Oklahoma-Occitania

19 avril 2014

Ecoutons-les

Paroles de sages

 

Black_Elk

Les adultes peuvent apprendre auprès des très petits enfants car les petits enfants ont le coeur pur. C'est pourquoi le Grand Esprit peut leur montrer beaucoup de choses qui font défaut aux personnes âgées. (Black Elk, 1863-1950)

Vine_DeloriaLa religion, c'est pour les gens qui ont peur d'aller en enfer. La spiritualité, c'est pour ceux qui en reviennent (Vine Deloria, 1933-2005)

Commentaires :

Paroles de Black Elk.

Il est vrai que dans les six premières années de leur vie les enfants font des prodiges. Au cours des deux premières années, ils apprennent à marcher malgré la grande difficulté de la bipédie. De même tous les bébés apprennent à parler leur langue maternelle, plus ou moins précocement, plus ou moins bien selon l’entourage. Mais TOUS y parviennent. Si on délivrait un diplôme à la fin de ces « études », tous les enfants seraient diplômés, avec ou sans mention, mais tous diplômés. Ces deux exemples montrent l'extraordinaire aptitude des enfants à apprendre. Black Elk souligne leur aptitude à enseigner, à leur manière. On devrait les écouter plus souvent et attentivement.

Paroles de Vine Deloria.

L'enfer existe. Il est sur terre. Et nous avons toutes les raisons de le craindre. Les guerres, les génocides en sont les manifestations les plus terribles. Les Amérindiens ont survécu après avoir frolé l'extinction. Ils sont les survivants de l'enfer. Un autre génocide dont on vient de commémorer le vingtième anniversaire est celui du Rwanda. Près de 1 million de morts en 100 jours ( 10 000 par jour ! ) Si ce n'est pas l'enfer, cela y ressemble. N'oublions jamais.

 

 

Mémorial près de Kigali

Qui ne répondrait en ce monde à la terrible obstination du crime

Si ce n'est l'obstination du témoignage... !

 

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12 avril 2014

" Monter plus haut que l'Aigle "

Le premier Amérindien

dans l'espace

 

chickasaw_nation_seal_05

 

par Jennifer Harlay

 

Herrington3John Herrington, membre de la tribu Chickasaw d'Oklahoma a été le premier Amérindien dans l'espace.

Depuis son enfance, Herrington rêvait d'aller dans l'espace. Mais la vie n'avait pas été facile pour lui car il avait toujours eu des difficultés à l'école et avait échoué à son diplôme universitaire. Aujourd'hui, il remercie ses amis qui l'ont conseillé et qui l'ont incité à continuer ses études afin de réussir dans la vie.

C'est son ami, un ancien pilote de chasse de la Navy (la marine des Etats-Unis) auquel Harrington avait donné des cours particuliers de mathématiques, qui lui a conseillé de s'inscrire dans une école militaire, et également un autre ami de son équipe d'escalade qui lui a conseillé de retourner à l'université. Herrington a fait les deux ! Il a obtenu son diplôme en mathématiques et un diplôme de troisième cycle en ingénierie aéronautique à l'université de la Navy. Il a débuté sa carrière dans la Navy avec le grade de lieutenant.

 

Herrington5

Herrington4

 

Il a participé à la mission STS 113, la 16ème mission de la navette spatiale Endeavour, lancée le 23 novembre 2002. Il avait pris avec lui une plume d'aigle dans la navette spatiale Endeavour pour représenter les Premiers Américains. Une occasion pour Herrington de "monter plus haut que l'aigle" en prenant avec lui l'image des Indiens d'Amérique d'aujourd'hui et de demain !

 

sortie dans l'espace

 

Herrington s'est ensuite engagé dans une autre mission : influencer les jeunes Américains en leur montrant par son exemple qu'il faut toujours suivre ses rêves et ne jamais baisser les bras.

 

Herrington reçoit un nom de la tribu Blackfoot

 

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05 avril 2014

Vers la disparition de notre civilisation ?

Une étude de la Nasa

met en garde contre la chute

de l’Empire occidental

NASA

 

Île de PâquesSelon une étude financée par la Nasa, la question n’a rien de théorique: notre civilisation serait condamnée à un effondrement total.

