Les Osages

dans la presse régionale

A chaque édition de l'Eté indien de Montauban, la presse, écrite et audiovisuelle, nous accompagne avec plus ou moins de bonheur, de bonne volonté et aussi de quelques inexactitudes. On retrouve régulièrement les mêmes réflexes journalistiques qui consistent souvent à écrire ce que l'on a dans la tête plutôt que ce qui vous est dit. Passons...

Voici quelques extraits :

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Commentaires : Le titre fait référence à celui du film " Un Indien dans la ville ". Cela manque pour le moins d'originalité, on a pu le lire des dizaines de fois depuis la sortie du film sur les écrans. Vient ensuite l'inévitable stéréotype de " l'arc et les flèches ". Evidemment, sans cela ce ne sont pas de "vrais Indiens". Alors les Occitans, qu'attendez-vous pour vous promener en sabots, la fourche sur l'épaule ? C'est peut-être ainsi que les journalistes américains nous imaginent encore. Un peu plus loin dans l'article il est question de l'évêque (Louis Dubourg) " qu'ils avaient connu comme missionnaire, quelques années plus tôt chez eux ". Non, monsieur le journaliste, on vous l'a dit cent fois : Louis Dubourg n'était pas missionnaire mais évêque de la Louisiane française en résidence à Saint Louis, la capitale de l'Etat du Missouri. En revanche il est exact qu'il avait envoyé des missions évangéliques chez les Osages. Enfin, et c'est le clou de l'article qui se veut un clin d'œil : la référence à " la  première squaw de la ville ". Nous avons dans un précédent article dit tout le mal que nous pensions du mot squaw. Nous invitons le lecteur à s'y reporter.

 

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N°432 du 6 novembre 2013

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Commentaires : Et voilà ! C'est reparti... Avec une variante cette fois. Ce sont "Des Osages" - et non plus un Indien - qui sont "dans la ville". Quant à l'évêque de 1829, il était ici aussi "ancien missionnaire" au pays des Osages. Un détail n'aura pas échappé à la journaliste ; les dessins en forme de losanges sur les trottoirs " dont les petits cailloux noirs et blancs furent foulés par eux " (voir la photo). Très bien observé : ces dessins sont datés de 1771. Donc les Osages de 1829 les ont vus, d'autant plus que le losange est un symbole fort de la culture osage

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29 octobre 2013

Beauville : les Indiens Osages ont pris possession de leur terre

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La tribu des Osages est une tribu d'Amérindiens vivant aux Etats-Unis, en Oklahoma. Un lien existe avec la France depuis 1829 et avec Beauville depuis 1992.

Deux drapeaux accueillent les visiteurs dans le pays des Osage en Oklahoma. Le drapeau de la tribu amérindienne implanté au bord de l'Osage, un affluent du Mississippi. Et le drapeau rouge avec la croix occitane, en signe de reconnaissance pour l'acte de générosité du sud-ouest de la France en 1829.

Les Indiens Osages, ils étaient six à l'époque, victimes d'un intermédiaire douteux qui sera d'ailleurs condamné, devinrent des « bêtes curieuses ». Livrés à eux-mêmes, les six Indiens tenteront de retrouver la trace de personnalités susceptibles de leur venir en aide. « Trois partiront à la recherche du marquis de La Fayette, on n'a plus de nouvelles d'eux », explique Olivier Demaisin, adjoint à la mairie de Beauvill. « Les trois autres croisèrent des années plus tôt, en Oklahoma, un missionnaire devenu évêque à Montauban ». L'évêque cherchera des fonds et les trouvera dans tout le sud-ouest de l'hexagone permettant ainsi aus trois Indiens Osages de traverser « le grand lac salé » et de poursuivre leur vie, libre, dans le pays de leurs ancêtres

« UNE TERRE INDIENNE »

Portée par la tradition orale, après avoir disparue, dépassée par d'autres problématiques plus complexes, l'histoire des Osages de France est revenue dans la mémoire vive des Amérindiens « très exactement en 1989 » précise encore Olivier Demaisin. Pour Beauville, c'est en 1992 que l'histoire des Indiens Osages s'est inscrite dans la vie locale. « Nous voulions commémorer le 500ème anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb ». Le receveur des postes d'alors, M. Lieutard, connaissait l'histoire des Osages et du Tarn-et-Garonne. « La commune de Beauville, le 22 juillet 1992, décida de dédier sollennellement, une parcelle de terre à la tribu des Osages Chikasaw d'Oklahoma. » Un geste symbolique mais fort. « La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre » explique la plaque commémorative apposée dimanche matin au Jardin des Indiens à Beauville. « Il ne s'agit là, bien entendu, que de dons symboliques n'ayant donné lieu à l'établissement d'un quelconque acte officiel. Seule compte la parole donnée sur l'engagement de considérer et faire considérer cette terre, par la population locale ainsi que par les visiteurs, comme étant désormais une terre indienne ».

Et pour cette cérémonie officielle, pleine d'humanisme, de respect, d'ouverture d'esprit et d'envie d'écrire l'avenir ensemble, souhaité à la fois par les habitants de Beauville et leur maire, Annie Reimherr, le maire de la commune, les Indiens Osages étant représentés par Joe Tillman, directeur des services culturels de la tribu Osage, de Debra Atterberry, conseillère du chef John Red Eagle et de Paula Mashunkashey, membre de l'administration du comté Osage (le conseil général local si l'on cherche des équivalences).

