Oklahoma-Occitania

14 octobre 2017

190 ans après...

Un Osage revient à Rouen

 

Joe Don05Joe Don Brave est un artiste-peintre osage. C'est à ce double titre qu'il a été invité à participer à un événement que prépare depuis un couple d'années le conservateur du Museum d'Histoire naturelle de Rouen : M. Sébastien Minchin, avec son équipe et le concours d'OK-OC, notre association de Montauban bien connue pour son lien avec les Osages. Deux membres d'OK-OC - Marie-Claude et Edgard Strigler - seront présents à cet événement et accompagneront Joe Don Brave tout au long de son séjour à Rouen, en Normandie et à Paris

L'événement du muséum c'est l'ouverture de sa "Galerie des Amériques" du 10 octobre au 4 novembre. Les Osages y seront à l'honneur sous la forme de divers objets offerts par Mrs Kathryn Red Corn (dont une magnifique robe en peau de daim décorée de broderies en perles) et par la présence de notre ami Joe Don Brave que nous avons déjà rencontré plusieurs fois à Pawhuska, Oklahoma.

 

Pawhuska, 2013 -- inauguration de la croix occitane

Joe Don Brave est à l'arrière plan, juste derrière la stèle. Au premier plan (chemise blanche) : Archie Mason. Et la délégation montalbanaise

Quel rapport y a-t-il entre Rouen et les Osages ? Les visiteurs de ce blog qui nous suivent depuis des années savent que les six Osages qui arrivèrent au Havre en juillet 1827 séjournèrent un peu plus d'une semaine à Rouen au mois d'août. Nous reviendrons dans un prochain article sur ce séjour rouennais tel que le raconte le Journal de Rouen du lundi 13 août 1825.

Joe Don01Joe Don est un Brave, un guerrier culturel. Le muséum de Rouen a très bien fait d'inviter Joe Don qui représentera parfaitement son peuple autant par ses connaissances de l'histoire et des traditions que par son expression artistique. Il a d'ailleurs commencé au musée de Rouen comme en témoignent les clichés suivants

Joe Don Brave au travail

Joe Don présente son œuvre accompagné de Marie-Claude Strigler. Edgard est derrière la caméra

Joe Don prépare la décoration de la vitrine des Osages

Les objets relatifs à la culture osage seront exposés dans une grande vitrive dont la décoration a été confiée à Joe Don. On le voit ici traçant les premières courbes de son projet. Nous publierons prochainement l'œuvre terminée qui promet d'être somptueuse.

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Le programme de Joe Don en Normandie

Jeudi 19 octobre au matin, au Museum : conférence de presse, y compris avec des journaux nationaux, comme Le Monde,et inauguration officielle le même jour, à 18 heures.
Samedi 21 octobre à 15 heures, au Museum aussi, conférence de Marie-Claude Strigler sur la médecine traditionnelle navajo, accompagnée par des musiciens. puis visite du cimetière américain de Colville ainsi que la plage d'Omaha Beach où le père et l'oncle de Joe Don ont débarqué en 1944.
Dimanche 22 octobre Joe Don part en excursion à Etretat.

 

 

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07 octobre 2017

Inversion de la norme Colomb

FIERTÉ AMÉRINDIENNE

 

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Le 12 octobre 1492 la Santa Maria, la Pinta et la Nina jetaient l'ancre au large de Guanahani, une des îles de l'archipel des Lucayes (Bahamas). Alors allait commencer le premier grand génocide de l'Histoire qui allait coûter la vie à des millions d'Indiens sur l'ensemble des Amériques. Chaque année, aux Etats-Unis d'Amérique et dans d'autres Etats, on célèbre la Journée Colomb en oubliant qu'une partie de la population est constituée de survivants à ce génocide. C'est à cette injure que les Amérindiens veulent répondre pacifiquement en faisant valoir leur identité, leur histoire et leurs traditions. Tel est le sens de la décision que vient de prendre le conseil municipal de Tulsa en Oklahoma.

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Jeudi 21 septembre, le Conseil municipal de la ville de Tulsa* a voté à l'unanimité la reconnaissance d'une Journée des Amérindiens dans la ville en remplacement de la traditionnelle journée Colomb. Désormais à Tulsa le deuxième lundi d'octobre de chaque année sera un jour férié.

Depuis des années, la Commission des affaires indiennes de la région du Grand Tulsa tentait de faire passer cette résolution. Elle faisait valoir le fait que 30 000 citoyens de Tulsa sont amérindiens et rappelait leurs contributions sociales et militaires. Elle cite également le fait que les terres de Tulsa ont d'abord été habitées par les ancêtres de ces Amérindiens**.
Cette année La Journée des Amérindiens a été fixée au lundi 9 octobre.

