Viure al pais
Anem, Oc ! Per las lengas occitana, osage e manouche...
Le Printemps Indien 2007 que l'association Oklahoma-Occitania vient d'organiser avec succès en mai dernier était basé sur la renaissance des langues autochtones qui nous sont proches.
Renaissance n'est pas le mot juste concernant la langue occitane car elle est loin d'être morte avec son million de locuteurs, ses trois millions de personnes qui la comprennent et ses mille ans de littérature. Il s'agirait plutôt d'un regain d'intérêt, d'une vigueur affirmée, d'une volonté politique.
La langue osage, quant à elle, revient de beaucoup plus loin. Sans locuteurs une langue se meurt. C'était le cas depuis des années alors que le nombre de personnes capables de parler osage se réduisait inexorablement. Mais une langue qui meurt ne disparaît pas pour autant. Tant qu'elle intéresse et reste objet d'étude elle demeure présente avec son cortège de valeurs, sa tournure d'esprit, ses modes de pensée. La langue osage est à un tournant de son histoire. Plus qu'un tournant, un virage ! La volonté politique est une réalité, manifestée par le gouverbement de la Nation Osage qui soutient et encourage avec les moyens nécessaires l'ambitieux programme. L'autre condition : le besoin au sein de la population, semble aussi se répandre rapidement. Il fallait beaucoup de courage pour entreprendre un tel chantier. Les Osages ont ce courage.
La langue manouche nous la connaissons mal. Du fait de sa marginalisation le peuple tsigane se tient prudemment à l'écart, mais il succombe, comme partout ailleurs, aux méfaits de la mondialisation niveleuse, de la consommation outrancière, de la perte des repères et des valeurs. Cependant l'idée se répand qu'il y a urgence à sauver l'identité du peuple manouche et que la langue en est la condition. Un chemin se dessine dans la broussaille culturelle. Là aussi de hardis pionniers sont prêts à les emprunter.
Le reportage que l'on pourra visionner ci-dessous évoque ces rencontres linguistiques du mois dernier. Il est en langue occitane car il a été réalisé pour le magazine "Viure Al Pais" de France 3 - Sud par Clément Alet et Marc Robert. Il a été diffusé le dimanche 10 juin sur les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.