Cette étude sponsorisée par le Goddard Space Flight Center met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera « dans quelques décennies  » à un effondrement de notre système économique.

Toutes les civilisations finissent par disparaître

L’étude réunit des données historiques montrant que la disparition des civilisations est un phénomène récurrent. Les empires romain et mésopotamien en sont deux exemples « récents ».

Des facteurs convergents qui conditionnent le désastre

Le fait que toute civilisation est appelée à disparaître un jour pose question sur la « durabilité »  de la civilisation moderne. En étudiant la dynamique « nature-humanité » des civilisations englouties, le projet scientifique se penche sur les facteurs communs qui pourraient expliquer ces effondrements. Et ces critères déterminant au cours de l’histoire sont principalement la population, le climat, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

Ces facteurs mèneraient au désastre lorsqu’ils convergent pour générer deux fonctions sociales essentielles : « La rareté des ressources provoquée par la pression exercée sur l’écologie et la stratification économique entre riches et pauvres ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années ».

En général, relève l’étude, la stratification sociale riche/pauvre mène à la surconsommation des uns, les autres étant condamnés à survivre. Et l’apport des technologies n’y changerait rien, au contraire: « Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation »

Les augmentations de productivité dans l’agriculture et l’industrie au cours des deux derniers siècles ont débouché, dit l’étude, sur une augmentation de production des ressources sans profiter à l’ensemble de la population.

Deux scénarios catastrophe

Le premier scénario possible pour notre civilisation est la réduction, par la famine, des populations pauvres. Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs.

Le second scénario catastrophe repose sur la surconsommation des ressources qui entraînerait un déclin des populations pauvres, suivie par celui, décalé dans le temps, des populations riches.

Comme les Romains et les Mayas

Dans ces deux scénarios peu enthousiasmants, les élites sont protégées dans un premier temps contre les conséquences de l’effondrement de l’environnement. C’est précisément cette inconscience des élites qui aurait entraîné la disparition des empires romain et Maya.

 

Maya1

Maya3

 

La conclusion des scientifiques est qu’il existe deux façons d’éviter le crash : d’abord réduire les inégalités économiques pour assurer une distribution plus juste des ressources. Et réduire dans le même temps la consommation par la diminution de l’usage des ressources non renouvelables et par la réduction de la croissance de la population.

Et cette enquête n’est pas unique. D’autres ont également mis en avant les risques que représente la convergence temporelle des crises en matière d’alimentation d’eau et d’énergie. Et ces études évoquent un danger à court terme : d’ici moins de 15 ans.

d'après J-Cl V. sur

http://www.wikistrike.com/article-une-etude-de-la-nasa-met-en-garde-contre-la-chute-de-l-empire-occidental-122973251.html

 

 Une autre civilisation disparue

dont les Osages sont les héritiers :

la civilisation du Mississippi

 

Cahokia3Les Osages, actuellement établis pour la plupart en Oklahoma, ont probablement émigré du Sud-Est, héritant leur organisation sociale et leur religion de la grande culture des  Bâtisseurs de Monts qui avait prospéré pendant plus de 1000 ans.

 « Cette culture s’est épanouie dans la région de Saint Louis avant l’arrivée des premiers européens », souligne Angela Robinson, membre de la tribu Osage et Présidente d’honneur d’OK-OC.

Les vestiges de cette brillante civilisation sont visibles à Cahokia, dans l'Etat de l'Illinois, sur la rive gauche du Mississippi, à proximité de Saint Louis (Etat voisin du Missouri )

 

cahokia3

 

 

 

La ville fortifiée de Cahokia vers 1200 de notre ère

Cahokia2

 

 

Cahokia2

 

Cahokia1Bien connue des anthropologues, cette civilisation qu’ils nomment les Bâtisseurs de Monts s’est épanouie de l’an 900 de notre ère jusqu’en 1250. Ces tumulus se comptaient par milliers. Ils se rencontraient depuis l’ouest de New York jusqu’au Nebraska et de la Floride au Texas.

