914-1918

L’origine géographique des soldats indiens :

Les tribus les plus représentées parmi les soldats de la première guerre mondiale étaient celles d’Oklahoma, où entre 30 et60% de la population masculine ont servi – dont 39% pour les Osages et 54% pour les Quapaws. Une grande proportion de Sioux s’enrôlèrent aussi, entre 10% et 15%. D’autre part les Navajos et les Indiens Pueblo étaient très peu nombreux, pas plus de 1% de l’ensemble des hommes de ces tribus.

Trois régions principales

fournirent la plus grande proportion de soldats indiens. Un premier groupe de soldats – 5000 à 6000 hommes – étaient originaires de l’Oklahoma et étaient citoyens américains. Les Indiens représentant une part importante de la population de l’Oklahoma, ils furent parfois en majorité dans les unités militaires et de fait ils ne furent pas mélangés aux autres américains. Un autre contingent de 1500 à 2000 Indiens venaient de la région des Grands Lacs. La plupart d’entre-eux venaient de la réserve Chippewas, ceux-ci furent dispersés dans l’armée. Le troisième groupe était composé de quelques 1 000 Indiens Sioux. La plupart de ces derniers ne parlaient pas anglais et n’étaient pas citoyens.

Anecdote :

En 1917-18, un soldat américain d’origine indienne, appelé Bobo et appartenant au 20ème régiment de Génie (Les Forestiers) cantonné à Granges-sur-Vologne, aurait laissé une descendance dans les Vosges

Deuxième guerre mondiale

Les codeurs navajos

Navajo_code_talkers

 

Navajo Code Talkers

Chester Nez : le dernier des Navajo Code Talkers

l'histoire des codeurs navajos est peut-être l'exemple le mieux connu de participation des Indiens à l'effort de guerre. Même si d'autres acteurs de l'armée ont utilisé les Indiens parlant leur langue maternelle pour coder et décoder des messages secrets, le corps des fusiliers marins organisa le programme le plus important, avec plus de quatre cents codeurs à la fin de la guerre. Les Navajos mirent au point un dictionnaire militaire spécialisé dans lequel des termes de la langue dineh (Navajos) servaient à désigner des manœuvres et du matériel militaire.

les Osages

Clarence_L

L'un des plus célèbres aviateurs de la dernière guerre fut le général Clarence L. Tinker, commandant en chef des forces américaines à Hawaï, abattu par les Japonais au cours d'une mission en 1942. Une des grandes bases-écoles des Etats-Unis porte désormais son nom. Le général Tinker était un Indien de la tribu des Osages.

L.D.

Les danses In-Lon-Schka

des Osages

 

Gray Horse DancesChaque année au mois de juin les Osages de la réserve en Oklahoma mais aussi de divers autres Etats dont la lointaine Californie, se retrouvent pour célébrer leurs danses traditionnelles In-Lon-Schka. Cette semaine, du 7 au 10 juin, c'est à GrayHorse, l'un des trois villages de la réserve osage qu'auront lieu les danses traditionnelles des Osages. Nous vous proposons de visionner une vidéo de Sydna Yellowfish qui rend compte des préparatifs de ces danses traditionnelles. Cette manifestation intime n'autorise pas les enregistrements quels qu'ils soient : photos, vidéos, sons, des danses proprement dites. Vous ne pourrez donc voir que ce qui peut être filmé avant les danses. Cliquez ici

Les deux autres villages osages de la réserve auront leurs danses les semaines suivantes : Hominy du 14 au 17 juin et Pawhuska du 28 juin au 1er juillet

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