31 août 2009
Les chefs indiens qui ont été les invités d'OK-OC (3/3) :
Le chef des Montagnais du Lac Saint Jean
Clifford Moar

Clifford Moar est né en 1957 dans la communauté montagnaise
de Mashteuiatsh. Avec une formation en gestion, en communication et en
marketing, il a d’abord œuvré comme administrateur au sein de la communauté
notamment pour le Conseil de la Police Amérindienne, le Musée Amérindien et
pour l’administration du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean. Dans ce
dernier cas, il a développé principalement une aptitude pour travailler à la
défense des droits ancestraux autochtones et surtout à la mise en valeur du
patrimoine et de la culture autochtone. Ayant été membre du Conseil de bande comme conseiller de 1991 à 1994, il a été élu Chef aux dernières élections du
26 mai 1997
Source : http://forumforetfaune.qc.ca/composants/cvconf.html
Les Innus
Les Innus 1 sont des autochtones du territoire qu'ils nomment Nitassinan, qui comprend l'Est du Québec et le Labrador. En 2003, leur population s'élevait à environ 18000. Les Innus ont vécu en tant que chasseurs-cueilleurs pendant plusieurs millénaires dans cette région, habitant des tentes faites de peaux d'animaux. Leurs activités de subsistance étaient axées sur la chasse du caribou, de l'orignal, du cerf de Virginie et du gibier. Leur langue , l'innu-ainum, est parlé dans tout Nitassinan, avec quelques différences de dialecte. l'innu-ainum fait partie de la même famille linguistique que la langue parlé par les Cris de la baie James au Québec et en Ontario.
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1.
Les êtres humains, dans leur langue. Ils ont été également nommés Montagnais
par les Français
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Naskapis
Clifford Moar
invité aux
guerriers de l’arc-en-ciel en 2001
S’il est un autochtone américain du Québec acquis à la culture occitane, c’est bien lui. Clifford Moar, Chef du Conseil de Bande des Innus de Mashteuiash (Pointe Bleue), est déjà venu deux fois en Occitanie et il était en France le mois dernier avec une délégation officielle du Québec. Sa dernière visite en Occitanie remonte à mai 1998. C’est à Andébu, commune d’Alzen, dans l’Ariège, qu’il y prenait solennelement possession de la “terre indienne” dédiée au peuple Innu (que l’on désignait jusqu’ici sous le nom de “Montagnais” donné par les Français).

Une cérémonie y a été célébrée le 25 juin 2001 avec les Guerriers de l’Arc-en-Ciel amérindiens et occitans
Le 25 juin est une date infernale pour les maîtres de l’intolérance que furent Simon de Montfort et George Custer, tous deux renvoyés un 25 juin par leurs victimes à leurs démons. (25 juin 1218, Simon de Montfort tué par une pierre lancée par une femme depuis les remparts de Toulouse - 25 juin 1876, George A. Custer tué à la bataille de la Little Big Horn) Nous étions tous là pour nous en souvenir. Devant la plaque marquant l’emplacement de la fin de Montfort, Maurice Andrieu déclama avec vigueur et éloquence la « Canson de la crosada », pendant que les chevaux piaffaient. Les chevaliers de la Flamme Cathare, menés par Bertran de La Farge, avaient apporté symboliquement la flamme de Montségur à Toulouse. Elle fit, avec la vingtaine de cavaliers qui l’escortaient et toutes les voitures qui suivaient drapeaux au vent, une forte impression dans les rues principales de Toulouse. L’enfer urbain était à son paroxysme. Au Capitole, lieu de convergence s’il en est, les bannières se déployèrent de nouveau, les Indiens étaient en grande tenue et le cortège arc-en-ciel entra solennellement dans la cour Henry IV. Là, sur la plaque dédiée au duc de Montmorency, décapité pour avoir été fidèle à sa parole, un hommage bouleversant était rendu par Jean-François Laffont et le poète Serge Peyt. Le grand drapeau arc-en-ciel embrassait la foule compacte.