 

cahokia6

Certains de ces monuments possédaient des dimensions extraordinaires : 30 mètres de haut et une superficie de 7 hectares. Cahokia, près de Saint Louis, était le centre de cette civilisation en même temps que la plus grande ville préhistorique au nord du Mexique avec une population de 20 000 habitants. Quel que soit le critère retenu — richesse, population, complexité de la société, avance technologique et artistique, — les peuples du Mississippi avaient dépassé toutes les autres civilisations indiennes qui existèrent au nord du Mexique. Cependant elles n’égalèrent jamais complètement le niveau des fameuses civilisations du Sud. Elles ignorèrent toujours l’écriture mais, par bien des côtés, elles se confondirent et rivalisèrent avec les civilisations mexicaines.

 

Cahokia4

La grande cité de Cahokia connut une période florissante pendant sept siècles. Une datation au C14 montre qu’elle était encore habitée en 1550, mais elle était déjà désertée lorsque, quelque cent ans plus tard, les premiers visiteurs français la visitèrent.

 Cahokia5

Une théorie attribue le déclin de Cahokia et des communautés voisines aux désordres et aux luttes sociales que provoqua l’accroissement des populations lui-même dû à une agriculture intensive. A méditer…

J-C.D.

 Ed Red Eagle Jr sur les traces de ses ancêtres à Cahokia

Ed Red Eagle Jr, Osage, à Cahokia (Illinois), sur les traces de ses ancêtres

 

 

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29 mars 2014

KOTV 6

AMERICAN TV

 

IN MONTAUBAN

 

 

Nov 1829 : Three Osages in Montauban

Marie-claude Strigler & Jean-Claude Drouilhet

 

Years ago, something unbelievable happened ! During the harsh winter of 1829, some exhausted Osage Indians arrived at Montauban (Tarn et Garonne). For them, it was the end of a two and a half year long wandering across part of Europe.

In 1804, Bonaparte had sold Louisiana to the United States, which had caused the French to leave, one of the main motivations for six Osage to go to France to try and understand why, and to see how the French lived in their own country: they were four warriors, and two women.

 

(left to right) Black Bird, Big Soldier, Little Chief, Little Soldier, Sacred Sun, Hawk Woman

 

In 1827, the six Osage were given a triumphant welcome in Le Havre. They were celebrated in Rouen, then in Paris; they were introduced to king Charles X, invited in various theaters, palaces, and for popular events. Great parties were organized for them.

 

The king of France Charles X welcome the Osages

 

The celebrations lasted but three months, followed by their wandering across Europe. Afterwards, they were abandoned, and they roamed on the roads until three of them reached Montauban, in the Southwest of France, in November 1829.

 

November 1829. Three Osage arrive at Montauban they cross the Old Bridge

 

 

Louis-Guillaume Dubourg, the bishop of Montauban, organized a fundraising event in his diocese, which, within a few days, enabled the Osage to pay for their journey back home.

Mgr Louis Dubourg, Bishop of Montauban, former Bishop of Louisiana

Thus, thanks to the generosity of the people of Montauban, the Osage travellers could see their village again and tell all that had happened to them.

In 1983, the Montauban Oklahoma-Occitania Association renewed the contact with the tribe that willingly joined in a cultural exchange program.

Since that date, some Osage have been seen in Occitania, and some Occitans have been seen in Oklahoma. A plaque has been erected in the Montauban botanical garden to commemorate the renewed friendship.

 

AMERICAN TV IN MONTAUBAN

 

KOTV6 is the local TV channel in Tulsa, the second largest city in Oklahoma, with about the same number of inhabitants as the French city of Toulouse.

In September 1999, KOTV6 sent a camera crew for one week, to report on the twinning ceremonies between Montauban, the main town of Tarn-et-Garonne, and Pawhuska, the main town in Osage County. The documentary was aired on the channel a few days later, in the three daily episodes of a series entitled “The Oklahoma Traveller”.

Granted a TV award, the documentary was then broadcast on the CBS network, on the national level. This is how OK-OC could export the image of Montauban, which we are quite proud of.

Since September 1999, the towns of Pawhuska (OK) and Montauban, have been twin cities.

