Oklahoma-Occitania

18 février 2017

Sacajawea

A la suite de l'article paru la semaine dernière (La squaw, Lascaux), Raphaël Ponce, l'un de nos visiteurs réguliers a mis un commentaire très intéressant dont je tiens à recommander chaleureusement la lecture à tous nos visiteurs habituels ou occasionnels.

L'article de cette semaine évoque le rôle d'une Indienne dans l'exploration de l'Ouest américain.

Sacajawea

Un dollar pour Sacajawea

sacajawa1Après le timbre-poste émis en 1998, les Etats-unis ont émis en l’an 2000 la pièce de 1 dollar frappée à l’effigie de cette jeune Indienne Shoshone de 16 ans qui avait guidé dans le labyrinthe fluvial américain l’expédition de Lewis et Clark. Chargée de reconnaître un passage jusqu’au Pacifique, l’expédition historique était partie de Saint Louis en 1804 (l’année qui avait suivi l’achat de la Louisiane) avait atteint l’océan Pacifique et n’était revenue qu’en 1806.

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sacajawea

Sacajawea était l’épouse d’un trappeur Canadien qu’elle accompagnait, Toussaint Charbonneau (né le 2 mars 1767 à Boucherville, province de Québec), un homme fruste et violent avec qui elle avait eu un bébé dont elle s’occupa pendant toute l’expédition. Son sens aigu de l’orientation lié à une mémoire prodigieuse des lieux par lesquels elle était passée avec sa tribu dans le courant de sa jeune existence, avaient fait de Sacajawea une guide exceptionnelle responsable, en grande partie du succès de l’expédition. L’hommage qui lui est rendu est donc amplement mérité. Seul peut choquer le symbole du dieu dollar, responsable de tant de malheurs.

Notre regettée présidente d'honneur, Mrs Angela Robinson, membre de la tribu Osage, était une descendante de Sacajawea du côté maternel.

LA VIE D'OK-OC

Toute vie est éphémère, mais toute vie est précieuse. OK-OC fêtera ses 28 ans cette année. Beaucoup d'eau est passée sous le Pont Vieux de Montauban et des centaines d'Osages ont marché dessus. Oui, ce n'est en rien exagéré de l'écrire. Quand on sait qu'en 1990, alors qu'OK-OC fêtait tout juste sa première année d'existence, un groupe de quarante-trois Osages séjournait à Montauban et parcourait une bonne partie de la région Occitanie en dix-huit jours ; quand on découvre que plusieurs groupes d'une vingtaine de personnes, des Osages mais aussi d'autres Américains, ont promené leurs mocassins dans la cité d'Ingres, de Bourdelle, de JanBon Saint-André et de Frédéric Cayrou ; quand on apprend que des familles entières venues d'Amérique ont découvert les richesses de notre patrimoine historique et culturel, alors oui, on peut le dire sans fausse modestie, OK-OC a le sentiment d'avoir bien servi à l'international la cause de Montauban et plus largement de l'Occitanie.

Mais aujourd'hui OK-OC cherche son deuxième souffle. Depuis bientôt dix ans, ce blog témoigne des échanges culturels qui se produisent entre l'Occitanie et l'Oklahoma. Pour que l'on puisse continuer il faut des forces vives et des nouvelles idées. Ceux de nos visiteurs parmi le plus assidus qui désireraient s'impliquer dans la vie de notre association sont les bienvenus. On peut participer à la vie d'OK-OC sans résider à Montauban. Aujourd'hui les moyens modernes de communication le permettent.

Pour adhérer à OK-Oc

Il faut en faire la demande adressée avec ses coordonnées géographiques et électroniques au président d'OK-OC : Gérard Massip / 18 rue du Trapèze / 82000 Montauban --- tél 05 63 63 05 24

Il y a aussi bien sûr une cotisation annuelle de 18 € (simple) ou 25 € (couple).

Paiement par chèque libellé à l'ordre de OKLAHOMA-OCCITANIA  et adressé au président Massip

Merci à tous nos visiteurs (adhérents ou non) qui nous font l'honneur de nous accompagner sur le sentier de la paix et de l'amitié entre les peuples.

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11 février 2017

féminisme

LA SQUAW ? LASCAUX !