13 juillet 2009
Les gens du bois...
Les Montagnais et les mangeurs de bois

C'est à la rencontre avec Jacques Cartier, à Tadoussac en 1534, que se rapporte la première anecdote de la vision montagnaise de l'homme blanc. Les Montagnais (1) du temps de Cartier habitaient des tentes fabriquées d'écorce de bouleau, leur moyen de transport étant le canot d'écorce, leurs objets d'utilité courante, comme les vases, plats et récipients étaient aussi en écorce et on enterrait les morts dans un linceul d'écorce de bouleau. On peut qualifier, en ce sens, le peuple montagnais de "civilisation de l'écorce"
C'étaient des nomades qui, pour des raisons d'efficacité et de compétence, avaient fait le choix de la "légèreté".
Les Montagnais voyaient, depuis des années déjà, circuler des pêcheurs basques, bretons ou normands dans l'estuaire du Saint-Laurent. Ils savaient donc que les "Européens" naviguaient dans des bateaux de bois, qu'ils habitaient des maisons de bois, qu'ils enterraient leurs morts dans des boîtes en bois, mais ils furent étonnés de constater qu'ils mangeaient aussi du bois.
En effet, Jacques Cartier avait fait porter aux montagnais de Tadoussac, en guise de cadeaux, du vin et des biscuits secs (et durs) de marins. Les Montagnais ont jeté ces produits à la mer car c'en était trop : ces hommes à peau blanche buvaient aussi du sang et mangeaient du bois.
Depuis ce temps, les Montagnais ont appelé ces hommes à peau blanche mishtikussat, "les gens du bois" et plusieurs communautés montagnaises utilisent encore cette appellation.
(d'après Mashteuiatsh, une brochure de l'Institut culturel et éducatif montagnais. Texte de René Boudreault)

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1. Ce terme de Montagnais a été attribué au peuple Innu par les Français. Aujourd'hui il préfère être désigné sous son propre nom : Innu
Clifford Moar représentait le peuple Innu lors des manifestations d'OK-OC sur le thème des Guerriers de l'Arc-en-ciel en 2002
19 février 2009
Une voix du Nitassinan :
Réflexion d’un Innu

(de g.à d.) Kevin Dust (Crow) ; Kevin Mustus (Stoney) ; Claude Boivin (Innu)
« Quand je pense à la voie que nos ancêtres ont tracée pour nous, chargés de leurs canots et de poches de nourriture sur les chemins de portages, je ne peux me faire à l’idée que leurs traces de pas soient englouties par de grands lacs artificiels. J’ai peine à croire qu’une large partie de moi se retrouve au fond d’un lac. Il n’y a pas que nos terre qui sont inondées, mon cœur est lui aussi noyé de pleurs parce que la vie que menait nos ancêtres a disparu avec la montée des eaux.
Auparavant nous avions le choix d’aller et de venir quand et nous voulions. La montée des eaux a changé notre façon de penser, de dire et faire les choses. Nous ne pouvons plus faire nos choix nous-mêmes. Nous devons payer ou demander la permission pour suivre la trace de nos ancêtres là ou c’est encore possible de le faire.


Je vois les enfants d’aujourd’hui, j’entends leurs voix et leurs cris. Je sais qu’ils vivent une grande détresse même si celle ci n’est pas visible. J’ai entendu dire, durant des années, que l’an 2000 amènerait de grandes réalisations. Pour nos enfants le troisième millénaire signifie la vie dans la ville au lieu de la forêt et la voix des professeurs au lieu des anciens. On valorise la vie urbaine et l’oubli des valeurs traditionnelles. Je ne veux pas oublier mes origines, mon nomadisme, la nature et les animaux parce que je ne fais qu’un avec tous ces éléments. Je ne suis rien sans eux et ils ne sont rien sans moi. Ces éléments sont essentiels pour ma culture, ils sont toute ma richesse. Et mon amour pour la nature de même que mon amour-propre sont ma dignité et ma fierté d’être INNU. Je sais dans mon cœur que les traces de nos ancêtres sont aussi celles de l’avenir ».