 

1rst part of 3

 

2nd part of 3



3rd part of 3



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22 mars 2014

Les agences d'adoption s'intéressent aux bébés indiens

La souveraineté

des nations indiennes

est contestée

par Marie-Claude Strigler

 

La loi fédérale d’aide aux enfants indiens et à leurs parents ne suffit pas toujours à les protéger

Pendant cinq ans, une affaire a provoqué l’émotion aux États-Unis, largement relayée par les médias. Elle a trouvé sa conclusion fin 2013.

Alors que la demande pour des adoptions augmente aux États-Unis, le nombre de bébés adoptables est en nette diminution. Les agences d’adoption se tournent désormais vers les nations tribales, comme sources potentielles d’enfants à adopter. Leurs agissements menacent de fragiliser la souveraineté des nations amérindiennes.

Le 23 septembre 2013, une bataille juridique pour la garde d’une fillette, Veronica, qui durait depuis 5 ans, prit fin lorsque son père biologique, Dustin Brown, vétéran de l’armée américaine et membre de la nation cherokee, dut remettre sa fille à un couple blanc de Caroline du sud. Ceux-ci l’avaient élevée les deux premières années de sa vie. En effet, Christy Maldonado, la mère biologique de Veronica, hispanique, leur avait confié le nouveau-né pour adoption au mois de septembre 2009. Dustin Brown était sur le point de partir en Irak et pensait que les papiers qu’on lui avait fait signer attribuaient la garde de l’enfant à la mère, le temps de son absence.

Veronica et son père biologique

À son retour, Brown avait obtenu la garde de Veronica au mois de décembre 2011, car le tribunal de Caroline du sud avait jugé que le processus d’adoption avait violé la loi fédérale : la mère avait caché son intention de confier le bébé à l’adoption. Le cas de la petite Veronica est une conséquence de la disparité entre l’explosion du nombre des demandes d’adoption et la chute du nombre d’enfants à adopter.

Christy Maldonado avait omis d’indiquer l’identité de Brown dans les papiers d’adoption, craignant que son statut de membre de la nation cherokee ne soit un obstacle à l’adoption. En effet, les adoptions d’enfants amérindiens sont régies par l’Indian Child Welfare Act, ou ICWA (loi d’aide aux enfants amérindiens), votée en 1978. Cette loi fédérale donne aux tribus un droit de regard sur la garde des enfants amérindiens. Le but de la loi est d’aider à garder les enfants au sein de leur famille ou au moins au sein de leur tribu, en réglementant les modalités d’adoption des enfants admissible à l’inscription sur les listes de membres d’une tribu reconnue.

Veronica avec sa mère biologique

Dans le formulaire qui permit à Veronica de quitter l’État d’Oklahoma, elle était identifiée comme hispanique, et non comme amérindienne. Il est certain que, si elle avait été déclarée de père amérindien, les parents adoptifs n’auraient pu la faire sortir d’Oklahoma. Selon la loi de l’État, une tribu indienne doit être avertie si un enfant indien est confié à l’adoption. Par ailleurs, l’ICWA requiert qu’un juge certifie que les parents ont bien compris à quels droits ils renoncent, ce qui n’était pas le cas de D. Brown.

Les Indiens sont sensibilisés par la longue liste des abus dont ils ont été victimes de la part des Américains, et dont ils ne se souviennent que trop bien. Dès la fin des années 1880s, les enfants indiens ont été en nombre arrachés à leurs familles et envoyés dans des écoles-pensionnats, dont la mission « civilisatrice » devait leur permettre de se fondre dans la culture américaine, en les coupant radicalement de leur culture tribale.

Osage_school01Osage_school02

Dans les années 1950 et 1960, les écoles-pensionnats cédèrent la place au Indian Adoption Project, qui enlevait les enfants à leurs foyers pour les placer dans des familles d’accueil ou des familles adoptives. Dès les années 1970, un quart à un tiers des enfants indiens avaient été enlevés à leurs familles biologiques et placés dans des familles non-indiennes. Ce fut la génération des « Oiseaux Perdus ».

Indian_boarding_school

Les Amérindiens réalisèrent ce qui était en train de se passer et commencèrent à recueillir des  témoignages pour aller devant le Congrès. Il s’avéra alors que des jeunes mères avaient subi des pressions pour donner leurs bébés à adopter alors qu’elles étaient encore sous l’effet de l’anesthésie, pour leur assurer « une vie meilleure », sans parler de celles qui ont parfois été stérilisées.

