Oklahoma-Occitania

21 janvier 2017

Printemps indien 2017 d'OK-OC

Deux ambassadrices

de la tribu Osage

invitées par OK-OC

en mai 2017

 

Comme nous l'annoncions précédemment, notre association Oklahoma-Occitania présentera cette année une exposition à Montauban du 20 mai au 2 juin (à vos agendas)

Cette expo se tiendra à l'ancien collège de Montauban, salle Pawhuska. Et pendant cinq jours (du 16 au 21 mai) nous aurons le plaisir d'accueillir deux personnes qui représenteront le peuple osage. Du 21 au 24 mai elles seront à Paris

Il s'agit d'Erica Pretty Eagle et de Terry Mason Moore

Erica Pretty Eagle01

Erica est une ancienne princesse de la tribu Osage. Elle est venue à Montauban en septembre 2009 avec la délégation officielle conduite par le chef principal Jim Gray. Elle est aujourd'hui étudiante en cinéma à l'université du Colorado et aussi mannequin de mode. En deux ou trois occasions elle portera la tenue traditionnelle de mariée osage (à vos caméras)

 

Terry Mason Moore

 

Terry est la mère d'Erica. Elle est avocate et juge tribal. Elle a aussi été chef assistante de la tribu Osage

Bien entendu nos deux invitées ne seront pas présentes en permanence à l'exposition. Nous vous en indiquerons les jours et heures précises quand leur programme aura été établi.

Nous comptons sur votre présence

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13 janvier 2017

A l'expo d'OK-OC au mois de mai

Manifestation de soutien

avec les Sioux de Standing Rock

TOULOUSE : Une manifestation en soutien aux Sioux de Standing Rock,  aura lieu le samedi 14 janvier. Départ à 10h0 place Olivier à Toulouse.

Srandin Rock

Les mariages traditionnels chez les Osages seront particulièrement mis en valeur cette année à l'exposition d'OK-OC du 15 au 27 mai. Ceci pour une raison historique que nous vous proposons de découvrir sur notre blog. Et il y aura des surprises... :

Vive la mariée !

 LES MARIAGES TRADITIONNELS

CHEZ LES OSAGES

chef_Pawhuska2

Jefferson2Peu de temps après l'achat de la Louisiane en 1803, le président Thomas Jefferson invita des chefs osages à Washington, parmi lesquels le célèbre chef Pawhuska (Cheveux Blancs). Il désirait les convaincre de la puissance de la nation américaine qui avait désormais autorité sur leur peuple mais, plus encore, il voulait honorer ceux qu’il considérait depuis toujours comme de grands guerriers et qui faisaient ainsi l’objet de son admiration.. Il leur offrit, entre autres présents, une médaille et une tunique militaire à épaulettes, celle que portaient à l’époque les officiers de l’armée américaine. De retour dans leurs villages, les chefs, ne sachant trop que faire de ces tuniques, eurent l’idée d’en habiller les jeunes mariées à l’occasion de la cérémonie nuptiale.

Pawhuska, chef des Osages en 1803

 

mariage02

Le costume ainsi créé comprenait, outre la tunique militaire, une couverture osage enveloppant la taille comme une jupe, des jambières et des mocassins décorés de broderies de perles et enfin un chapeau. Non pas un quelconque chapeau genre élégantes d’Auteuil, mais un magnifique haut-de-forme  entouré de plumes et de rubans. Le prestige du chapeau haut-de-forme dans la société blanche n’avait pas échappé à l’attention des Indiens et ils en déduisaient naturellement que cette coiffure conférait honneur et dignité à celui ou celle qui la porterait..

La cérémonie de mariage suivait un rituel complexe. Le futur époux devait faire étalage de sa richesse et de son empressement. S’il avait les moyens d’offrir de nombreux présents à sa future épouse, cela signifiait que sa femme n’aurait jamais faim. Les négociations prenaient habituellement plusieurs jours. Quand il était décidé que le prix était atteint, la famille acceptait les cadeaux et se les partageait.. En échange la promise apportait en dot son costume et il revenait à sa famille d’honorer celle du fiancé en offrant les repas du mariage.