S'il est un terme banal pour désigner les femmes indiennes c'est bien celui de " squaw ". (On prononce  skwo) Eh bien, chers amis lecteurs de cet article, je vous engage désormais à le bannir de votre vocabulaire au même titre que " Peaux-Rouges " Ces termes sont péjoratifs, humiliants pour les personnes auxquelles ils  s'appliquent, et sont pourtant très répandus. En témoigne la photographie ci-dessous, certainement prise par un Blanc qui lui a donné son titre. Elle fait partie de la collection du musée tribal osage de Pawhuska (Oklahoma)

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Le terme de squaw appartient au groupe linguistique algonquin (tribus de l'est américain). Les premiers explorateurs français l'utilisaient pour désigner les "femmes autochtones du Nord"

Dans les langues algonquines le mot squaw désigne le vagin. Dans la langue des Mohawk (Iroquois) le mot otsikwaw signifie les organes génitaux féminins. Les premiers commerçants de fourrure avaient raccourci en squaw parce que cela représentaient ce qu'ils convoitaient des femmes mohawk.

Le mot a pris par la suite un sens plus moderne et non moins péjoratif : prostituée.

Traversons l'Atlantique et les millénaires

 

vénus

 

La Vénus de Laussel ou Vénus à la corne est une statue paléolithique datée de 25 000 ans avant notre ère. Elle représente un personnage féminin nu tenant dans sa main droite un objet interprété généralement comme une corne de bison

 laussel3

La corne d'abondance, symbole de fécondité. La femme serait-elle ici aussi réduite à sa fonction procréatrice ?

Laussel en Périgord est situé à quelques kilomètres de Lascaux, à quelques milliers de kilomètres des Amériques et à quelques millénaires des pauvres petites " Osages Squaws ". Alors, Lascaux-La Squaw, même combat ?

 

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04 février 2017

un guerrier kiowa tombé en Lorraine

La dernière cérémonie

 

Vanessa Pokeigope Jennings (tribu Kiowa) : 

Vanessa Jennings avec un porte bébé

 

 

Il y a de nombreuses années, mon grand-père Stephen Mopope assistait aux cérémonies du culte du peyotl. La dernière d’entre elles eut lieu pendant la deuxième guerre mondiale.
La plupart de mes oncles et autres parents furent envoyés en Europe ou sur le théâtre des opérations du Pacifique aussitôt après avoir terminé leur instruction militaire.
Cependant, quelques-uns revinrent dans leur famille avant d’être envoyés outre-mer. Mes grands-parents en profitèrent pour préparer des rituels et cérémonies importantes pour la protection des guerriers dans les combats.

Peyote meeting
Une cérémonie du peyotl fut dédiée à l’un de mes oncles. Ma grand-mère était occupée à faire la cuisine ainsi qu’à d’autres préparations de cet événement important. Le Tipi et les objets rituels étaient prêts. Cette nuit-là tout se présentait bien.
Cependant, au matin, il sembla évident à tous que quelque chose d’important venait de se produire au cours de la cérémonie. Ma grand-mère était joyeuse et enthousiaste. Elle s’approcha de mon oncle avec fierté et amour. Mon oncle se leva et la regarda avec une grande tristesse. « Tante Jeannette, lui dit-il, je veux vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Je vous en suis très reconnaissant »

Surprise, ma grand-mère répondit : « Eh, ne parle pas ainsi… Quand tu reviendras… »
Mon oncle la prit fermement dans ses bras et lui dit : « Je ne reviendrai pas… Pas vivant ! Ils ramèneront mon corps ! Je l’ai vu dans le feu cette nuit. Je ne reviendrai pas. C’est pourquoi je vous dis maintenant combien je vous suis reconnaissant pour tout ce que vous et mes oncles avez fait pour moi. » Puis il se retourna et partit.
Une grande tristesse envahit le cœur de ma grand-mère. Elle s’approcha de mon grand-père qui était assis face à l’est. Son visage ruisselait de larmes, aucun mot ne sortait de sa bouche. Seul le vent de l’Oklahoma troublait le silence. Peu après mon grand-père parla : « la nuit dernière tout allait si bien. Les prières étaient ferventes et les chants se succédaient. Alors, cette medecine me parla : « toi et ton garçon, soyez forts, je vais vous montrer quelque chose. Regardez mon feu. »