En vertu de l’ICWA et de leur statut souverain, les tribus peuvent demander à ce que les cas de garde soient entendus devant une cour tribale et peuvent s’opposer aux placements en famille d’accueil ou aux adoptions en dehors de la tribu. De plus, selon la loi, les travailleurs sociaux doivent informer la tribu des procédures de garde concernant les enfants indiens. La loi est censée faire obstacle à des pratiques qui n’ont pas toujours disparu.

L’ICWA est considérée comme la loi fédérale indienne la plus importante, puisqu’elle affirme la souveraineté amérindienne. Il n’est donc pas étonnant que la menace qu’a fait peser sur elle le cas de la petite Veronica ait soulevé une telle émotion : 393 tribus, 18 procureurs généraux d’États, 18 groupes de défense des enfants et des organisations religieuses quakers, catholiques, protestantes), ont déposé des requêtes en reconsidération, en faisant valoir que l’ICWA est vitale pour la protection des familles indiennes.

Tout cela n’empêcha pas la Cour suprême des États-Unis de juger que l’ICWA ne s’applique pas aux pères biologiques amérindiens qui n’ont pas officiellement la garde de leur enfant. De plus, les efforts pour préserver la famille indienne, ni le placement préconisé dans une famille indienne, ne sont requis lorsque personne n’a formellement demandé à adopter l’enfant.

En conclusion de cinq années de procès et de jugements contradictoires, au mois de novembre 2013, les parents adoptifs intentèrent un procès contre le père biologique et contre la nation cherokee pour réclamer la restitution de plus de un million de dollars de frais judiciaires encourus durant leur lutte pour obtenir la garde de Veronica, alors qu’ils avaient des avocats pro bono.L

La nation cherokee répondit qu’elle n’avait pas à assumer les honoraires et les frais encourus par les Capobianco en vertu du 11ème Amendement qui garantit leur immunité souveraineté dans les procès auxquels elle n’a pas donné son consentement express. Elle exprima également son indignation devant la médiatisation de l’affaire  par les parents adoptifs et les collectes de fonds qu’ils avaient organisées.

Les Cherokee craignent que ces procès et le jugement final ne dissuadent d’autres tribus de faire respecter leurs droits souverains garantis par l’ICWA, et ne soient une porte ouverte à d’autres cas similaires.

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Un nouveau livre de Marie-Claude Strigler

 

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Richard Hayward, l'Indien millionnaire

ou la renaissance d'une tribu par les machines à sous

Il y a une quarantaine d'années, la tribu des Pequot Mashantucket n'était plus représentée que par une vieille femme qui défendait farouchement une réserve misérable. Afin d'empêcher ce bout de terre de tomber aux mains du gouvernement, elle persuada l'un de ses petits-fils Richard Skip Hayward de tout faire pour que revive une tribu pratiquement disparue depuis le XVIIème siècle. Richard Hayward fit renaître une tribu moribonde pour en faire la tribu la plus riche et la plus influente de toute l'histoire des Etats-Unis . Dans les forêts du Connecticut, Foxwoods est le plus grand casino du monde occidental. Hayward sut utiliser à son avantage des lois qui n'avaient pas été votées pour favoriser les Indiens. Durant une vie riche en événements il gagna à coups de dollars l'amitié de Clinton, s'allia au groupe malaisien de Lim Goh Tong et fit concurrence à des magnats du monde du jeu comme Donald Trump. Il réussit à bâtir un empire dont on perçoit désormais les fissures.

Marie-Claude Feltes-Strigler est maître de conférences honoraire à l'université de la Sorbonne nouvelle. Depuis son doctorat sur la politique économique du gouvernement tribal navajo, elle a fait de nombreux séjours dans les réserves indiennes des Etats-Unis. Ses publications concernent essentiellement la vie politique et économique contemporaine des nations indiennes.

Richard Skip Hayward

 

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15 mars 2014

La croix occitane en terre rouge (3)

Six enfants chez les Osages

(suite et fin)

Résumé des deux articles précédents :

En août 1991, trente-huit membres d'OK-OC était invités chez les Osages. Six jeunes participaient au voyage avec la mission de rendre compte de cette expérience. En accord avec La Dépêche du Midi les jeunes reporters devaient envoyer chaque jour leurs articles par fax. Ces articles furent publiés pendant les deux semaines que dura leur reportage.