« L'été Indien »

C'est désormais une association Oklahoma-Occitania (Ok'Oc) présidée par Gérard Massip qui met en route, tous les ans, le retour des Osages dans le sud-ouest et en particulier à Montauban. « L'été indien » a donc débuté sur le Pont Vieux de la cité d'Ingres avec tambour et chants. « Il y a une réelle sympathie entre nos deux peuples. Ok'Oc s'honore et se réjouit de l'avoir ramenée à la surface des consciences collectives » explique Gérard Massip.  J-L. A.

Commentaires : Première remarque : le lien avec la France existe depuis 1673 lorsque l'expédition du jésuite Jacques Marquette nota pour la première fois l'existence des Osages dans le bassin du Mississippi-Missouri

Deuxième remarque : les Osages ne vivent plus depuis longtemps sur les rives de la rivière Osage, affluent du Missouri et non du Mississippi. Ils ont été déplacés au Kansas puis en Oklahoma où ils se trouvent actuellement

Ensuite nous retrouvons ce pauvre évêque Louis Dubourg rétrogradé au rang de simple missionnaire, ce qu'il n'a jamais été.

Une autre inexactitude : il est vrai qu'en octobre 1992 l'Europe, l'Amérique (sauf les Indiens) et d'autres régions du monde célébraient « le 500ème anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb » (12 octobre 1492). A OK-OC nous avions inversé la perspective. Nous ne célébrions pas un génocide mais nous commémorions « Cinq siècles de résistances indienne et occitane ». Nous avions pour l'occasion invité des représentants de huit tribus d'Oklahoma (Osage, Chickasaw, Choctaw, Ponca, Seminole, Kiowa, Cherokee, Pawnee). Tous étaient présents à Beauville.

Enfin ne cherchez pas la tribu indienne des Osage Chickasaw. Ce sont deux tribus et donc deux peuples différents. Ce qui est exact c'est que le don de terre de Beauville fut dédié à la tribu Chickasaw représentée par Ms Lisa Johnson Billy, aujourd'hui députée au Congrès de l'Etat d'Oklahoma à Oklahoma City

 

 

 

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Lot-et-Garonne : la journée des Indiens à Beauville

 

Une incroyable histoire d'amitié entre un petit village de Lot-et-Garonne et la tribu Osage, des indiens d'Amérique. Les habitants de Beauville  ont offert symboliquement un petit bout de leur commune. 

 

 

Cérémonie au son des tambours indiens hier en  en Lot et Garonne. le petit village de Beauville, 600 habitants, accueillait une délégation d'indiens Osage venue prendre possession d'un terrain cédé par la commune. L'aboutissement d'une histoire presque bicentenaire entre cette tribu d'Oklahoma et cette région du sud-ouest.
Yannick de Solminihac et Didier Bonnet nous racontent cette histoire Voir la vidéo

L'histoire de la tribu Osage

En novembre 1829, trois Indiens d'Amérique de la Nation Osage furent abandonnés en Europe et recueillis à Montauban. Ils retournèrent dans leur pays grâce à la générosité des Montalbanais. 

La réserve osage, a une superficie équivalente à deux départements français, est connue administrativement sous le nom de comté Osage dont le chef-lieu est Pawhuska. Trois petites villes regroupent les familles osages : Pawhuska, Hominy et Gray Horse (près de Fairfax). Pawhuska est le siège du gouvernement de la tribu et de son Congrès.

L'effectif de la population de la réserve (ou du comté) est de l'ordre de 45 000 habitants. Elle est composée majoritairement de Blancs (75%), de Noirs (11%), d'Amérindiens (5,5%) et de diverses autres origines. La densité de population est de 8 habitants par km².

Pour en savoir plus sur la tribu Osage cliquez ici

Sans commentaire

 

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23 octobre 2013

Saint-Nicolas-de-la-Grave, les Osages seront là, samedi

Kevin à St NicolasSamedi 26 octobre, quatre membres de la nation Osage viendront en visite à Saint-Nicolas-de-la-Grave et seront accueillis au musée Lamothe-Cadillac, à 11 heures, par les membres de l’office de tourisme et la municipalité. Suivront une cérémonie au Jardin des Indiens, puis à 15 heures, une projection/conférence à la mairie.

Les Osages sont les Sioux du sud des États-Unis. Autrefois chasseurs de bisons et agriculteurs, ils furent déplacés sur une réserve en Oklahoma qui, par la suite, se révéla être un considérable gisement pétrolier qui les enrichit. Ils n’en ont pas pour autant oublié leurs traditions, leur langue et leur culture. Grâce à l’association Oklahoma-Occitania, chaque année depuis 1992, des Indiens viennent passer une journée à Saint-Nicolas pour y rencontrer les villageois. Cet acte symbolique témoigne de leur attachement à la petite cité gasconne, depuis qu’un de ses habitants, bien connu sous le nom de Cadillac, avait noué avec eux, au début du XVIIIe siècle, une alliance commerciale et défensive.

Venez partager leur culture samedi 26 octobre à 15 heures, avec Joe Tillman, directeur des services culturels de la tribu Osage, Debra Atterberry, conseillère auprès du chef de la tribu Osage, Paula Mashunkashey, directrice du plan Osage, Kevin Mustus, Sioux-Nakota, cascadeur et danseur traditionnel.

La Dépêche du Midi

 

No comment

Malgré les quelques petites inexactitudes que nous avons corrigées dans les commentaires, nous tenons à remercier très chaleureusement la presse régionale qui a rendu compte de nos récentes manifestations. C'est grâce aux médias que notre indice de notoriété s'accroît et que les péripéties de notre aventure sont connues du public depuis vingt-quatre ans.

OK-OC