La préparation de la mariée était aussi une cérémonie à laquelle officiaient les habilleuses. En même temps elles habillaient comme la mariée une demoiselle d’honneur. Cette coutume de la « fausse mariée » est commune à de nombreuses cérémonies de mariage dans le monde entier.

mariage_osage1

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Lors du dernier mariage traditionnel célébré à Pawhuska en 1970 – l’avant-dernier l’avait été en 1937 –Chef_Pawhuskale costume de la mariée avait presque deux cents ans. La nourriture et les cadeaux furent chargés dans un pick-up et deux drapeaux des États-Unis furent déployés. L’un d’eux, fixé à une branche d’arbre, signifiait l’approbation de cette union par la tribu. Autrefois elle se serait exprimée au moyen de son étendard à plumes d’aigle. Le crieur du village marchait en tête du cortège, annonçant l’événement à la ronde, sur le parcours qui conduisait à la maison du jeune marié. Ensuite les futurs époux partirent à cheval, suivi par le pick-up des cadeaux tandis que les familles et les invités formaient le cortège derrière les drapeaux flottant au vent. Après l’échange des cadeaux, la jeune mariée, sa demoiselle d’honneur et le jeune marié furent rejoints par le crieur du village qui informait tout le monde en langue osage que « le couple était mari et femme selon la tradition osage ».

 

 

Osage wedding01

 

mariafe_osage2

Lors de la cérémonie du mariage de 1937, soixante chevaux furent offerts, parmi d’autres présents, à la jeune mariée. A l’occasion de la cérémonie de 1970, les chevaux faisaient encore partie des cadeaux, à ceci près qu’ils hennissaient sous le capot d’une rutilante voiture de sport.

porshe

 

Jeunes filles à marier

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 et enfin, la fausse mariée...

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Quand Monique, au musée tribal de Pawhuska, se rêvait en mariée osage

 

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07 janvier 2017

Pas de chapeau pour le Président

Le Président Barack Obama

honoré par la nation

Swinomish

 

Le Président Obama a rompu sa propre règle de "pas de chapeau sur la tête du Président" quand un chef de la tribu Swinomish lui a d'autorité coiffé la tête d'un chapeau traditionnel en paille tressée.

Cet événement s'est produit le 26 septembre dernier, lors de la 8ème conférence des nations indiennes organisée chaque année à la Maison Blanche.

 

obama2La communauté tribale Swinomish est constituée de l'un des peuples Salish de la côte ouest, dans l'Etat de Washigton. Les Swinomish étaient autrefois des pêcheurs de saumons et chasseurs de mammifères marins

swhinomish1

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Brian Cladoosby est le président actuel de la tribu et, de plus, il présidait cette année le sommet annuel des Indiens d'Amérique à Washington, DC.

Brian Cladoosby

Barack Obama est le « premier président amérindien », a affirmé le représentant de la nation swinomish. « Réfléchissez une seconde. Le président aime le basket. Il a un nom indien. Il sait ce que c’est que d’être pauvre. Il n’a pas oublié d’où il est venu. Et son hynme officiel est « Hail to the Chief » [marche musicale accompagnant traditionnellement le président des Etats-Unis]. Il peut clairement être décrit comme le premier président amérindien », a-t-il expliqué.

Les dignitaires swinomish ont ensuite honoré le président par un chant, une coiffure traditionnelle et une couverture qu'ils ont drapé sur ses épaules. Peu après, Obama qui a été adopté par la nation Crow en 2008, a enlevé le chapeau  et l'a rendu à Brian Cladoosby. En revanche il a gardé la couverture.

« Quel honneur incroyable, et quel geste amical que ce chant d'honneur, cette couverture et ce chapeau », a déclaré Obama tout en s'adressant à la foule. « Je dois dire que je suis également très heureux que vous ayez offert une couverture à Michelle ainsi elle ne me volera pas la mienne. »
Obama a qualifié ce geste d' « émouvant » et comme étant « un rappel des amitiés que nous avons développées au cours des huit dernières années ».

En général, Obama ne porte pas de chapeau en reconnaissance d'une règle non officielle selon laquelle les présidents ne devraient pas porter des coiffures en public.