En voici quelques extraits.

 

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30 août - Danses indiennes à Hominy

 

 

img220Le troisième village indien c'est Hominy, situé à 20 km au sud de Pawhuska. En début d'après midi, sous l'abri commun de forme circulaire, nous avons eu un aperçu des danses traditionnelles. Ce qui était remarquable c'était la " queue de danse ": à la fin de chacune des danses, un ou deux danseurs revenait sue la piste pendant un très court instant. C'est leur manière de remercier les chanteurs installés autour du tambour. Les familles avaient décidé de nous accueillir chez elles par petits groupes..UN rafraîssissement nous a été offert. Ensuite nous nous sommes dirigés vers le hangar bordé de tribunes. De nouveau les danses indiennes ont été à l'honneur. Les femmes qui participaient à la danse ont invité celles de notre groupe en leur plaçant un châle sur les épaules. Les échanges de cadeaux se sont déroulés en public. La danse a alors repris pour tout le monde. Guillaume, 13 ans

 

24 août - Pawhuska, comté Osage

img221Pawhuska est le centre du comté Osage. et comprend le village indien. C'est là qu'ont été hissées les couleurs à midi devant les dignitaires indiens. Un repas typique avait été préparé comme ils font pour les fêtes : viande de bœuf cuisinée, maïs, assortiment de légumes, salades de fruits et pâtisseries tricolores. Chacun avait mis de côté au début du repas, dans un petit sachet, un casse-croûte pour le route. C'est la tradition. Le divertissement a commencé par un défilé de mode : rubans et perlages aux motifs osages. Ensuite nous avons joué à deviner quelle main contenait un objet tout en perles. Divers entractes ont permis à tous de danser autour d'un tambour et d'un groupe de huit chanteurs qui donnaient le rythme. Et la lune a longtemps veillé sur nous. Paul, 10 ans

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l'église indienne

NACSituée en pleine campagne, elle a la forme d'un tipi. Au centre se trouve un autel à même le sol. Dedans il y a un petit feu. Une rainure partage l'autel et passe sous le feu. C'est la ligne de vie. Elle traverse en son milieu une bosse représentant la terre. Tout le reste c'est l'univers dans lequel nous sommes bien petits. " Il fautsavoir rester humbles ", disent les Indiens. Nous faisons partie des rares Blancs à avoir pénétré dans cette église et nous considérons cela comme un grand bonheur. Paul, 10 ans

NAC

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08 mars 2014

La croix occitane en terre rouge (2)

Six enfants chez les Osages

(suite)

Résumé de l'article de la semaine dernière :

En août 1991, trente-huit membres d'OK-OC était invités chez les Osages. Parmi les membres de cette délégation six enfants et adolescents participaient au voyage avec une mission particulière : rendre compte à leur manière de ce qu'ils allaient vivre. Un accord avait été passé avec le quotidien régional La Dépêche selon lequel les enfants devaient rédiger leurs impressions et les envoyer par fax au jour le jour. Ces articles furent publiés en temps réel pendant les deux semaines que dura leur reportage.

En voici quelques extraits.

quelques articles des enfants publiés dans La Dépêche du Midi

20 août - Le voyage

 

 

Le voyage entrepris par trente-huit membres de l'association Oklahoma-Occitania nous a permis de survoler sept fuseaux horaires depuis Paris jusqu'à Tulsa avec en prime une heure d'attente à Atlanta au passage de Bob (l'ouragan qui nous avait précédé). Ce séjour s'annonce très nourrissant à raison d'un repas toutes les quatre heures dans l'avion et un bon nombre de collations que nous ne saurions refuser. Dès l'arrivée le ton osage était donné par le chef de la tribu osage : Charles O. Tillman. Il nous accueillait à l'aéroport avec deux objets symboliques : la couverture et la pipe qui étaient offerts aux délégués d'OK-OC (photo ci-dessus). Une autre surprise nous était réservée : après le repas copieux pris à la Mission catholique de Tulsa, chacun recevait un sac aux motifs osages et un T-shirt décoré du double insigne : le blason de la nation Osage et la croix occitane. Après l'allocution du maire de Tulsa, chacun a pu se rendre chez sa famille d'accueil pour enfin récupérer un peu avant de reprendre le programme chagé des activités du lendemain. Marina, 16 ans

21 août - Réception à Sand Springs

Sand_springsLa chambre de commerce de cette localité avait mis en place une exposition de produits artisanaux indiens pour nous accueillir : poteries, broderies, produits alimentaires, etc. Après l'allocution du maire, un orchestre de country music a su mettre l'ambiance.