Jean Pilot, Vashat
(texte trouvé sur le site http://vitrail.no-ip.com/ par Francine Monesma
photo de titre :
Michel Monesma (Printemps Indien 2008)
09 novembre 2008
Chez nos amis de la Belle Province (9)
PLUME BLANCHE

Une fois sorti de la réserve innu de Mashteuiasth, vous traversez la petite ville de Roberval et, vous empruntez la longue route et ses lignes droites qui, en direction de l’ouest, vous ramènent encore et toujours vers la forêt.
Au bout de quelques kilomètres, un chemin de terre vous conduira vers cet endroit que le propriétaire a dénommé Plume Blanche. L’occupant de ces lieux, c’est Claude BOIVIN, notre invité Innu du dernier printemps indien.

Certes le chemin est un peu cabossé et les hivers du Québec y ont laissé des traces que les véhicules tout terrain ont transformé en profondes ornières ; mais quand vous êtes sur ce lieu, vous y êtes bien !
Une petite cuvette s’offre à votre vue, avec au fonds deux petits étangs dans lequel viennent nager et s’ébrouer les canards sauvages. Les petites collines qui entourent le site regorgent de framboises et de bleuets qui s’offrent à vous et qui ne demandent qu’à être dégustés.

La végétation naturelle faite de grands arbres, bouleaux et érables, se conjugue avec les sapins et les épinettes traditionnelles. On sent que le maître de ces lieux a un profond respect pour ces éléments de la nature qui l’entourent.

La maison dans ce vallon naturel n’a pas de caractère particulier, reprenant le style de ces maisons québécoises de nombreuses fois rencontrées aux alentours ; ce qui marque le plus et attire tout de suite l’attention, c’est ce qu’il y a autour, dispersé sur le terrain de manière très étudiée.


Quatre tipis sont dressés, un peu à l’écart, formant avec la
végétation qui leur est proche le cercle sacré. Plus loin une tente de toile,
façon maison longue ou tente prospecteur, se dissimule sous les sapins. Plus loin encore, on peut
distinguer le hutte de sudation réservée, nous dit notre hôte, aux cérémonies,
sous réserve que les visiteurs puissent en comprendre tout le sens.

Enfin, une autre tente est destinée à recevoir les groupes, jeunes, visiteurs, invités qui veulent bien écouter et partager la culture et la spiritualité innu. C’est là, assis sur un lit de branches d’épinettes et de coussins, que Claude évoque l’histoire, la culture, la spiritualité de son peuple ; il dit ses expériences personnelles, ses galères et ses espoirs. Il a des messages simples à faire passer ; il mérite d’être écouté.

Ce lieu, c’est Plume Blanche, un site qui allie calme, simplicité, beauté et qui permet de « rentrer » dans la culture des Pekuakamiulnuatsh.
Ainsi se termine le récit de notre voyage dans la Belle Province et les rencontres que nous avons pu faire sur cette terre avec des gens profondément accueillants. (fin)
Gérard Massip
28 octobre 2008
Chez nos amis de la Belle Province (7)
LA NEGOCIATION GLOBALE
Sébastien KURTNESS, le vice-chef, nous a beaucoup parlé de
la négociation globale en cours depuis 25 ans et pas encore aboutie ; mais
qu’est-ce que cette négociation globale ?
Les Pekuakamiulnuatsh, ou Montagnais du Lac Saint-Jean ont entamé des négociations territoriales globales avec les gouvernements du Canada et du Québec il y a 25 ans. En 2004, une entente globale de principe d’ordre général a été signée par les trois parties et se poursuit maintenant dans une négociation plus précise qui aura valeur de Traité.
Cette entente est la première au Canada à prévoir la reconnaissance des droits ancestraux des autochtones.

C’est parce que les Montagnais forment une communauté organisée, qu’ils étaient présents sur le territoire avant l’arrivée des Européens, qu’ils n’ont jamais été conquis et qu’ils n’ont jamais renoncé à leurs droits sur le territoire, dont celui de se gouverner eux-mêmes, que ces négociations ont pu être engagées.