« Voici la règle générale : vous ne mettez rien sur votre tête si vous êtes président », a-t-il dit en 2013 lorsque l'équipe de football de l'Académie de la Marine lui a présenté un casque : « vous n'avez jamais l'air bien portant avec quelque chose sur votre tête. »

sources :

* Newsmax   http://www.newsmax.com/TheWire/obama-blanket-ceremony-tribal-nations-conference-native-american/2016/09/28/id/750590/

* Le blog de Corrine Clesnes, correspondante du Monde à San Francisco http://clesnes.blog.lemonde.fr/2012/12/05/obama-le-premier-president-amerindien/

 

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31 décembre 2016

OK-OC vos desira una Bona annada 2017

Les cheveux blancs

 

de Montauban

 

OK-OC prépare

une exposition en 2017

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Bona annada

en langue d'Oc, Bona Annada se prononce Bouno Annado

En souhaitant à nos visiteurs une bonne année 2017, l'équipe d'OK-OC est heureuse d'annoncer  sa prochaine exposition en préparation pour le mois de mai.

Elle aura lieu à Montauban, à l'Ancien collège, salle Pawhuska précisément, du  15 au 27 mai avec, bien sûr un(e) (des) invité(es) osage(s) et tout un lot de surprises.

plaque_Pawhuska

Il s'agira d'abord d'expliquer à la face du monde les raisons qui ont fait baptiser cette salle d'un bâtiment historique de Montauban du nom de ce chef des Osages qui est aussi celui de la capitale des Osages. Alors, pourquoi Pawhuska ?

panneaupawhuska2

Pawhuska, ou Paw-hiu-skah en langue osage, cela veut dire cheveux blancs. Mais encore... ?

Les Osages et Montauban, c'est une vieille histoire qui remonte à 1829. Que ceux qui n'en ont jamais entendu parler et qui veulent néanmoins savoir aillent faire un tour ici et reviennent ensuite sur cette page

Depuis la reprise de nos relations avec les Osages en 1989, des centaines d'entre eux sont venus à Montauban nous rendre visite. C'est ainsi qu'en septembre 2009 une délégation conduite par le chef principal Jim Gray séjournait une dizaine de jours à Montauban. Et c'est en cette occasion que la salle Pawhuska était inaugurée.

Montauban, octobre 2009 : le chef Jim Gray dévoile la salle Pawhuska

Alors maintenant, voici l'explication :

Nous reparlerons bientôt de cette exposition et notamment pour présenter la (les) représentante(s) de la nation Osage que nous allons inviter en cette occasion.

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24 décembre 2016

cartes de Noël

Scènes de la Nativité 

 

Les aquarelles ci-dessous ont été peintes par le docteur Robert Chesbro, ancien médecin-chef de clinique à Pawhuska, Oklahoma. Doc Chesbro est un Indien Muskogee (Creek) il est aujourd'hui à la retraite et peut se livrer à ses passe-temps favoris que sont la peinture et la pêche. Bonne retraite Bob et Joyeux Noël à vous et à votre famille.

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La nativité

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La crèche

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Les rois mages (1)

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Les rois mages (2)

Joyeux Noël à nos abonnés

et à nos visiteurs occasionnels

 

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Paix et amitié entre les peuples

 

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17 décembre 2016

Où on parle des Osages

 

LES INDIENS OSAGES

Une conférence de Marie-Claude Strigler

 

MCS Conférence

Mercredi 23 novembre notre amie Marie-Claude Strigler présentait à Rouen une conférence  dont le sujet était " Les Osages ".

 

Osage_Dreams

 

Membre active d'OK-OC, Marie-Claude Strigler est une universitaire de Paris 3 (Sorbonne nouvelle). Elle a écrit et publié une Histoire des Indiens des Etats-Unis (éd. L'Harmattan). Elle est devenue l'une des spécialistes des Indiens Navajos à propos desquels elle a publié cinq livres (1). C'est par notre association OK-OC qu'elle est entrée en contact avec les Indiens Osages qu'elle a pu rencontrer en Oklahoma. Elle a ainsi publié un livre : Les Indiens Osages (OD éditions - coll. Nuage Rouge) qu'elle était venue précisément présenter à Rouen. C'est cette conférence, illustrée de diapositives, d'une durée de 57 minutes, que nous vous proposons de visionner.