Ensuite, de jeunes Indiens ont fait une démonstration de danses en nous faisant participer. Nous leur avons rendu la pareille avec nos danses occitanes conduites par notre accordéoniste et barde Christian Bouygues. Olivier, 15 ans

 

 

22 août - Anadarko

 

Anadarko : la grande entrée 1

 

Cap plein sud, quatre heures de route. sont nécessaires pour relier Tulsa à Anadarko.Une rencontre avait été organisée dans un motel afin de faire connaissance avec les directeurs de plusieurs tribus indiennes accompagnés de princesses. Une pointe d'humour a égayé la présentation de cadeaux lorsque le maire a reçu la cravate du Conseil général du Tarn-et-Garonne. Le musée des Indiens des Plaines du sud nous a renseignés sur les cultures indiennes : coiffes et costumes, ornements, rubans et perles, porte-bébés, travois, etc.

 

Anadarko : la grande entrée 2

 

En soirée nous avons assisté à la soixantième exposition annuelle amérindienne qui présentait un festival de danses indiennes rassemblant toutes les tribus y compris les Aztèques du Mexique parés de plumes géantes. Notre qualité d'invités d'honneur nous a permis de remettre devant le public venu nombreux des objets reflétant notre culture occitane. Vanina 14 ans

 

Anadarko : la grande entrée des Aztèques

 

(à suivre)

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01 mars 2014

La croix occitane en terre rouge (1)

Six enfants chez les Osages

enfants_OKOC_02

En 1991, trente-huit membres d'OK-OC était invités chez les Osages. Parmi les membres de cette délégation six enfants et adolescents participaient au voyage. Non seulement pour le plaisir, mais aussi avec une mission particulière : celle de rendre compte à leur manière de ce qu'ils allaient vivre et de porter, en terre rouge, un peu de la culture occitane. Une aventure peu commune et une responsabilité dont ils s'acquittèrent comme des grands. Il y avait (de gauche à droite sur la photo) Colin, Vanina, Olivier, Marina, Guillaume et Paul. Un accord avait été passé avec le quotidien régional La Dépêche selon lequel les enfants devaient rédiger leurs impressions et les envoyer par fax au jour le jour. Ces articles furent publiés. Nous en reproduirons quelques-uns dans le prochain article. Quant au plus jeune qui ne maîtrisait pas encore l'écriture, il s'exprimerait par des dessins.

Voici ci-dessous le premier article de présentation de cette affaire paru dans La Dépêche du 20 août 1991.

enfants_OKOC_03

Plusieurs articles de ces jeunes seront publiés ici-même au cours des deux semaines à venir (à suivre).

22 février 2014

Avec nos amis de Lausanne

Danser avec les Amérindiens

pour faire Danser la vie

 Nos amis de l'association 4 Winds de Lausanne nous ont fait parvenir une information que nous avons le plaisir de relayer à propos d'un événement qu'ils ont programmé pour le 1er ou le 2 mars (consulter leur site www.4winds.info) - OK-OC

Une journée, hors du commun pour apprendre les bases des danses de Pow Wow  avec deux amis Amérindiens.

 Bob RED ELK,  ASSINIBOIN-SIOUX (Indien des plaines)

Kel RAINER, TEWA TAOS (Indien Pueblo)

Kel Rainer

Bob Red Elk

                    

 

                 

 

 

 

 

 

 

                                      

 

 

« Depuis le début des temps, les étoiles dansent avec le soleil, depuis toujours les hommes dansent accompagnées par les tambours. Danser pour comprendre la sagesse de l’esprit et la santé du corps.

danse_la_vie_1_ Danser permet de s'approcher de la beauté, qu'elle soit physique ou spirituelle, abstraite ou concrète. La danse nous apporte la force et le courage dont nous avons tous les jours besoin.