Peyote meeting 01


 Et mon grand-père dit : « je regardai et je vis le cercueil de mon garçon recouvert de notre drapeau américain. C’était terrible. Aussi longtemps que je vivrai, je fais le vœu de ne plus jamais participer à une cérémonie du peyotl ! Je ne suis plus assez fort pour supporter ce que me montre cette médecine. »

Le caporal Lyndreth Leon Palmer, de l’Armée des Etats-Unis, Deuxième guerre mondiale, 10ème division blindée (la division Tiger), 3ème Armée fut tué au combat le mardi 5 décembre 1944. Le caporal Palmer était né prés de Redstone au sud-ouest d’Anadarko (Oklahoma). Il avait été affecté au 21ème bataillon de chars de combat. Il débarquait à Cherbourg le 10 septembre 1944. Il connut le baptême du feu en octobre près de Mars La Tour où l’armée ennemie fut mise en échec. A la mi-novembre l’offensive fut lancée. La Moselle fut traversée à Malling d’où la division mit le cap sur la Sarre au nord de Metz. Ce fut au cours de cette opération que l’oncle Lyndreth Palmer fut tué dans une patrouille de reconnaissance. Il fut le premier militaire Kiowa tué au combat.

 

purple heart

 

 

Mon oncle a été décoré de la valeur militaire à étoile de bronze et de la croix de « Purple Heart ».

 Dorothy Whitehorse et Lamy Asepermy, mes proches parentes font de mon oncle un portrait émouvant : celui d’un jeune homme qui aura éternellement 22 ans.

 

Lyndreth L

Sa tombe se trouve au cimetière de Saint-Avold dans la Moselle, carré J, rangée 25, tombe n°15. Mon ami Christian Klesper qui est professeur, ses étudiants et ses amis s’occupent de la tombe de mon oncle. Des fleurs fraîches y sont déposées le 4 juillet, jour de notre fête nationale, le 11 novembre, le jours de la fête des mères américaines, le 14 juillet, le jour de son anniversaire (14 mars 1917) ainsi qu’en d’autres jours fériés américains et français.

Mon grand-père, Stephen Mopope, mourut en 1974. Il tint parole : plus jamais il ne participa à une cérémonie du peyotl. A ses funérailles, le président du Chapitre kiowa de la Native American Church fit son éloge. Il portait, ainsi que les autres hommes, la couverture rouge et bleue du rite du peyotl lorsqu’ils vinrent lui rendre le dernier hommage. Ce fut un dernier adieu d’une grande dignité. C’est ma grand-mère Jeannette Berry Mopope, qui m’a raconté tout cela avant sa mort en juillet 1970.

 Vanessa Paukeigope Jennings

kiowa

Les quatre frères Palmer.

De gauche à droite : George, Gus, Dixon et en médaillon Lyndreth Palmer, tué au combat en France
et enterré au cimetière américain de Saint Avold (Lorraine)
(tribu Kiowa, Fort Cobb, Oklahoma)
 

 

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28 janvier 2017

Sam Begay

 Un grand homme-médecine

Sam Begay

 Marie-Claude Strigler

Sam Begay, un grand homme-médecine Navajo nous a quittés le 13 janvier dernier. Il faisait partie de l’Association des  hommes-médecine navajo, dont  le nombre ne cesse de se réduire. En effet, l’apprentissage des rites guérisseurs traditionnels demande d’énormes efforts de mémorisation. Il s’agit de se  souvenir de centaines de prières, de chants, et de nombreuses peintures de sable. Les jeunes, qui doivent aujourd’hui avoir des emplois salariés, peuvent difficilement consacrer assez de temps à ce long apprentissage.

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Qui était Sam Begay ? Sa vie est loin d’avoir été linéaire : jeune, il a été envoyé dans des écoles-pensionnats où il a appris le métier de plombier. Il était fier d’annoncer qu’il était « plombier diplômé ». Ce fut d’abord l’école de mission de Ganado, en Arizona, puis l’école biblique évangélique de Phoenix. Ces écoles étant tenues par des missionnaires chrétiens, il a été chrétien… Après la deuxième guerre mondiale, il s’est engagé dans l’armée et a été stationné en Allemagne dans les années 1950, ce qui lui a ouvert les yeux sur le monde extérieur et l’a amené à réfléchir. Résultat ? De retour dans la réserve, il est revenu à la tradition et a commencé le long apprentissage pour devenir homme-médecine et mettre son savoir  au service des autres. Il avait une  connaissance approfondie de la spiritualité navajo, qui lui a permis de participer activement au développement du droit coutumier de la tribu et d’être membre de la  Commission pour la réforme du gouvernement tribal.