 

Deux livres sont parus cette année au sujet des Osages :

* Celui de Marie-Claude Strigler, un ouvrage historique passionnant qui ramène à la connaissance des Français un peuple qu'ils avaient quelque peu oublié depuis le 18ème siècle (22€ en librairie)

* Celui de Jean-Claude Drouilhet qui relate le parcours des Osages perdus en France, de 1827 à 1829, la venue de trois d'entre eux à Montauban et l'aventure de l'association Oklhoma-Occitania de 1989 à aujourd'hui. (15€ + 5€ frais d'envoi chez l'auteur 1096 chemin du Coteau 82000 Montauban - chèque à l'ordre d'Oklahoma-Occitania)

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1. Les livres de Marie-Claude Strigler sur les Navajos :

 Nation_Navajo_MC1Nation Navajo ; tradition et développement - Marie-Claude Feltes-Strigler - préface d'Elise Marientras -  éditions l'Harmattan, 2000 

bientôt suivi deNavajo_MC2

Histoire des Indiens des États-Unis.  l'autre Far West - Marie-Claude Feltes-Strigler - préface de Laura Tohe - éditions l'Harmattan

 

 

est venu ensuite

Navajo_MC3Parlons Navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Éditions l'Harmattan

puis

La médecine navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Éditions Indigène Navajo_MC4

 

 

 

et enfin le plus récent, (mais peut-être pas le dernier ?)

Navajo_MC5Moi, Sam Begay homme médecine navajo - Marie-Claude Feltes-Strigler - Editeur : Indiens de tous pays (collection Nuage rouge)

 

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Sam Begay. Photo : Edgard Strigler

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Marie-Claude et Sam Begay. Photo : Edgard Strigler

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10 décembre 2016

jeunes guerriers kiowa

 

Fry bread, Fast Dance

et Pow-wow

 frybread

Quoi, pas de pain frit !... Le fry bread c'est la gourmandise des enfants et des grands dans les pow-wow !
Autant vouloir priver un Italien de spaghettis ou un Toulousain de cassoulet. On comprend la crise du marmot.
En fait, plus de fry bread dans un pow-wow, cela relève de la pure fiction, on n'a jamais vu ça. Quoique par ces temps de crise... Qui sait ce qui nous attend ?
Mais, aidez-moi, qui est-ce déjà qui a dit  : " s'ils n'ont plus de fry bread, qu'ils mangent des chamallows " ?

Fast Dance

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Après (ou avant) le fast food, la fast dance (fastoche !).

Que nos jeunes visiteurs s'entraînent devant la grande glace de la salle de bains. Nous leur garantissons un franc succès à la fête de l'école. Le dessin humoristique ci-dessus est l'œuvre de Tony W. Ponkilla Jr, mi-Seminole et mi-Shawnee qui a saisi sur le vif cette prestation enfantine dans un pow-wow.

L'exercice est néanmoins déconseillé aux plus de 10 ans...

Kéké

 Kéké, côté pile

côté face

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 côté pile

 Kéké, côté gauche

 

côté gauche

Son vrai prénom c'est Cade, mais dans la famille c'est "Kéké". Il est le petit-fils de notre amie Vanessa. C'est un fier guerrier kiowa de l'Oklahoma. Là, il se prépare pour un pow-wow, prend la pose et esquisse quelques mouvements.

Espérons pour lui qu'il y aura du fry bread et souhaitons lui de gagner le concours de fast dance.

 

Cade, jeune guerrier Kiowa

Cade, au centre

Cade et ses grands-parents : Vanessa et Carl Jennings

Cade, guerrier occitan

Cade en tenue de ville

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03 décembre 2016

archéologie vs spiritualité

 

 Le mystérieux

homme de Kennewick

 

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SqueletteKennewick

Marie-Claude Strigler

Puisqu’il a récemment été question de Néandertaliens, évoquons d’autres ossements, bien que moins  anciens : Durant l’été de 1996, deux étudiants à Kennewick (dans l’État de Washington) trouvent un crâne alors qu’ils se promenaient le long de la rivière Columbia. Pensant qu’il s’agissait d’un meurtre, ils appellent la police qui juge bon de faire venir un archéologue local. Les fouilles permettent de trouver un squelette presque entier, fait exceptionnel dans la  région. Les ossements sont recueillis et envoyés au laboratoire du musée de Burke.