Selon la résolution approuvée par le maire G.T. Bynum, toutes les tribus amérindiennes « sont appelées à commémorer cette journée avec des programmes et des activités appropriées pour célébrer, honorer la culture, les contributions et les traditions des Indiens d'Amérique ». Il indique également que « un nombre croissant de villes américaines ont reconnu le deuxième lundi d'octobre comme « la Journée des peuples indigènes »

"Stripped face" -- acrylique/toile de Joe Don Brave (Osage)

 

La Journée Christophe Colomb demeure cependant une fête fédérale.

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* Tulsa, 403 000 habitants, est la deuxième ville de l'Etat d'Oklahoma. Le quartier nord-ouest de Tulsa est inclus dans la réserve de la nation Osage

** notamment les Osages

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30 septembre 2017

les habitations traditionnelles des Osages

 

Les villages des Osages

Les anciens Osages avaient une économie mixte de chasse et agriculture qui conditionnait leur mode de vie semi-nomade. Lors des deux campagnes de chasse de printemps et d'automne qui souvent les entraînaient loin de leurs villages permanents, ils construisaient des huttes légères avec des matériaux trouvés sur place ou emportés par les chevaux ou les chiens avant les chevaux

Les Osages s’efforçaient de refléter l’ordre naturel de l’univers dans chaque phase de leur vie. La tribu entière était divisée en deux grandes parties : le Tzi-Sho ou peuple du Ciel et le Honga ou peuple de la Terre. Les nombreux clans et sous-clans avaient leur propre totem choisi parmi les animaux, les corps célestes ou quelque autre représentant du monde naturel. Cet ordre des choses que les Osage recherchaient avec ferveur religieuse se retrouvait dans leur Grand Village. Le Tzi-Shu occupait la moitié nord du village tandis que le Honga occupait la moitié sud. Les huttes étaient regroupées par sept, séparées par de larges allées. De chaque côté par rapport au centre du village étaient construites les grandes et remarquables huttes des chefs Tzi-Sho et Honga; avec leurs portes qui s’ouvraient à l’est comme à l’ouest et leurs feux permanents qui brûlaient à l’intérieur.

OsageVillage

L’habitation typique des Osage était construite en enfonçant les mâts porteurs dans le sol; une poutre de faîtage y reposait et de longs mâts de noyer y étaient appuyés en oblique. Les montants des murs étaient installés sur les côtés et les mâts croisés étaient attachés à cette charpente.

 

Osage wigwam1

 

 

Osage wigwam2

 

La hutte était ensuite recouverte avec des nattes de joncs tressés, disposés en écailles pour assurer l’étanchéité. Parfois de peaux et des matériaux végétaux comme des feuilles de massettes (Typha latifolia)  étaient utilisés pour cette couverture. La construction de ces grandes habitations demandait le concours de nombreux bras et quand elle était terminée un membre du clan de l’Ours ou du Castor venait bénir la hutte, ainsi elle serait solide.

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Massette (Typha latifolia) - Cat tail (US)

Les tapis qui étaient tissés à partir de joncs minces (Eleocharis interstincta) étaient un objet essentiel dans la vie des Osage. Les femmes passaient beaucoup de temps à ramasser les joncs, à les tresser puis les coudre en utilisant des aiguilles d’os. Ces tapis n’étaient pas seulement utilisés pour couvrir les huttes mais ils servaient  également de meubles. Ils étaient utilisés comme sièges et recouverts de peaux de bisons étaient transformés en lits. Par temps froid les lits étaient disposés autour du foyer central et, par temps chaud, ils étaient placés contre les murs.

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Le foyer était toujours au centre de la hutte, le centre symbolique de l’univers, guerrier2duquel la hutte était un microcosme. Le feu servait aussi bien d’éclairage que de chauffage et était utilisé pour la cuisine. Chaque fois que les gens étaient rassemblés autour du feu, c’était un moment de communion car le feu était symbolique de l’étincelle divine de la vie et du pouvoir qui résidait dans le Soleil. Lors de chaque conseil important et dans toutes les cérémonies, le feu sacré était allumé. Dans les huttes des Grands Chefs, ils brûlaient en permanence, comme dans les temples des Anciens qui avaient érigé les monts de terre (tumulus). Avant chaque repas, les Osages disaient une prière d’actions de grâces et une portion d’aliments était lancée en offrande dans le feu. Sur le côté, des petits trous à feu, étaient utilisés par mauvais temps pour sécher et fumer les aliments. Des épis de maïs étaient placés dans ces trous, puis des peaux  de cerfs et de bisons étaient étendues au-dessus, le tout recouvert d’un cadre de bois. Ils étaient ainsi fumés jusqu’à ce qu’ils atteignent une belle couleur brune. Des silos étaient aussi creusés dans le sol pour la mise en réserve des aliments et aussi pour protéger les vêtements de peau contre les chiens à-demi sauvages qui quelquefois parvenaient à s’introduire pour  venir voler dans les huttes.
Les murs de la hutte étaient festonnés avec des ficelles de racines séchées, de tapis tissés à partir de citrouilles desséchées et de courges et des épis de maïs. Les ustensiles, arcs et piquants de porc-épic, les sacs-médecines étaient aussi attachés aux murs avec des ficelles.