rituel de la peinture de sable par Sam begay

Il était très préoccupé par la disparition des traditions et des rites  guérisseurs (auxquels les Navajos font toujours très souvent appel) et a souhaité faire connaître sa culture et  la partager, y compris en  Europe. C’est pourquoi il a accepté plusieurs fois de venir en France, à Paris, à Limoges, à Die dans la Drôme, et la dernière fois à Paris où il a fait une conférence au Musée du quai Branly – Jacques Chirac, à la fin de laquelle il a tenu à faire une prière de bénédiction pour le public, qui était subjugué. Il était avec sa femme Aileen, qui est « diagnostiqueuse », déterminant l’origine des maladies par la méthode de la main tremblante.

Aileen et Sam Begay

Pour se présenter, comme tout bon Navajo, il devait annoncer le clan auquel il appartenait. Sam était donc du clan de la Grande Eau, et il était « né pour » le clan du père, c’est-à-dire pour le clan du peuple des Joues rouges (l’ocre rouge dont ils se peignent les joues pour les cérémonies). Il se définissait aussi par le clan des grands-parents : ses grands parents maternels étaient du clan des habitants des falaises, et ses grands parents paternels étaient du clan de l’eau amère. Enfin, n’oublions pas de citer son arrière-grand-père, Ganado Mucho (nombreux bétail), l’un des célèbres  chefs qui ont négocié le retour des Navajos en 1868 dans une réserve située sur une partie de leur ancien territoire, entre leurs quatre Montagnes sacrées,  après quatre années de déportation à Bosque Redondo.

Aileen et Sam Begay

Marie-Claude Strigler et Sam Begay

Nous avons connu Sam Begay au début des années 1990 et, après une petite période de méfiance, nous sommes devenus assez proches pour qu’il souhaite que nous enregistrions nos conversations sur les mythes navajos, sa vision du monde, sa pratique de la cérémonie de la Voie de l’Ennemi, un rite guérisseur pratiqué pour les guerriers qui revenaient du combat*. Après la fin des guerres indiennes, cette cérémonie avait pratiquement disparu et a connu un renouveau avec la guerre du Vietnam, et les  interventions américaines en Irak, en Afghanistan… Il a aidé des jeunes Navajos de retour en Amérique à retrouver leur équilibre.

M-C. S.

Marie-Claude Strigler, Sam et Aileen Begay

photos : Edgard Strigler

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Navajo_MC5* Moi, Sam Begay homme médecine navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler -  OD. éditions - Indiens de tous pays (collection Nuage rouge)

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21 janvier 2017

Printemps indien 2017 d'OK-OC

Deux ambassadrices

de la tribu Osage

invitées par OK-OC

en mai 2017

 

Comme nous l'annoncions précédemment, notre association Oklahoma-Occitania présentera cette année une exposition à Montauban du 20 mai au 2 juin (à vos agendas)

Cette expo se tiendra à l'ancien collège de Montauban, salle Pawhuska. Et pendant cinq jours (du 16 au 21 mai) nous aurons le plaisir d'accueillir deux personnes qui représenteront le peuple osage. Du 21 au 24 mai elles seront à Paris

Il s'agit d'Erica Pretty Eagle et de Terry Mason Moore

Erica Pretty Eagle01

Erica est une ancienne princesse de la tribu Osage. Elle est venue à Montauban en septembre 2009 avec la délégation officielle conduite par le chef principal Jim Gray. Elle est aujourd'hui étudiante en cinéma à l'université du Colorado et aussi mannequin de mode. En deux ou trois occasions elle portera la tenue traditionnelle de mariée osage (à vos caméras)

 

Terry Mason Moore

 

Terry est la mère d'Erica. Elle est avocate et juge tribal. Elle a aussi été chef assistante de la tribu Osage

Bien entendu nos deux invitées ne seront pas présentes en permanence à l'exposition. Nous vous en indiquerons les jours et heures précises quand leur programme aura été établi.