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Le crâne ne semble pas amérindien, mais « caucasoïde »

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. Les spécialistes pensent à un pionnier ou à un trappeur. Les dents, très usées, ne présentent aucune carie. Surprise : une pointe de lance est insérée dans l’os de la hanche. La datation au carbone 14 estime que le squelette a entre 8 500 et 9 000 ans.

Immédiatement, les ingénieurs du service du Génie de l’armée américaine déclarent que la loi fédérale leur donne juridiction sur les ossements. Ils les enferment dans le laboratoire national  du Nord-Ouest Pacific du ministère de l’énergie.

 Alors commence la polémique opposant certains paléontologues aux tribus indiennes. Celles-ci souhaitent pouvoir rendre le squelette à sa tribu d’origine, tandis que les chercheurs voulaient le conserver, arguant qu’il n’avait aucun lien avec les Indiens actuels.

Une coalition des tribus du bassin de la Columbia, réclame le squelette en vertu de NAGPRA pour lui redonner une sépulture. En effet, le Congrès américain a voté en 1990 la loi sur la protection et le rapatriement des restes humains et des  objets sacrés (Native American Grave Protection and Repatriation Act). Selon cette loi, les institutions recevant des subsides fédérales sont tenues de restituer ossements et objets sacrés aux tribus qui les réclament (à condition que ces dernières puissent prouver une affiliation culturelle).

 

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Dès 1996, le porte-parole  des Umatillas déclare que les scientifiques ont déterré et étudié les restes amérindiens pendant des dizaines d’années, contrairement à leurs croyances religieuses. « Les restes sont ceux d’un ancêtre direct. Selon notre tradition orale, nous sommes là depuis toujours. Nous ne  croyons pas que nous avons migré depuis un autre continent. Les ossements seront ré-enterés dans un lieu secret, inaccessible aux scientifiques. »

 Les tribus avaient raison de se méfier : au XIXème siècle, les anthropologues, les archéologues et les collectionneurs pillaient les tombes amérindiennes, extrayaient les cadavres et même décapitaient les cadavres indiens sur les champs de bataille et les envoyaient à Washington pour les étudier. Depuis l’adoption de NAGPRA, la Smithsonian et les autres musées restituent des  milliers de restes humains aux tribus.

 MAIS dans le cas  de l’homme de Kennewick, il n’y a pas de preuve irréfutable. Jusqu’en 2014, de procès en procès, les scientifiques l’emportent et les ossements restent stockés au Burke museum, dans de mauvaises  conditions. Certains fragments disparaissent.

 

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Ce n’est qu’à l’été 2016 que des analyses génétiques confirmaient la proximité de l’homme de Kennewick avec des Indiens du Nord-ouest américain (les Colville). La législation prévoit qu’il leur soit donc restitué pour en disposer selon la coutume. Reste à déterminer la tribu chargée de cette cérémonie.

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26 novembre 2016

Néanderthal en Amérique ?

NEANDERTAL SERIÁ ARRIBAT EN ARTIC

 

Néanterthal

Amics de Sapiença.eu

Christian Andreu

La descobèrta d’òsses de mamot de fa 45 000 ans poiriá far cambiar la preïstòria de tota la region asiatica e, benlèu, tanben l’americana. Aital, la confirmacion qu’aqueste mamot seriá estat matat per d’umans, plaça la preséncia umana en Artic 10 000 ans abans. E situa la possibilitat que l’òme dintrèsse sus lo continent nòrd-american fòrça abans, mas, e aquò es lo fach estonant, un estudi publicat dins la revista Science non pòt determinar se l’òme qu’auciguèt aqueste mamot foguèsse Homo sapiens sapiens o Homo sapiens neandertalensis. http://bit.ly/2c5O0eA