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Les articles ménagers étaient simples et la vaisselle était réduite à sa plus simple expression car chaque personne ne disposait que d’un seul récipient : un bol en bois. On mangeait avec les doigts et un couteau. Des cuillères creusées dans du bois ou de la corne étaient utilisées pour servir les repas. Les plats de cuisson étaient faits d’argile mélangée de coquillages et cuites au four.

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23 septembre 2017

Séquence "nostalgie"

Vanessa

- trésor vivant des Etats-Unis -

aime l'Occitanie

 Kiowas

 

(1995) groupe  kiowa à St Nicolas de la grave (82)

Ci-dessus, on aperçoit le visage de Vanessa au centre de l'image au second plan

ci-dessous, elle est à droite de l'image

 

Vanessa

 

 

 

Vanessa_02Vanessa Jennings est membre de la tribu Kiowa, un peuple fier originaire du Montana, aujourd'hui sédentarisé au sud-ouest de l'Oklahoma avec la petite ville de Carnegie pour "capitale administrative". C'est non loin de là, dans la prairie, qu'habite Vanessa près du village de Fort Cobb. Nous connaissons Vanessa depuis 1992, alors venue représenter sa tribu à Montauban lors de notre célébration de "cinq cents ans de résistance"

Ceux qui ont rencontré ces dernières années Vanessa Jennings, à Montauban ou ailleurs en Occitanie, se souviennent sans doute de cette personne attachante. Elle était identifiable à sa tenue traditionnelle. Le port des nattes, d'une robe indienne, des leggings et des mocassins perlés est un signal fort qui marque une volonté d'introduire les valeurs traditionnelles dans le monde moderne.

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Notre amie kiowa, Vanessa Jennings, a la nostalgie de lavanessa3 France et de Montauban. Elle envisage un séjour dans le sud-ouest (Lourdes, Bordeaux, Montauban) et recherche un financement en vendant ses magnifiques porte-bébés brodés de perles.

Catholique pratiquante, Vanessa rêve de revenir à Lourdes où une petite équipe d'OK-OC l'avait emmenée voici quelques années. Vanessa nous annonce qu'elle est secrétaire du "cercle Kateri" ; il s'agit d'une jeune iroquoise que l'Eglise a béatifiée... en quelque sorte la Bernadette Soubirous indienne.

Le groupe kiowa à Montauban en 1995

 

 

 

 

1995 - Vanessa (robe jaune) et sa famille à St Nicolas de la grave (82)

 

Rappelons enfin que Vanessa est une personnalité importante. Vanessa a été honorée d'une distinction rare par le président Georges Bush Sr. en tant que "Trésor vivant des Etats-Unis d'Amérique"

Voici le message que nous venons de recevoir de Vanessa :

« I send my greetings and Oklahoma hello to Montauban, Toulouse, Ariege, Foix and other Occitan communities and friends. I have such good feelings and good memories with OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA »

 " Je vous envoie mes salutations et un bonjour à Montauban, Toulouse, Ariege, Foix et autres communautés occitanes et mes amis. J'ai de bons sentiments et de bons souvenirs avec OK-OC. . . . . nesha, redstone, USA "

Nesha (alias Vanessa Jennings), de Redstone (près de Fort Cobb en Oklahoma)

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Pour plus d'information, cliquez sur... 

Tribu Kiowa

Cinq siècles de résistance

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16 septembre 2017

Kokopelli

Kokopelli, qu'es aquò ?

 

kkpelli1En de nombreux endroits du monde, les peuples traditionnels ont gravé des images sur les rochers. Ce sont des pétroglyphes. Kokopelli, le mythique joueur de flûte, est le pétroglyphe le plus connu du sud-ouest américain.

 

kkpelli4Les premières gravures datent de 200 de notre ère jusqu'au 16ème siècle. On pense que le nom de Kokopelli dérive des noms Zuni et Hopi pour dieu (koko) car on rencontre le pétroglyphe kokopelli en de nombreux endroits du sud-ouest des Etats-Unis. Il existe de nombreuses légendes entourant ce personnage mythique.

 

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Il est connu comme étant un annonciateur de la fertilité et un dieu de la récolte, ainsi que comme un porte-bonheur. Aujourd'hui, le kokopelli charme les enfants et les adultes avec les mélodies imaginaires de sa flûte magique. N’hésitez pas à partager cette légende.

Kokopelli, what is it ?