Nous comptons sur votre présence

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13 janvier 2017

A l'expo d'OK-OC au mois de mai

Manifestation de soutien

avec les Sioux de Standing Rock

TOULOUSE : Une manifestation en soutien aux Sioux de Standing Rock,  aura lieu le samedi 14 janvier. Départ à 10h0 place Olivier à Toulouse.

Srandin Rock

Les mariages traditionnels chez les Osages seront particulièrement mis en valeur cette année à l'exposition d'OK-OC du 15 au 27 mai. Ceci pour une raison historique que nous vous proposons de découvrir sur notre blog. Et il y aura des surprises... :

Vive la mariée !

 LES MARIAGES TRADITIONNELS

CHEZ LES OSAGES

chef_Pawhuska2

Jefferson2Peu de temps après l'achat de la Louisiane en 1803, le président Thomas Jefferson invita des chefs osages à Washington, parmi lesquels le célèbre chef Pawhuska (Cheveux Blancs). Il désirait les convaincre de la puissance de la nation américaine qui avait désormais autorité sur leur peuple mais, plus encore, il voulait honorer ceux qu’il considérait depuis toujours comme de grands guerriers et qui faisaient ainsi l’objet de son admiration.. Il leur offrit, entre autres présents, une médaille et une tunique militaire à épaulettes, celle que portaient à l’époque les officiers de l’armée américaine. De retour dans leurs villages, les chefs, ne sachant trop que faire de ces tuniques, eurent l’idée d’en habiller les jeunes mariées à l’occasion de la cérémonie nuptiale.

Pawhuska, chef des Osages en 1803

 

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Le costume ainsi créé comprenait, outre la tunique militaire, une couverture osage enveloppant la taille comme une jupe, des jambières et des mocassins décorés de broderies de perles et enfin un chapeau. Non pas un quelconque chapeau genre élégantes d’Auteuil, mais un magnifique haut-de-forme  entouré de plumes et de rubans. Le prestige du chapeau haut-de-forme dans la société blanche n’avait pas échappé à l’attention des Indiens et ils en déduisaient naturellement que cette coiffure conférait honneur et dignité à celui ou celle qui la porterait..

La cérémonie de mariage suivait un rituel complexe. Le futur époux devait faire étalage de sa richesse et de son empressement. S’il avait les moyens d’offrir de nombreux présents à sa future épouse, cela signifiait que sa femme n’aurait jamais faim. Les négociations prenaient habituellement plusieurs jours. Quand il était décidé que le prix était atteint, la famille acceptait les cadeaux et se les partageait.. En échange la promise apportait en dot son costume et il revenait à sa famille d’honorer celle du fiancé en offrant les repas du mariage.

La préparation de la mariée était aussi une cérémonie à laquelle officiaient les habilleuses. En même temps elles habillaient comme la mariée une demoiselle d’honneur. Cette coutume de la « fausse mariée » est commune à de nombreuses cérémonies de mariage dans le monde entier.

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Lors du dernier mariage traditionnel célébré à Pawhuska en 1970 – l’avant-dernier l’avait été en 1937 –Chef_Pawhuskale costume de la mariée avait presque deux cents ans. La nourriture et les cadeaux furent chargés dans un pick-up et deux drapeaux des États-Unis furent déployés. L’un d’eux, fixé à une branche d’arbre, signifiait l’approbation de cette union par la tribu. Autrefois elle se serait exprimée au moyen de son étendard à plumes d’aigle. Le crieur du village marchait en tête du cortège, annonçant l’événement à la ronde, sur le parcours qui conduisait à la maison du jeune marié. Ensuite les futurs époux partirent à cheval, suivi par le pick-up des cadeaux tandis que les familles et les invités formaient le cortège derrière les drapeaux flottant au vent. Après l’échange des cadeaux, la jeune mariée, sa demoiselle d’honneur et le jeune marié furent rejoints par le crieur du village qui informait tout le monde en langue osage que « le couple était mari et femme selon la tradition osage ».

 

 

Osage wedding01

 

mariafe_osage2

Lors de la cérémonie du mariage de 1937, soixante chevaux furent offerts, parmi d’autres présents, à la jeune mariée. A l’occasion de la cérémonie de 1970, les chevaux faisaient encore partie des cadeaux, à ceci près qu’ils hennissaient sous le capot d’une rutilante voiture de sport.

porshe

 

Jeunes filles à marier

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 et enfin, la fausse mariée...