 

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La découverte d'os de mammouths vieux de 45 000 ans pourrait faire changer la préhistoire de toute la région asiatique et peut-être aussi l'américaine. Ainsi, la confirmation du fait que ce mammouth ait été tué par des humains situe la présence humaine en Arctique 10 000 ans plus tôt. Et elle confirme la possibilité d'une arrivée de l'homme sur le continent nord-américain encore plus tôt. Mais, c'est ce qui est étonnant, une étude publiée dans la revue Science ne peut déterminer si l'homme qui abattit ce mammouth était un Homo sapiens sapiens ou un Homo sapiens neandertalensis. http://bit.ly/2c5O0eA

The discovery of bones of mammoths 45,000 years old could change the prehistory of the entire Asian region and possibly the US. Thus, the confirmation that the mammoth was killed by humans put the human presence in the Arctic 10,000 years ago. And it confirms the possibility of arrival of humans on the North American continent even earlier. But, that's what is amazing, a study published in the journal Science can not determine whether the man who shot the mammoth was a Homo sapiens sapiens or Homo sapiens neanderthalensis. http://bit.ly/2c5O0eA

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19 novembre 2016

Le sens du sacré

La plume d'aigle

Clifford Moar, chef des Montagnais (Innus) du Lac Saint Jean (Québec) à Albias (82) en septembre 2006

En septembre 2006, lors des interventions en milieu scolaire, aussi bien en maternelle qu’à l’école élémentaire ou au collège, les représentants d’OK-OC accompagnés de Clifford Moar de la nation Innu ont abondamment usé du rite de la plume d’aigle tel que nous l’avait enseigné Clifford voici déjà une dizaine d’années. De quoi s’agit-il ?

plume

Au sein de la tribu Montagnais, lors des assemblées, le porteur de la plume d’aigle a la parole. Les autres participants on le devoir de l’écouter de leur mieux et de ne pas l’interrompre. Chacun peut parler à son tour. Il lui suffit de demander la plume d’aigle.

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Il y avait donc une plume d’aigle dans ces rencontres scolaires. Tout un rituel entourait son extraction de la boite en cèdre dans laquelle elle avait été conservée, ceci dans le silence le plus complet d’une assistance comptant parfois plus de soixante enfants ou adolescents. Nous leur expliquions alors que l’aigle est l’oiseau le plus vénéré des Indiens d’Amérique et que sa plume est digne du plus profond respect. Elle doit être tenue par le tuyau et surtout ne pas être touchée au niveau des barbes, à plus forte raison ne pas choir sur le sol.

Il fallait voir ces enfants s’adressant au groupe, plume dressée à bout de bras, dans un silence total (« on pouvait entendre les fourmis marcher ») L’enfant à la plume est sacré, comme la plume qu’il porte, et unanimement respecté de ses pairs.

Plusieurs enseignants, impressionnés, nous ont dit vouloir introduire le rite de la plume dans leurs classes. A mon avis ce n’est pas une bonne idée. Le rite de la plume fonctionnait parfaitement dans le contexte des cultures indiennes où nous nous trouvions ce jour-là. Mais séparée de son contexte la plume d’aigle perd son « pouvoir », sa « médecine ». En fait ce qui fonctionne c’est le sens du sacré dont chacun éprouve le besoin sans l’avoir toujours bien ressenti. Il faut donc trouver ce qui demeure encore sacré dans le monde où nous vivons. Dans les écoles religieuses la réponse est facile. Il n’en va pas de même dans les écoles laïques. Il faut retrouver une spiritualité non religieuse qui soit unanimement partagée. Le champ est vaste, à chacun de l’explorer : la planète terre, la vie, les valeurs de la République avec sa belle devise « Liberté, Egalité, Fraternité », etc. Il faut chercher…

On peut s’interroger sur ce qui pousse quelques jeunes à la dérive vers des actes délictueux ou criminels. Et si justement il s’agissait de la perte du sens du sacré, cette absence de repères dont tout le monde parle. Le débat est ouvert.

J-C. D.

g>d : Kevin Mustus & Clifford Moar à Albias (82)

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