 

In many places in the world, primitive people used to carve images on the rocks. These are called petroglyphs. The kokopelli, the mytical flute player, is the most  well known petroglyph in the American southwest. The early carvings date as early as  200 A.D. to as late as  the 16th century. The name Kokopelli is believed to be derived from the Zuni  and Hopi names for god (koko). Since the kokopelli petroglyph is seen in so many locations throughout the southwest. There are  numerous legends surrounding this mytical character. He is known as a harbinger of fertility and a god of the harvest, as well as the bearer of  good luck.. Today, the kokopelli charms children and adults alike with the fantasy of  his magical flute playing. Come share the legend.

Kokopelli en France...

Depuis 18 ans, l'association Kokopelli se bat pour la libération des semences et tient tête aux semenciers géants. Un succès insolent, qui se joue depuis quatre ans maintenant en Ariège. 

 

Kokopelli

Par Marie Martin. Publié le 10/03/2017 à 18:15 sur le site de France 3

C'est un combat digne de David contre Goliath...

Dix-huit que l'association Kokopelli résiste, contre le diktat des géants du secteur.
Spécialisée dans la protection de la biodiversité alimentaire et la production de semences issues de l'agro-écologie, Kokopelli propose 2200 variétés de semences entièrement libres de droits et reproductibles.

Actuellement, pendant la période des semis, la trentaine de collaborateurs expédie plus de 1000 commandes par jour.
La preuve d'un insolent succès pour cette structure qui a osé défier les semenciers. Ces derniers ont bien tenté d'ailleurs d'étouffer cette résistance, à grand renfort de procès. Sans succès. La notoriété de Kokopelli est désormais internationale. 

Installée en Ariège depuis juillet 2013, Kokopelli voit son activité exploser : + 36% en 2016. Les locaux sont même devenus trop petits. A quelques centaines de mètres de son emplacement actuel du Mas d'Azil, l'association fait donc construire de nouveaux bâtiments.
Un pari sur l'avenir...

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09 septembre 2017

C'est le moment d'y aller...

sur la piste de Santa Fe

 

Les pionniers n’étaient pas les premiers.

Avant eux, sur la piste, il y avait eu les Indiens et, encore avant, les troupeaux de bisons. Maintenant il y avait de tout monde : des fermiers à la recherche de terres, des marchands en quête de bonnes affaires et des aventuriers de tout poil.

Santafetrail

 

Pioneer

 

ipionniers

Depuis Saint Louis (dans l'actuel État du Missouri ) traversant le pays des Osages, les chariots transportaient des marchandises très recherchées sur le marché de Santa Fe, (aujourd'hui au Nouveau Mexique). Les outils d’acier, les armes à feu, les articles ménagers en métal, les étoffes, les rubans, les miroirs, les perles de Venise et la verroterie faisaient le bonheur des autochtones et, encore davantage, celui des étrangers. Au retour, les fourrures valant dix fois le prix des articles échangés emplissaient les chariots. Ce commerce de coquins n’aurait eu que peu d’importance sur la vie des Indiens s’il n’avait entraîné une grave déstabilisation de leur économie tout en leur faisant faire de larges accrocs à leurs principes, notamment celui d’une gestion parcimonieuse du gibier.

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    On comprend dès lors que les convois de chariots aient été attaqués, pillés et brûlés. Beaucoup plus, d’ailleurs, au cinéma et dans les bandes dessinées que dans la réalité. Aujourd’hui, les Osages en rient encore, comme en témoigne notre ami osage Sean Standing Bear :

« - Quoi de plus amusant que de brûler un convoi de chariots ?...

  - en brûler deux !! »


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Les trois vignettes ci-dessus son extraites de l'album "Go West"
par Derib et Greg aux éditions du Lombard

 

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"Le dernier trophée" de Sean Standing Bear

    C’est peut-être le moment d’y aller...

    Non, pas dans les cités, où les voitures qui brûlent sont celles de braves types ne faisant de tort à personne. Ni sur les autoroutes ni dans les tunnels qui fonctionnent comme des pièges incendiaires. Les modernes convois de chariots sont virtuels, électroniques, évanescents, impalpables. Leurs éclaireurs sont anonymes, ectoplasmiques, fantasmatiques, fantasmagoriques. Pourtant leurs effets sur la vie des gens sont encore plus dévastateurs qu’ils le furent à l’époque de la conquête de l’Ouest.

    Ce n’est plus le marché de Santa Fe qui conditionne l’économie, c’est celui des valeurs boursières. Que les fonds de pension transitent à la vitesse de la lumière et des pans entiers de vie sociale s’écroulent comme maisons de terre dissoutes par l’inondation. Qu’un gros opérateur financier décide de placer ses billes ici plutôt qu’ailleurs et vient le temps des restructurations et autres fusions d’entreprises. Les emplois se font plus rares que le gibier.