Depuis plusieurs années, la Cour Suprême du Canada a émis des jugements à propos des droits ancestraux des autochtones et a rappelé aux gouvernements leur existence et l’importance de négocier pour convenir de la nature et de la portée de ces droits.
Les droits ancestraux correspondent aux pratiques, coutumes et traditions faisant partie intégrante de la culture d’une nation ; si ces droits existaient avant le contact avec les Européens, ils sont reconnus et protégés à l’intérieur de la constitution canadienne.
Ces droits peuvent s’exercer soit n’importe où lorsqu’il s’agit de pratiques religieuses ou spirituelles, soit sur un territoire donné pour certains types de chasse, de pêche ou de cueillette.

Contrairement à d’autres nations autochtones, les Pekuakamiulnuatsh sont dans une situation particulière étant donné qu’ils cohabitent sur un territoire ou il y a une forte présence de non autochtones et où celui-ci est fortement urbanisé.

Les principaux enjeux sont le territoire (libre circulation sur les routes et les voies d’eau, la protection des habitats fauniques, le maintien de la qualité des eaux, la gestion des impacts environnementaux, les activités traditionnelles de pêche, de chasse, de piégeage et de cueillette), l’autonomie gouvernementale (création d’un gouvernement Innu à la place du Conseil de bande), le développement socio-économique (contrats de coupes forestières, développement de petites centrales hydroélectriques) et les aspects financiers ( correspondant au règlement de différents passés).
Le but ultime recherché par les Pekuakamiulnuatsh réside dans une cohabitation harmonieuse et pacifique avec les autres habitants, sur un même territoire, dans un respect des spécificités communes. (à suivre)
Gérard Massip

24 septembre 2008
Chez nos amis de la Belle Province (1)
Un été au Québec

A mi chemin ou presque de son parcours vers les grands lacs,
le fleuve Saint-Laurent abandonne son aspect de bras de mer pour prendre une
taille plus raisonnable, conforme à celle d’un grand fleuve; les deux rives se
rapprochent, entourent l’île d’Orléans chère au poète Félix LECLERC, créant ainsi un point de passage stratégique
à la fois pour pénétrer dans les terres et pour surveiller la navigation sur ce
fleuve.
Ce lieu, est appelé Kébec, « là où la rivière se resserre » ou encore « là où les eaux se rétrécissent ». C’est ainsi que les premiers occupants amérindiens de ce territoire l’ont dénommé : Kébec est en effet un mot de la langue des Algonquins, habitants de ces lieux en 1608.
Le 3 juillet de cette année 1608, Samuel de Champlain et son
équipage débarquent sur cette pointe rétrécie du Saint-Laurent. L’endroit était
loin d’être désert. « L’équipage français d’une trentaine d’hommes
s’établissait alors au milieu d’une communauté estivale amérindienne d’environ
1 500 habitants, principalement Innus (ou Montagnais) dont c’était le
territoire, Algonquins également, de même que Micmacs et Malécites » *

Québec était né au monde occidental en ce 3 juillet 1608.

Mais à l’arrivée de Champlain, Kébec avait déjà une longue histoire liée à sa position stratégique pour l’accès à l’intérieur du continent ; des traces de villages amérindiens ont été retrouvées sur cette rive nord du fleuve, mais, surtout, c’est un lieu de rassemblement saisonnier avant le départ pour la chasse hivernale.
Les Français ont besoin des amérindiens pour asseoir leur
présence sur le territoire ; ainsi Champlain et le chef montagnais
Anadabidjou avaient scellé une alliance par laquelle les Français étaient
autorisés à s’établir et à développer le commerce des fourrures en échange d’un
appui militaire.
Ainsi est né Québec dans la Belle Province.
1608 : cette année marque donc la naissance de cet établissement français en Amérique du Nord et la création de la ville qui a 400 ans est célébrée tout au long de 2008.
Nous avions promis à nos amis québécois Ann et Raymond, Johanne et Jacques qu’OK-OC nous ont fait connaître en travaillant sur le projet Nikan (« Notre avenir » en langue innu) de revenir leur rendre visite en cette année anniversaire. Et nous avions aussi été invités par Claude BOIVIN, notre intervenant Innu de Mashteuiatsh lors du printemps indien de cette année.