 Monique_Osage

Quand Monique, au musée tribal de Pawhuska, se rêvait en mariée osage

 

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07 janvier 2017

Pas de chapeau pour le Président

Le Président Barack Obama

honoré par la nation

Swinomish

 

Le Président Obama a rompu sa propre règle de "pas de chapeau sur la tête du Président" quand un chef de la tribu Swinomish lui a d'autorité coiffé la tête d'un chapeau traditionnel en paille tressée.

Cet événement s'est produit le 26 septembre dernier, lors de la 8ème conférence des nations indiennes organisée chaque année à la Maison Blanche.

 

obama2La communauté tribale Swinomish est constituée de l'un des peuples Salish de la côte ouest, dans l'Etat de Washigton. Les Swinomish étaient autrefois des pêcheurs de saumons et chasseurs de mammifères marins

swhinomish1

swinomish2

Brian Cladoosby est le président actuel de la tribu et, de plus, il présidait cette année le sommet annuel des Indiens d'Amérique à Washington, DC.

Brian Cladoosby

Barack Obama est le « premier président amérindien », a affirmé le représentant de la nation swinomish. « Réfléchissez une seconde. Le président aime le basket. Il a un nom indien. Il sait ce que c’est que d’être pauvre. Il n’a pas oublié d’où il est venu. Et son hynme officiel est « Hail to the Chief » [marche musicale accompagnant traditionnellement le président des Etats-Unis]. Il peut clairement être décrit comme le premier président amérindien », a-t-il expliqué.

Les dignitaires swinomish ont ensuite honoré le président par un chant, une coiffure traditionnelle et une couverture qu'ils ont drapé sur ses épaules. Peu après, Obama qui a été adopté par la nation Crow en 2008, a enlevé le chapeau  et l'a rendu à Brian Cladoosby. En revanche il a gardé la couverture.

« Quel honneur incroyable, et quel geste amical que ce chant d'honneur, cette couverture et ce chapeau », a déclaré Obama tout en s'adressant à la foule. « Je dois dire que je suis également très heureux que vous ayez offert une couverture à Michelle ainsi elle ne me volera pas la mienne. »
Obama a qualifié ce geste d' « émouvant » et comme étant « un rappel des amitiés que nous avons développées au cours des huit dernières années ».

En général, Obama ne porte pas de chapeau en reconnaissance d'une règle non officielle selon laquelle les présidents ne devraient pas porter des coiffures en public.

« Voici la règle générale : vous ne mettez rien sur votre tête si vous êtes président », a-t-il dit en 2013 lorsque l'équipe de football de l'Académie de la Marine lui a présenté un casque : « vous n'avez jamais l'air bien portant avec quelque chose sur votre tête. »

sources :

* Newsmax   http://www.newsmax.com/TheWire/obama-blanket-ceremony-tribal-nations-conference-native-american/2016/09/28/id/750590/

* Le blog de Corrine Clesnes, correspondante du Monde à San Francisco http://clesnes.blog.lemonde.fr/2012/12/05/obama-le-premier-president-amerindien/

 

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31 décembre 2016

OK-OC vos desira una Bona annada 2017

Les cheveux blancs

 

de Montauban

 

OK-OC prépare

une exposition en 2017

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Bona annada

en langue d'Oc, Bona Annada se prononce Bouno Annado

En souhaitant à nos visiteurs une bonne année 2017, l'équipe d'OK-OC est heureuse d'annoncer  sa prochaine exposition en préparation pour le mois de mai.

Elle aura lieu à Montauban, à l'Ancien collège, salle Pawhuska précisément, du  15 au 27 mai avec, bien sûr un(e) (des) invité(es) osage(s) et tout un lot de surprises.

plaque_Pawhuska

Il s'agira d'abord d'expliquer à la face du monde les raisons qui ont fait baptiser cette salle d'un bâtiment historique de Montauban du nom de ce chef des Osages qui est aussi celui de la capitale des Osages. Alors, pourquoi Pawhuska ?

panneaupawhuska2

Pawhuska, ou Paw-hiu-skah en langue osage, cela veut dire cheveux blancs. Mais encore... ?