    Attendez ! Je n’ai pas dit de courir chercher les allumettes. D’ailleurs comment brûler des convois fantômes ? Faut être plus malins qu’eux. Faisons l’inventaire des armes. Ils ont le cœur sec, le nôtre est large. Ils ont la richesse (les milliards), nous avons le nombre (7,5 milliards). Nous sommes l’humanité, ils sont les coffres-forts. Ils ont le fric, nous avons la matière grise, en bien plus grande quantité. Servez-vous en, frères humains.

Fabulous

  J’en connais un qui a inventé la GRQM, la Grande Révolution des Quartiers du Monde. C’est le flamboyant Claude Sicre, réincarnation d’un Troubadour languedocien: La GRQM c’est "un réseau souterrain, informel et uniquement composé d’indépendants [...] qui veut prouver à tous que les réponses à la pseudo-crise sont d’abord à la base. Et que la convivialité est la première de toutes les conditions".  Le feu parti de Toulouse se propage dans une vingtaine de villes de France (Montpellier, Bordeaux, Lille, Calais, Mulhouse, Nantes, Angers, Paris, Toulon, Clermont-Ferrand...) sous la forme de « repas de quartier dans toute la France », de façon totalement autonome. Le pique-assiette révolutionnaire, en somme.

 

François Rabelais

    Cela vous fait rire ? Tant mieux ! C’est le commencement de la sagesse.

« Mieux est de ris que de larmes écrire. Pour ce que rire est le propre de l’homme », disait un grand humaniste qui a bien dû brûler, en son temps, des dizaines de convois de chariots. Sacré François !   -----------   J-C. Drouilhet

 

François Rabelais

 

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02 septembre 2017

au temps des réserves

 ENFANTS OSAGES

 

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Quand on connaît les réticences des familles osages à se séparer de leurs enfants mineurs on peut comprendre le choc culturel que fut la prise en charge par le gouvernement des Etats-Unis de l'éducation des enfants osages dans les pensionnats pour jeunes Indiens.

Traditionnellement, la famille entière, le clan et tout le village, étaient responsables de l'éducation des enfants. Les hommes enseignaient aux garçons le maniement des armes, les entraînaient à la chasse et à la guerre. Les femmes enseignaient les pratiques domestiques aux filles, ainsi que les techniques agricoles aussi bien que la cueillette.

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aquarelle par Loren Pasetopah

Les enfants étaient initiés aux croyances et aux valeurs morales de la tribu au moyen des histoires que leur racontaient les grand-mères. L'éducation des enfants était permanente, elle se faisait habituellement par l'exemple et les coutumes de la tribu faisaient qu'on n'avait presque jamais recours aux châtiments corporels. Ceux des jeunes qui apprenaient plus lentement ou qui n'étaient pas très attentifs faisaient d'abord l'objet de railleries, puis on leur faisait honte et les incitait à l'obéissance ; s'ils continuaient, ils étaient ignorés puis mis à l'écart si leur comportement inacceptable persistait. Etre séparé de sa propre famille et de son clan était très grave ; il n'était plus possible de prendre sa place dans les jeux, de partager les repas ou de prendre part à toute autre activité commune.

Quand fut venu le temps des réserves, bien que les efforts pour enseigner l'agriculture aux Indiens et les convertir au christianisme aient fait quelques progrès, les fonctionnaires du gouvernement de Washington voulaient un changement de grande ampleur. L'éducation des enfants indiens devait les préparer à la suppression de la réserve. Les enfants seraient envoyés dans des pensionnats afin qu'ils soient séparés de la vie tribale.

 

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Ils apprendraient à parler anglais, à louer Dieu et les Etats-Unis d'Amérique en même temps que mener une vie régulière effectuer des travaux manuels et ménagers et se préparer à une vie de fermiers. Les pensionnats, situés soit dans la réserve ou bien à l'extérieur, étaient dirigés selon des règles militaires. Les élèves portaient des uniformes, marchaient au pas pour entrer en classe ou en sortir, faisaient régulièrement des exercices militaires et étaient soumis à une discipline rigide. Les journées de classe étaient minutieusement programmées, depuis le lever des enfants à 5h45 jusqu'à la toilette du soir à 20h30. Du lundi au samedi, la moitié de la journée était consacrée aux occupations manuelles, chaque enfant avait un travail à faire : travaux ménagers pour les filles, travaux agricoles ou travaux manuels pour les garçons. Le restant du jour était réservé aux leçons et aux exercices. Deux brèves récréations étaient les seuls moments de détente où les enfants étaient autorisés à jouer.