Nous voilà donc partis, Evy et moi, pour le Québec ce 22 juillet 2008. Arrivée à Montréal, transfert à Québec pour y séjourner plusieurs jours, puis départ pour le lac Saint-Jean et le lac Kénogami avec séjour trop rapide mais intense à Mashteuiatsh. Voilà tout un programme dans lequel l’hospitalité légendaire des québécois n’a pas été prise un seul moment en défaut !

Quels ont été les moments de rencontres, de débats, de relations avec les amérindiens, c’est ce que je vais tenter de présenter. (à suivre)
Gérard Massip
14 février 2008
Les invités du Printemps Indien 2008 d'OK-OC (5)
Printemps Indien
du 8 au 20 mai 2008
LES FILS DE LA TERRE
Claude Boivin
Au printemps prochain, Monsieur Claude Boivin sera l'un des invités amérindiens de l'association Oklahoma-Occitania où il représentera le peuple Innu (Montagnais) du Québec. Du 8 au 20 mai 2008 nous préparons un ensemble de manifestations que nous avons dénommé " Fils de la Terre " en collaboration avec le lycée agricole de Capou-Montauban, lequel de son côté prépare un festival " La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre " Nous aurons l'occasion au cours des prochains mois de détailler ces programmes et de présenter d'autres invités. Aujourd'hui, nous laissons Claude Boivin se présenter lui-même.

Claude Boivin
Je suis un Ilnu de 51 ans. J’ai connu, dès l’âge de 6 ans jusqu’à 11 ans et après, les foyers d’accueil et familles d’accueil et connu la rue et tout ce qui va avec. Je suis revenu dans le cercle de la vie et j’ai commencé à travailler pour la communauté soit comme travailleur de rue, intervenant en toxicomanie et j'ai ensuite travaillé pour les Maisons de jeunes de 8 à 18 ans. Maintenant je suis conseiller au Conseil de bande depuis 15 mois. Côté spirituel, je suis porteur d’objets sacrés depuis une vingtaines d’années et j’ai fait différentes cérémonies que ce soit des loges à sudation, rassemblement Medewin (enseignement traditionnel), pow wow, loges d’enseignement et je suis un danseur du soleil.
"Le feu représente le cercle de la vie", explique Claude Boivin, gardien du feu. "Le feu est un élément sacré. C'est grâce à lui si nous sommes encore ici puisqu'il nourrit, réchauffe et rassemble. C'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui."
05 septembre 2007
Mai-Juin 2001 :
Les Guerriers de l’Arc-en-Ciel

Selon une très ancienne légende des Indiens Cherokee, le jour viendra où les peuples du monde se reconnaîtront comme les membres d’une même famille. Alors ces Guerriers de l’Arc-en-Ciel se rassembleront afin de conduire pacifiquement à de grands changements qui concerneront autant les relations harmonieuses entre les peuples que les relations avec tout ce qui existe sur la Terre-Mère.

Dalauhongsie Namingha (tribu Hopi)
En mai-juin 2001, OK-OC organisait les premières manifestations en Midi-Pyrénées autour du thème des Guerriers de l’Arc-en-Ciel, avec la participation d’Indiens des Tribus Osage, Navajo, Lakota, Creek, Hopi et Montagnais. A Toulouse, Montauban et ailleurs furent déployées les premières bannières arc-en-ciel. Depuis cette époque, le drapeau arc-en-ciel a été adopté dans diverses parties du monde (1), comme un symbole de paix (2) et de tolérance (3). Le temps des Rainbow Warriors est arrivé.
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1. Notamment par les peuples amérindiens d'Amérique centrale et du sud
2.
Un peu partout dans le monde, en février 2003, de grandes
manifestations en faveur de la paix et contre la guerre en Irak ont vu
se déployer et fleurir des drapeaux arc-en-ciels
3. Le drapeau arc-en-ciel a été adopté ces dernières années par les organisations d'homosexuels