Les Osages et Montauban, c'est une vieille histoire qui remonte à 1829. Que ceux qui n'en ont jamais entendu parler et qui veulent néanmoins savoir aillent faire un tour ici et reviennent ensuite sur cette page

Depuis la reprise de nos relations avec les Osages en 1989, des centaines d'entre eux sont venus à Montauban nous rendre visite. C'est ainsi qu'en septembre 2009 une délégation conduite par le chef principal Jim Gray séjournait une dizaine de jours à Montauban. Et c'est en cette occasion que la salle Pawhuska était inaugurée.

Montauban, octobre 2009 : le chef Jim Gray dévoile la salle Pawhuska

Alors maintenant, voici l'explication :

Nous reparlerons bientôt de cette exposition et notamment pour présenter la (les) représentante(s) de la nation Osage que nous allons inviter en cette occasion.

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24 décembre 2016

cartes de Noël

Scènes de la Nativité 

 

Les aquarelles ci-dessous ont été peintes par le docteur Robert Chesbro, ancien médecin-chef de clinique à Pawhuska, Oklahoma. Doc Chesbro est un Indien Muskogee (Creek) il est aujourd'hui à la retraite et peut se livrer à ses passe-temps favoris que sont la peinture et la pêche. Bonne retraite Bob et Joyeux Noël à vous et à votre famille.

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La nativité

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La crèche

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Les rois mages (1)

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Les rois mages (2)

Joyeux Noël à nos abonnés

et à nos visiteurs occasionnels

 

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Paix et amitié entre les peuples

 

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17 décembre 2016

Où on parle des Osages

 

LES INDIENS OSAGES

Une conférence de Marie-Claude Strigler

 

MCS Conférence

Mercredi 23 novembre notre amie Marie-Claude Strigler présentait à Rouen une conférence  dont le sujet était " Les Osages ".

 

Osage_Dreams

 

Membre active d'OK-OC, Marie-Claude Strigler est une universitaire de Paris 3 (Sorbonne nouvelle). Elle a écrit et publié une Histoire des Indiens des Etats-Unis (éd. L'Harmattan). Elle est devenue l'une des spécialistes des Indiens Navajos à propos desquels elle a publié cinq livres (1). C'est par notre association OK-OC qu'elle est entrée en contact avec les Indiens Osages qu'elle a pu rencontrer en Oklahoma. Elle a ainsi publié un livre : Les Indiens Osages (OD éditions - coll. Nuage Rouge) qu'elle était venue précisément présenter à Rouen. C'est cette conférence, illustrée de diapositives, d'une durée de 57 minutes, que nous vous proposons de visionner.

 

Deux livres sont parus cette année au sujet des Osages :

* Celui de Marie-Claude Strigler, un ouvrage historique passionnant qui ramène à la connaissance des Français un peuple qu'ils avaient quelque peu oublié depuis le 18ème siècle (22€ en librairie)

* Celui de Jean-Claude Drouilhet qui relate le parcours des Osages perdus en France, de 1827 à 1829, la venue de trois d'entre eux à Montauban et l'aventure de l'association Oklhoma-Occitania de 1989 à aujourd'hui. (15€ + 5€ frais d'envoi chez l'auteur 1096 chemin du Coteau 82000 Montauban - chèque à l'ordre d'Oklahoma-Occitania)

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1. Les livres de Marie-Claude Strigler sur les Navajos :

 Nation_Navajo_MC1Nation Navajo ; tradition et développement - Marie-Claude Feltes-Strigler - préface d'Elise Marientras -  éditions l'Harmattan, 2000 

bientôt suivi deNavajo_MC2

Histoire des Indiens des États-Unis.  l'autre Far West - Marie-Claude Feltes-Strigler - préface de Laura Tohe - éditions l'Harmattan

 

 

est venu ensuite

Navajo_MC3Parlons Navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Éditions l'Harmattan

puis

La médecine navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Éditions Indigène Navajo_MC4

 

 

 

et enfin le plus récent, (mais peut-être pas le dernier ?)

Navajo_MC5Moi, Sam Begay homme médecine navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Editeur : Indiens de tous pays (collection Nuage rouge)

 

Sam
Sam Begay. Photo : Edgard Strigler

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Marie-Claude et Sam Begay. Photo : Edgard Strigler

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