 

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Les enfants osages qui allaient dans les pensionnats situés en dehors de la réserve étaient considérés comme des perturbateurs parce qu'ils ne se pliaient pas à la discipline et ne se laissaient pas intimider aussi facilement que les enfants des autres tribus. Les Osages furent l'une des tribus les plus déterminées à s'opposer au régime des pensionnats. Ils n'appréciaient pas que leurs enfants leur soient enlevés et qu'ils apprennent à faire des travaux non-indiens. De même, presque tous les parents objectèrent que la longueur de la séparation de leurs enfants était excessive. Souvent, les parents à l'occasion de leur visite de l'école, prenaient leurs fils et leurs filles pour les ramener chez eux. Certains, évitant de passer par l'agence, allèrent se plaindre directement au commissaire des affaires indiennes. Ce fut le cas de l'Osage de souche Frank Corn Dropper : « J'ai deux petits garçons, écrivait-il, ils sont enfermés dans cette école et ils n'aiment pas ça; ils se sentent seuls, ils s'ennuient de leur famille et cela les rend malades. Je vous demande la permission de les prendre chaque vendredi soir et de les ramener le dimanche soir. » Corn Dropper n'obtint pas la permission de prendre ses enfants à la maison. Les métis, eux, furent autorisés de prendre les leurs pendant les week-ends à cause de leurs liens étroits et nombreux avec la culture non-indienne. Les Osages de souche ne bénéficièrent pas de cette mesure.

D'après The Osage par Terry P. Wilson - Chelsea House Publisher

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OK-OC pleure un ami

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre cher ami Roger Ladevèze.

Roger était un membre de la première heure de notre association au sein de laquelle il se montrait très actif. Il s'était notamment spécialisé dans le reportage photographique des événements que nous organisions chaque année et nombre de ses clichés furent publiés ici-même. Il faisait partie du conseil d'administration d'OK-OC auquel il était très attaché.

On le voit ici en compagnie de notre invité osage Sean Standing Bear à la mairie de Montauban en 1992. La différence de taille s'explique par la stature gigantesque (2 m) de Sean, guerrier culturel osage des temps modernes.

Roger Ladevèze et son ami Sean Standing Bear

Les obsèques de Roger ont eu lieu mardi 29 août en l'église Saint-Orrens de Montauban.

Notre association présente ses condoléances attristées à sa famille.

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26 août 2017

une légende vivante

Légendes vivantes

Nous recevons de nos amis Ramona et Archie Mason une jolie brochure qui nous apprend la distinction honorifique de Ramona au titre de " Légende vivante ". Ramona fait partie de la Nation Muskogee (ou Muskoke, ou encore Creek). Elle est l'épouse d'Archie Mason, membre du Congès de la nation Osage. Ce couple remarquable nous a rendu visite plusieurs fois à Montauban et en Occitanie. Nous ne pouvions laisser ignorer cette nomination à nos concitoyens et nous nous permettons d'y ajouter nos chaleureuses félicitations.

We receive from our friends Ramona and Archie Mason a beautiful brochure that announces Ramona's honorary title as "Legend of Life". Ramona is a member of the Muskogee Nation (or Muskoke, or Creek). She is the wife of Archie Mason, a member of the Osage Nation Congress. This remarkable couple visited us several times in Montauban and Occitania. We could not let our fellow citizens remain in ignorance of this honorable mention any longer, and we add our warm congratulations

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Ramona J. Mason

 

Ramona J. Mason


Ramona J. Mason a passé la plus grande partie de sa vie à transmettre au monde les traditions des Indiens d'Amérique. Elle a une connaissance parfaite de la langue Muskoke, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit ; elle est femme d'affaires, styliste professionnelle, artiste plasticienne, conférencière, historienne et conseillère pédagogique de Muskoke.
Mme Mason est diplômée du lycée Will Rogers de Tulsa et de l'Université de Tulsa, où elle a obtenu un baccalauréat en sciences de l'art. Elle a été enseignante et e-État d'Oklahoma Artist-in-Residence, spécialiste en éducation auprès du Programme d'éducation des Indiens du ministère des Éducation des États-Unis, et a été désignée comme ambassadrice de bonne volonté par l'État d'Oklahoma.

Ramona a été impliquée dans la communauté métropolitaine de Tulsa pendant de nombreuses années à partir d'un poste de membre du conseil d'administration et président du Conseil indien de Tulsa. En raison de sa connaissance de l'histoire et de la culture de Muskoke, elle a été conseillère de l'Association des étudiants indiens de l'Université de Tulsa et a été conseillère de groupes d'étudiants indiens dans d'autres universités et collèges. Elle a été présidente du conseil scolaire pour le dortoir Enfaula. Elle a pris sa retraite en 2017 du Board of Regents pour le collège de la nation Muskogee après avoir occupé les fonctions de président pendant 12 ans et après que CMN ait obtenu l'accréditation de la Commission supérieure de l'apprentissage.

L'Organisation de leadership de la femme de Muskoke choisit Mason en tant que femme indienne de l'année en 2011. Elle a reçu le prix d'éducation Rennard Strickland par la Commission des affaires indiennes de la région du Grand Tulsa en 2006. La Fédération des femmes indiennes d'Oklahoma a nommé sa femme de l'année en 2003. Elle a également reçu le Prix Outstanding Alumna de l'Association des étudiants amérindiens lors du Banquet du prix multiculturel à l'Université de Tulsa en 1990.