Nos deux amis Bob et Kel nous parlent de mouvement, de respiration, de bien être, de son et de rythme, de confiance en soi, de moment présent afin que vivent vitalité,  joie et  créativité !

À tous ceux et celles qui éprouvent le besoin de respirer, de bouger, de se ressourcer auprès de  la tradition amérindienne dans le rire et le partage, cet atelier  est pour vous !! Cette journée sera un espace de partage des expériences de la vie, en toute simplicité accompagné de l’humour incontournable des Amérindiens. Vous découvrirez ce qui se cache derrière les danses que pratiquent nos amis, vous ressentirez la magie du tambour (les battements du cœur de notre mère la terre), vous serez pleinement dans ce cercle sacré dans lequel nous vivons tous.

Bob et Kel vous dévoileront  quelques recettes toutes simples pour mieux danser sa vie. Et surtout vous approcherez l’AME INDIENNE dans ce qu’elle a de plus authentique. La recette de ces journées sera intégralement reversée à nos amis.(50CHF francs suisses = 41€)

Pour y aller

Casona Latina, Lausanne

Situation au centre de LAUSANNE : rue de Genève 55 bis, derrière le théâtre Arsenic et de l'école Eracom (ancienne EPSIC, sur notre schéma), à 40 m. en contrebas de l'arrêt "Vigie" du Métro (TSOL) au Pont Chauderon.

 

Itinéraires :

 

Ø      Avec GPS, même adresse que l'école ERACOM, Ecole d'arts graphiques et de communication, Rue de Genève 55 (en contrebas de ladite rue, sur la ruelle longeant les voies du métro M1). Le samedi 10.12.13, notre rue anonyme a été baptisée Rue Nelson Mandela 1, 1004 Lausanne.

 Ø      Si vous venez à pied depuis la place Chauderon ou l'avenue de Tivoli, un point de repère est l'ascenseur du pont Chauderon, qui descend à l'arrêt du métro M1 (ou TSOL) "Vigie", juste derrière la Caserne des Pompiers, et à 40 mètres duquel, en contrebas et le long des voies du métro, se situe la Casona Latina.

Ø      Si vous arrivez à pied par la rue de Genève, descendez les escaliers situés aux feux de route, direction "Arsenic" et traversez la vallée du Flon jusque vers le viaduc du métro, juste en face (à 30 mètres) : la Casona latina se situe alors à votre gauche, dans la descente.

 Ø  Si vous venez en voiture, l'entrée se fait par la rue de Genève 55, direction "Arsenic-Eracom". Casona Latina se situe juste à à côté de/ derrière le Théâtre Arsenic.

 

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08 février 2014

Après la destitution du chef des Osages

Les nouveaux chefs

de la nation Osage

Le chef Red Eagle ayant été destitué, un nouveau pouvoir exécutif de la tribu osage a été mis en place conformément à la constitution. C'est le chef adjoint du chef Red Eagle qui devient chef principal. Il a désigné Mrs Terry Mason Moore à la fonction de chef adjointe. Cette nouvelle direction politique sera aux affaires jusqu'aux prochaines élections. Ces élections auront lieu au mois de juin ; elles désigneront un nouveau chef principal et un chef adjoint ainsi que dix membres du Conseil tribal.

Scott Big Horse, nouveau chef principal de la nation Osage prête serment

Scott Big Horse prête le serment de fidélité à la Constitution

Terry Mason Moore Chef adjoint de la nation Osage

Prestation de serment de Terry Mason Moore

Après son investiture Terry Mason Moore a déclaré : « Je serai la première femme de notre tribu à être investie dans cette fonction. Il s'agit d'un événement public. Je suis très honorée et humble d'avoir été choisie pour occuper ce poste pour les cinq mois restants de la durée du mandat et j’ai l'intention de travailler en collaboration avec le chef et le Congrès pour améliorer la responsabilité financière, la communication et la transparence au sein du gouvernement de notre peuple Osage. Je regarde l'avenir avec optimisme et je sais que Wakondah sera avec nous tous. »

 

 

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