Ramona a voyagé en Europe, à Singapour, au Mexique, au Canada et à travers les États-Unis en faisant des présentations et en partageant ses connaissances. On lui a demandé une fois qu'elle voyageait dans le monde avec des présentations en tenue tribale: sa réponse était: « Nous faisons des présentations pour nous débarrasser des stéréotypes. Les préjugés et l'ignorance sont encore vivants. »

En reconnaissance du travail continu de Ramona J. Mason, de la recherche, du dévouement envers les Muskoke et de la préservation de notre culture, elle est une légende vivante.

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Ramona J. Mason has spent most of her life educating the world of American Indian traditions. Fluent in Muskoke, both speaking and writing, she is a businesswoman, professional designer of Muskoke clothing, visual artist, lecturer, historian, and education consultant.

Mrs Mason is a graduate of Tulsa Will Rogers High School and the University of Tulsa, earning a Bachelor of Science degree in Arts Education. She has been a teacher, e State of Oklahoma Artist-in-Residence, an educational specialist with the U.S. Department of Education’s Indian Education Program, and was designated es a Good Will Ambassador by the State of Oklahoma.

Ramona has been involved in the Tulsa Metropolitan Community for many years beginning with a position of Board Member and Chair of the Tulsa Indian Council. Because of her knowledge of the Muskoke history ans culture, she was an advisor to the University of Tulsa American Indian Student Association and has served as an advisor to Indian student groups at other universities and  colleges. She has served as School Board Chair for the Enfaula Dormitory. She retired in 2017 from the Board of Regents for the college of the Muskogee Nation after serving as Chair for 12 years and after CMN was awarded accreditation from the Higher Learning Commission.

The Muskoke Women’s Leadership Organization choose Mason as Indian Woman of the Year in 2011. She was given the Rennard Strickland Education Award by the Greater Tulsa Area Indian Affairs Commission in 2006. The Oklahoma Federation of Indian Women named her Woman of the Year in 2003. She was also given the Native American Student Association Outstanding Alumna Award during the Multicultural Award Banquet at the University of Tulsa in 1990.

Ramona has travelled to Europe, Singapore, Mexico, Canada and across the United States making presentations and sharing her knowledge. She was once asked why she travels the world doing presentations in Tribal dress, her response was : « We do presentations to get rid of stereotypes. Prejudice and ignorance are still alive. »

In recognition of Ramona J. Mason’s continued work, research, dedication to Muskoke people, and preservation of our culture, she is a Living Legend.

 

Seal

 

 

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29 juillet 2017

épilogue

 Le retour de Petit Chef

 

L'histoire des six Osages perdus en France puis en Europe de 1827 à 1830 commence à être connue, en particulier à Montauban où trois d'entre eux arrivaient dans un état d'extrême dénuement par un terrible hiver en novembre 1829. Ki-He-Kah Schinkah, en français Petit-Chef, conduisait la petite troupe qui comprenait en outre Grand-Soldat et Femme-Faucon.

Leur histoire est connue grâce aux livres qui ont été publiés - Du Missouri à Montauban de Jean-Claude Drouilhet ; Les Indiens Osages de Marie-Claude Feltès-Strigler et Le Voyage chez les Yeux Clairs de Philippe Brassart. On commence aussi à parler d'une conférence sur le sujet et d'une exposition au museum d'Histoire naturelle de Rouen au mois d'octobre avec deux invités de la nation Osage. Nous en reparlerons prochainement.

En attendant, voici quelques compléments sur Petit-Chef qui, de retour parmi les siens, continua de servir sa tribu avec dévouement et aussi sur l'inénarrable  Grand Soldat.

Petit-Chef peint par George Catlin en 1834

George Catlin autoportrait

Les survivants de cette expédition furent honorés dans la tribu aussi longtemps qu'ils vécurent. Petit Chef participa à la conférence avec les Commissaires des États-Unis au traité de Fort Gibson en février 1833 ainsi qu'à une autre conférence tenue au même endroit le 5 janvier 1835 où il déclara : « J'ai voyagé dans le monde entier pour apprendre comment rendre mon peuple heureux, en vain. »Quelques années plus tard, un écrivain français nommé Cortambert qui se rendit dans un village des Osages sur la rive droite de la rivière Neosho raconta dans son Voyage au pays des Osages la rencontre qu'il fit : «...Je vis deux des Osages qui sont allés à Paris il y a une dizaine d'années, un homme et une femme. Ils ont gardé un agréable souvenir de la France bien qu'ils n'y aient pas toujours été bien traités. »Tixier, un autre voyageur français était de passage à Saint-Louis lorsque Édouard Chouteau, le neveu de l’un des fondateurs de la ville de Saint-Louis[1],  le présenta à Grand Soldat qu'il trouva « assis sur une tribune fumant tranquillement sa pipe » et il nous dit ensuite que « cet homme de quarante-cinq ans est l'un des Osages qui est allé en France voici plusieurs années. Il porte sur sa poitrine une médaille avec le portrait du général Lafayette. Monsieur Chouteau nous dit que ce distingué sauvage portait le nom de Grand Soldat. Il nous parla longtemps de notre pays et de nos compatriotes. Monsieur Chouteau qui traduisait pour nous ses paroles nous dit que Grand Soldat était très content de voir les Français. Tous les Osages qui sont allés en France sont morts à l'exception de Grand Soldat et de l'une des femmes. Il parlait avec une extraordinaire volubilité un langage doux et accentué... Il parla avec affection du général Lafayette. »Plus tard encore, le peintre indien Stanley rencontra Grand Soldat et peignit son portrait lors du grand conseil intertribal qui se tint à Tahlequah en juin 1843.  A son sujet il déclara : « ...Il a près de soixante-dix ans, il est vigoureux et actif... Il porte une médaille qui lui a été offerte par le général Lafayette et qu'il affectionne plus que toute autre chose au monde, il parle souvent de lui et de sa gentillesse... A Tahlequah il participa aux diverses danses et amusements avec encore plus d'entrain que n'importe lequel des jeunes guerriers. Il passa une semaine avec moi durant le mois de septembre qui suivit. Il mourut pendant l'été 1844. »

Petit-Chef par Charles Balthazar Julien Fevret de Saint Memin, 1830

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22 juillet 2017

Leonard Peltier

Un émouvant hommage à Leonard Peltier

au vernissage de l’exposition d'OK-OC

 

Peltier

 

Un moment fort, intense, émouvant de la cérémonie du vernissage nous a été proposé par l’association Confluences en la personne de Jacmé Gaudas qui a lu un extrait d’un texte du poète Serge PEY ; il s’adressait au Président des Etats-Unis pour attirer son attention sur Léonard Peltier cet indien emprisonné depuis 1976.

Jacmé Gaudas dit le texte de Leonard Peltier

Voici ci-dessous un très court extrait de ce texte :

Avec le POUCE DROIT tendu
l’ongle arraché par une tenaille
et en me touchant
le CENTRE DE LA POITRINE
c’est moi Leonard Peltier militant de
l’American Indian Movement
qui vous parle dans le langage des Plaines
que seules les herbes continuent à parler
puisqu’on a emprisonné la plaine

Les DEUX MAINS OUVERTES devant
la poitrine les DOIGTS SERRÉS
les PAUMES offertes au soleil
puis les séparant
ensemble d’un seul coup
c’est moi détenu depuis 1979 à Lewisburg
qui arrache un clou
dans le sabot du ciel
avec le couteau de vos nuages

Ma MAIN DROITE devant mon visage
entièrement fermée
comme une pierre
le POUCE touchant les AUTRES DOIGTS
les PHALANGES tournées vers vous
puis en pointant mon INDEX
en avançant légèrement
la MAIN pour vous toucher
dans la politesse des feuilles rouges
je vous demande votre nom
en dispersant un collier de cheveux
et d’oiseaux volés devant
les yeux électroniques de Lewisburg

 

Serge Pey, poète toulousain

 

___________________

Le 25 juin 1975, des agents spéciaux du FBI recherchant pour interrogatoire un jeune homme à la suite de l'attaque de deux ranchs sont tués dans une fusillade dans la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud.

On retrouve les empreintes de Leonard Peltier sur les affaires des agents tués.La Gendarmerie royale du Canada l'arrête à Hinton en Alberta le 6 février 1976.

Leonard Peltier a été inculpé de l'assassinat de ces deux agents du FBI puis condamné à deux peines consécutives de prison à perpétuité. Il est incarcéré au pénitencier fédéral de LewisburgPennsylvanie. Il n'a pas bénéficié de la révision de son procès.

Toutefois, ses partisans disent que :

  • son arrestation et son extradition du Canada auraient été obtenues sur la présentation de dépositions, obtenues par le FBI, d’une jeune femme indienne dont le témoignage sera écarté par le juge sur la base d'instabilité mentale au moment du procès de Peltier ;
  • ses avocats se sont vu imposer des restrictions dans leur argumentation et n'ont pas été autorisés à présenter des témoins lors de son procès.

Depuis près de 30 ans, plusieurs personnalités à travers le monde (Nelson MandelaRigoberta MenchúChef Arvol Looking HorseMgr Desmond Tutu ou encore le chanteur Renaud), le poète français Serge Pey, ainsi que des millions d'anonymes, réclament la libération de Leonard Peltier.

(extrait wikipédia)

 

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